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Parlez-nous de… La page est un miroir. Sur l’œuvre d’Elena Ferrante

PParlez-nous de… La page est un miroir. Sur l’œuvre d’Elena Ferrante

Les œuvres d’Elena Ferrante, publiées par un petit éditeur italien, sont traduites en 45 langues, pour plus de 15 millions de lecteurs. Un succès littéraire d’une telle ampleur est rare. S’il est difficile d’en saisir les raisons, ses textes parlent sans conteste à un public divers, des États-Unis à la Chine, en passant par l’Arabie Saoudite.

Qu’est-ce qui explique l’intérêt suscité par cette œuvre ? Ferrante est-elle le fruit d’une opération commerciale précise ? Sommes-nous plutôt confrontés à un nouvel élan de la forme romanesque ? Comment accéder au travail d’un écrivain anonyme qui cache son identité depuis trente ans ? La brutalité du succès efface-t-elle la portée de tout discours critique ?

Intervenante : Ilaria Moretti, docteure en philosophie, membre associé de l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités – IHRIM – Université Jean Moulin Lyon 3, professeure à l’École des hautes études internationales et politiques de Lyon et chargée de cours à l’Université Jean Moulin Lyon 3.

Animée par : Marie Fabre, maître de conférence en études italiennes à l’ENS de Lyon, Laboratoire Triangle.

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Parlez-nous de…

Comment les sciences peuvent-elles éclairer des décisions ?

CComment les sciences peuvent-elles éclairer des décisions ?

Nombre de décisions, qu’elles soient privées ou publiques, individuelles ou collectives, nécessitent des informations scientifiques. Qu’il s’agisse de contenir la propagation d’un virus par des mesures restrictives ou des recommandations publiques, de contrer le réchauffement climatique ou de réglementer l’utilisation de pesticides, les exemples abondent de politiques publiques pour lesquelles les décideurs doivent faire appel à l’autorité épistémique de scientifiques – individus ou collèges d’experts – pour les éclairer.

Pour autant, la notion même d’éclairage scientifique d’une décision, ainsi que l’idée selon laquelle les décisions doivent – et par conséquent peuvent – être fondées sur les sciences, reposent sur des présupposés qu’il convient d’expliciter et soulèvent des problèmes difficiles, qui seront l’objet de cet exposé.

La Société Rhodanienne de Philosophie (SRP) est une association rattachée à la Faculté de philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3. Elle a pour objectif de diffuser la philosophie à un large public à travers un débat d’idées vivant.

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Société Rhodanienne de Philosophie

Fais-moi peur… Si tu peux ! | Mini-exposition

FFais-moi peur… Si tu peux ! | Mini-exposition

Avoir la chair de poule ? Trembler comme une feuille ? Végétaux comme animaux déploient de nombreux mécanismes ingénieux pour faire peur et il existe tout autant de stratégies pour faire face à la peur.

Au travers de cette mini-exposition, réalisée par des étudiants de seconde année du Master Biosciences, vous découvrirez des objets biologiques, issus des collections du Département de Biologie et des ouvrages du fonds ancien de la Bibliothèque Diderot de Lyon… qui vous feront peut-être frissonner !

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Bibliothèque Diderot

De vive voix #24 | Nara Vidal

DDe vive voix #24 | Nara Vidal

Pur est un roman historique saisissant qui dénonce le racisme des années 1930 à travers une écriture poétique et expérimentale qui dialogue avec les formes théâtrales.

L’autrice, Nara Vidal, viendra nous en parler à l’occasion d’une rencontre à la Bibliothèque Diderot.

Intervenante : Nara Vidal, écrivaine, éditrice et traductrice brésilienne, lauréate des prix APCA, Oceanos et finaliste des prix Jabuti et São Paulo, les plus prestigieux prix littéraires au Brésil.

Rencontre animée par : Bruno Anselmi Matangrano, maître de langue de Portugais à l’ENS de Lyon

Pour plus d’informations :

De vive voix

crédit photogr. : Raquel Sol et Leo Melo, reproduit avec l’aimable autorisation de Nara Vidal.

La troisième voie du vivant | Cycle « Sciences en résonance »

LLa troisième voie du vivant | Cycle « Sciences en résonance »

Compétitivité débridée, flux tendu, agriculture de précision, smart cities… Paradoxalement, l’âge de l’optimisation, de la performance et du contrôle rend notre monde toujours plus fluctuant : méga-feux, dérive sécuritaire, guerre mondialisée. En s’inspirant des êtres vivants, nous pourrions apprendre une autre façon d’habiter la Terre.

Alors que les sociétés humaines modernes ont mis l’accent sur l’efficacité et l’efficience au service du confort individuel, la vie se construit plutôt sur les vulnérabilités, les lenteurs, les incohérences… c’est-à-dire des contre-performances, au service de la robustesse du groupe. Un contre-programme ?

Croisant biologie et économie, vivant et société, cette rencontre  sera l’occasion d’interroger le modèle dominant de performance et d’optimisation.

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Bibliothèque Diderot

Revues de slavistique en Europe occidentale : le passé et le présent

RRevues de slavistique en Europe occidentale : le passé et le présent

À la croisée de l’évolution des sciences humaines, de la construction de la slavistique européenne, de l’histoire éditoriale et des transferts culturels, l’exploration des revues scientifiques se révèle être l’une des clefs permettant de comprendre la singularité de notre champ de recherche, ainsi les liens qui réunissent les chercheurs et définissent une entité qui peut être pensée comme une discipline.

Cette journée d’étude se propose de s’interroger sur des questions qui concernent la préhistoire et l’histoire des revues européennes de slavistique : leurs fondateurs, leur évolution, leurs mutations et objectifs passés et actuels.

Intervenants : Andreï Chichkine, Catherine Depretto, Livija Ekmecic, Lukas Michael Joura, Polina de Mauny, Bob Muilwijk, Fedor Poljakov, Dany Savelli, Manfred Schruba, Alexandre Stroev, Ilya Vinitsky.

>> Retrouvez le programme ici

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : 

Bibliothèque Diderot De Lyon

©ENS

Avant-gardes et genres en Europe Centrale à travers le XXe siècle

AAvant-gardes et genres en Europe Centrale à travers le XXe siècle

Séminaire inter-laboratoires 2024-2025 : L’espace littéraire de Berlin à Vladivostok – SÉANCE 4

Tour à tour consacrées à l’écrivaine Isidora Sekulić, aux artistes Hannah Höch et Toyen, à la peintre Angela Hampel et à la poétesse Elke Erb, les trois interventions de ce séminaire couvrent plusieurs aires linguistiques et culturelles (Serbie, Tchécoslovaquie, France et RDA), de même que différentes époques (XIXe siècle, et première et deuxième moitiés du XXe siècle). Sur la base de ce corpus à multiples facettes, le séminaire proposera néanmoins une réflexion croisée au double prisme de l’avant-garde et du genre – le genre étant compris ici à la fois comme un processus social régulant les rapports entre femmes et hommes, et comme catégorie littéraire.

Au-delà des contextes particuliers et des spécificités de chacune des œuvres abordées, on accordera une attention particulière à la dimension de réseau, informel ou transnational, et à ses relations avec les courants et positions dominantes de l’époque ; un autre point d’attention portera sur les médiums et genres artistiques privilégiés par ces femmes artistes, à travers, par exemple, leurs pratiques intermédiales ; enfin, la question du renouvellement de certaines définitions et périodisations sera posée et l’on soulignera l’enjeu que revêtent les correctifs historiographiques susceptibles de contribuer, grâce à la perspective du genre, à une appréhension plus subtile et complexe de ce qu’ont été et sont les avant-gardes.

> Programme

  • Saputnici d’Isidora Sekulić – entre l’avant-garde serbe et le modernisme féminin transnational. (Lena Magnone)

Les chercheurs s’accordent généralement à dire que Isidora Sekulić (1877-1958) a ouvert la voie à l’avant-garde qui allait dominer la littérature serbe après 1918. Je propose une lecture de son livre Saputnici, paru en 1913, non pas comme la première manifestation de l’avant-garde dans la prose serbe mais comme le dernier exemple d’une série de recueils des nouvelles innovantes publiées par les autrices de l’espace slave de l’empire des Habsbourg depuis les années 1890. En effet, alors que tous les mouvements modernistes slaves privilégiaient la poésie, les autrices ont fait de la prose le principal domaine de leur exploration artistique. Au lieu de sortir Sekulić de son contexte immédiat et de la présenter comme une précurseure des tendances de l’entre-deux-guerres, je voudrais la recontextualiser comme faisant partie du modernisme féminin transnational de l’Europe Centrale.

  • L’Autre moitié du collage : une histoire de livres (Höch, Toyen). (Hélène Martinelli)

Dans le sillage d’une autre histoire du collage (Gowrley, 2024) qui en fait une pratique amateure remontant très en amont des avant-gardes (Calé ; McLeod ; Gruber Garvey), il s’agit de se pencher sur le scrapbooking comme prélude au livre de collages chez des artistes telles que l’Allemande Hannah Höch et la Tchèque Marie Čermínová dite Toyen. Tout en tâchant de reconstruire cette « autre moitié » du collage (sur le modèle de L’Autre moitié de l’avant-garde, 1910-1940, 1982), il s’agira de s’intéresser, d’une part, à toute une génération de collages féminins voire féministes qui se sont réalisés dans la forme d’un livre (fût-il d’images) et, d’autre part, aux filiations voire réseaux de sociabilité sur lesquels ils ont pu reposer, par-delà la traditionnelle historiographie des mouvements. La connexion entre Toyen et Höch est ici centrale sans être exclusive, mais toutes deux s’inscrivent dans une multiplicité de milieux et poursuivent leurs œuvres bien au-delà de leur adhésion fugitive à un groupe masculin, surréaliste pour l’une et dadaïste pour l’autre.

  • Avant-garde et genre : deux catégories opératoires pour parler des livres autoédités et des réseaux informels de femmes artistes dans l’underground de la RDA finissante. (Sibylle Goepper)

Dans le sillage du projet Bourgeon “Avant-garde au prisme du genre dans l’espace germanophone après 1945. D’une avant-garde à l’autre”, cette contribution entreprendra de montrer en quoi la notion d’avant-garde et le medium du livre d’artiste autoédité permettent de penser ce que serait le point de vue féminin, voire le féminisme dans les milieux et productions artistiques de l’underground des années 1980 en RDA. L’étude du livre d’artiste autoédité Winkelzüge, qui réunit en 1984 l’artiste plasticienne Angela Hampel et la poétesse Elke Erb, est l’occasion d’éclairer un lieu de rencontre privilégié entre une artiste et une poétesse, tant du point de vue topographique, puisqu’il est élaboré à la campagne, loin de la capitale, en terre sorabe, qu’idéel, dans la mesure où il participe, en particulier sur le plan graphique, à la diffusion d’une représentation alternative et plurielle du corps des femmes. L’idée est ainsi de dépasser le strict cadre spatio-temporel de la RDA et d’inscrire, par le biais du féminisme et du genre, les corpus de RDA dans des filiations artistiques historiques et transnationales plus vastes, au carrefour entre l’Ouest et l’Est.

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Bibliothèque Diderot

Lyon en révolte(s) | Les Nocturnes de l’Histoire

LLyon en révolte(s) | Les Nocturnes de l’Histoire

Les Nocturnes de l’Histoire : Lyon en révolte(s) – S’opposer et contester entre Saône et Rhône de la Grande Rebeyne à mai 68

La Grande Rebeyne de 1529 aussi bien que les révoltes des Canuts des années 1830 ou le siège de 1793 appartiennent aux lieux de mémoire de la ville et s’inscrivent dans les récits autant que dans la topographie urbaine comme un véritable patrimoine lyonnais.

Dans le cadre des Nocturnes de l’Histoire, cette manifestation propose une réflexion sur les crises et révoltes dont Lyon a été le théâtre de la fin du Moyen Âge à nos jours. Que ce soit pour des motifs socio-économiques, religieux, politiques ou plus simplement pour survivre en période de crise de subsistance, la société lyonnaise a été coutumière de ces « émotions » collectives qui participent à forger son identité et à son histoire.

Il sera question ici de privilégier quelques études de cas pour permettre de comprendre les motivations, mais aussi les formes de la révolte, les discours qu’elles ont générés et la mémoire qui les accompagne encore de nos jours.

Intervenants :

  • Fabien Salesse , professeur agrégé d’histoire-géographie à Lyon ; enseigne en préparation aux concours des Instituts d’études politiques. Ses travaux de recherche portent sur les guerres de Religion en France au XVIe siècle, notamment en Auvergne.
  • Pierre-Jean Souriac, maître de conférences en histoire moderne – Faculté des Humanités, Lettres et Sociétés Université Jean Moulin Lyon 3.

Pour en savoir plus :

Bibliothèque Diderot

 

 

 

De Vive Voix #23. Cristian Fulas

DDe Vive Voix #23. Cristian Fulas

L’Europe : le centre et ses marges

Nourri par l’espace culturel français et européen, l’écrivain roumain au style proustien Cristian Fulaş crée, dans le roman Iochka, un personnage hors normes qui traverse le temps sous différents régimes de pouvoir, de la Seconde Guerre mondiale à nos jours. Les gens simples et anonymes comme ce personnage de maréchal-ferrant qui donne le titre au livre, ne sont que « des chiffres dans l’engrenage du monde, des êtres sans visage et sans gloire ». L’isolement spatial de la montagne les place dans une marge géographique, à la limite de Braşov, dans les Carpates roumaines, là où l’âpreté de la vie est contrebalancée par l’amitié et l’amour qui donnent sens et unité à une communauté qui sait encore respecter les coutumes ancestrales.
La dichotomie centre-marge se poursuit dans La Pire Espèce, où le narrateur imagine, dans une prose au rythme intense, une journée dense à l’intérieur du cercle du pouvoir même. Dans un monde hyperconnecté où l’accumulation et la domination sont les objectifs premiers de différentes strates de la société, les gens ne sont que des chiffres pouvant être utilisés à des fins personnelles.
L’énorme travail de traduction de Florica et Jean-Louis Courriol permet de transmettre aux lecteurs l’authenticité du message et de l’image du monde que l’auteur a essayé de nous faire parvenir, avec sa diversité, dans une Europe à plusieurs vitesses. Finalement, la littérature lit la vie, comme un « miroir du monde ».

 

Avec la présence  de

  • Juliane Rouassi, Docteure en Littérature comparée, chercheuse associée EHIC – UR 13334
  • Florica Courriol et Jean-Louis Courriol, traducteurs du roman.

 

En partenariat avec :

Partenaires

  • Consulat général de Roumanie à Lyon
  • Institut culturel roumain

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Passeuses de mémoires : littératures et mémoires (post-)communistes des femmes dans les Balkans

PPasseuses de mémoires : littératures et mémoires (post-)communistes des femmes dans les Balkans

La Bibliothèque Diderot de Lyon accueillera le séminaire inter-laboratoires 2024-2025 : L’espace littéraire de Berlin à Vladivostok, pour la troisième séance

Réunissant les chercheurs des universités lyonnaises et grenobloises qui consacrent leurs travaux aux littératures d’Europe centrale et orientale, et de Russie.

>> Programme

  • (Dé)confiscation de mémoire ? Les écrits de femmes des camps communistes en Yougoslavie

La conférence se propose d’étudier les témoignages littéraires des femmes ayant été détenues dans les camps communistes en Yougoslavie. En examinant l’étiologie, les mécanismes et les étapes de la confiscation de la mémoire carcérale des femmes yougoslaves, nous analyserons comment l’écriture s’est transformée en un moyen de récupérer cette mémoire, et comment les textes sont devenus des lieux privilégiés de sa préservation. Pour mieux appréhender ce paysage littéraire ambigu, nous soulèverons la question de l’impact de la censure et de l’autocensure dans le processus de l’étouffement des voix des femmes. En outre, dans ce contexte spécifique, l’écriture ne se limite pas à être une réponse à la carence de la trace écrite, mais elle représente également un impératif face à l’absence totale de traces matérielles des camps féminins. Ainsi, en plus de les qualifier de « passeuses de mémoire », nous accorderons à ces femmes le statut de « déconfiscatrices ».

> Intervention de Andjela Radonjic, doctorante en études slaves (Eur’ORBEM – Sorbonne Université)

  • Pour une approche féministe de la (post)mémoire. Grand-mères et petites-filles dans les œuvres d’Anilda Ibrahimi, Marica Bodrožić et Melinda Nadj Abonji

Dans son ouvrage, The Generation of Postmemory, Marianne Hirsch (Marianne Hirsch, The Generation of Postmemory: Writing and Visual Vulture After the Holocaust, New York, Columbia University Press, 2012, p. 98) invite à penser la postmémoire « en féministe » : pour ce faire, elle invite à considérer avec plus d’attention la place de la fille (au sens de daughter) dans les modalités de fabrication et de transmission de la mémoire familiale. Dans cette communication, je propose de mettre au travail la proposition de Hirsch en analysant les relations entre grand-mères et petites-filles dans les œuvres de trois autrices contemporaines des migrations balkaniques : Anilda Ibrahimi, Melinda Nadj Abonji et Marica Bodrožić. Je m’intéresserai particulièrement aux modalités de transmission mémorielle que les grand-mères incarnent, et dont les autrices se font le relais par et dans l’écriture. Je me pencherai d’abord sur le travail de mise en récit des traumatismes familiaux et collectifs, que j’analyserai à la lumière des théories féministes du care ; puis je m’intéresserai aux liens qui se tissent entre les mort-es et les vivant-es à travers une analyse de la figure traditionnelle de la pleureuse ainsi qu’aux transformations littéraires dont elle est l’objet.

> Intervention de Lola Sinoimeri, doctorante en littérature comparée (LEGS – Paris 8 Vincennes-Saint Denis ; Eur’ORBEM – Sorbonne Université)

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