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EN SAVOIR PLUS

Mystérieuses étoiles à neutrons

MMystérieuses étoiles à neutrons

©Pexels

Pourquoi les propriétés des étoiles à neutrons sont-elles si difficiles à prédire ? En quoi leur observation pousse les scientifiques aux limites des moyens actuels ? À quoi peuvent-elles nous servir ?

 

Après un petit rappel historique de la découverte fortuite des étoiles à neutrons en 1967, voici quelques questions actuelles à l’interface entre l’astrophysique et la physique de l’infiniment petit qui seront illustrées dans cet exposé.

 

Société astronomique de Lyon

Nouvelle saison au Planétarium

NNouvelle saison au Planétarium

Découvrez les nouveautés de cette saison 2022-2023 que vous propose le Planétarium…

>> Séances d’astronomie

Des oasis dans l’espace (2D/3D)

Nous habitons une planète aquatique, précieuse. La vie telle que nous la connaissons a besoin d’eau liquide pour apparaître. La Terre est-elle unique dans le Système Solaire ? Comment peut-on détecter de l’eau sur une autre planète ? Existe-t-il dans notre galaxie d’autres oasis de vie ?

Partons pour un voyage dans notre Système Solaire à la recherche d’eau, sous ses trois états : solide, liquide et gazeux. Une visite des cratères de Mercure à la lointaine Pluton, en passant par la surface aride de Mars et les lunes de Jupiter.

Tout public dès 8 ans, accessible avec un billet « Voyage complet »

Une planète à préserver 

A partir du 17 décembre 2022

La Terre est notre berceau, le seul endroit connu dans l’Univers où nous pouvons vivre. Grâce aux satellites, nous l’étudions, nous l’analysons, nous surveillons son évolution. Agences spatiales et entreprises privées s’y emploient depuis des décennies. L’Agence Spatiale Européenne (ESA) possède une flotte de satellites dédiés à l’observation du climat, des océans, des formations nuageuses ou encore des catastrophes naturelles.

Comment fonctionnent les satellites de l’ESA ? Quelles informations précieuses nous donnent-ils ? Quel rôle joue-t-il dans la protection de la planète ?

Production : Theofanis Matsopoulos, Regional Natural History Museum of Plovdiv, ESA

Adultes-Ados dès 12 ans, accessible avec un billet « Voyage complet »

>> Nouvelle exposition

De la Terre aux étoiles

Du 14 janvier 2023 au 2 janvier 2024

Production : Cité de l’espace de Toulouse

Fusées, sondes, satellites, robots… l’humanité a déployé sa technologie pour explorer l’espace de la Terre jusqu’aux étoiles. Cette présence humaine dans le cosmos trouve son utilité dans des domaines très variés : astrophysique, observation de la Terre, mais aussi recherche médicale et technologique, télécommunications, tourisme spatial… Preuve, s’il en faut, que l’espace est aujourd’hui un enjeu majeur de notre société !

Une exposition pour prendre un peu de hauteur grâce aux outils étonnants développés par la recherche spatiale, autour de 5 grandes thématiques :

  • Habiter l’espace : découvrez les missions de vols habités passées et à venir à travers de véritables objets spatiaux,
  • Aller dans l’espace : une plongée dans le monde de la propulsion avec des maquettes de fusées,
  • Observer la Terre grâce aux extraordinaires performances des satellites,
  • Explorer le Système solaire avec les robots explorateurs et les sondes sentinelles,
  • Découvrir l’Univers à travers les époustouflantes photos capturées par Hubble.

Accès libre en complément d’un billet « Visite complète » (séance d’astronomie + expositions) ou « Visite expo » (expositions temporaires et permanente).

Pour en savoir plus :

Planétarium de Vaulx-en-Velin

Extraordinaires machines pour observer l’Univers

EExtraordinaires machines pour observer l’Univers

L’ESO, l’Observatoire européen austral, fête ses 60 ans ! Pour célébrer cet événement et revenir sur six décennies de recherches astronomiques dans lesquelles la France et Lyon se sont particulièrement investies, nous vous proposons une grande conférence exceptionnelle. Roland Bacon, astrophysicien au CRAL, ancien directeur de l’observatoire de Lyon et concepteur de l’instrument MUSE — un des plus demandés de la planète ! — vous présentera les coulisses des derniers grands projets de l’ESO.

 

« L’European Southern Observatory (ESO) est la plus grande organisation européenne pour la recherche en astronomie. L’ESO opère les plus grand télescopes optiques et radio du monde dans le désert d’Atacama au Nord du Chili. A l’occasion des 60 ans de l’organisation, je présenterai les grandes réalisations de l’ESO et les projets à venir (télescopes et instruments), ainsi que quelque unes des découvertes qui en ont résulté. »

 

Inscription obligatoire ici

Observatoire de Lyon : Portes ouvertes 2022

OObservatoire de Lyon : Portes ouvertes 2022

Comment s’est formé le système solaire ? Que se passe-t-il quand une météorite entre en collision avec une planète ? Comment évoluent les galaxies ? Comment travaillent les paléontologues ? Quels instruments conçoivent les ingénieurs pour analyser la lumière des astres ? Comment observe-t-on des planètes qui tournent autour d’autres étoiles que notre Soleil ? Pourquoi y a-t-il des tremblements de terre ? Que peut-on observer dans le ciel depuis Lyon ? Pourquoi y a-t-il tant de roches différentes ?

Tous les deux ans, les personnels de l’observatoire de Lyon (UCBL / CNRS / ENS de Lyon) font partager leur passion pour les sciences de la Terre et de l’Univers. Vous découvrirez les réponses à toutes ces questions en venant nous voir ! L’observatoire de Lyon vous ouvre ses portes une grande manifestation astronomique et géologique sur son site historique de Saint-Genis-Laval. Deux journées, ouvertes à toutes et à tous, petits ou grands, passionnés ou néophytes.

>> Au programme :

ateliers, conférences, observations du ciel, jeux, expositions, rencontres, performances artistiques et bien plus encore !

Pour cette édition, le programme fait également la part belle aux sciences de l’environnement et de la nature avec notamment une exposition sur la biodiversité du parc de l’observatoire et des balades botaniques.

Pour en savoir plus :

Portes ouvertes de l’observatoire de Lyon

La Nuit des temps

LLa Nuit des temps

La « Nuit des Temps » est une manifestation grand public organisée conjointement par la Société Française de Physique, le CNRS et le CEA et en partenariat avec la Société Française d’Optique, la Société Chimique de France et la revue « Sciences & Avenir ». Une grande soirée festive qui propose conférences, débats, tables rondes, expositions, et jeux interactifs dans dix sites en France en simultané.

La soirée commence à 19h par des conférences scientifiques. A Vaulx-en-Velin, elles seront organisées par la section Rhône de la Société Française de Physique.Puis, vers 20h15, tous les sites seront interconnectés par vidéo : cette deuxième partie de soirée sera animée en direct depuis la salle du Totem, à Paris.

Programme de la Nuit des Temps:

> 19h-20h | Conférence scientifique : Le mouvement précède-t-il le temps et l’espace ? Échanges entre un anthropologue et un physicien.

Avec :

  • Denis Cerclet – anthropologue, maître de conférences, Université Lumière Lyon 2
  • Bernard Guy, directeur de recherche, École des Mines de Saint-Étienne – Quel est le rôle du corps dans la perception et la construction du cadre temporel et spatial ? Le physicien proposera une expérience inspirée de la géologie pour illustrer les liens entre temps et espace.

Public : à partir de 15 ans

> 20h15-21h15 | Quiz en duplex avec le Totem, à Paris.

> 21h-22h | Table-ronde Le temps du débat Approche pluridisciplinaire des structures du temps et de ses conceptions.

Animatrice : Nora Tazouti, doctorante en philosophie, département d’études arabes à l’ENS de Lyon

Intervenants :

  • Nazila Mahmoudi, physicienne, enseignante-chercheuse, Université Claude Bernard Lyon 1
  • Denis Cerclet, anthropologue, maître de conférences à l’Université Lumière Lyon 2
  • Thomas Lesser, doctorant en philosophie
  • Ivan Burel, professeur agrégé d’histoire, doctorant au laboratoire IRHIS

Le temps présupposé dans lequel nous vivons, qui semble nous appartenir et nous lier collectivement, nous est-il commun ? Renvoie-t-il, au-delà des abstractions, à une réalité tangible ?

Public : tout public

> A partir de 20h | Libre accès à tous les espaces d’exposition et activités prévues

  • Exposition des étudiants de l’École Média Art de Chalon-sur-Saône : Au travers de 10 œuvres mêlant peinture, vidéo, installation, photographie ou encore art numérique, les étudiants des Beaux-Arts de Chalon-sur-Saône participent à nourrir la réflexion sur le temps, en donnant un échantillon de leur approche sensible de cette notion fondamentale.
  • Stand de kendama : Le kendama est un jeu d’habileté provenant du Japon. Comme toutes les disciplines, il faut du temps et de la concentration afin de le maîtriser. Venez tester afin de comparer votre perception du temps au temps réel que vous avez passé réellement à jouer mais aussi pour vous divertir et découvrir cet objet freestyle.
  • Lecture acoustique dans le Cosmophone.

> 22h30-00h | Soirée d’observation dans le jardin astronomique

Pour en savoir plus :

Planétarium

 

Voir le ciel sous toutes ses couleurs : les spectrographes 3D

VVoir le ciel sous toutes ses couleurs : les spectrographes 3D

Depuis les montagnes ou l’espace, les télescopes géants capturent la lumière pour scruter des détails toujours plus fins et ténus. En analysant cette lumière, leurs instruments permettent aux astronomes d’étudier les propriétés physiques d’une multitude d’objets allant des planètes de notre système solaire jusqu’aux galaxies les plus lointaines.

Parmi eux, les spectrographes 3D peuvent être considérés comme des imageurs qui permettent de voir les objets du ciel dans toutes leurs couleurs simultanément : alors qu’un appareil photo décompose la lumière en rouge, vert et bleu, les spectrographes 3D distinguent plusieurs milliers de nuances. À l’occasion de cette conférence, nous suivrons la lumière à travers ces instruments pour comprendre leur fonctionnement, découvrir les technologies qu’ils renferment et les observations qu’ils rendent possibles.

Avec Alexandre Jeanneau, ingénieur opticien et doctorant au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon (CRAL)

>> Diffusion simultanée sur Facebook et YouTube

Plus d’informations sur le site du :

Musée des Confluences

Les amas de galaxies

LLes amas de galaxies

Les amas de galaxies sont des laboratoires d’astrophysique et des sondes puissantes pour la cosmologie.

Les amas de galaxies se sont formés par effondrement gravitationnel de la matière sur des sur-densités initiales présentes juste après le Big-Bang. Ils ont évolué par accrétion continue de matière et par des fusions avec des structures plus petites pour former les structures gravitationnellement liées les plus massives de l’Univers. Les amas de galaxies représentent les nœuds de ce que l’on appelle la toile cosmique. Leur contenu en matière est représentatif du contenu moyen observé dans l’Univers dans son ensemble. Ils constituent donc un laboratoire de premier choix pour étudier la nature de la matière noire et de l’énergie sombre.

Par ailleurs, le cœur des amas de galaxies est généralement occupé par une galaxie elliptique extrêmement brillante hébergeant en son centre un trou noir supermassif. Ce trou noir, entouré d’un disque d’accrétion, est responsable de jets de matière si puissants qu’ils ont un effet sur les propriétés globales de l’amas de galaxies tout entier (comme sa masse ou sa température moyenne).

Étudier les amas de galaxies nous permet ainsi de caractériser la physique de ces trous noirs supermassifs de manière indirecte. Au cours de cette conférence, nous parlerons des processus de formation des amas de galaxies depuis le Big-Bang jusqu’à aujourd’hui, de leur intérêt pour la cosmologie et l’astrophysique et du rôle majeur qu’ils occuperont dans les prochains relevés comme celui qu’effectuera le satellite Euclid de l’ESA.

Intervenant : Florian Ruppin, chercheur (post-doc) à l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules – IN2P3

Pour en savoir plus, consultez le site de :

SAL

Soirée d’observation à l’Observatoire de Lyon

SSoirée d’observation à l’Observatoire de Lyon

Coupoles
Illustration F.Gobet
© OSUL_F.Gobet

Quelles sont les dernières avancées scientifiques en astronomie ? Que peut-on voir au télescope ? Et pourquoi donc a-t-on appelé « Grande ourse » la constellation qui ressemble à une casserole ?

Un vendredi par mois, aux alentours du premier quartier de Lune, l’Observatoire de Lyon propose au public une soirée d’observations astronomiques. Ces soirées se font en partenariat avec la Société Astronomique de Lyon (SAL) et s’adressent à tous : petits (à partir de 7 ans) ou grands, passionnés ou néophytes.

Pour en savoir plus :

Observatoire de Lyon

Vaisseau Terre | Exposition temporaire

VVaisseau Terre | Exposition temporaire

Notre planète bleue, la Terre, est unique dans le Système solaire. Située à la distance idéale d’une étoile de taille optimale, elle abrite la vie !

Grâce aux observations précieuses des satellites, la connaissance que nous en avons aujourd’hui s’améliore de jour en jour. Nous avons pris conscience de la fragilité de notre environnement. Les êtres vivants peuvent-ils s’adapter au changement climatique ? Quelles solutions existent pour préserver la Terre ? A la fois humaniste, scientifique et poétique, une exposition pour mieux connaître la diversité des paysages de notre planète et comprendre comment la protéger.

Grâce à la richesse et la transversalité de ses contenus, l’exposition « Vaisseau Terre » offre de multiples découvertes aux confluences des sciences naturelles, physiques et humaines.

Autour de 4 thématiques, accessibles à tous les publics, elle invite les visiteurs à être, tour à tour, astronautes, explorateurs, archéologues de l’espace et visionnaires : 

  • Notre planète bleue : petits et grands, faites une expérience contemplative autour d’images de la NASA, et découvrez la planète bleue comme un astronaute, la Terre depuis l’espace.
  • Une planète de Vie(s) :  au travers de jeux interactifs, tel un explorateur, découvrez les condition exceptionnelles qui ont permis à quelques milliards de formes de vies différentes de voir le jour (espèces insolites, conditions extrêmes de vie).
  • L’Humain sur la Terre : venez rencontrer une drôle d’espèce, l’Homme ! Depuis l’espace, observez l’action de l’espèce humaine sur la Terre (urbanisation, utilisation des ressources, réchauffement climatique, gaz à effet de serre, montée des océans).
  • Quelle Terre pour demain ? : une invitation à se questionner sur l’avenir de notre Terre, sur l’avenir des êtres vivants : la vie sur Terre va-t-elle disparaître un jour ? Les humains et les autres espèces vivantes peuvent ils s’adapter au changement climatique ? Quelles solutions existantes ou à imaginer pour préserver la vie sur Terre ?

Terriens… Et Métropolitains.

Volet de l’exposition réalisé par la Ville de Vaulx-en-Velin et la Métropole de Lyon.

Quelles sont les évolutions climatiques observables localement et quels sont les risques liés à l’augmentation des températures ? Quelles actions sont conduites pour réduire les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire, mais également pour s’adapter à ces transformations ? Comment chacun, adulte ou enfant, peut-il y contribuer ?

Production : Cité de l’espace de Toulouse, Ville de Vaulx-en-Velin, Métropole de Lyon

 

Le plus grand télescope spatial jamais lancé dans l’espace

LLe plus grand télescope spatial jamais lancé dans l’espace

JWST, le télescope spatial, bijou de technologie

Le 24 décembre 2021, depuis Kourou, la fusée Ariane 5 emporte dans sa coiffe le James Webb Space Telescope (JWST) pour le mettre sur la route de son orbite lointaine.

Les reports des dates de lancement ont été nombreux depuis 2013 (!) et on sait que le budget a très largement été dépassé (10 milliards d’euros…) ; il n’empêche, ce successeur du télescope Hubble (HST) emporte les énormes attentes des astronomes du monde entier.

Si le HST a un diamètre de 2,4 m, le JWST est équipé d’un miroir segmenté de 6,50 m de diamètre, lui permettant de capter des astres encore beaucoup plus faibles. Mais ce miroir est trop grand pour rentrer dans une fusée Ariane 5.La solution a été de mettre au point un télescope pliable qui se déploiera, un peu à la manière d’une fleur, une fois dans l’espace. La technique est innovante, mais délicate et nous retiendrons tous notre souffle jusqu’à la fin du déploiement du miroir primaire qui s’échelonnera sur deux semaines après le lancement.

Lancement du télescope JWST / ©ESA – https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/Webb

Le JWST doit être mis en orbite au point de Lagrange L2, point de stabilité gravitationnel situé à 1,5 million de km de la Terre. Il lui faut plusieurs mois de voyage pour y arriver. Les observations scientifiques commenceront 6 mois après le lancement, précédée d’une période de tests intensifs de tous les instruments.

Point de Lagrange – https://www.jwst.fr

Ses missions

Les thèmes de recherche pour le JWST sont multiples. Ils couvrent la détection des premières phases de formation stellaire et galactique, l’étude des populations stellaires dans l’univers proche, l’imagerie et la spectroscopie des proto-étoiles et des disques proto-planétaires, la détection et la caractérisation des exo-planètes à la recherche de l’origine de la vie, ainsi que l’évolution des galaxies à très grands redshifts (décalage vers le rouge), la détection et le suivi des supernovae lointaines, les relevés de matière noire via des effets de lentilles gravitationnelles…

Le JWST n’observera pas dans le domaine visible. Son domaine est l’infrarouge, de 0,6 à 28 µm, une vaste portion du spectre électromagnétique particulièrement adapté pour étudier les objets froids, poussiéreux et obscurcis de l’Univers. C’est dans ce domaine également que l’on détecte les astres situés à des distances cosmologiques dont le spectre est décalé vers le rouge à cause de l’expansion de l’Univers.

Pour travailler à ces longueurs d’onde, la température du télescope et des instruments doit être très basse, sinon le télescope s’éblouit lui-même ! Dans le vide spatial et protégé par un pare-soleil maintenu en position à l’arrière du télescope par des bras, dépliables eux aussi, le JWST se refroidira progressivement jusqu’à atteindre la température de 40 K (soit -233 °C).

Pour obtenir ce bijou de technologie que représente le télescope et ses instruments, la NASA a travaillé en coopération avec l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et l’Agence Spatiale Canadienne (ASC) qui se sont jointes au projet dès 1997. Les collaborations internationales sont fréquentes et fructueuses dans les programmes astronomiques spatiaux ; elles permettent, en tirant profit du meilleur des technologies de chacun des pays, de doter les instruments de performances inouïes.

Le JWST est équipé de 4 instruments qui bénéficient des développements en technologies de pointe réalisés sur les détecteurs, sur les systèmes de micro-électromécanique, sur les systèmes cryogéniques et bien d’autres encore :

  • NIRSpec : un spectrographe multi-objets travaillant entre 0,6 et 5 µm, qui pourra observer simultanément plus de 100 sources sur un champ de 3 arcmin par 3 arcmin. Le Centre de recherche Astrophysique de Lyon – CRAL a contribué au développement de NIRSpec. Il a été construit pour l’ESA par le consortium Astrium sous la direction de Pierre Ferruit, alors astronome au CRAL et qui est maintenant responsable scientifique du JWST à l’ESA.
  • NIRCam : une caméra fonctionnant dans le proche infrarouge (0,6 et 5 µm) est l’imageur principal du JWST. Elle a été construite à l’Université d’Arizona et le Centre de Technologie de Pointe Lockheed Martin. NIRCam sera également utilisée comme analyseur de front d’onde pour la délicate tâche de contrôle de l’alignement et du phasage du miroir primaire du JWST.
  • MIRI est l’instrument du JWST qui observera dans l’infrarouge thermique, c’est-à-dire entre 5 et 28 µm. MIRI a été réalisé par un consortium européen, sous l’égide de l’ESA, avec une participation française via le CNES. MIRI a quatre modes d’observation différents : imagerie, coronographie, spectroscopie à basse résolution et spectroscopie à intégrale de champ à moyenne résolution. La partie MIRIm (incluant imageur, coronographes et spectrographe de basse résolution) a été conçue et réalisée par le CEA-Saclay. L’autre partie MRS (spectrographie IFU de moyenne résolution) a été développée par UK Astronomy Technology Center et l’Université d’Arizona.

Pour fonctionner dans l’infrarouge thermique, MIRI doit être refroidi à une température encore plus basse que les autres instruments. Un système de cryo-refroidissement spécifique pour MIRI développé par la NASA permettra de descendre jusqu’à 6 K (soit -267.15 °C).

  • NIRiss est un spectrographe objet-unique, grand-champ, sans fente avec grisme fournissant deux résolutions spectrales différentes entre 0,6 et 3 microns. C’est aussi un imageur à large bandes, entre 1 et 5 µm, et un interféromètre avec un masque d’ouverture entre 3,8 et 4,8 microns. Cet instrument multi-fonctions a été développé par l’ASC et l’Université de Montréal.

L’ESA a porté la lourde responsabilité de réussir le lancement de ce satellite tant attendu par la communauté astronomique mondiale. La tension était grande pour toutes celles et ceux qui suivaient la retransmission en direct du départ du JWST. Chacun a pu suivre cet événement majeur pour l’astronomie en se connectant sur un des sites qui retransmettait le lancement en direct (ESA, CNES, NASA, ASC…).

Un article rédigé par Isabelle Vauglin, astronome, chercheuse au CRAL, pour Pop’Sciences