Comment le Covid-19 perturbe-t-il notre odorat ?

CComment le Covid-19 perturbe-t-il notre odorat ?

Alors qu’une large part des personnes atteintes du Covid-19 présentent des troubles de l’odorat, la neuroscientifique Camille Ferdenzi, membre du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, analyse les diverses façons dont le virus peut altérer ce sens, mais aussi comment le retrouver grâce à la rééducation olfactive.

Un podcast de la série La parole à la science  #PodcastCNRS

Coronavirus, Covid-19… S’informer | Recensement des avancées de la recherche

CCoronavirus, Covid-19… S’informer | Recensement des avancées de la recherche

La recherche sur le coronavirus et la maladie provoquée est en constante évolution. De nombreux organismes dans le monde entier travaillent sur plusieurs axes de recherche, croisant plusieurs disciplines scientifiques, que soit pour mieux connaître le virus et le combattre, proposer des tests de dépistage, mettre au point un vaccin, étudier les effets du confinement, modéliser la propagation, connaître l’impact économique, etc.

Cette page recense, depuis le début de l’épidémie, des sources d’informations fiables afin de montrer les avancées de la recherche, en particulier à Lyon et Saint-Étienne, et vous permettre d’être informé.

Cette page est actualisée régulièrement.

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COVID-19 :  pour CoronaVIrus Disease, maladie infectieuse respiratoire.

Coronavirus : nouveau virus, agent responsable de cette maladie (du latin « virus à couronne », du fait de son apparence au microscope électronique).

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Qu’est-ce que le Coronavirus et la COVID-19 ?

Les coronavirus sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des Coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS-COV ou le SRAS.

Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau Coronavirus, nommé SARS-CoV-2. La maladie infectieuse provoquée par ce coronavirus a été nommée COVID-19 par l’Organisation mondiale de la Santé – OMS. Le 11 mars 2020, l’OMS a qualifié la situation mondiale du COVID-19 de pandémie.

La maladie se transmet par les gouttelettes (sécrétions projetées invisibles lors d’une discussion, d’éternuements ou de toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection. Un des autres vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains souillées par des gouttelettes.
C’est donc pourquoi les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale sont indispensables pour se protéger de la maladie.

AAVANCÉES DE LA recherche sur la CoVid-19

> Les laboratoires de recherche mobilisés

> A Lyon et Saint-Étienne

>>> Voir les 16 projets | Quelques unes des thématiques : caractérisation de la fatigue chronique chez les patients, perte de l’odorat et du goût, sortie de confinement, Covid-19 et animaux de compagnie, mécanismes immunologiques…

Le laboratoire Virpath du CIRI (Centre International de Recherche en Infectiologie de Lyon) dirigé par Bruno Lina, PUPH UCBLI/HCL, et Manuel Rosa Calatrava, DR Inserm, est un laboratoire associé à l’OMS qui héberge le CNR des virus respiratoires (dont la grippe). A ce titre, le versant hospitalier du laboratoire est impliqué dans le diagnostic et le versant recherche a pu très tôt avoir accès à des échantillons cliniques et ainsi être en capacité d’isoler et amplifier des souches du virus SARS-CoV-2.

VirPath a ainsi caractérisé plusieurs modèles pré-cliniques d’infection dans le but de tester plusieurs molécules de leur portefeuille. Leur approche innovante est basée sur le repositionnement de médicaments déjà sur le marché pour de nouvelles indications thérapeutiques antivirales et présente l’avantage majeur de diminuer drastiquement la durée et les coûts de développement de cette nouvelle génération d’antiviraux. Le laboratoire a validé sa stratégie contre la grippe avec notamment la mise en place d’un essai clinique de phase 2b (FLUNEXT TRIAL PHRC #15-0442 – ClinicalTrials.gov identifier NCT03212716).

> Ailleurs en France et dans le monde 

CConfinement, distanciation, crise économique…

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Qu’est-ce qu’une épidémie ? Comment se développe-t-elle ? Quelles mesures pouvons-nous prendre ?

Explications de Franck Chauvin, Professeur de Santé Publique à l’Université Jean Monnet et Président du Haut Conseil de la Santé Publique – Mars 2020 :

Avec la Covid-19, on met enfin le nez sur la perte de l’odorat

AAvec la Covid-19, on met enfin le nez sur la perte de l’odorat

Le déficit olfactif, l’un des effets de la Covid-19, génère de réelles difficultés dans la vie sociale, pouvant se traduire par une tendance à l’isolement ou des symptômes dépressifs.

Dans ce billet publié dans CNRS le Journal avec Libération, Moustafa Bensafi, Catherine Rouby et Camille Ferdenzi-Lemaître, chercheurs en neurosciences et psychologie de l’olfaction au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, livrent leur analyse et appellent à une meilleure prise en charge médicale.

Lire l’article sur CNRS le Journal

Les mesures sanitaires changent-elles notre rapport à l’autre ?

LLes mesures sanitaires changent-elles notre rapport à l’autre ?

Le confinement et la distanciation sociale nous ont-ils rendus plus méfiants, voire plus égoïstes ? Selon l’économiste Marie Claire Villeval, ces mesures ont surtout transformé de façon « immédiate et absolue » notre perception des normes et des comportements, pas notre nature profonde. Pour CNRS Le Journal, elle développe son analyse dans un podcast de la série « La parole à la science ».

Marie Claire Villeval est spécialiste d’économie expérimentale et comportementale, directrice de recherche au CNRS, au sein du Groupe d’analyse et de théorie économique Lyon-Saint-Étienne. Elle a reçu la médaille d’argent du CNRS en 2017.

Quels transports pour l’après-Covid ?

QQuels transports pour l’après-Covid ?

Plus de vélos, moins de transports en commun, le transfert de mobilité suite au premier confinement semble avoir des effets durables sur notre façon de circuler. Pour Olivier Klein, chercheur en aménagement et urbanisme, même si la voiture individuelle résiste encore, la mobilité d’avant ne sera pas celle d’après… Pour CNRS Le Journal, il développe son analyse dans un podcast de la série « La parole à la science ».

Olivier Klein est enseignant-chercheur à École nationale des travaux publics de l’État, ingénieur des travaux publics de l’État, directeur adjoint du Laboratoire Aménagement, Économie, Transports et coporteur du projet Covimob, qui s’intéresse aux transformations des pratiques de mobilités dues à la crise sanitaire du Covid-19.

Nanoparticules d’argent – Tueuses de coronavirus ?

NNanoparticules d’argent – Tueuses de coronavirus ?

Une technologie à base de particules d’argent, destinée à des revêtements pourrait réduire la charge virale des coronavirus.
Le procédé est développé et breveté par le groupe isérois SergeFerrari. L’analyse de Virginie Monnier, Maîtresse de conférences en chimie à l’École Centrale Lyon. Cette spécialiste de chimie des surfaces effectue son activité de recherche à l’INL – Institut des Nanotechnologies de Lyon.

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Exercer son activité en télétravail : une délicate mission d’équilibriste

EExercer son activité en télétravail : une délicate mission d’équilibriste

Alors que la deuxième vague de l’épidémie s’étend sur l’ensemble de l’Europe, le télétravail est à nouveau vivement recommandé par le conseil scientifique (organe consulté par le gouvernement français pour orienter sa politique sanitaire). Comme beaucoup l’ont déjà expérimenté pendant le confinement, exercer son activité à distance bouleverse de façon implicite, mais néanmoins palpable, notre relation au travail : reconfiguration des rapports hiérarchiques, débordement du temps de travail sur nos vies personnelles, nouvelle gestion de notre espace domestique au profit de notre vie professionnelle… Cette situation inédite pose très concrètement la question de la réorganisation du travail et interroge le contenu de nos activités.

A travers cette interview, Emilie Vayre, professeure de psychologie sociale à l’Université Lumière Lyon 2, analyse les difficultés engendrées par le télétravail, mettant au jour l’impérieuse nécessité de créer collectivement et individuellement de nouveaux équilibres entre vie professionnelle et personnelle.

Comment se reconfigurent les relations à l’activité professionnelle en situation de télétravail ?

C’est compliqué. Le télétravail, en tant que modalité de travail, ne modifie pas à lui seul le travail : dans certaines structures, rien n’a été changé quant à la culture organisationnelle, aux politiques ou modalités de management, aux habitudes… dans ce cas, le déploiement du télétravail est susceptible de poser problème. En France, dans le secteur public comme dans le secteur privé, on constate une culture du contrôle et du présentéisme. Or, si le télétravail n’est pas associé à de nouvelles pratiques managériales, à de nouvelles manières d’organiser le travail, cela peut conduire à une détérioration des relations entre le supérieur et ses collaborateurs, le premier pouvant être tenté d’exercer des formes de contrôle plus fortes sur le travail des seconds. Avec ce type de management, mais aussi du fait des stéréotypes et préjugés relatifs au télétravail, il existe un risque sur la santé : les collaborateurs vont avoir tendance à travailler plus car ils auront le sentiment de devoir constamment faire leurs preuves.

Ce qui est également compliqué quand on est à distance, c’est que tout ce qui relève de l’informel à tendance à disparaitre : les discussions autour de la machine à café, les échanges entre deux portes ou lors du déjeuner du midi… En psychologie du travail, on sait très bien que ces relations sont très importantes pour obtenir de l’information, pour renforcer le lien social, pour créer une identité professionnelle et pour être bien intégré dans son organisation de travail.

Vous avez évoqué les risques pour la santé des agents ou des salariés en situation de télétravail. Quelle définition pouvez-vous donner des risques psycho-sociaux ?

La littérature qui porte sur les risques psycho-sociaux n’est pas nécessairement homogène. Il n’y a pas une définition sur laquelle tout le monde s’accorde. Certains vont insister sur les facteurs de souffrance ou de mal-être, d’autres vont mettre en avant les conséquences liés à ces risques, comme le stress ou l’épuisement professionnel…

En situation de télétravail, des risques psychosociaux et professionnels ont d’ores et déjà été identifiés.

Il existe en premier lieu un risque de surtravail, de surengagement dans le travail. On constate que certains télétravailleurs travaillent plus : ils ont tendance à avoir des journées beaucoup plus longues et à travailler d’une façon plus intense en raison de l’usage des technologies. Dans ce cas le travail est plus coûteux au niveau cognitif. Entre l’augmentation de la charge mentale de travail et l’augmentation de la charge temporelle de travail, le télétravail peut conduire à des arrêts de travail pour cause d’épuisement professionnel.

On constate également des risques physiques liés au télétravail. Si l’espace de travail n’est pas adapté, les individus peuvent adopter des postures délétères. Beaucoup de télétravailleurs disent travailler depuis leur canapé, depuis leur lit, ou encore par terre : cela peut générer des douleurs et des troubles musculo-squelettiques, d’autant plus fréquents que les télétravailleurs font en général moins de pause. Il y a enfin la question de la sédentarité : en travaillant chez soi, il y a moins d’opportunité de sortir et de bouger ce qui, à long terme, engendre des risques pour la santé.

Quelles conséquences le télétravail prolongé peut avoir sur la vie personnelle ? Comment cohabitent ces deux sphères, professionnelles et privées, en un même espace ?

Parmi les études réalisées dans ce domaine, il y a deux types de résultats qui peuvent paraître contradictoires, mais qui en réalité ne le sont pas nécessairement.

Des résultats d’études montrent que le télétravail va favoriser la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle, va permettre plus de flexibilité, de mieux s’organiser, de mieux hiérarchiser ce que l’on doit faire, si on dispose d’un minimum d’autonomie. Pour exemple, les hommes comme les femmes disent avoir plus de temps pour s’occuper de leurs enfants.

En revanche, d’autres travaux démontrent que le télétravail rend plus compliqué les relations familiales et qu’il peut être une source de conflit avec le partenaire. C’est souvent lié au surtravail, à une activité professionnelle prolongée, au fait d’être plus présent et pourtant moins disponible.

Pour les enfants, surtout en bas-âge, il est difficile de comprendre que le parent est à domicile mais doit se consacrer au travail. Il est parfois compliqué de comprendre qu’il ne doit pas déranger son père ou sa mère qui est en télétravail, alors qu’il ou elle se trouve juste derrière une porte – si pièce isolée il y a.

Ce qui est aussi compliqué, c’est d’établir une coupure entre ce qui relève du professionnel et du personnel : beaucoup de travailleurs soulignent le rôle du trajet entre le lieu de travail et le domicile pour établir cette coupure. Et dans le cas du télétravail, ce « sas » n’existe plus. Il y a donc des télétravailleurs qui mettent en place des rituels pour essayer de recréer cette frontière entre vie privée et vie professionnelle.

Pendant le confinement, on a beaucoup parlé d’une expérience différenciée du télétravail entre hommes et femmes, en raison d’une prise en charge majeure par les femmes des travaux domestiques et des soins accordés aux enfants. Est-ce que c’est quelque chose que vous avez également observé sur vos terrains de recherche ?

Oui, complètement. Finalement, le confinement a rendu plus saillantes des choses qui étaient déjà présentes avant. Mais sur la question du télétravail il y a très peu d’études sur les différences entre hommes et femmes dans la manière de s’approprier cette organisation professionnelle. Au travers des études que j’ai menées, j’en ai observé certaines : avant le confinement, en contexte de télétravail, les femmes avaient tendance à prendre davantage en charge les tâches domestiques. Quand on leur demandait comment se déroulait leur journée de télétravail, à chaque fois qu’elles prenaient des pauses, elles déclaraient consacrer ces moments de relâche aux activités domestiques (préparer le repas, faire la vaisselle, la poussière, mettre une machine en route, étendre le linge…). Elles restaient donc majoritairement au sein du domicile.

Du côté des hommes, nous avons pu constater qu’ils sortaient davantage du domicile (pour faire du sport notamment) et prenaient en charge des tâches plus gratifiantes (faire les courses ou aller chercher les enfants à l’école). Si certains pouvaient aussi réaliser des tâches domestiques, c’était souvent parce que leurs compagnes leur avaient donné une liste de choses à faire. Ils assumaient donc la charge temporelle liée à la réalisation de ces tâches, mais pas nécessairement la charge mentale de leur organisation.

La crise sanitaire, le confinement et l’expérience prolongée du télétravail ont-ils ouvert de nouvelles perspectives d’organisation du travail ?

Aujourd’hui on s’interroge notamment sur la question des espaces de travail tels qu’ils se développaient avant la pandémie et qui ne sont plus appropriés en situation de crise sanitaire : je pense notamment aux flex-office (espaces ouverts, dans lequel des lieux de réunions plus ou moins fermés sont accessibles, et au sein duquel il n’y a pas de bureaux attitrés par salarié).

On réfléchit également aux fonctions des espaces de travail : le site de l’entreprise deviendra-t-il principalement un lieu d’échange avec ses collaborateur.trice.s et ses collègues ?  L’activité professionnelle individuelle pourra-t-elle se faire principalement ailleurs et pourquoi pas au domicile ?

La question des transports se pose également et est fortement liée à la pandémie : dans ce cas, ne vaut-il pas mieux privilégier des lieux de travail plus proches de son domicile comme les espaces de coworking ou les tiers lieux ?

Lorsqu’on pense le travail à long terme, il est enfin nécessaire de réfléchir aussi à l’activité en tant que telle : on sait que toutes les activités professionnelles ne sont pas adaptées au télétravail, ce qui crée des inégalités et des discriminations au sein des entreprises ou des administrations. Pourquoi ne pas repenser l’activité, la répartir différemment afin que chacun puisse avoir accès, même à petite dose, au télétravail ? On confierait à ceux qui à l’heure actuelle ne peuvent accéder au télétravail des taches réalisables à distance. Il est alors nécessaire de cesser de penser en terme de métier, mais plutôt de se concentrer sur les activités pour plus d’adaptabilité.

Interview menée par Marie Lauricella (chargée des projets de médiation scientifique à l’Université Lumière Lyon 2) et illustrée par Lou Herrmann.

Des sources chaudes du Yellowstone au test PCR

DDes sources chaudes du Yellowstone au test PCR

Trois lettres et plusieurs milliers de tests réalisés par jour en France : « PCR ». Méthode d’amplification de l’ADN largement utilisée par les biologistes, la Polymerase Chain Reaction est seulement connue depuis une trentaine d’années. Plus surprenant encore, c’est grâce à une bactérie récoltée dans le fond des « Hot Springs » de Yellowstone aux États-Unis que la réaction biologique permet de détecter des virus tels que le SARS-CoV-2.

Yvan Rahbé, chercheur en microbiologie au laboratoire MAP1 explique le principe de cette technique qui a révolutionné la biologie et permis de répondre rapidement à la crise pandémique.

[…]

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Lyon, épicentre de la recherche en infectiologie

LLyon, épicentre de la recherche en infectiologie

Comment expliquer l’excellence lyonnaise en infectiologie ? Quels sont les acteurs-clé du secteur ? Quel est le diagnostic actuel sur les maladies infectieuses ?

Intervenants :

  • Florence Ader, médecin Infectiologue, service des maladies Infectieuses de l’Hôpital de la Croix-Rousse, HCL, responsable de l’essai clinique Discovery
  • Bruno Lina, médecin virologue, HCL Croix-Rousse, membre du conseil scientifique Covid-19
  • Sylvain Baize, directeur du Centre National de Référence des fièvres hémorragiques et directeur de l’Unité de Biologie des Infections Virales Emergentes de l’Institut Pasteur.

Rencontre animée par : Samuel Belaud, rédacteur en chef Pop’Sciences Mag.

Diffusion simultanée sur la page facebook du musée.

En partenariat avec Pop’Sciences – Université de Lyon. Proposée dans le cadre de la Fête de la Science 2020

MUSEE DES CONFLUENCES

Les jeudis du musée : Le diagnostic de la COVID-19

LLes jeudis du musée : Le diagnostic de la COVID-19

L’actualité d’une maladie émergente d’origine animale : la COVID-19 entraîne une réflexion globale sur la responsabilité de l’homme notamment sur son impact sur les changements écologiques et climatiques.

Intervenant : Dr François Lacoste, bioMérieux.

Musée de Sciences Biologiques Dr Merieux