CERTAINS EVENEMENTS NE PEUVANT ÊTRE MAINTENUS EN PRESENTIEL SONT PROPOSES EN DISTANCIEL : MERCI DE CONSULTER LES SITES DES ORGANISATEURS

Les mesures sanitaires changent-elles notre rapport à l’autre ?

LLes mesures sanitaires changent-elles notre rapport à l’autre ?

Le confinement et la distanciation sociale nous ont-ils rendus plus méfiants, voire plus égoïstes ? Selon l’économiste Marie Claire Villeval, ces mesures ont surtout transformé de façon « immédiate et absolue » notre perception des normes et des comportements, pas notre nature profonde. Pour CNRS Le Journal, elle développe son analyse dans un podcast de la série « La parole à la science ».

Marie Claire Villeval est spécialiste d’économie expérimentale et comportementale, directrice de recherche au CNRS, au sein du Groupe d’analyse et de théorie économique Lyon-Saint-Étienne. Elle a reçu la médaille d’argent du CNRS en 2017.

Quels transports pour l’après-Covid ?

QQuels transports pour l’après-Covid ?

Plus de vélos, moins de transports en commun, le transfert de mobilité suite au premier confinement semble avoir des effets durables sur notre façon de circuler. Pour Olivier Klein, chercheur en aménagement et urbanisme, même si la voiture individuelle résiste encore, la mobilité d’avant ne sera pas celle d’après… Pour CNRS Le Journal, il développe son analyse dans un podcast de la série « La parole à la science ».

Olivier Klein est enseignant-chercheur à École nationale des travaux publics de l’État, ingénieur des travaux publics de l’État, directeur adjoint du Laboratoire Aménagement, Économie, Transports et coporteur du projet Covimob, qui s’intéresse aux transformations des pratiques de mobilités dues à la crise sanitaire du Covid-19.

Nanoparticules d’argent – Tueuses de coronavirus ?

NNanoparticules d’argent – Tueuses de coronavirus ?

Une technologie à base de particules d’argent, destinée à des revêtements pourrait réduire la charge virale des coronavirus.
Le procédé est développé et breveté par le groupe isérois SergeFerrari. L’analyse de Virginie Monnier, Maîtresse de conférences en chimie à l’École Centrale Lyon. Cette spécialiste de chimie des surfaces effectue son activité de recherche à l’INL – Institut des Nanotechnologies de Lyon.

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Exercer son activité en télétravail : une délicate mission d’équilibriste

EExercer son activité en télétravail : une délicate mission d’équilibriste

Alors que la deuxième vague de l’épidémie s’étend sur l’ensemble de l’Europe, le télétravail est à nouveau vivement recommandé par le conseil scientifique (organe consulté par le gouvernement français pour orienter sa politique sanitaire). Comme beaucoup l’ont déjà expérimenté pendant le confinement, exercer son activité à distance bouleverse de façon implicite, mais néanmoins palpable, notre relation au travail : reconfiguration des rapports hiérarchiques, débordement du temps de travail sur nos vies personnelles, nouvelle gestion de notre espace domestique au profit de notre vie professionnelle… Cette situation inédite pose très concrètement la question de la réorganisation du travail et interroge le contenu de nos activités.

A travers cette interview, Emilie Vayre, professeure de psychologie sociale à l’Université Lumière Lyon 2, analyse les difficultés engendrées par le télétravail, mettant au jour l’impérieuse nécessité de créer collectivement et individuellement de nouveaux équilibres entre vie professionnelle et personnelle.

Comment se reconfigurent les relations à l’activité professionnelle en situation de télétravail ?

C’est compliqué. Le télétravail, en tant que modalité de travail, ne modifie pas à lui seul le travail : dans certaines structures, rien n’a été changé quant à la culture organisationnelle, aux politiques ou modalités de management, aux habitudes… dans ce cas, le déploiement du télétravail est susceptible de poser problème. En France, dans le secteur public comme dans le secteur privé, on constate une culture du contrôle et du présentéisme. Or, si le télétravail n’est pas associé à de nouvelles pratiques managériales, à de nouvelles manières d’organiser le travail, cela peut conduire à une détérioration des relations entre le supérieur et ses collaborateurs, le premier pouvant être tenté d’exercer des formes de contrôle plus fortes sur le travail des seconds. Avec ce type de management, mais aussi du fait des stéréotypes et préjugés relatifs au télétravail, il existe un risque sur la santé : les collaborateurs vont avoir tendance à travailler plus car ils auront le sentiment de devoir constamment faire leurs preuves.

Ce qui est également compliqué quand on est à distance, c’est que tout ce qui relève de l’informel à tendance à disparaitre : les discussions autour de la machine à café, les échanges entre deux portes ou lors du déjeuner du midi… En psychologie du travail, on sait très bien que ces relations sont très importantes pour obtenir de l’information, pour renforcer le lien social, pour créer une identité professionnelle et pour être bien intégré dans son organisation de travail.

Vous avez évoqué les risques pour la santé des agents ou des salariés en situation de télétravail. Quelle définition pouvez-vous donner des risques psycho-sociaux ?

La littérature qui porte sur les risques psycho-sociaux n’est pas nécessairement homogène. Il n’y a pas une définition sur laquelle tout le monde s’accorde. Certains vont insister sur les facteurs de souffrance ou de mal-être, d’autres vont mettre en avant les conséquences liés à ces risques, comme le stress ou l’épuisement professionnel…

En situation de télétravail, des risques psychosociaux et professionnels ont d’ores et déjà été identifiés.

Il existe en premier lieu un risque de surtravail, de surengagement dans le travail. On constate que certains télétravailleurs travaillent plus : ils ont tendance à avoir des journées beaucoup plus longues et à travailler d’une façon plus intense en raison de l’usage des technologies. Dans ce cas le travail est plus coûteux au niveau cognitif. Entre l’augmentation de la charge mentale de travail et l’augmentation de la charge temporelle de travail, le télétravail peut conduire à des arrêts de travail pour cause d’épuisement professionnel.

On constate également des risques physiques liés au télétravail. Si l’espace de travail n’est pas adapté, les individus peuvent adopter des postures délétères. Beaucoup de télétravailleurs disent travailler depuis leur canapé, depuis leur lit, ou encore par terre : cela peut générer des douleurs et des troubles musculo-squelettiques, d’autant plus fréquents que les télétravailleurs font en général moins de pause. Il y a enfin la question de la sédentarité : en travaillant chez soi, il y a moins d’opportunité de sortir et de bouger ce qui, à long terme, engendre des risques pour la santé.

Quelles conséquences le télétravail prolongé peut avoir sur la vie personnelle ? Comment cohabitent ces deux sphères, professionnelles et privées, en un même espace ?

Parmi les études réalisées dans ce domaine, il y a deux types de résultats qui peuvent paraître contradictoires, mais qui en réalité ne le sont pas nécessairement.

Des résultats d’études montrent que le télétravail va favoriser la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle, va permettre plus de flexibilité, de mieux s’organiser, de mieux hiérarchiser ce que l’on doit faire, si on dispose d’un minimum d’autonomie. Pour exemple, les hommes comme les femmes disent avoir plus de temps pour s’occuper de leurs enfants.

En revanche, d’autres travaux démontrent que le télétravail rend plus compliqué les relations familiales et qu’il peut être une source de conflit avec le partenaire. C’est souvent lié au surtravail, à une activité professionnelle prolongée, au fait d’être plus présent et pourtant moins disponible.

Pour les enfants, surtout en bas-âge, il est difficile de comprendre que le parent est à domicile mais doit se consacrer au travail. Il est parfois compliqué de comprendre qu’il ne doit pas déranger son père ou sa mère qui est en télétravail, alors qu’il ou elle se trouve juste derrière une porte – si pièce isolée il y a.

Ce qui est aussi compliqué, c’est d’établir une coupure entre ce qui relève du professionnel et du personnel : beaucoup de travailleurs soulignent le rôle du trajet entre le lieu de travail et le domicile pour établir cette coupure. Et dans le cas du télétravail, ce « sas » n’existe plus. Il y a donc des télétravailleurs qui mettent en place des rituels pour essayer de recréer cette frontière entre vie privée et vie professionnelle.

Pendant le confinement, on a beaucoup parlé d’une expérience différenciée du télétravail entre hommes et femmes, en raison d’une prise en charge majeure par les femmes des travaux domestiques et des soins accordés aux enfants. Est-ce que c’est quelque chose que vous avez également observé sur vos terrains de recherche ?

Oui, complètement. Finalement, le confinement a rendu plus saillantes des choses qui étaient déjà présentes avant. Mais sur la question du télétravail il y a très peu d’études sur les différences entre hommes et femmes dans la manière de s’approprier cette organisation professionnelle. Au travers des études que j’ai menées, j’en ai observé certaines : avant le confinement, en contexte de télétravail, les femmes avaient tendance à prendre davantage en charge les tâches domestiques. Quand on leur demandait comment se déroulait leur journée de télétravail, à chaque fois qu’elles prenaient des pauses, elles déclaraient consacrer ces moments de relâche aux activités domestiques (préparer le repas, faire la vaisselle, la poussière, mettre une machine en route, étendre le linge…). Elles restaient donc majoritairement au sein du domicile.

Du côté des hommes, nous avons pu constater qu’ils sortaient davantage du domicile (pour faire du sport notamment) et prenaient en charge des tâches plus gratifiantes (faire les courses ou aller chercher les enfants à l’école). Si certains pouvaient aussi réaliser des tâches domestiques, c’était souvent parce que leurs compagnes leur avaient donné une liste de choses à faire. Ils assumaient donc la charge temporelle liée à la réalisation de ces tâches, mais pas nécessairement la charge mentale de leur organisation.

La crise sanitaire, le confinement et l’expérience prolongée du télétravail ont-ils ouvert de nouvelles perspectives d’organisation du travail ?

Aujourd’hui on s’interroge notamment sur la question des espaces de travail tels qu’ils se développaient avant la pandémie et qui ne sont plus appropriés en situation de crise sanitaire : je pense notamment aux flex-office (espaces ouverts, dans lequel des lieux de réunions plus ou moins fermés sont accessibles, et au sein duquel il n’y a pas de bureaux attitrés par salarié).

On réfléchit également aux fonctions des espaces de travail : le site de l’entreprise deviendra-t-il principalement un lieu d’échange avec ses collaborateur.trice.s et ses collègues ?  L’activité professionnelle individuelle pourra-t-elle se faire principalement ailleurs et pourquoi pas au domicile ?

La question des transports se pose également et est fortement liée à la pandémie : dans ce cas, ne vaut-il pas mieux privilégier des lieux de travail plus proches de son domicile comme les espaces de coworking ou les tiers lieux ?

Lorsqu’on pense le travail à long terme, il est enfin nécessaire de réfléchir aussi à l’activité en tant que telle : on sait que toutes les activités professionnelles ne sont pas adaptées au télétravail, ce qui crée des inégalités et des discriminations au sein des entreprises ou des administrations. Pourquoi ne pas repenser l’activité, la répartir différemment afin que chacun puisse avoir accès, même à petite dose, au télétravail ? On confierait à ceux qui à l’heure actuelle ne peuvent accéder au télétravail des taches réalisables à distance. Il est alors nécessaire de cesser de penser en terme de métier, mais plutôt de se concentrer sur les activités pour plus d’adaptabilité.

Interview menée par Marie Lauricella (chargée des projets de médiation scientifique à l’Université Lumière Lyon 2) et illustrée par Lou Herrmann.

Des sources chaudes du Yellowstone au test PCR

DDes sources chaudes du Yellowstone au test PCR

Trois lettres et plusieurs milliers de tests réalisés par jour en France : « PCR ». Méthode d’amplification de l’ADN largement utilisée par les biologistes, la Polymerase Chain Reaction est seulement connue depuis une trentaine d’années. Plus surprenant encore, c’est grâce à une bactérie récoltée dans le fond des « Hot Springs » de Yellowstone aux États-Unis que la réaction biologique permet de détecter des virus tels que le SARS-CoV-2.

Yvan Rahbé, chercheur en microbiologie au laboratoire MAP1 explique le principe de cette technique qui a révolutionné la biologie et permis de répondre rapidement à la crise pandémique.

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Lyon, épicentre de la recherche en infectiologie

LLyon, épicentre de la recherche en infectiologie

Comment expliquer l’excellence lyonnaise en infectiologie ? Quels sont les acteurs-clé du secteur ? Quel est le diagnostic actuel sur les maladies infectieuses ?

Intervenants :

  • Florence Ader, médecin Infectiologue, service des maladies Infectieuses de l’Hôpital de la Croix-Rousse, HCL, responsable de l’essai clinique Discovery
  • Bruno Lina, médecin virologue, HCL Croix-Rousse, membre du conseil scientifique Covid-19
  • Sylvain Baize, directeur du Centre National de Référence des fièvres hémorragiques et directeur de l’Unité de Biologie des Infections Virales Emergentes de l’Institut Pasteur.

Rencontre animée par : Samuel Belaud, rédacteur en chef Pop’Sciences Mag.

Diffusion simultanée sur la page facebook du musée.

En partenariat avec Pop’Sciences – Université de Lyon. Proposée dans le cadre de la Fête de la Science 2020

MUSEE DES CONFLUENCES

Les jeudis du musée : Le diagnostic de la COVID-19

LLes jeudis du musée : Le diagnostic de la COVID-19

L’actualité d’une maladie émergente d’origine animale : la COVID-19 entraîne une réflexion globale sur la responsabilité de l’homme notamment sur son impact sur les changements écologiques et climatiques.

Intervenant : Dr François Lacoste, bioMérieux.

Musée de Sciences Biologiques Dr Merieux

La perte d’odorat induite par le coronavirus

LLa perte d’odorat induite par le coronavirus

Le CNRS participe aux chroniques estivales de l’émission Dis, pourquoi ? sur RCF Lyon. Au micro d’Alice Forges, les scientifiques ont 5 minutes et pas une de plus pour répondre à une question du quotidien !

Pourquoi le coronavirus entraîne-t-il parfois une perte de l’odorat ? Les explications de Mustafa Bensafi, directeur de recherche CNRS au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon.

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Quelles molécules contre le SARS-CoV-2 ?

QQuelles molécules contre le SARS-CoV-2 ?

SARS-CoV-2 est un coronavirus, agent pathogène à l’origine de la Covid-19, pneumonie atypique émergente. La progression de cette maladie a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la déclarer urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier 2020, puis pandémie le 11 mars 2020.

L’émergence de SARS-CoV-2, jusque là inconnu de la communauté scientifique, a donné lieu en quelques semaines à une explosion sans précédent de production scientifique, et une course à la mise au point de tests de dépistage, de vaccins et de traitements.

Comment trouver un médicament efficace contre le virus SARS-CoV-2 en un temps record ? Une équipe de scientifiques du Centre international de recherche en infectiologie (CIRI) cherche parmi les molécules déjà existantes. Une course contre la montre qui se déroule in vitro, in vivo et même… in silico.

Un reportage de CNRS Le Journal.

Masques de protection et recyclage : compatibles ?

MMasques de protection et recyclage : compatibles ?

Aujourd’hui sur nos nez et demain dans la nature.

Été 2070, sur la plage. Échoué sur le sable : le masque de protection que nous avions jadis porté post-confinement pour aller faire les courses ou nous rendre au bureau. Tel un vieil ami oublié mais sur lequel nous nous étions reposés, il n’a pas changé. Peut-être légèrement noirci par l’air pollué, il affiche des fibres pourtant encore intactes.

Jean-François Gérard / ©Insa Lyon

D’une durée de vie très courte, le masque de protection jetable est une source de déchets considérable. ‘Mal jeté’ ou même parfois abandonné en pleine rue comme un mégot de cigarette, le masque qui nous protège aujourd’hui pourrait nous nuire demain. Est-il possible de le recycler ? Faut-il envisager la conception de masques biodégradables ?

Jean-François Gérard, chercheur au laboratoire Ingénierie des Matériaux Polymères (IMP) et professeur au département Sciences et Génie des Matériaux, fait le point.

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