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Radiothérapies. Toute une histoire !

RRadiothérapies. Toute une histoire !

Technique plus que centenaire, en constante progression, parfaitement intégrée dans les stratégies thérapeutiques multidisciplinaires, la radiothérapie reste l’un des éléments les plus efficaces de la lutte contre le cancer. Retour sur 130 ans d’histoire.

Sources bibliographiques

Pour aller plus loin, découvrez l’article du Pop’Sciences Mag :

Radiothérapie : 130 ans d’innovation

Revivez la Fête de la science 2020 depuis chez vous !

RRevivez la Fête de la science 2020 depuis chez vous !

Avec Pop’Sciences c’est la Fête de la science toute l’année !

 

Visites virtuelles, ateliers scientifiques, jeux, expositions en ligne… Pop’Sciences vous invite à revivre la 29e édition de la Fête de la science depuis chez vous, grâce à plus de 40 activités numériques pour toute la famille proposées par les acteurs de la recherche et de la culture scientifique du département du Rhône.

Plongez dans une enquête archéologique, partez à la découverte des mammifères du grand froid, percez les mystères de la chimie de la pâte à crêpe…

La 29e édition de la Fête de la science s’est tenue du 2 au 12 octobre 2020 sous une forme réinventée. Ludique, gratuite et ouverte à tous, elle a proposé près de 200 activités variées, en virtuel et en réel dans plus de 20 communes du département.

 

©Vincent Noclin

AActivités pour tous

EXPOSITION VIRTUELLE

CONFÉRENCES

ATELIERS FILMÉS

BALADES URBAINES ET VISITES VIRTUELLES

PODCAST AUDIO

DOSSIER THÉMATIQUE

 

AActivités jeune public et public scolaire

 

©Thierry Fournier/IRIS

 

RETOUR en images SUR LA FÊTE DE LA SCIENCE 2020

 

La grande éruption du Vésuve

LLa grande éruption du Vésuve

En janvier 2020, Hervé Bertrand a proposé une conférence brulante et passionnante sur la grande éruption du Vésuve, en 79, à travers les écrits de Pline le Jeune.

Volcan italien bordant la baie de Naples, cette éruption très destructrice ensevelit un certain nombre de localités de la Campanie antique, parmi lesquelles Pompéi et Herculanum.

Intervenant : Hervé Bertrand, Maître de conférence Université Claude Bernard Lyon 1, Laboratoire de Géologie de Lyon, Terre, Planète, Environnement – LGL-TPE

Voir ou revoir la conférence :

La grande éruption du Vésuve

Ateliers du Village des Sciences de l’ENS de Lyon

AAteliers du Village des Sciences de l’ENS de Lyon

Ateliers, expositions, quiz, dispositifs sonores ou visites virtuelles… cette année, l’ENS de Lyon proposait une édition tout numérique de La Fête de la science.

Revivez 14 animations grâce aux ressources et jeux numériques en libre accès ; l’occasion de découvrir la Science au sens large, depuis les sciences exactes et expérimentales jusqu’aux sciences humaines et sociales.

 

Au programme de ce Village des Sciences numérique :

  • Biologie

[Site internet] Parlons sciences | Collège – Lycée

[Exposition virtuelle] Le monde animal en images | École primaire – Collge – Lycée

[Quiz] Viral Poursuit : la course contre le cancer | Collège – Lycée

[Vidéo] Présentation de la plateforme de séquençage de l’IGFL | Lycée

[Vidéo] Les petites bêtes de l’IGFL | Collège – Lycée

  • Physique

[Exposition virtuelle] Minute papillon : l’expo | Collège – Lycée

[Article] Aperçus aléatoires sur l’universalité en physique | Lycée

  • Chimie

[Exposition virtuelle] Chimie : une alliée à la création pictural | Lycée

[Vidéo] Atelier crêpe | Collège – Lycée

  • Géographie

[Vidéo] La géographie est partout | Collège – Lycée

  • Histoire

[Quiz] Médecine et santé au XVIe siècle | Collège – Lycée

  • Archéologie

[Jeu] Enquêtes chez les archéologues de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée | Dès 10 ans | Archéologie

  • Littérature

[Exposition virtuelle] Le ménage des champs – Du savoir agricole antique aux livres d’agriculture de la Renaissance | Collège – Lycée

  • Développement durable

[Quiz] Découvrir les objectifs de développement durable | Collège – Lycée

 

Cette programmation en ligne s’inscrit dans le cadre de la Fête de la science 2020

 

Village virtuel des sciences de l’ENS

Retrouvez les autres activités de la Fête de la science 2020 à revivre depuis chez vous

 

 

Laïcité et religions dans la France d’aujourd’hui

LLaïcité et religions dans la France d’aujourd’hui

La question de la gestion du fait religieux fait l’objet de formations assurées par les membres de l’ISERL. Pour répondre à une demande souvent réitérée, une exposition a été réalisée : il s’agissait de faire un point pratique sur cette laïcité française si mal comprise par beaucoup et pourtant essentielle pour ce que nomme de plus en plus le « vivre ensemble ».

La tâche a donc été confiée à trois chercheurs en Histoire religieuse qui ont la particularité d’être aussi enseignants en lycée. C’est une lecture de cette exposition qui est proposée ici.

Panneaux réalisés par : Jean-Pierre Chantin, Caroline Chopelin-Blanc et Boris Klein, professeurs du secondaire et membres de l’Institut Supérieur d’Étude des Religions et de la Laïcité (ISERL), Lyon.
Avec le soutien du : LabEx COMOD

Pour en savoir plus et lire les panneaux de l’exposition :

Laïcité et religions dans la France d’aujourd’hui

[Regards sur…] Comment la santé publique est devenue un enjeu politique

[[Regards sur…] Comment la santé publique est devenue un enjeu politique

Stéphane Frioux, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Lumière Lyon 2 (LARHRA), retrace l’émergence de la santé publique en France en tant qu’enjeu politique, à partir de ses travaux sur l’hygiène urbaine au XIXe siècle.

La prise en compte progressive par les pouvoirs publics des questions sanitaires a été fortement accélérée par les épidémies qui ont jalonné le XIXe siècle et le début du XXe siècle.

Démocratie et bande dessinée | Collections & Patrimoine

DDémocratie et bande dessinée | Collections & Patrimoine

Dans le cadre de la conférence Le tirage au sort au service de la démocratie qui s’est tenue le 5 février 2020 au Musée des Moulages, Alecos Papadatos (écrivain et illustrateur de bandes dessinées) retrace l’émergence et les fondements de la démocratie athénienne grâce à la réforme de Clisthène, histoire que l’auteur a adaptée dans une bande dessinée intitulée « Démocratie (ou comment une idée peut changer le monde) » publiée en 2015.

Cette conférence s’est tenue à l’occasion de l’arrivée au MuMo de la reconstitution d’un klèrôtèrion, accessible au grand public aux horaires d’ouverture du Musée.

Jillian Akharraz, doctorant en histoire et archéologie grecque (Univ. Lumière Lyon 2 – Hisoma UMR 5189) et médiateur au MuMo, nous en dit plus sur les grandes réformes qui ont inspirées le travail d’Alecos Papadatos.

Solon (640-558 av. J.-C.) est une personnalité importante dans la mise en place de la démocratie athénienne. Vers -584, il abolit les dettes, abolit l’esclavage pour dette, et soumet tous les Athéniens à la loi, qui est désormais la même pour tous. Il crée quatre classes de citoyens selon leur revenu. Le corps civique est désormais organisé selon le nombre de mesures de blé, de vin et d’huile possédées par le citoyen.

Clisthène (vers 570-vers 492 av. J.-C.) propose une série de réformes, vers -508, qui reposent sur la réorganisation de l’espace civique : les anciennes structures politiques reposant sur la richesse et les groupes familiaux sont remplacées par un système de répartition territorial formant des tribus. Ces mesures sont destinées à prévenir un retour de la tyrannie.

Le nombre de tribus passe de 4 à 10. Les tribus sont des groupements civiques et politiques, et par son éclatement géographique elle permet de briser les réseaux de proximité. Ainsi des citoyens vivant à distance les uns des autres, sur la côte, dans la campagne, ou dans la ville d’Athènes, sont regroupées au sein d’une même tribu qui, à l’origine unissait les descendants d’un même ancêtre. Ce système décimal est la base de toute la démocratie.

Ce nouveau découpage permet d’associer plus de nouveaux citoyens à la vie politique en les insérant dans une circonscription nouvelle, ce qui a pour effet de briser les cadres géographiques traditionnels et par conséquent, le clientélisme local des anciennes familles dirigeantes. Ce brassage incite également les groupes n’ayant pas les mêmes activités et intérêts professionnels à mieux s’écouter, se soutenir et collaborer.

Réalisation du support audiovisuel : Jérémy Frenette (SLA– DACDS), Alexis Grattier (COM), et Stéphane Marquet (SLA– DACDS).
Contribution au projet : Sarah Betite (MuMo – DACDS), Michèle Busnel (COM), Pascal Cornet (DACDS), Irini Djeran-Maigre (Association Defkalion), Marie Lauricella (DACDS) et Hélène Wurmser (IRAA).

 

 

 

TRANSENVIR : la plateforme de l’Histoire Environnementale

TTRANSENVIR : la plateforme de l’Histoire Environnementale

APPEL À MANIFESTATION D’INTÉRÊT

Intéressé par les combats et sujets liés à l’écologie ? Passionné d’histoire ? Un peu des deux ? Alors cette proposition est pour vous !

La plateforme documentaire sur la transition environnementale TRANSENVIR.FR vous attend, pour que vous la consultiez ou que vous y participiez.

Le projet Transenvir vise à explorer l’histoire de la « transition environnementale » de nos sociétés contemporaines depuis les années 1950. Il a permis de mettre en place une plateforme documentaire collaborative avec des ressources : expositions virtuelles, cartes et iconographie, glossaire « ABCVert », notices biographiques, chronologie. Son but est aussi de mettre à disposition du grand public un échantillon des sources foisonnantes qui existent sur les thèmes des pollutions, des risques, du climat, des mobilisations, des politiques publiques, de l’évolution des modes de vies en lien avec les évolutions environnementales. Nous espérons que cela puisse alimenter les débats actuels et éclairer l’histoire du rapport à l’environnement dans nos sociétés.

Nous sommes donc intéressés par votre collaboration en tant qu’association / historien / militant / étudiant / passionné d’histoire / réseau d’enseignants à la fois pour vous inviter à :

  • utiliser notre plateforme et nous faire vos retours (celle-ci est encore en démarrage) ;
  • nous rencontrer pour que nous venions présenter le projet et la plateforme ;
  • nous proposer des sujets ou contenus qui pourraient alimenter la plateforme ;
  • nous suggérer des collaborations autour de l’histoire environnementale ;
  • nous proposer vos archives ou celles de votre association pour une mise en valeur historique.
  • Et puis n’hésitez pas à diffuser cet appel dans vos réseaux, à toute personne, association, labo, susceptible d’être intéressé !

Cette plateforme est animée par un collectif de chercheurs et chercheuses membres du LARHRA (http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/) et du RUCHE (https://leruche.hypotheses.org/).

Sa création a été soutenue par l’Agence Nationale de Recherche, et par un financement de l’IDEX Lyon.

Visitez la plateforme https://transenvir.fr/ et contactez-nous : helene.chauveau@universite-lyon.fr ; stephane.frioux@univ-lyon2.fr

Gloire et déboires de Niobé et sa fille | Collections & Patrimoine

GGloire et déboires de Niobé et sa fille | Collections & Patrimoine

#histoiredunmoulage

Connaissez-vous Niobé ? Le MuMo conserve une œuvre représentant cet infortuné personnage de la mythologie grecque ©Claude Mouchot/Université Lumière Lyon 2.

Niobé et sa fille est une œuvre réalisée d’après Scopas* au IVe siècle av. J.-C. dans un marbre du Penthélique*. Elle a été découverte parmi un groupe plus large représentant le massacre des Niobides (enfants de Niobé) en 1583, à Rome. Niobé et sa fille sont aujourd’hui conservées à Florence, au Musée des Offices. Un moulage grandeur nature de cette œuvre est conservé au Musée des Moulages de l’Université Lyon 2. Il aurait été réalisé vers 1893 par les ateliers de moulage de l’Ecole nationale « es spéciale » des Beaux-arts et se trouve aujourd’hui dans la section monstres et mythologie du musée (inv. L586).

Niobé est ici représentée tentant de protéger sa fille. Son corps est massif, imposant et dessine un mouvement circulaire autour du frêle corps de la fillette qu’elle tente de mettre à l’abri dans son giron. Le visage de Niobé, à demi-masqué par sa main droite qui ramène un pan drapé afin de dissimuler sa fille, est empreint de terreur, ses contours sont durs, figés par la peur.

Pour comprendre ce qui suscite une telle inquiétude chez Niobé, il faut revenir sur le célèbre mythe dont elle est la protagoniste. Niobé est la reine de Thèbes et la petite-fille du géant Atlas. Elle a eu avec Amphion, son époux, pas moins de quatorze enfants : sept filles et sept garçons. Or un jour, elle a la mauvaise idée de se vanter de son abondante progéniture auprès de Léto, la mère d’Apollon et Artémis, qui le prend comme un affront car elle-même n’a enfanté que ces jumeaux. Apollon et Artémis décident de venger leur mère et tuent un à un tous les enfants de Niobé à l’aide de leurs flèches. Niobé est ici en train de tenter de protéger sa fille de ce massacre, partagée entre terreur et désespoir.

Le groupe de sculptures fut racheté par la famille Médicis peu après sa découverte, puis restauré et exposé dans les jardins de la Villa Médicis à Rome (actuelle Académie de France à Rome). Ils y restent jusqu’en 1770, date à laquelle ils sont transférés à Florence. Ce groupe, très célèbre aux XVIIIe et XIXe siècles a fait l’objet de nombreuses reproductions : la reine Catherine II de Russie en fait faire des copies en bronze, Bartolini travailla à en faire des copies en marbre pour Napoléon. Des réductions en ivoire, albâtre, bronze, plâtre ont été produites. De nombreux moulages ont été réalisés à partir de ce groupe, qui vient même orner la cour consacrée à l’art grec dans le Crystal Palace à l’Exposition Universelle de Londres en 1851.

Groupe des Niobides

©Negretti et Zambra

Depuis les années 1960-1970, ce sont des moulages du groupe des Niobides réalisés par Michel Bourbon sur commande de Balthus* qui ornent les jardins de la Villa Médicis, permettant aux visiteurs d’apprécier ces statues dans le lieu qui les accueillait jusqu’à leur déplacement à Florence. Et c’est un des grands avantages des moulages : pouvoir perpétuer la présence d’œuvres dans des lieux, même si les originaux ne s’y trouvent plus.

Moulages des Niobides

©Founzy-CreativeCommons

Le moulage du Musée des Moulages a été réalisé par les ateliers de moulage de l’Ecole nationale des Beaux-arts de Paris. On mentionne effectivement « Niobé, mère & sa fille, groupe » dans une reconnaissance de dettes datée de 1893, conservée au Pôle Archives de l’Université Lumière Lyon 2. Ce document est intéressant car il montre que pour réaliser ses achats de moulages, le musée agit avec le concours de la Société des Amis de l’Université Lyonnaise, qui facilite grandement la politique d’acquisitions du musée. ©Université Lumière Lyon 2

On peut admirer Niobé et sa fille sans se déplacer à Florence ou à Rome, en se rendant dans la section monstres et mythologie du Musée des Moulages de l’Université Lyon 2… Dès que cela sera de nouveau autorisé !

Glossaire

*Scopas (de Paros) : sculpteur grec originaire de Paros (Cyclades), il semble avoir vécu entre 420 av. J.-C. et 330 av. J.-C.. C’est un des artistes grecs de l’époque classique (480 av. J.-C. – 323 av. J.-C.) qui porte l’expressivité des visages et des corps à leur paroxysme.

*Penthélique : région montagneuse de l’Attique (Grèce), située au nord-est d’Athènes. Le marbre qui en est issu est très prisé dans l’antiquité. C’est ce matériau qui a servi, par exemple, à édifier le Parthénon.

*Balthus : nom d’artiste de Balthazar Klossowski (1908-2001), peintre français d’origine polonaise. Influencé par les artistes de la Renaissance italienne, son travail se concentre sur des œuvres figuratives parfois étranges et à portée ésotérique. André Malraux le nomme à la tête de la Villa Médicis en 1961, et il en reste le directeur jusqu’en 1977.

Lina Roy – Musée des moulages, Université Lumière Lyon 2

Musée des moulages

Un captif itinérant : les péripéties de l’esclave mourant | Collections & Patrimoine

UUn captif itinérant : les péripéties de l’esclave mourant | Collections & Patrimoine

#histoiredunmoulage

L’Esclave mourant ou Captif mourant est une œuvre réalisée en 1513 par Michel-Ange* (1475-1564) dans un marbre de Carrare*. Il est aujourd’hui conservé à Paris, au musée du Louvre (inv. MR 1590).

Le MuMo conserve un moulage de cet Esclave mourant, de même taille que l’original (plus de 2 mètres), réalisé à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, par les ateliers de moulage des musées nationaux, à Paris. Il se trouve à l’entrée de la halle d’exposition, dans la section consacrée au corps masculin (inv.M488).

L'esclave mourant

©Claude Mouchot- Université Lumière Lyon 2

Le Captif est représenté debout, nu, le bras gauche porté à la tête créant un hanchement qui anime l’ensemble de sa silhouette et installe une certaine tension. Un tissu barre son torse. A ses pieds se trouve une masse rocheuse dans laquelle Michel Ange a esquissé la silhouette d’un singe. L’effet « non finito », non-achevé, illustre le corps qui s’échappe de la pierre et vient évoquer l’âme captive du corps. La figure du singe évoque pour certains l’art qui imite la nature, qui tente de la singer ; pour d’autres il représente les arts, réduits en esclavage après la mort du Pape Jules II.

L’Esclave mourant fait partie d’un projet réalisé par Michel-Ange pour le tombeau du Pape Jules II*, initié en 1505 (soit deux ans après l’accession de celui-ci au pontificat). Le tombeau tel que projeté devait être un monument dont le registre inférieur devait être scandé de niches dans lesquelles l’Esclave mourant et son pendant, l’Esclave rebelle, auraient dû prendre place. Malheureusement, le projet avance lentement, et fait l’objet de nombreuses discordes entre le Pape et l’artiste. Le chantier prend encore plus de retard lorsque Jules II demande à Michel-Ange de décorer la voûte de la Chapelle Sixtine ; si bien qu’à la mort de Jules II en 1513, le mausolée est loin d’être terminé. Les descendants du Pape revoient ses ambitions à la baisse et finissent par exclure les figures de captifs (pourtant déjà réalisées) du monument.

Michel-Ange décide d’offrir les Captifs à Roberto Strozzi, un de ses proches en exile à Lyon, qui les offre lui-même au Roi de France qui en fait don vers 1550 à Anne de Montmorency, connétable de France. Ce dernier les expose dans le portique de son château d’Ecouen (actuel musée national de la Renaissance) @chateau_ecouen, créé en partie pour les accueillir, par l’architecte Jean Bullant. Après avoir été en possession du cardinal Richelieu, ils ont intégré les collections du Palais du Louvre en 1794 et y sont toujours exposés.

Les niches destinées à abriter les Esclaves au château d’Ecouen accueillent des moulages de ces œuvres depuis 1977.

Si la date de la réalisation de la copie de l’Esclave mourant conservée au MuMo est incertaine, nous pouvons affirmer qu’il a été réalisé par les ateliers de moulages des musées nationaux, à Paris, puisqu’il en porte l’estampille.

©Claude Mouchot – Université Lumière Lyon 2

Il est possible qu’il soit arrivé au Musée des Moulages lors de la vague de dons et dépôts qui a suivi l’arrivée de la collection moderne dans les années 1920, néanmoins nous ne connaissons à ce jour aucun document d’archive le mentionnant.

Ce moulage se distingue par la finition qui lui a été appliquée, lui donnant un aspect minéral artificiel, à savoir une patine évoquant le marbre. Il existe un certain nombre de patines pouvant être appliquées sur les moulages (une des plus courantes étant la patine bronze pour évoquer les œuvres réalisées dans ce matériau), que l’on pourra très prochainement admirer à nouveau sur les autres œuvres exposées au Musée des Moulages de l’Université Lumière Lyon 2.

Glossaire

*Michel-Ange : De son nom complet Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni (1475-1564) est l’un des artistes les plus célèbres du XVIe siècle en Italie : sculpteur, dessinateur, architecte, peintre, il a laissé des œuvres de premier plan dans tous ces domaines (citons la peinture de la voûte de la Chapelle Sixtine, la conception du dôme de Saint-Pierre de Rome ou encore le Moïse, sculpture intégrée au tombeau du Pape Jules II).

*Carrare : est une ville italienne située entre Gênes et Florence, réputée pour ses carrières de marbre exploitées depuis l’Antiquité. Il est particulièrement apprécié des artistes pour sa blancheur et le nombre de veines relativement réduit qui le traversent.

*Jules II : Aussi connu sous le nom de Giuliano della Rovere (1443-1513). C’est un des grands Papes mécènes de la renaissance italienne : il fait bâtir Saint-Pierre de Rome, commande à Raphaël les Chambres (Stanze) du Vatican, finance la réfection de la Chapelle Sixtine. Cette dynamique menant le pouvoir pontifical à s’appuyer sur des artistes italiens de premier plan est reprise par son successeur, Léon X.

Lina Roy – Musée des moulages, Université Lumière Lyon 2

Musée des Moulages