[Regards sur…] Comment la santé publique est devenue un enjeu politique

[[Regards sur…] Comment la santé publique est devenue un enjeu politique

Stéphane Frioux, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Lumière Lyon 2 (LARHRA), retrace l’émergence de la santé publique en France en tant qu’enjeu politique, à partir de ses travaux sur l’hygiène urbaine au XIXe siècle.

La prise en compte progressive par les pouvoirs publics des questions sanitaires a été fortement accélérée par les épidémies qui ont jalonné le XIXe siècle et le début du XXe siècle.

Démocratie et bande dessinée | Collections & Patrimoine

DDémocratie et bande dessinée | Collections & Patrimoine

Dans le cadre de la conférence Le tirage au sort au service de la démocratie qui s’est tenue le 5 février 2020 au Musée des Moulages, Alecos Papadatos (écrivain et illustrateur de bandes dessinées) retrace l’émergence et les fondements de la démocratie athénienne grâce à la réforme de Clisthène, histoire que l’auteur a adaptée dans une bande dessinée intitulée « Démocratie (ou comment une idée peut changer le monde) » publiée en 2015.

Cette conférence s’est tenue à l’occasion de l’arrivée au MuMo de la reconstitution d’un klèrôtèrion, accessible au grand public aux horaires d’ouverture du Musée.

Jillian Akharraz, doctorant en histoire et archéologie grecque (Univ. Lumière Lyon 2 – Hisoma UMR 5189) et médiateur au MuMo, nous en dit plus sur les grandes réformes qui ont inspirées le travail d’Alecos Papadatos.

Solon (640-558 av. J.-C.) est une personnalité importante dans la mise en place de la démocratie athénienne. Vers -584, il abolit les dettes, abolit l’esclavage pour dette, et soumet tous les Athéniens à la loi, qui est désormais la même pour tous. Il crée quatre classes de citoyens selon leur revenu. Le corps civique est désormais organisé selon le nombre de mesures de blé, de vin et d’huile possédées par le citoyen.

Clisthène (vers 570-vers 492 av. J.-C.) propose une série de réformes, vers -508, qui reposent sur la réorganisation de l’espace civique : les anciennes structures politiques reposant sur la richesse et les groupes familiaux sont remplacées par un système de répartition territorial formant des tribus. Ces mesures sont destinées à prévenir un retour de la tyrannie.

Le nombre de tribus passe de 4 à 10. Les tribus sont des groupements civiques et politiques, et par son éclatement géographique elle permet de briser les réseaux de proximité. Ainsi des citoyens vivant à distance les uns des autres, sur la côte, dans la campagne, ou dans la ville d’Athènes, sont regroupées au sein d’une même tribu qui, à l’origine unissait les descendants d’un même ancêtre. Ce système décimal est la base de toute la démocratie.

Ce nouveau découpage permet d’associer plus de nouveaux citoyens à la vie politique en les insérant dans une circonscription nouvelle, ce qui a pour effet de briser les cadres géographiques traditionnels et par conséquent, le clientélisme local des anciennes familles dirigeantes. Ce brassage incite également les groupes n’ayant pas les mêmes activités et intérêts professionnels à mieux s’écouter, se soutenir et collaborer.

Réalisation du support audiovisuel : Jérémy Frenette (SLA– DACDS), Alexis Grattier (COM), et Stéphane Marquet (SLA– DACDS).
Contribution au projet : Sarah Betite (MuMo – DACDS), Michèle Busnel (COM), Pascal Cornet (DACDS), Irini Djeran-Maigre (Association Defkalion), Marie Lauricella (DACDS) et Hélène Wurmser (IRAA).

 

 

 

TRANSENVIR : la plateforme de l’Histoire Environnementale

TTRANSENVIR : la plateforme de l’Histoire Environnementale

APPEL À MANIFESTATION D’INTÉRÊT

Intéressé par les combats et sujets liés à l’écologie ? Passionné d’histoire ? Un peu des deux ? Alors cette proposition est pour vous !

La plateforme documentaire sur la transition environnementale TRANSENVIR.FR vous attend, pour que vous la consultiez ou que vous y participiez.

Le projet Transenvir vise à explorer l’histoire de la « transition environnementale » de nos sociétés contemporaines depuis les années 1950. Il a permis de mettre en place une plateforme documentaire collaborative avec des ressources : expositions virtuelles, cartes et iconographie, glossaire « ABCVert », notices biographiques, chronologie. Son but est aussi de mettre à disposition du grand public un échantillon des sources foisonnantes qui existent sur les thèmes des pollutions, des risques, du climat, des mobilisations, des politiques publiques, de l’évolution des modes de vies en lien avec les évolutions environnementales. Nous espérons que cela puisse alimenter les débats actuels et éclairer l’histoire du rapport à l’environnement dans nos sociétés.

Nous sommes donc intéressés par votre collaboration en tant qu’association / historien / militant / étudiant / passionné d’histoire / réseau d’enseignants à la fois pour vous inviter à :

  • utiliser notre plateforme et nous faire vos retours (celle-ci est encore en démarrage) ;
  • nous rencontrer pour que nous venions présenter le projet et la plateforme ;
  • nous proposer des sujets ou contenus qui pourraient alimenter la plateforme ;
  • nous suggérer des collaborations autour de l’histoire environnementale ;
  • nous proposer vos archives ou celles de votre association pour une mise en valeur historique.
  • Et puis n’hésitez pas à diffuser cet appel dans vos réseaux, à toute personne, association, labo, susceptible d’être intéressé !

Cette plateforme est animée par un collectif de chercheurs et chercheuses membres du LARHRA (http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/) et du RUCHE (https://leruche.hypotheses.org/).

Sa création a été soutenue par l’Agence Nationale de Recherche, et par un financement de l’IDEX Lyon.

Visitez la plateforme https://transenvir.fr/ et contactez-nous : helene.chauveau@universite-lyon.fr ; stephane.frioux@univ-lyon2.fr

Gloire et déboires de Niobé et sa fille | Collections & Patrimoine

GGloire et déboires de Niobé et sa fille | Collections & Patrimoine

#histoiredunmoulage

Connaissez-vous Niobé ? Le MuMo conserve une œuvre représentant cet infortuné personnage de la mythologie grecque ©Claude Mouchot/Université Lumière Lyon 2.

Niobé et sa fille est une œuvre réalisée d’après Scopas* au IVe siècle av. J.-C. dans un marbre du Penthélique*. Elle a été découverte parmi un groupe plus large représentant le massacre des Niobides (enfants de Niobé) en 1583, à Rome. Niobé et sa fille sont aujourd’hui conservées à Florence, au Musée des Offices. Un moulage grandeur nature de cette œuvre est conservé au Musée des Moulages de l’Université Lyon 2. Il aurait été réalisé vers 1893 par les ateliers de moulage de l’Ecole nationale « es spéciale » des Beaux-arts et se trouve aujourd’hui dans la section monstres et mythologie du musée (inv. L586).

Niobé est ici représentée tentant de protéger sa fille. Son corps est massif, imposant et dessine un mouvement circulaire autour du frêle corps de la fillette qu’elle tente de mettre à l’abri dans son giron. Le visage de Niobé, à demi-masqué par sa main droite qui ramène un pan drapé afin de dissimuler sa fille, est empreint de terreur, ses contours sont durs, figés par la peur.

Pour comprendre ce qui suscite une telle inquiétude chez Niobé, il faut revenir sur le célèbre mythe dont elle est la protagoniste. Niobé est la reine de Thèbes et la petite-fille du géant Atlas. Elle a eu avec Amphion, son époux, pas moins de quatorze enfants : sept filles et sept garçons. Or un jour, elle a la mauvaise idée de se vanter de son abondante progéniture auprès de Léto, la mère d’Apollon et Artémis, qui le prend comme un affront car elle-même n’a enfanté que ces jumeaux. Apollon et Artémis décident de venger leur mère et tuent un à un tous les enfants de Niobé à l’aide de leurs flèches. Niobé est ici en train de tenter de protéger sa fille de ce massacre, partagée entre terreur et désespoir.

Le groupe de sculptures fut racheté par la famille Médicis peu après sa découverte, puis restauré et exposé dans les jardins de la Villa Médicis à Rome (actuelle Académie de France à Rome). Ils y restent jusqu’en 1770, date à laquelle ils sont transférés à Florence. Ce groupe, très célèbre aux XVIIIe et XIXe siècles a fait l’objet de nombreuses reproductions : la reine Catherine II de Russie en fait faire des copies en bronze, Bartolini travailla à en faire des copies en marbre pour Napoléon. Des réductions en ivoire, albâtre, bronze, plâtre ont été produites. De nombreux moulages ont été réalisés à partir de ce groupe, qui vient même orner la cour consacrée à l’art grec dans le Crystal Palace à l’Exposition Universelle de Londres en 1851.

Groupe des Niobides

©Negretti et Zambra

Depuis les années 1960-1970, ce sont des moulages du groupe des Niobides réalisés par Michel Bourbon sur commande de Balthus* qui ornent les jardins de la Villa Médicis, permettant aux visiteurs d’apprécier ces statues dans le lieu qui les accueillait jusqu’à leur déplacement à Florence. Et c’est un des grands avantages des moulages : pouvoir perpétuer la présence d’œuvres dans des lieux, même si les originaux ne s’y trouvent plus.

Moulages des Niobides

©Founzy-CreativeCommons

Le moulage du Musée des Moulages a été réalisé par les ateliers de moulage de l’Ecole nationale des Beaux-arts de Paris. On mentionne effectivement « Niobé, mère & sa fille, groupe » dans une reconnaissance de dettes datée de 1893, conservée au Pôle Archives de l’Université Lumière Lyon 2. Ce document est intéressant car il montre que pour réaliser ses achats de moulages, le musée agit avec le concours de la Société des Amis de l’Université Lyonnaise, qui facilite grandement la politique d’acquisitions du musée. ©Université Lumière Lyon 2

On peut admirer Niobé et sa fille sans se déplacer à Florence ou à Rome, en se rendant dans la section monstres et mythologie du Musée des Moulages de l’Université Lyon 2… Dès que cela sera de nouveau autorisé !

Glossaire

*Scopas (de Paros) : sculpteur grec originaire de Paros (Cyclades), il semble avoir vécu entre 420 av. J.-C. et 330 av. J.-C.. C’est un des artistes grecs de l’époque classique (480 av. J.-C. – 323 av. J.-C.) qui porte l’expressivité des visages et des corps à leur paroxysme.

*Penthélique : région montagneuse de l’Attique (Grèce), située au nord-est d’Athènes. Le marbre qui en est issu est très prisé dans l’antiquité. C’est ce matériau qui a servi, par exemple, à édifier le Parthénon.

*Balthus : nom d’artiste de Balthazar Klossowski (1908-2001), peintre français d’origine polonaise. Influencé par les artistes de la Renaissance italienne, son travail se concentre sur des œuvres figuratives parfois étranges et à portée ésotérique. André Malraux le nomme à la tête de la Villa Médicis en 1961, et il en reste le directeur jusqu’en 1977.

Lina Roy – Musée des moulages, Université Lumière Lyon 2

Musée des moulages

Un captif itinérant : les péripéties de l’esclave mourant | Collections & Patrimoine

UUn captif itinérant : les péripéties de l’esclave mourant | Collections & Patrimoine

#histoiredunmoulage

L’Esclave mourant ou Captif mourant est une œuvre réalisée en 1513 par Michel-Ange* (1475-1564) dans un marbre de Carrare*. Il est aujourd’hui conservé à Paris, au musée du Louvre (inv. MR 1590).

Le MuMo conserve un moulage de cet Esclave mourant, de même taille que l’original (plus de 2 mètres), réalisé à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, par les ateliers de moulage des musées nationaux, à Paris. Il se trouve à l’entrée de la halle d’exposition, dans la section consacrée au corps masculin (inv.M488).

L'esclave mourant

©Claude Mouchot- Université Lumière Lyon 2

Le Captif est représenté debout, nu, le bras gauche porté à la tête créant un hanchement qui anime l’ensemble de sa silhouette et installe une certaine tension. Un tissu barre son torse. A ses pieds se trouve une masse rocheuse dans laquelle Michel Ange a esquissé la silhouette d’un singe. L’effet « non finito », non-achevé, illustre le corps qui s’échappe de la pierre et vient évoquer l’âme captive du corps. La figure du singe évoque pour certains l’art qui imite la nature, qui tente de la singer ; pour d’autres il représente les arts, réduits en esclavage après la mort du Pape Jules II.

L’Esclave mourant fait partie d’un projet réalisé par Michel-Ange pour le tombeau du Pape Jules II*, initié en 1505 (soit deux ans après l’accession de celui-ci au pontificat). Le tombeau tel que projeté devait être un monument dont le registre inférieur devait être scandé de niches dans lesquelles l’Esclave mourant et son pendant, l’Esclave rebelle, auraient dû prendre place. Malheureusement, le projet avance lentement, et fait l’objet de nombreuses discordes entre le Pape et l’artiste. Le chantier prend encore plus de retard lorsque Jules II demande à Michel-Ange de décorer la voûte de la Chapelle Sixtine ; si bien qu’à la mort de Jules II en 1513, le mausolée est loin d’être terminé. Les descendants du Pape revoient ses ambitions à la baisse et finissent par exclure les figures de captifs (pourtant déjà réalisées) du monument.

Michel-Ange décide d’offrir les Captifs à Roberto Strozzi, un de ses proches en exile à Lyon, qui les offre lui-même au Roi de France qui en fait don vers 1550 à Anne de Montmorency, connétable de France. Ce dernier les expose dans le portique de son château d’Ecouen (actuel musée national de la Renaissance) @chateau_ecouen, créé en partie pour les accueillir, par l’architecte Jean Bullant. Après avoir été en possession du cardinal Richelieu, ils ont intégré les collections du Palais du Louvre en 1794 et y sont toujours exposés.

Les niches destinées à abriter les Esclaves au château d’Ecouen accueillent des moulages de ces œuvres depuis 1977.

Si la date de la réalisation de la copie de l’Esclave mourant conservée au MuMo est incertaine, nous pouvons affirmer qu’il a été réalisé par les ateliers de moulages des musées nationaux, à Paris, puisqu’il en porte l’estampille.

©Claude Mouchot – Université Lumière Lyon 2

Il est possible qu’il soit arrivé au Musée des Moulages lors de la vague de dons et dépôts qui a suivi l’arrivée de la collection moderne dans les années 1920, néanmoins nous ne connaissons à ce jour aucun document d’archive le mentionnant.

Ce moulage se distingue par la finition qui lui a été appliquée, lui donnant un aspect minéral artificiel, à savoir une patine évoquant le marbre. Il existe un certain nombre de patines pouvant être appliquées sur les moulages (une des plus courantes étant la patine bronze pour évoquer les œuvres réalisées dans ce matériau), que l’on pourra très prochainement admirer à nouveau sur les autres œuvres exposées au Musée des Moulages de l’Université Lumière Lyon 2.

Glossaire

*Michel-Ange : De son nom complet Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni (1475-1564) est l’un des artistes les plus célèbres du XVIe siècle en Italie : sculpteur, dessinateur, architecte, peintre, il a laissé des œuvres de premier plan dans tous ces domaines (citons la peinture de la voûte de la Chapelle Sixtine, la conception du dôme de Saint-Pierre de Rome ou encore le Moïse, sculpture intégrée au tombeau du Pape Jules II).

*Carrare : est une ville italienne située entre Gênes et Florence, réputée pour ses carrières de marbre exploitées depuis l’Antiquité. Il est particulièrement apprécié des artistes pour sa blancheur et le nombre de veines relativement réduit qui le traversent.

*Jules II : Aussi connu sous le nom de Giuliano della Rovere (1443-1513). C’est un des grands Papes mécènes de la renaissance italienne : il fait bâtir Saint-Pierre de Rome, commande à Raphaël les Chambres (Stanze) du Vatican, finance la réfection de la Chapelle Sixtine. Cette dynamique menant le pouvoir pontifical à s’appuyer sur des artistes italiens de premier plan est reprise par son successeur, Léon X.

Lina Roy – Musée des moulages, Université Lumière Lyon 2

Musée des Moulages

Recherche participative et sociétés savantes

RRecherche participative et sociétés savantes

Retour sur la journée d’étude « La recherche participative : quelle place pour les sociétés savantes ? » organisée le 7 février par le Comité des travaux historiques et scientifiques de l’École Nationale des Chartes. L’occasion de réfléchir au rôle de ses acteurs de la recherche et à leurs évolutions.

Les sociétés savantes sont des acteurs importants de la recherche, en particulier en histoire et dans une moindre mesure en géographie. Problème : leur image (et leur public) vieilli et semble avoir des difficultés à se renouveler. Pourtant, leur origine même reflète des enjeux très contemporains comme la place des amateurs dans la collecte, l’analyse et la capitalisation de données précieuses pour les chercheurs et la société dans son ensemble. Sur cette journée, un riche programme a donc permis de se questionner sur les liens entre recherche participative et sociétés savantes. Les sciences participatives, qui sont de plus en plus d’actualité dans les programmes et institutions de recherche sont en fait l’ADN des sociétés savantes, peuplées traditionnellement de notables locaux et aujourd’hui de nombreux passionnés de divers horizons qui souhaitent mettre leur temps et leurs savoirs au service de l’intérêt général.

Plusieurs projets innovants et passionnants ont ainsi été présentés, qui peuvent inspirer peut être des sociétés savantes, associations ou acteurs scientifiques de notre région ! Nous retenons en particulier :

  • L’Atelier des jours à venir, Le programme des Nouveaux Commanditaires Sciences et le questionnement sur le patrimoine | Une démarche de co-construction du savoir avec des citoyens, accompagné par la Fondation de France
  • Marc Renneville, Sophie Victorien (Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice), Un service ouvert dédié au patrimoine judiciaire | Une plateforme documentaire sur le patrimoine des prisons et lieux de justice, alimenté en partie par des « amateurs »
  • Jean-Marie Holderbach (Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace), L’inventaire participatif du petit patrimoine rural | Un projet qui démontre l’intérêt de faire participer la population à un travail d’inventaire d’un patrimoine oublié et dispersé
  • Romain Dugast (Archives départementales des Yvelines), Animer une communauté, les projets collaboratifs des Archives départementales des Yvelines Adoptez un poilu | Comment « Adopter un poilu » a permis d’aider des archives départementales à explorer et sensibiliser à ses ressources foisonnantes

Des limites et problèmes ont été discutés : besoin de médiation et d’accompagnement, réticences face au numérique, nécessité de formation et d’ouverture des différents acteurs impliqués. Autant de projets qui questionnent notre rapport à la production des savoirs et encouragent à participer, qu’on soit chercheur ou curieux, passionné ou néophyte, dans l’intérêt de l’agrégation et de la diffusion des connaissances !

L’intégralité des échanges est disponible sur le canal Youtube du CTHS :

La recherche participative c’est aussi ce que propose la Boutique des Sciences aux associations du territoire de l’Ain, du Rhône et de la Loire. Cette démarche vous intéresse ? Renseignez-vous sur notre appel à projets 2020 !

Transenvir : une plateforme pour explorer l’histoire environnementale du Grand Lyon

TTransenvir : une plateforme pour explorer l’histoire environnementale du Grand Lyon

Le projet TRANSENVIR vise à explorer l’histoire de la « transition environnementale » de nos sociétés contemporaines depuis les années 1950. C’est aussi aujourd’hui une plateforme documentaire collaborative avec des ressources sur ces thématiques.

TRANSENVIR est porté par une équipe d’historien.ne.s du LARHRA qui a l’ambition de proposer des documents et ressources pour comprendre la place occupée par les villes françaises dans la montée, l’institutionnalisation et la reconfiguration des politiques environnementales des années 1950 jusqu’à nos jours. Il s’agit de retracer la transformation physique du milieu et comment les modes de vie et les aspirations ont peu à peu intégré des préoccupations écologiques.

Il s’agit d’évaluer dans quelle mesure les différents risques, pollutions, nuisances liées à l’environnement urbain ont pu susciter diverses formes de mobilisation. Ce sont celles d’acteurs issus de la société civile, comme nombre de militants que l’on qualifie plus tard d’« écologistes », les riverains d’usines polluantes, ou des premières autoroutes rapidement embouteillées, mais aussi les mobilisations d’ouvriers confrontés aux risques et pollutions dans leur travail quotidien. Il s’agit aussi de prendre en compte l’action des responsables politiques locaux ou nationaux et des structures administratives qui les accompagnent, en définissant, produisant et appliquant des normes spécifiques destinées à encadrer des problématiques nouvelles qui ne cessent de prendre plus clairement forme au cours de ce second XXe siècle. Cerner le rôle des acteurs scientifiques non liés à l’administration gestionnaire, comme les chercheurs universitaires, et le rôle des industriels impliqués dans des activités potentiellement polluantes, ou dans le secteur de l’amélioration de l’environnement, est également une des pistes de travail qui sont explorées.

Transenvir.fr est aujourd’hui une plateforme documentaire collaborative où est proposée une sélection de documents issus de terrains de recherche, des archives publiques ou privées qui ont trait à l’histoire environnementale. Ce site accueille des contributions d’étudiant.e.s et de passionné.e.s volontaires : cela peut prendre la forme d’une petite notice ABCVert, d’une biographie, d’une exposition thématique. Il est donc possible de rejoindre l’équipe en proposant du contenu (onglet contact du site) !

Rendez-vous sur la plateforme Transenvir : https://transenvir.fr/

Pour en savoir plus sur cette plateforme, ce projet et rencontrer des chercheur.euses membres de l’équipe, rendez-vous le 11 mars au Colloque IMU pour l’atelier « Documenter et construire l’histoire de la transition environnementale : le cas de l’agglomération lyonnaise » et le 1er avril aux Nocturnes de l’Histoire à la BU Diderot de Lyon entre 14h et 19h.

Antoine de Saint-Exupéry, un combattant singulier pour la liberté

AAntoine de Saint-Exupéry, un combattant singulier pour la liberté

Arrivé à New-York en 1940, Antoine de Saint-Exupéry souhaite profiter de sa notoriété acquise grâce au succès de Terre des hommes (traduit en anglais, Wind, Sand and Stars est « National Book Award » en 1939) pour persuader les États-Unis de renoncer à leur neutralité et d’entrer en guerre contre le nazisme. C’est aux États-Unis qu’il écrira : Pilote de guerre, la Lettre à un otage et bien sûr l’universel Le Petit Prince

C’est à partir de son épopée New-Yorkaise qu’une exposition a été réalisée et a rendu compte de l’engagement singulier d’Antoine de Saint-Exupéry pour la liberté durant la Seconde Guerre mondiale. L’exposition, qui s’est tenue de novembre 2014 à janvier 2015 à l’Université Jean Moulin Lyon 3, a permis de faire découvrir des images d’archives pour illustrer son combat et des photos actuelles des lieux où il avait coutume de se rendre : les cafés et restaurants où il écrivait jusque tard dans la nuit, chez les amis à qui il aimait lire le fruit de son travail, dans le « bocal », atelier d’un ami peintre où il côtoya le tout New York, mais aussi dans l’appartement de Greta Garbo où fut achevé Le Petit Prince, ou encore dans les studios de la NBC d’où il lança un appel pour l’union des Français, les invitant à rejoindre les forces américaines dans la guerre de libération de l’Europe.

Deux pièces fortes marquaient l’introduction de l’exposition : sa gourmette repêchée par miracle en Méditerranée en 1998 et l’édition clandestine de Pilote de guerre, publiée à Lyon en décembre 1943 par une coopérative ouvrière !

Lire la suite :

Antoine de Saint-Exupéry

©Université Jean Moulin Lyon 3

Les ports perdus des Étrusques

LLes ports perdus des Étrusques

Antérieure aux Romains, la civilisation étrusque garde encore de nombreux secrets. Pour percer les mystères de cette thalassocratie, une équipe pluridisciplinaire composée d’archéologues, d’historien.nes, d’épigraphistes, de géographes et de géophysicien.nes a conduit des fouilles et des recherches autour des ports étrusques de Pyrgi (dans la région du Latium, en Italie). Elles visent à identifier leur localisation et à comprendre pourquoi ils ont disparu.

A la suite de la projection d’un reportage sur les recherches et fouilles menées sur ce site archéologique, une présentation du projet et de ses premiers résultats sera proposée au public.

Intervenants :

  • Jean-Philippe Goiran, géoarchéologue au CNRS, Archéorient (MOM)
  • Gilles Van Heems, maître de conférences en langue et littérature latines à l’Université Lumière Lyon2, HiSoMA (MOM)
  • Christophe Benech, archéologue et géophysicien au CNRS, Archéorient (MOM)

En savoir plus :

Ou sont les mystérieux ports étrusques ?

Gerland, l’ère de l’excellence

GGerland, l’ère de l’excellence

Autrefois quartier des abattoirs, Gerland est aujourd’hui le lieu d’installation des acteurs majeurs de la santé.

Venez découvrir lors de cette visite comment ce quartier s’est transformé au cours du temps et est actuellement symbole du pôle de compétitivité de santé lyonnais.

En savoir plus :

Musée de Sciences biologiques Dr Mérieux