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L’IA remonte le temps des Parisiens | Vidéo

LL’IA remonte le temps des Parisiens | Vidéo

La chaine YouTube du CNRS , vous invite à visualiser leur nouveau reportage sur les archives des Parisiens.

L’IA redonne vie aux archives parisiennes de l’entre-deux-guerres. L’exposition « Les Gens de Paris » dresse le portrait de ses habitants à partir de 9 millions de lignes de recensement réunies et décodées par Sandra Brée, historienne au Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes et des informaticiens du Laboratoire d’informatique, du traitement de l’information et des systèmes. À découvrir dans ce reportage, réalisé en partenariat avec Le Monde.

>> Pour plus d’information rendez-vous sur la chaine YouTube :
 CNRS

Mettre en données le manuscrit | #3 Cycle de conférences sur l’IA

MMettre en données le manuscrit | #3 Cycle de conférences sur l’IA

L’Enssib poursuit son cycle de conférences consacré aux enjeux politiques et sociaux de l’intelligence artificielle, en donnant la parole à de jeunes chercheuses qui explorent la manière dont ces technologies transforment nos institutions et nos pratiques. 

L’intelligence artificielle au service du patrimoine écrit

Les récents progrès de l’intelligence artificielle, et plus particulièrement de la reconnaissance automatique de l’écriture (HTR), ont profondément transformé l’accès aux sources manuscrites médiévales. Ce qui relevait autrefois d’un patient travail d’expertise, mobilisant des années de recherche, peut désormais être accompli en quelques jours, ouvrant la voie à une mise en données à grande échelle du patrimoine écrit.

Les impacts de la mise en données des manuscrits

Mais cette accélération technique s’accompagne de questionnements épistémologiques majeurs :

  • qu’advient-il du document lorsqu’il devient donnée ?
  • que change l’automatisation dans la pratique philologique et dans l’appréhension du texte ?

Cette conférence proposera une réflexion sur la place des méthodes numériques dans la chaîne éditoriale et la construction des corpus, depuis le fac-similé jusqu’à l’édition critique. Elle explorera la stratification des données — image, transcription, normalisation, annotation — et les tensions entre fidélité documentaire, modélisation numérique et interprétation savante. Enfin, elle interrogera le rôle renouvelé de la philologie dans le contexte de la science ouverte, où le manuscrit devient à la fois objet patrimonial, ressource de recherche et jeu de données interopérable.

Intervenante :

  • Ariane Pinche, chargée de recherche au CNRS en études médiévales et humanités numériques au CIHAM – Laboratoire en Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (UMR 5648).

Pour en savoir plus, consultez le site : 

ENSSIB

Il y a un siècle, le premier portrait des Parisiens

IIl y a un siècle, le premier portrait des Parisiens

Une exposition au musée Carnavalet à Paris dévoile un portrait de la population de Paris entre 1926 et 1936, célébrités comprises, grâce aux premiers recensements nominatifs.

Démographe et historienne, Sandra Brée, chercheuse au Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, évoque dans une interview cette capitale « aux problématiques pas si éloignées de celles d’aujourd’hui ».

Sandra Brée est également co-commissaire de l’exposition Les gens de Paris, 1926-1936 – Dans le miroir des recensements de populations.

Lire l’interview complete

L’histoire des religieuses au cœur du développement hospitalier Lyonnais | REPORTÉE

LL’histoire des religieuses au cœur du développement hospitalier Lyonnais | REPORTÉE

©Confluence des savoirs

La conférence est reportée à une date ultérieure

La Confluence des Savoirs, a le plaisir de vous informer qu’elle reprend ses cycles de conférences sur un thème général « Santé, Arts, Sciences, Société ».

Elle vous invite à la prochaine conférence sur « L’histoire des religieuses au cœur du développement hospitalier Lyonnais ». À l’heure où les systèmes de santé se questionnent sur leur capacité à conjuguer efficacité et humanité, Jean Freney, professeur des Universités et praticien hospitalier à l’Hôpital Édouard Herriot de Lyon, s’est penché sur l’histoire de celles qui, dans l’ombre des hôpitaux, ont incarné la vocation de soigner : les sœurs hospitalières.

Jean Freney met en lumière le rôle essentiel que ces femmes ont joué dans la construction de l’hôpital tel que nous le connaissons aujourd’hui. À travers leurs gestes quotidiens, leur foi active et leur sens du devoir, elles ont posé les bases d’une relation soignante empreinte d’écoute, de respect et de dignité.

En partenariat avec : l’IFROSS et la Fondation Bullukian.

>> Pour plus d’informations rendez-vous sur le site : 

Confluence des savoirs

 

 

Faire entendre les sons de la Belle Époque

FFaire entendre les sons de la Belle Époque

Oubliés pendant plus d’un siècle, des enregistrements de la Belle Époque ressurgissent aujourd’hui grâce à une invention unique : l’Archéophone. 54 cylindres bretons ont ainsi pu être numérisés, révélant les chants et récits d’une époque disparue.

Les premières secondes de l’enregistrement laissent entendre un grésillement discret. Puis une voix fragile et lointaine s’élève. En breton, elle entonne une complainte, un chant traditionnel oublié. Un tel enregistrement, figé dans la cire il y a plus d’un siècle, aurait pu sombrer dans l’oubli. Mais le voilà finalement tiré de son long sommeil. Cette renaissance a été rendue possible par l’Archéophone, un appareil unique qui permet de lire et de numériser les cylindres phonographiques d’autrefois, ces enregistrements fragiles qui conservent la mémoire sonore du début du XXe siècle.

Cette invention d’Henri Chamoux, ingénieur et historien au Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, vient de révéler un pan oublié du patrimoine breton, contribuant ainsi à la sauvegarde et à la valorisation d’une mémoire sonore précieuse, témoin direct des traditions et des langues régionales d’autrefois.

>> Lire l’article complet sur le site :

CNRS Le Journal

Epidémies : comment la mémoire collective peut nous aider à mieux les gérer ?

EEpidémies : comment la mémoire collective peut nous aider à mieux les gérer ?

Connaissez-vous les épidémies zoonotiques ? Les épidémies zoonotiques sont des épidémies dont l’origine est le passage d’un virus de l’animal à l’homme et vice versa.

Dans ce deuxième podcast, dont le triptyque aborde les épidémies zoonotiques, nous allons découvrir comment la perspective historique, la mémoire collective peuvent aider à mieux gérer les épidémies aujourd’hui.

Pour en parler, nous sommes toujours avec Frédéric LE MARCIS, professeur d’anthropologie à TRIANGLE et à Trans VIHMI (à l’ Institut de recherches pour le développement)

> Écoutez le podcast :

> Lire la retranscription des propos de l’interview :

Comment l’histoire influe dans notre rapport au virus ?

Frédéric le Marcis – L’histoire nous rappelle qu’il ne suffit pas d’un virus pour créer une épidémie. Il faut des configurations sociales, biotiques (liées aux êtres vivants) et matérielles particulières. Merrill Singer a désigné cette articulation par le terme « écosyndémie ». En d’autres termes, les épidémies sont le produit de conditions systémiques complexes.

L’histoire montre aussi que les humains vivent avec les virus depuis toujours. Ils négocient avec eux et en ont une mémoire. Cette mémoire, pourtant, est souvent ignorée dans le cadre de la « preparedness ». Elle pourrait pourtant enrichir notre manière de comprendre et de répondre aux risques épidémiques.

Comment interroger cette histoire dans des contextes où les traces écrites manquent ?

© Pixabay

F.L.M. – Cette question est très importante, surtout dans des contextes où comme en Guinée, l’absence de système de santé depuis l’époque coloniale jusqu’à une période récente, et plus largement les inégalités qui le caractérisent, ne permettent pas de documenter ces épidémies. En l’absence d’expansion (liée à la présence de circuits commerciaux, de moyens de transports accrus et plus rapides) ces épisodes épidémiques n’ont pas été diagnostiqués ni pris en charge par les systèmes de santé biomédicaux et sont restés inconnus aux yeux du reste du monde.

Pourtant, différentes traces sont disponibles pour peu qu’on y prête attention. C’est ce que permet l’anthropologie. Comme anthropologue m’intéressant aux expériences épidémiques, à leur origine et aux moyens déployés pour y répondre je me suis intéressé à une épidémie qui a eu lieu dans les années 80 dans la région de Madina Oula. A l’époque pas de système de santé dans cette sous-préfecture pour diagnostiquer, soigner. 150 personnes décèdent. Nous sommes encore sous le régime du premier président Sékou Touré qui refuse à l’époque que l’on communique sur l’épidémie. Une équipe sovieto-guinéenne décrit après coup l’épidémie (à la suite d’une enquête rétrospective de séroprévalence permettant d’apprécier la présence d’anticorps au sein de la population) mais une seule publication aura lieu 7 ans après, soit après le décès de Sékou Touré. La publication rapporte que les chercheurs ont identifié des anticorps de Lassa et Ebola. A l’issue de ces premiers travaux, la région est devenue un haut lieu de la recherche sur les fièvres hémorragiques et sur les réservoirs. Une nouvelle épidémie de Lassa y a été décrite dans les années 2000, mais plus aucun cas d’Ebola n’y a été décrit, même lors de la première épidémie de 2014.

A partir de ce constat j’ai cherché à collecter le souvenir de l’épidémie de 1980 avec deux objectifs :

  • Comprendre les conditions d’émergence de cet épisode épidémique
  • Décrire les modalités locales d’y faire face
  • Etudier la mémoire de cette épidémie et ses effets dans le présent

Pour ce faire j’ai puisé dans différentes sources :

  • Dans les archives coloniales : j’y ai retrouvé la description de la signature du protectorat à la fin du 19e et sécurisation de routes commerciales et donc les conditions politiques et économiques de cette signature. J’y ai également retrouvé les traces de maladies épidémiques non identifiées et se répandant le long des routes nouvellement créé (et décrites succinctement par des infirmiers indigènes : peu formés, pas équipés.
  • Dans les récits individuels et collectifs de l’épidémie de 1980 : dans les familles affectées par la maladie, chez des survivants qui décrivent des symptômes et désignent le mal mais aussi dans le paysage. Dans certains villages on peut encore voir en brousse les cimetières dédiés au traitement des morts dues aux épidémies qui sont considérées comme de mauvaises morts ; On se rappelle également des pratiques de protection contre le mal (prières, invocations, isolation). L’étude de ces modalités permet de comprendre sur quelles bases les populations s’appuient au présent face à une épidémie (et de sortir d’une lecture consistant à accuser les victimes pour leur ignorance).
  • Dans les corps à l’échelle moléculaire : dans le cadre d’une collaboration avec des chercheurs de l’unité TransVHIMI de l’IRD et des chercheurs guinéens en santé publique et en virologie nous avons mis en place une enquête de séroprévalence qui a montré la présence importante d’anticorps contre les fièvres hémorragiques au sein de la population de Madina Oula.
  • J’ai aussi travaillé sur l’expérience des recherches qui ont suivi l’épidémie de 1980. Pour ce faire j’ai retracé le travail d’un épidémiologiste de terrain, Kémoko Condé. C’est lui qui a collecté les données et interagit avec les habitants de Madina pour comprendre l’épidémie. Je ne l’ai jamais connu mais l’accès à ses archives personnels et le souvenir vivace qu’il a laissé dans la région m’ont permis de mieux matérialiser le fait que pour les habitants de Madina Oula, on vit avec les virus. Un film « A la recherche de Kémoko » relate cet aspect de mon travail. Il a été réalisé par Christian Lallier et Mélodie Drissia Tabita du Lab’af, le Laboratoire d’Anthropologie Filmée.

 

Et concrètement, ces enquêtes peuvent aider à se préparer comment ?

F.L.M. – En nous incitant à dépasser une réponse uniquement technologique par le regard posé sur la mémoire épidémique en population. Les populations ont une expérience épidémique, elles ont développé des manières d’y répondre, d’en faire du sens. Plutôt que de lutter contre les populations en « faisant la guerre au virus » comme aiment à le dire les politiques (on se souvient du discours martial des politiques imposant confinement et vaccination), ces enquêtes permettent de souligner les potentialités d’une collaboration avec les populations pour négocier avec les virus. Ce faisant on pourrait rendre plus démocratique la réponse aux épidémies et ce faisant réduire les résistances observées et la défiance des populations face aux autorités sanitaire en période de pandémie.


Précédemment : comment se préparer aux épidémies ?

> À suivre…

Notre prochain podcast questionnera le rôle de l’Etat et des institutions …Rendez-vous donc jeudi prochain.

>> Pour en savoir plus :

Triptyque – Laboratoire Triangle

Les Escales : conversation ouvertes entre chercheurs et citoyens | Rencontre avec une archéologue médiéviste

LLes Escales : conversation ouvertes entre chercheurs et citoyens | Rencontre avec une archéologue médiéviste

Le Laboratoire junior Archipels inaugure son nouveau cycle de conférences-discussions intitulé « Les Escales ». Chaque Escale propose un format interactif, pensé comme un temps d’échange plutôt qu’une conférence magistrale. À partir de la présentation des travaux de la chercheuse ou du chercheur invité, la discussion s’ouvrira à un non-spécialiste dont l’expérience fait écho aux thématiques abordées, et se prolongera avec l’intervention du public.

La première rencontre accueille Émilie Comes-Trinidad, archéologue médiéviste, UMR ArAr. Elle évoquera les enjeux méthodologiques liés à la spatialisation de données historiques et archéologiques incomplètes, et sur les outils mobilisés pour cartographier les territoires de peuplement en moyenne montagne.

>> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée : 

MOM

©MOM

Livres et chercheurs en réseaux du XVIe siècle à aujourd’hui

LLivres et chercheurs en réseaux du XVIe siècle à aujourd’hui

L’Association d’études sur la Renaissance, l’Humanisme et la Réforme (RHR), fondée à Lyon en 1975, met en réseau depuis 50 ans des chercheurs de diverses disciplines travaillant sur la Renaissance : littéraires, historiens du livre, historiens de l’art, musicologues, spécialistes des langues anciennes. Cette société savante étudie à plusieurs voix les textes et la culture de cette période.

Pour son anniversaire, un colloque est organisé, centré sur les réseaux qui formaient, entre 1500 et 1650, le tissu de la circulation du livre imprimé. L’exposition montrera le travail des chercheurs d’aujourd’hui, animant la vie d’une association comme RHR, et mettra en résonance ces études avec l’activité éditoriale du XVIe siècle, elle-même faite de réseaux horizontaux (parentèles, associations de fonds) et verticaux (continuités dynastiques).

Dans le cadre des 50 ans de l’association RHR.

>> Visites commentées :

  • Jeudi 5 juin à 16 h ;
  • Mercredi 18 juin à 17h.

>> Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site : 

Bibliothèque Diderot De Lyon

Revues de slavistique en Europe occidentale : le passé et le présent

RRevues de slavistique en Europe occidentale : le passé et le présent

À la croisée de l’évolution des sciences humaines, de la construction de la slavistique européenne, de l’histoire éditoriale et des transferts culturels, l’exploration des revues scientifiques se révèle être l’une des clefs permettant de comprendre la singularité de notre champ de recherche, ainsi les liens qui réunissent les chercheurs et définissent une entité qui peut être pensée comme une discipline.

Cette journée d’étude se propose de s’interroger sur des questions qui concernent la préhistoire et l’histoire des revues européennes de slavistique : leurs fondateurs, leur évolution, leurs mutations et objectifs passés et actuels.

Intervenants : Andreï Chichkine, Catherine Depretto, Livija Ekmecic, Lukas Michael Joura, Polina de Mauny, Bob Muilwijk, Fedor Poljakov, Dany Savelli, Manfred Schruba, Alexandre Stroev, Ilya Vinitsky.

>> Retrouvez le programme ici

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : 

Bibliothèque Diderot De Lyon

©ENS

Barbès blues | Une histoire populaire de l’immigration maghrébine

BBarbès blues | Une histoire populaire de l’immigration maghrébine

©Seuil

Soyez les bienvenus à Barbès !  C’est bien l’immigration des maghrébins à Paris que l’autrice nous conte … en musique !

Découvrez l’histoire de cet arrondissement, ponctué d’extraits musicaux illustrant le propos d’Hajer Ben Boubaker, historienne, chercheuse indépendante et documentariste radiophonique franco-tunisienne. Entre l’enquête historique et le récit intime, voici une exploration en musique du plus célèbre quartier populaire de France et de son influence culturelle majeure.

Qui savait que le premier quartier algérien de Paris se situait dans les années 30 dans le désormais très chic 6e arrondissement ? Que le cabaret « Le Tam-Tam » (pour Tunisie, Algérie, Maroc) qui envoûtait tant les français par l’exotisme de sa danseuse phare, Shahrazade, servait de cache d’armes pour le FLN algérien ? Et que cette même Shahrazade, indépendantiste, allait récolter l’argent des prostituées algériennes de la Goutte d’Or pour financer le parti ?

En déambulant dans Barbès, l’autrice raconte les événements qui ont fait à la fois de ce quartier la « maison-mère des luttes de l’immigration » ; mais aussi la véritable capitale du Maghreb. Retour sur l’histoire musicale, culturelle et politique d’une communauté jamais vraiment racontée.

>> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : 

BML