POP'SCIENCES FORUM : du 27 novembre au 5 décembre | CONSULTEZ LE PROGRAMME !

[Pop’Sciences Forum] Big Data, Big City, Big Mother

[[Pop’Sciences Forum] Big Data, Big City, Big Mother

Le temps d’une journée, posons un regard critique et constructif sur les enjeux, les opportunités et les limites des transformations de l’urbain par le numérique

De quoi la Digital City est-elle le nom ? Quel intérêt y’a-t-il à dématérialiser la ville ? Quels moyens mobiliser pour développer la smart-city ? Réfléchissons à comment accorder l’optimisation des coûts de cette « smart-city » avec la garantie de liberté des habitants et nos attentes en termes de services. Une journée pour étudier et débattre des articulations entre les espaces « virtuels » et d’autres qui seraient « réels », sans faux-semblant. Nous abordons tout autant la question du conditionnement des pratiques, que celles du financement et de la gouvernance des villes du futur. Venez débattre des conditions d’empowerment des citoyens ou de contrôle de ceux-ci.

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@EV

PROGRAMME

19H00 | Carte-blanche

LA VILLE DE DEMAIN, PLUTÔT “SMART” QUE “BIG MOTHER” !

  • Carte blanche à : Marie-Cécile Paccard, designer

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19H45 | Pop’Cast

BIG DATA EN VILLE : Opportunités et limites pour la vie privée et les biens communs.

À propos de la vie privée : qui sait quoi, sur qui et pourquoi ? Quelles sont les tensions existantes entre nos données exploitées par le secteur marchand, celles collectées par les et collectivités, et ce que nous exigeons des deux en termes de services ? Les amas de données infiniment collectés seront-ils bien gardés et par qui ? Doit-on craindre une gouvernance de nos villes par le big data ?

  • Invités : Sonia Ben Mokhtar, chercheuse en informatique (Laboratoire d’Informatique en Image et Systèmes d’information, INSA de Lyon); Marine Albarede, chargée de développement innovation, numérique et data (SCOP La Péniche); Frédéric Le Mouël, chercheur en informatique et télécommunication au sein du laboratoire CITI et Maître de Conférence à l’INSA de Lyon.
  • Animation : Matthieu Adam, post-doctorant (Laboratoire Aménagement Économie Transports, LabEx Intelligences des Mondes Urbains)

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21H15 | Ciné-débat

IS BIG DATA WATCHING US ? Black-mirror donne le change

À partir d’extraits choisis de la mythique série, appréhendez les projections dystopiques de plusieurs épisodes, à propos de la gouvernance par la data. Nos invités proposerons une analyse et une grille de lecture pour saisir les risques et opportunités liés à leur développement. Nous vous invitons à un débat pour démêler le vrai du faux sur ce à quoi la Digital-city ressemblera.

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09H00 – 19H00 | Atelier créatif

QUI VA PAYER LA VILLE INTELLIGENTE ?

Étudiants, aménageurs, élus, entreprises, chercheurs, associations, citoyens … cet atelier est l’occasion d’écrire collectivement un manifeste pour une gouvernance et des modèles économiques innovants et durables. Infos et inscriptions ici

 

Intervenants

IIntervenants

PROGRAMMATION   |   AFFICHE   PROGRAMME PDF

Aurore Meyfroidt Docteure en Géographie (ENS Lyon – Université de Vienne) et agrégée de géographie, Aurore Meyfroidt a rejoint le laboratoire PACTE en juin 2017, en tant que post-doctorante dans le cadre du programme INTERREG Alpine Space. Elle est également membre de la Chaire “Habiter Ensemble la Ville de Demain” du Labex Intelligences des Mondes Urbains.

Le Collectif X est une compagnie stéphanoise créée en 2013. Ses membres sont principalement issus de l’École de la Comédie de Saint-Étienne et de l’ENSATT, mais viennent également d’autres horizons. La permanence de l’équipe, la haute fréquence du travail – à raison de plusieurs créations par saison – fondent la force de ce groupe et dessinent naturellement, au fil du temps, une ligne artistique commune.

Emanuele Giordano Enseignant à l’Ecole d’urbanisme de Paris. Après avoir travaillé comme chercheur à l’Université de Venise, il a rejoint l’Université de Montpellier en 2013 où il vient de soutenir sa thèse de doctorat en géographie et urbanisme. Les recherches d’Emanuele Giordano portent sur les conflits temporels (entre fêtards et résidents à Barcelone par exemple), ainsi que sur les usages, l’aménagement et le tourisme nocturne.

Emmanuel Ravalet Titulaire d’un doctorat en Economie des Transports de l’Université de Lyon et d’un PhD en Études Urbaines de l’INRS-UCS, Montréal, Emmanuel Ravalet est chercheur à l’Université de Lausanne et chef de projet dans le bureau d’étude Mobil’Homme. Il travaille sur les comportements de mobilité quotidienne des citadins et les nouveaux services à la mobilité.

Florence Paulhiac Professeure au Département d’études urbaines et touristiques au sein de l’École des Sciences de la gestion, à l’Université du Québec à Montréal, Florence Paulhiac avait auparavant exercé comme maître de conférences à l’Institut d’urbanisme de Grenoble. Elle est titulaire de la Chaire de recherche In.SITU (ESG UQAM) et accueillie pendant 6 mois à Lyon dans le cadre du Collegium de Lyon.

Frédéric Le Mouël Maître de Conférence à l’INSA de Lyon (Département Télécommunications Services et Usages) depuis septembre 2004. Il enseigne actuellement dans les cours de programmation autour du langage Java, de Modélisation et Génie Logiciel, ainsi que dans les cours sur les architectures Internet et les « Middlewares ». Par ailleurs, il exerce ses activités de recherche au sein du laboratoire CITI.

Geoffrey Mollé  Doctorant en géographie urbaine à l’Université Lyon 2 (Environnement Ville société), sa thèse est intitulée : “Habiter le paysage, caractérisation et ethnographie du retour des tours résidentielles dans les villes françaises”. Geoffrey Mollé s’attache à questionner les formes et les modes d’habiter de la ville contemporaine.

Guillaume Faburel Docteur en urbanisme, aménagement et politiques urbaines (2000), Guillaume Faburel a été chercheur invité au Massachusetts Institue of Technology, puis nommé Maître de conférences à l’Université Paris Est. Il a rejoint en tant que professeur, l’Université Lyon 2 en 2012. Il est également chercheur et responsable de l’Axe Etudes Urbaines au laboratoire Triangle. Guillaume Faburel est également membre du comité de direction de l’Ecole urbaine de Lyon.

Hélène Foglar Responsable, pendant près de 20 ans, du pôle veille écologique à la FRAPNA Isère (Fédération Régionale de Protection de la Nature et de l’Environnement), Hélène Foglar s’est forgé une solide expertise autour de la question de la pollution lumineuse, notamment au travers de la conception d’un guide en ligne à destination des communes.Depuis quelques mois elle développe une nouvelle activité de conseil et de formation sur la pollution lumineuse avec Athena-Lum.

Hervé Rivano Professeur à l’INSA de Lyon, il est responsable de l’équipe commune Agora Inria / INSA Lyon du laboratoire CITI. L’équipe se concentre sur la question des réseaux sans fil pour les digital cities. Hervé Rivano avait obtenu son doctorat en novembre 2003 à l’Université de Nice-Sophia Antipolis. Ses recherches portent sur l’optimisation combinatoire appliquée à la conception et à la mise en réseau.

Jean-Michel Deleuil Professeur des universités en géographie, aménagement & urbanisme à l’INSA de Lyon, il est également chercheur au laboratoire Triangle. Issu de la géographie urbaine et sociale, il s’est intéressé aux stratégies, aux pratiques et aux représentations des villes la nuit. Ses recherches portent sur les relations entre la fabrique et la pratique de la ville, ou comment se rencontrent les logiques de production des dispositifs techniques urbains et les usages sociaux.

Les Non Alignés Des artistes, des scientifiques, des écrivains, des techniciens, rassemblés en compagnie de théâtre. Ils sont issus de l’ENSATT, de la Comédie de St-Etienne, du cours Florent, de l’INSA de Lyon, du CERN, de l’EPFL, de l’Ecole Normale Supérieure, et se retrouvent pour créer des objets théâtraux singuliers.

Marie-Cécile Paccard Designer, elle se définit comme “systémique, facilitatrice, oratrice, mentor, moteur d’écosystèmes, écoféministe intersectionnelle”. à partir de son expérience et avec une approche originale, elle donne à interpréter et comprendre la complexité du réel. Autant à propos du burnout que de l’anthropocène.

Marie Bonte Docteure en géographie, elle a soutenu sa thèse intitulée “Beyrouth, états de fête. Géographie des loisirs nocturnes dans une ville post-conflit” en 2017 à l’Université Grenoble-Alpes. Marie Bonte enseigne désormais à l‘Université Jean Moulin – Lyon 3 et est membre de de l’équipe « Justice Sociale » du Laboratoire PACTE.

Marine Albarede Diplômée en sciences politiques et urbanisme, Marine Albarède s’intéresse aux enjeux du développement du numérique au sein de la société. Elle a été chef de projet à la Fondation Internet Nouvelle Génération pendant plusieurs années et est aujourd’hui chargée de développement innovation, numérique et data au sein de la SCOP La Péniche.

Matthieu Adam Membre du Laboratoire Aménagement Économie Transports (LAET)  et du LabEx Intelligences des Mondes Urbains, Matthieu Adam est Post-doctorant de l’Université de Lyon sur le projet Véléval “Évaluation de la praticabilité à vélo des espaces urbains”, ses recherches visent à comprendre les dynamiques territoriales à partir des expériences, pratiques et représentations de leurs acteurs.

Michel Lussault Agrégé de géographie en 1983, maître de conférences à l’université de Tours en 1992, professeur des universités en 1997 dans la même université. Depuis 2008, il est professeur à l’École normale supérieure de Lyon. Michel Lussault est le Directeur de l’École Urbaine de Lyon, qui vise à développer des recherches et formations doctorales sur les questions d’urbanisation mondiale à l’époque de l’entrée dans l’anthropocène.

Nathalie Ortar Anthropologue, Directrice de recherche au Laboratoire Aménagement Économie des Transports (LAET) à l’ENTPE. Elle a obtenu sa thèse en 1998 et a été chercheure émérite invitée à l’Université San Jose (Etats-Unis) en 2010-2011. Depuis elle inscrit l’anthropologie de l’habiter au coeur de ses recherches. Nathalie Ortar aborde la question du développement durable et de l’énergie au travers d’une anthropologie du quotidien et de la culture matérielle.

Sonia Ben Mokhtar Chercheuse au Laboratoire d’Informatique en Image et Systèmes d’information depuis octobre 2009, elle est à la tête de l’équipe “Distribution et Recherche d’Information, Mobilité”. Sonia Ben Mokhtar a d’abord obtenu son doctorat en 2007 à l’Université Pierre et Marie Curie, puis été chercheuse associée à l’University College London (UCL) pendant deux ans.

Thierry Lengagne Chercheur à l’Université Lyon 1 au Laboratoire d’Ecologie des Hydrosystèmes Naturels et Anthropisés (LEHNA), Thierry Lengagne est spécialiste des systèmes de communication chez les animaux. Il s’intéresse notamment aux conséquences des activités humaines (lumière, bruit, expositions nucléaires…) sur la faune sauvage.

Programmation

La cité face aux algorithmes : Comment les géants du numérique veulent gouverner nos villes ?

LLa cité face aux algorithmes : Comment les géants du numérique veulent gouverner nos villes ?

A l’heure des smart cities (« villes intelligentes ») où l’algorithme remplace progressivement les décisions humaines, quelle sont les enjeux pour la démocratie locale ?

La fabrique et la gestion des villes sont aujourd’hui confrontées, comme de nombreuses autres activités, au remplacement de décisions humaines par des décisions algorithmiques. Le problème, concernant la cité, est que la substitution n’est pas seulement technique et professionnelle : elle est aussi politique. Elle ne touche pas que les métiers et les emplois ; elle affecte la capacité des responsables locaux et des citoyens à penser et à porter des projets de société.

Une confrontation majeure est donc engagée entre la cité politique, matrice historique des démocraties occidentales, et la ville-service numérisée proposée par les géants de l’économie numérique que sont Google, Apple, Facebook, Amazon (GAFA) et les milliers de start-up qui gravitent autour de ces entreprises. Celles-ci ont un objectif commun : prendre des positions dominantes sur les marchés urbains (logement, transports, services municipaux) qui constituent plus du tiers des dépenses des ménages. A travers l’exemple des smart cities et de la démocratie locale, Jean Haëntjens pose la question du rôle et de l’influence des GAFA dans la Cité.

Rencontre avec : Jean Haëntjens, économiste et urbaniste, auteur de « Comment les les géants du numérique veulent gouverner nos villes » (Editions rue de l’échiquier). Cette soirée s’inscrit dans le cycle Penser critique : « Demain l’humain, une nouvelle odyssée de l’espèce »

En savoir plus : site de la BM

Silver Day – Mini-salon des objets connectés

SSilver Day – Mini-salon des objets connectés

Durant le cycle « bien vieillir en ville et liens intergénérationnels« , différents enjeux liés à la vie quotidienne des seniors ont été identifiés. Des difficultés liées à l’âge comme la perte de mobilité, d’autonomie ou encore l’isolement peuvent poser problème dans la vie quotidienne des seniors et entraver l’action du personnel accompagnant. Mais le numérique, à travers des outils adaptés, peut y apporter des solutions. Il favoriserait notamment les interactions intergénérationnelles, en stimulant l’échange de connaissance et de savoir-faire des plus jeunes vers les seniors et inversement. 

Le TUBA vous propose un mini-salon pour découvrir ces différents enjeux et les solutions numériques qui peuvent y répondre. 

Au programme: – showroom objets connectés

– atelier sur la ville intergénérationnelle avec l’association Les Bricodeurs

– restitution des tables rondes de la Semaine Bleue

– apéritif rencontre avec les entreprises, collectivités, grand public. 

Cycle de médiation – Bien vieillir en ville et liens intergénérationnels

CCycle de médiation – Bien vieillir en ville et liens intergénérationnels

Le vieillissement de la population française est un enjeu majeur auquel acteurs publics, privés et associatifs cherchent à répondre. Si aujourd’hui une personne sur quatre est âgée de plus de 60 ans, il s’agira d’un tiers en 2060, ce qui est susceptible d’entraîner d’importantes évolutions socio-économiques. Acteurs territoriaux et chercheurs se sont intéressés à la question et invitent à trouver des moyens de retarder le plus possible l’entrée des seniors dans la dépendance afin d’alléger les dépenses publiques associées au soin et à la santé. Il faut que les villes se saisissent de cet enjeu au niveau local, afin d’en évaluer les circonstances et d’y répondre de manière appropriée.

La vieillesse est toutefois souvent considérée comme incompatible avec la ville, jeune, active et bruyante. En milieu urbain les aînés font face à de nombreux obstacles et sont peu pris en compte lors de décisions d’aménagement, destinés davantage aux adultes professionnels travaillant en ville. Les seniors pourraient néanmoins grandement bénéficier de ce que les villes ont à offrir. Une offre de transport variée, des commerces et services de proximité accessibles, de nombreuses activités sociales et culturelles, des jardins publics et des courtes distances sont au cœur des besoins des personnes âgées, leur offrant davantage d’autonomie, d’indépendance et d’opportunités de maintenir des liens sociaux et de prévenir l’isolement. Il apparaît alors nécessaire de se libérer de l’opinion selon laquelle ville et vieillesse sont incompatibles et de s’interroger sur les manières de rendre les centres urbains plus accueillants pour les aînés.

 

Dans le cadre de la Semaine Bleue des Seniors, tenue à Lyon du 8 au 14 octobre 2018, le TUBÀ s’intéresse à cet enjeu de vieillissement de la population, en se concentrant tout particulièrement sur trois thématiques : l’intergénération, la mobilité des seniors et les gérontechnologies.

 

Face à l’isolement, la nécessité de recréer du lien

Chaque génération fait face à des défis et à des besoins qui lui sont propres, possède des capacités et expériences différentes et pourrait bénéficier en cela d’une entraide avec les autres. Ainsi, une ville intergénérationnelle cherche à répondre aux besoins de chacun tout en encourageant l’entraide et l’interaction entre personnes d’âges différents. Les seniors d’aujourd’hui et de demain sont qualifiés et ont des compétences qu’il pourrait être bénéfique de recycler et d’utiliser dans la société, par exemple au travers du bénévolat et d’activités sociales, culturelles ou politiques. Pour les seniors, l’intergénération représente une opportunité de renforcer les liens sociaux et de minimiser le sentiment d’isolement. Pour les jeunes, ceci entraîne une meilleure confiance en soi, de meilleurs résultats scolaires et finalement une meilleure insertion sociale et professionnelle. La présence de différentes générations au sein d’un même espace permettrait de lutter contre l’âgisme, et de construire un tissu social plus cohésif.

Dans l’espace privé, cette dynamique intergénérationnelle se manifeste au travers de logement ou d’immeubles partagés par des personnes d’âges variés. D’une part, une colocation intergénérationnelle permet de réunir des seniors propriétaires et des jeunes étudiants ou jeunes ménages cherchant à réduire leur loyer en échange de services tels que des courses, de la compagnie ou des tâches ménagères. D’autre part, les immeubles intergénérationnels accueillent jeunes, adultes, familles et aînés dans des habitations différentes. Des échanges de services peuvent alors se mettre en place entre voisins, comme la garde d’enfants, le tutorat, etc.

Dans l’espace public, on encourage la recherche d’un équilibre entre des espaces multifonctionnels permettant une diversité d’usages et des services destinés à une génération en particulier. Ainsi, une école primaire destinée aux enfants en semaine pourrait se transformer en lieu communautaire et associatif les weekends, offrant à des générations variées l’opportunité de se réunir dans le cadre d’activités et d’événements destinés à tous. Si jeunes et aînés sont aujourd’hui peu pris en compte dans l’aménagement urbain, il est important qu’ils soient invités à participer davantage à la conception et gestion des espaces qui leur sont destinés. Après tout, puisque ceux sont eux qui passent le plus de temps dans leur quartier, pourquoi devraient-ils être les derniers à participer à la prise de décision ? Une ville intergénérationnelle est alors une ville où non seulement de nombreuses générations se côtoient et collaborent, mais où elles s’investissent toutes pour façonner leur environnement et son futur.

 

Mobilité et déplacements

Pour les personnes âgées, la mobilité est le garant de liens sociaux et d’autonomie. Conduire, prendre les transports en commun ou encore marcher leur permet de participer à des activités sociales, de continuer leurs loisirs, et de lutter contre l’isolement. Avec l’âge, des déficiences physiques et cognitives viennent restreindre les déplacements et leur zone de vie. L’arrêt de la conduite, souvent prématurée suite à une sous-estimation de leurs capacités, entraîne les seniors dans la dépendance et les pousse à se tourner vers des formes alternatives de mobilité. L’usage des transports en commun est parfois limité par de nombreux défis, tels que leur fréquence de passage, la présence de sièges à la station, ainsi que la disponibilité des informations sur l’offre de transport.

Le dernier kilomètre est également un enjeu clef : certains aînés craignent de s’aventurer dans des espaces peu sécurisés et mal aménagés, craignant de tomber ou d’être agressé. La mise en place de services d’accompagnements encouragerait les seniors à se déplacer en transport en commun ou sur de courtes distances. En somme, de nombreuses solutions sont disponibles pour faciliter les déplacements des seniors. Il s’agirait désormais de centraliser l’information sur les modes de mobilité alternatifs afin de faciliter la recherche et d’adapter les services aux besoins spécifiques de chaque personne âgée.

 

Gérontechnologies

Les nouvelles technologies de l’information et communication, lorsque destinées à créer de meilleurs cadres de vie pour les personnes âgées et à faciliter leur soin, sont parfois nommées gérontechnologies. De nombreux outils ont été conçus, offrant une variété de services. Certains cherchent à compenser les déficiences des seniors ou à stimuler leurs capacités physiques ou mentales. D’autres cherchent à maintenir du lien social en fournissant des informations sur les activités sociales et culturelles disponibles, des moyens de communiquer facilement avec des proches. Facilitée par les nouvelles technologies, la mobilité inversée consiste à faire venir biens et services au domicile des personnes âgées et semble être une solution intéressante pour les seniors pour qui se déplacer est devenu beaucoup trop contraignant. Les tâches des aidants familiaux peuvent également être allégées par certaines technologies en lien avec le lieu de vie du senior, telles que la télé-sécurité ou la domotique.

Il ne faut toutefois pas croire que la technologie est la réponse à tous les maux des personnes âgées. La fracture numérique, creusée par les expériences professionnelles, les ressources ou les lieux de vie, empêche parfois certaines personnes de se servir de ces technologies par manque de compétences. D’autres refusent tout simplement de s’en servir, refusant de s’y intéresser ou de modifier leur mode de vie. Enfin, malgré les bénéfices qu’elles pourraient apporter, un certain stigmate est associé aux gérontechnologies. L’utilisation de ces technologies doit être appropriée et réfléchie, puisqu’elle peut renforcer le sentiment d’être vieux : en s’en servant les seniors reconnaissent leurs déficiences cognitives ou physiques que le numérique cherche à compenser.

 

Le TUBA propose

L’intergénération, la mobilité et les gérontechnologies sont des thématiques complexes mais qui doivent toutefois être discutées et explorées afin de s’adapter au vieillissement de la population française. C’est pourquoi le TUBA a choisi de s’y intéresser et d’organiser des activités afin de sensibiliser un public varié. Si ces sujets vous intéressent et si vous désirez en apprendre davantage nous vous invitons à découvrir les événements suivants :

  • Une table-ronde sur le numérique comme outil facilitant les déplacements des seniors
  • Une table-ronde sur les liens intergénérationnels
  • Un atelier pour penser et construire une ville intergénérationnelle (dates à venir)
  • Un mini-salon des objets connectés (date à venir)

Les réseaux sociaux, j’arrête quand je veux !

LLes réseaux sociaux, j’arrête quand je veux !

Facebook, Twitter, What’s App et autres : il paraît qu’ils sont tellement addictifs que c’est devenu un problème de santé publique !

Oh ! Vous, vous pourriez TRÈS BIEN vous en passer… Par contre, c’est pour votre ado/votre conjoint.e/votre collègue que vous vous inquiétez…

Venez en discuter autour d’un café avec le docteur Véronique Fonteille, spécialiste en addictologie à l’Hôpital Pierre Wertheimer !

Un rendez-vous libre et gratuit proposé par :

Sciences pour Tous

 

Dans le cadre des rencontres Expresso organisées par Sciences pour Tous

Fête de la Science à l’Ecole d’Ingénieurs en Chimie et Sciences du Numérique | #FDS2018

FFête de la Science à l’Ecole d’Ingénieurs en Chimie et Sciences du Numérique | #FDS2018

 

  • Showroom Robotique et Domotique
    Mercredi 10 octobre, de 9h à 12h
    Jeudi 11 octobre, de 15h à 17h

Les élèves sont invités à visiter le showroom de l’école, où seront exposés différents robots, et à assister à une présentation pour comprendre comment on programme les robots pour qu’ils exécutent de manière autonome les tâches dans un foyer, ou encore pour qu’ils aient une relation directe avec les occupants du foyer…

Durée : entre 1h et 2h

Intervenants : Y. Layouni, F. Jumel, R. Leber, J. Saraydaryan

Public visé :primaires, collégiens, lycéens | Inscription obligatoire

 

  • Je programme mon robot [ANNULÉ]

 

  • Je réalise ma fonction électronique
    Mercredi 10 octobre, de 14h à 17h

Les élèves sont invités à découvrir la fabrication d’une LED, puis à réaliser une fonction pour l’allumer, c’est-à-dire, à réaliser un montage électronique permettant d’allumer la LED quand une personne rentre dans une salle ou…

Durée : entre 1h et 2h

Intervenants : Y. Layouni, J. Galvan, F. Joly, H. Razafy

Public visé : primaires, collégiens | Inscription obligatoire

 

CPE LyoN

 

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L’impossible modélisation de la société

LL’impossible modélisation de la société

Les phénomènes sociaux peuvent-ils être régis et décrits par des lois mathématiques ?

Dans un ouvrage récent, le physicien Pablo Jensen (directeur de recherche au CNRS, membre du Laboratoire de physique de l’École normale supérieure de Lyon (CNRS/Université Claude-Bernard/ENS Lyon) dresse un bilan critique de la tentation modélisatrice qui, à la faveur du développement des big data et des algorithmes, voudrait « mettre la société en équations ». Entretien.

Intégralité de l’article sur le site de CNRS le Journal

La science : de nouvelles intelligences ? | #FDS2018

LLa science : de nouvelles intelligences ? | #FDS2018

A l’occasion de la Fête de la Science, les acteurs de la recherche se mobilisent pour vous faire découvrir tout ce qu’il se cache derrière le mot recherche. Langage, numérique, mobilité, neurosciences, développement durable, autant de domaines qui nous questionnent et nous fascinent.

Au programme ateliers, projections, échanges en présence des acteurs de la recherche d’aujourd’hui.

Programmation complète à découvrir sur le site de la Médiathèque de Bron début septembre.

Intervenants : membres d’unité de recherche CNRS, INRA, Ifsttar, Inserm, Irstea

Public visé : à partir de 8 ans | Inscription obligatoire

 

Médiathèque Jean Prévost, ville de Bron

 

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