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Moments rares, festival des écoles & du collège de la duchère

MMoments rares, festival des écoles & du collège de la duchère

Pendant quinze jours, vous pourrez découvrir la plupart des réalisations artistiques des six écoles et du collège de La Duchère, tous les projets d’éducation artistique menés en partenariat avec des artistes de la
compagnie Les arTpenteurs, de la Compagnie Hallet Eghayan, du TNG, des Percussions Claviers de Lyon, du Conservatoire de Lyon, du Pôle Pic et de l’Université de Lyon avec le festival Pop’Sciences.

SPECTACLES, CONCERTS, EXPOSITIONS …

19 spectacles de chant, danse, musique, poésie, théâtre, plusieurs expositions et animations sont programmés à la MJC Duchère, dans les écoles, au collège V.Schoelcher, aux Échappées Belles, à l’Hameçon, au TNG, place Abbé Pierre pendant le festival Pop’Sciences. (17 et 18 mai).

Programme moments rares 2019.

Comment définir le beau ?

CComment définir le beau ?

Lorsqu’une œuvre est dite belle, est ce que ce jugement peut faire l’objet d’un débat constructif sans tomber dans le subjectif ? De ce fait, est ce que le laid n’est pas qu’une autre forme d’apparition du beau ?

Le beau pourrait se comprendre comme valeur culturelle et un écho à sa propre personnalité. Mais alors, le beau comme le laid auraient-ils comme fonction la fascination pour attirer ou éloigner ? Ainsi, le beau serait alors que l’apparition stylisée d’un besoin relevant d’une connaissance culturelle et d’un ressenti personnel.

Intervenants : Tristan GARCIA, maître de conférences en philosophie, auteur; Cyril DEVÈS, historien des arts, chercheur et conférencier ; Carine FERNANDEZ, auteure, poète, enseignante en Lettres modernes
Animée par : Sandrine RABOSSEAU, enseignante, Faculté des Lettres & Civilisations, Université Jean Moulin Lyon 3

Cette table ronde a lieu dans le cadre de la programmation de Magnifique Printemps 2019, du 6 au 23 mars : rencontres et textes poétiques, table ronde, expositions, lectures : une déambulation dans ces mondes sensibles et une exploration des multiples facettes de la beauté.

En savoir plus :

Université Jean Moulin Lyon 3

Le chêne et le roseau | #FDS2018

LLe chêne et le roseau | #FDS2018

Les percussionnistes Katalin La Favre et Baptiste Ruhlmann vous propose une escapade autour du conte « Le chêne et le roseau ».

Mélange poétique et musical, ce spectacle au format de poche évoque l’œuvre de Jean de la Fontaine en alliant la poésie à la matière végétale des instruments.

Intervenants : Katalin La Favre et Baptiste Ruhlmann

Public visé : à partir de 5 ans | Entrée libre

 

BU LYON 1

 

Consultez toute la programmation Fête de la Science 2018

en Métropole de Lyon et Rhône

Un magnétisme entre rap et langue française ?

UUn magnétisme entre rap et langue française ?

Bettina Ghio est docteure en littérature et civilisation françaises, enseignante au lycée et chargée de cours à l’université Paris 3. Ce témoignage vient en écho aux échanges de la table-ronde « Rap, littérature et poésie … par amour ? », qui s’est tenue le 4 novembre 2016 au Sucre à Lyon dans le cadre des 11èmes rencontres « Et si on en parlait », organisées par l’Université de Lyon. Bettina est auteure de Sans fautes de frappe. Rap et littérature, un ouvrage qui propose une exploration du rap français au miroir de l’histoire littéraire.

ESOEP : En développant son argot, son parler-lascar et ses métagores, les rappeurs ont-ils fait éclore un mouvement artistique sur les braises d’une langue qui ne les représentait plus ?

B.G : La question de la langue, et notamment de la langue française, est plus que complexe dans le rap hexagonal. Contre toute attente, les rappeurs qui utilisent exclusivement le parler banlieusard dans leurs textes ne sont pas si nombreux que ça. En tant qu’artistes à part entière, ils sont plusieurs à choisir le registre de langue selon les exigences de rythme et de prosodie. Il n’est pas rare que des rappeurs emploient aussi un langage soutenu ou encore des termes désuets. Je pense qu’il y a une distinction essentielle à faire entre le rappeur en tant qu’individu qui a sa façon de parler (s’il vient ou non de banlieue) et son texte en tant qu’objet artistique.

Ce n’est donc peut-être pas la langue qui ne les représentait plus, mais l’expression de cette langue. Ils ont réussi à faire du français une langue littéraire qui parle aussi de la banlieue, des rapports avec les institutions, de racisme, etc. Il me semble que beaucoup de rappeurs s’approprient la langue française à la façon des écrivains de la négritude pour rappeler qu’elle leur appartient – à eux-aussi – à part entière. De là l’idée que je propose du rap comme le « lieu d’une réconciliation » entre l’univers marginal des banlieues et la « haute culture ».

ESOEP : On peut alors déceler une certaine continuité avec l’héritage culturel français, en particulier littéraire. Nombreuses sont les références aux classiques de la littérature et de la poésie française, comme si nous assistions à un mouvement continu des artistes à aller contre les institutions et de les remettre en cause. Est-ce une spécificité française du rap ?

Je ne suis pas certaine que les références à la littérature française soient dans le rap pour remettre en cause les institutions, même si dans certains cas on peut faire cette lecture : NTM avec l’oxymore de Corneille (« l’obscure clarté de l’espoir ») …

 

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