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L’âge d’or de l’exploration spatiale des astéroïdes et ses succès

LL’âge d’or de l’exploration spatiale des astéroïdes et ses succès

Les astéroïdes sont les restes des briques qui ont formé nos planètes, et parce qu’ils ont gardé la mémoire de la composition initiale de la nébuleuse solaire dans laquelle les planètes se sont formées, ils sont parmi les meilleurs traceurs de l’histoire de notre Système Solaire. Certains d’entre eux représentent un risque naturel, qui est parmi les plus faibles, mais avec de grandes conséquences. Ce risque peut toutefois être prédit et évité avec des moyens raisonnables, qui vont être testés pour la première fois. Les astéroïdes représentent aussi des ressources intéressantes pour l’exploration lointaine de notre Système Solaire. 

De nombreuses raisons d’explorer ces cailloux spatiaux fascinants !

Nous vivons actuellement une période extraordinaire avec deux missions de récolte d’échantillons d’astéroïdes qui ont terminé leurs opérations, dignes des aventures d’Indiana Jones, avec succès : OSIRIS-REx de la NASA et Hayabusa2 de la JAXA. Cette dernière a même déjà rapporté ses échantillons sur Terre le 6 décembre 2020 et a offert de belles surprises !

Également, durant cette décennie, la mission Hera de l’ESA, avec la mission DART de la NASA, va effectuer le premier test de déviation d’astéroïde. Puis, ce seront au tour de deux missions de la NASA d’aller explorer l’astéroïde Psyche (mission Psyche) et des astéroïdes Troyens qui partagent la même orbite que Jupiter (mission Lucy). Enfin, la mission MMX de la JAXA effectuera une récolte d’échantillons de Phobos, l’une des deux lunes de Mars, et y déposera un rover franco-allemand (CNES) DLR. Ce rover testera l’aptitude à rouler sur un corps céleste de faible gravité et comprendre comment la surface de Phobos réagit.

Comme membre des missions OSIRIS-REx et Hayabusa2, responsable scientifique de la mission Hera, et co-responsable scientifique du rover de la mission MMX, je présenterai pourquoi nous étudions les astéroïdes, puis j’exposerai les surprises et découvertes majeures effectuées par les deux premières missions, ainsi que les opérations complexes qu’elles ont accomplies avec succès. Je présenterai ensuite les missions Hera et DART et comment elles vont nous permettre de valider une technique de déviation d’astéroïde. Enfin, si le temps le permet, je présenterai brièvement la mission MMX, le rover et ses défis techniques.

Lors de cette conférence, Patrick Michel présentera l’intérêt d’étudier les astéroïdes, les surprises et découvertes majeures effectuées par les deux premières missions, ainsi que les opérations complexes qu’elles ont accomplies avec succès. Il nous fera découvrir les missions Hera et DART, comment vont-elles permettre de valider une technique de déviation d’astéroïde, puis brièvement la mission MMX, le rover et ses défis techniques.

Intervenant : Patrick Michel, Directeur de Recherche au CNRS, Université Côte d’Azur, Observatoire de la Côte d’Azur, CNRS, Laboratoire Lagrange (UMR 7293), Nice.

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Société astronomique de Lyon – SAL

 

Les mondes transneptuniens

LLes mondes transneptuniens

Pluton et Arrokoth dévoilés par la sonde spatiale ’New Horizons’ aux confins du système solaire

L’exploration aux confins du système solaire de Pluton et ses 5 lunes le 14 juillet 2015, puis le 1er janvier 2019 du premier petit objet de la Ceinture de Kuiper « Arrokoth » (provisoirement nommé Ultima Thulé) a fait rentrer la sonde New Horizons dans la légende des grandes missions d’exploration comme les Pioneer et Voyager.

Les images de Pluton que nous a dévoilées la sonde montrent un monde extraordinairement varié et actif malgré les très basses températures (-235°C) qui y règnent. Des glaciers issus d’une vaste étendue d’azote solide soumise à une convection active y côtoient des montagnes, des canyons et des cratères de « roche d’eau » et de glace de méthane, ainsi que de vastes zones sombres et rougeâtres recouvertes de matière organique. Ses satellites n’en sont pas moins inhabituels.

Nous ferons ensemble un voyage à travers les âges et paysages de Pluton et de son cortège avant de partir survoler « Arrokoth » dont les observations apportent des éléments important pour la compréhension de la formation de ces objets et sur celle du système solaire.

Intervenant : Bernard Schmitt, directeur de recherches à l’IPAG de Grenoble

>> Suivre la conférence en ligne : Les mondes transneptuniens

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Société Astronomique de Lyon

Visite de Cosmograff’ avec des médiateurs scientifiques

VVisite de Cosmograff’ avec des médiateurs scientifiques

Découvrez l’exposition Cosmograff’ présentée à la fondation Bullukian en présence des médiateurs de l’association DéMesures qui a conçu de ce projet original de voyage à travers le système solaire avec le collectif d’artistes Superposition.

Cette visite est particulièrement recommandée aux familles avec des enfants (à partir de 8 ans).

 

Cosmograff’

CCosmograff’

Voyage dans le système solaire avec des artistes et des scientifiques

Vous avez raté le parcours Cosmograff entre le musée des Confluences et le l’ENS de Ltyon pendant la Fête de la Science ? Alors, courrez à la Fondation Bullukian pour le découvrir!

Cosmograff’, Voyage à travers le système solaire, est une exposition mêlant art et science et invitant les voyageurs à découvrir le système solaire comme ils ne l’ont jamais vu. Imaginée et réalisée pour la fête de la Science en octobre 2018, elle est le fruit d’un partenariat entre l’association de médiation scientifique DéMesures, le collectif d’artistes de rue Superposition, l’ENS de Lyon et le musée des Confluences. Guidés par les histoires, anecdotes et références scientifiques dispensées par Alain Coq, enseignant et médiateur passionné, les artistes LAHO, Osru, Idys et Laurent Claveau ont représenté les 8 planètes du système solaire avec une contrainte de taille : respecter les diamètres des planètes les unes par rapport aux autres. Ainsi, les visiteurs peuvent apprécier les tailles relatives des différentes planètes tout en ayant une représentation originale de ces astres. Chaque planète est accompagnée d’un panneau à caractère scientifique conçu par DéMesures, afin de donner quelques informations essentielles ou incongrues sur ces astres finalement mal connus. À l’origine, ces panneaux étaient placés entre le musée des Confluences et le site Monod de l’ENS de Lyon de façon à reproduire les positions des planètes dans le système solaire, le soleil étant figuré par le musée.

Samedi 4 mai de 14h à 18h, des médiateurs de DéMesures seront présents pour vous en dire plus sur le système solaire. Visite recommandée avec des enfants.

Cosmograff’ est présenté à la Fondation Bullukian en même temps que les photographies de Vincent Fournier qui invitent à une onirique conquête de l’espace.

 

Où la vie peut-elle exister aujourd’hui dans le système solaire ?

OOù la vie peut-elle exister aujourd’hui dans le système solaire ?

“La vie “à la mode terrestre” (bactéries, animaux …) nécessite trois caractéristiques environnementales pour prospérer : (1) de l’eau liquide, (2) de petites molécules carbonées comme CO2 ou CH4 , et (3) de l’énergie “noble” lui permettant de transformer les petites molécules en macromolécules complexes. Et au début, avant que la vie “sache” faire ces macromolécules, il lui a fallu les trouver toutes faites pour démarrer. […] »

« L’eau liquide existe dans de très nombreux sites dans le système solaire : Terre bien sûr, sous-sol profond de Mars, océans sous les “banquises” des corps de glace…Les petites molécules carbonées sont présentes partout. L’énergie “noble” est présente à la surface des corps (lumière), mais aussi en profondeur quand de l’eau liquide est en contact avec des roches. Et les macromolécules complexes sont fabriquées dans les comètes et les météorites (qui tombent sur les planètes et les satellites), et là où de l’eau liquide touche des roches.

Où y a t’il (et où y a-t-il eu) ces 4 conditions à la fois dans le système solaire ? Sur Terre, dans le sous-sol profond de Mars, dans les océans sous-glaciaires d’Europe et d’Encelade, et peut-être dans les océans profonds de Cérès et de Pluton. Il ne reste plus qu’à aller voir si une quelconque forme de vie s’y est développée.”

Pierre Thomas.

 

Club d’astronomie de Lyon Ampère