CComme toute vérité subjective, le rêve a une portée politique | Cortex Mag L’exposition Le temps d’un rêve, qui se tient au musée des Confluences de Lyon, aborde une thématique méconnue du rêve : sa dimension collective. Pour Perrine Ruby, membre du comité scientifique de l’exposition, collecter des récits oniriques faits à un même moment historique permet de voir ce qui touche les individus de façon commune. Et dévoile les effets de la culture ou de la politique sur les psychés.Combien y’a-t-il de manières d’aborder la question du rêve et de son importance dans nos vies ? Au moins huit, d’après l’exposition Le temps d’un rêve, à découvrir jusqu’au 24 août 2025 au Musée des Confluences, à Lyon. Passés l’entrée et le coup d’œil jeté à Heidi, la pieuvre filmée dans son sommeil et dont les changements de couleur reflétant des tentatives de camouflage témoignent sans doute de la vie onirique, on entre dans une première salle qui questionne le rêve sous l’angle de l’expérimentation scientifique et des neurosciences. Viennent ensuite plusieurs escales consacrées aux dimensions historique, médicale, ethnographique, anthropologique, artistiques, psychologique du rêve et à l’oniromancie.Clôturant la visite, le dernier espace nous plonge dans des récits de rêves. Reproduits sur les murs blancs de la pièce et […]Un article rédigé par Caroline Depecker, journaliste scientifique, avec l’expertise de Perrine Ruby, chercheuse (Inserm) au Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CRNL). >> Article à lire en intégralité sur :CORTEX MAG
FFake-news. L’ère de la post-vérité ? La « post-vérité » nous oblige à parler de la « vérité ». Pour trouver des solutions à cette déferlante de mensonges, de fake-news, il s’agit tout d’abord d’interroger la notion de vérité. Parler de « post-vérité » laisse entendre à tort qu’avant qu’on mette des mots dessus et que « fake-news » soit élu mot de l’année 2017, notre attachement à la vérité était évident. Les vérités partagées par une communauté, vis-à-vis d’une autre, ont pourtant déjà largement montré leurs limites. Par exemple, la supériorité des blancs sur les noirs, ou celle des hommes sur les femmes ont été des évidences à une époque.L’histoire des sciences et de la vérité avancent de concert.La science ne peut jamais dire « ceci est vrai », mais seulement « en l’état actuel des connaissances ceci n’a pas encore été réfuté. En revanche, si elle ne peut pas dire c’est vrai, la science peut tout à fait affirmer « ceci est faux ». Parce qu’au contraire du vrai, le faux peut tout à fait être démontré ! Difficile donc de parler de real news, mais plus facile d’évoquer le fake, le faux. Au sens strict, les fake news ne sont pas seulement des fausses nouvelles mais des informations volontairement falsifiées et trompeuses.Le problème serait alors et surtout l’intention qu’ont les gens qui produisent ou relaient de l’information. Entre la multiplication des points de vue qui se disent vrais comment ne pas se tromper ? Qui a raison ?Invités :Évelyne Cohen (Professeure des universités en Histoire et anthropologie culturelles et en Histoire de la télévision et des médias à l’Enssib ; et chercheuse au Laboratoire de recherches historiques en Rhône-Alpes)Raphaël Ruffier (Rédacteur en chef du magazine Lyon Capitale)Animation : Samuel Belaud (Université de Lyon)Bibliographie :« Ère post-vérité et médias en résistance » : quelles réponses face aux fake news ? – RUE 89 LYONLes fausses nouvelles : une histoire vieille de 2 500 ans – THE CONVERSATION« La fausse information de la Gazette à Twitter » – Revue LE TEMPS DES MÉDIAS N°30Extraits sonores :Dis la vérité – Lomepal ft Orelsan (Jeannine – 2018)Papi et mamie sont les rois de la fake news. France Inter, Tanguy Pastureau maltraite l’info – mars 2019Comment fabriquer notre propre fake news ? ARTE – 28 Minutes – janvier 2019
LL’effet Fox Deux magiciens, à la fois philosophes et clowns, se donnent pour contrainte de dire la vérité en toutes circonstances. Cette résolution devient l’occasion de nous interroger sur notre rapport à l’illusion. Basé sur les recherches en psychologie sociale, le spectacle pose la question de la manipulation et des techniques utilisées par le marketing et la publicité pour parvenir à influencer nos choix.Cette pièce est proposée dans le cadre de la Semaine du cerveau par la compagnie Envol Distratto avec la participation de Nicolas Paratore, psychologue (GREPS Lyon 2).Consultez l’ensemble du programme sur le site national de la Semaine du cerveau