Les poissons à l’épreuve du bruit | Visages de la science

LLes poissons à l’épreuve du bruit | Visages de la science

Vous êtes-vous déjà demandé comment était la vie sous l’eau, dans les fleuves ou les rivières?
Vous imaginez peut-être une immensité silencieuse… et bien détrompez-vous !
Les activités humaines sont loin de permettre silence et quiétude pour les populations aquatiques.

Bateaux, sports nautiques, activités industrielles ou de détente, tout cela impact fort sur la vie des espèces aquatiques.
Mais alors quelles sont les conséquences sur leur comportement ?

Émilie Rojas, doctorante au sein de l’Equipe de Neuro-Ethologie Sensorielle (ENES) à l’Université Jean Monnet – Saint-Étienne consacre ses recherches à ces questions. Le titre de sa thèse ? « Pollution sonore et invasions biologiques. Réponses multi-échelles des communautés aquatiques aux stresses multiples ».

Voici son portrait en vidéo :

Émilie Rojas, doctorante en 1re année au sein de l’ Équipe de Neuro-Ethologie Sensorielle (ENES), a eu la chance de faire partie des 10 doctorants sélectionnés par la coordination nationale de la Fête de la Science afin de présenter sa thèse en bande dessinée dans l’édition Planète Nature de Sciences en bulles.

A l’occasion de la Fête de la Sciences 2020, Émilie échangera avec vous sur son travail de chercheuse en bioacoustique :

Lors de ces deux rencontres, vous pourrez consulter l’ouvrage Planète Nature, Sciences en Bulles.

>>> Programme de la Fête de la Science 2020 en métropole lyonnaise et Rhône

>> Programme de la Fête de la Science dans la Loire

PPour aller plus loin

Plongée dans le réseau électrique du futur

PPlongée dans le réseau électrique du futur

Entrez dans les coulisses d’un institut de transition énergétique et découvrez comment les scientifiques travaillent aujourd’hui pour le réseau électrique de demain.

Avez-vous déjà entendu parler de la guerre des courants entre l’AC et le DC ? Saviez-vous que 99% du stockage d’électricité se fait avec de l’eau ?

Dans cette vidéo réalisée par SuperGrid Institute, découvrez comment les ingénieurs et chercheurs développent le réseau électrique de demain ! Participez à une visite virtuelle du centre de recherche et d’innovation pour comprendre comment ils travaillent à l’intégration des énergies renouvelables dans notre réseau électrique. Les ingénieurs de l’institut expliqueront comment ils recréent des chocs de foudre, des conditions sous-marines ou encore génèrent de l’énergie grâce à l’eau sur leurs plateformes de tests impressionnantes !

Embarquez pour une visite virtuelle de SuperGrid Institute !

(cliquez sur l’image ci-dessous)

Cette visite virtuelle s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020

SuperGrid Institute

 

[Regards sur…] Comment la crise sanitaire a imposé de nouvelles pratiques professionnelles

[[Regards sur…] Comment la crise sanitaire a imposé de nouvelles pratiques professionnelles

La crise sanitaire et le confinement ont imposé aux travailleur.ses d’exercer leur emploi à distance pour les un.es, ou d’appliquer en présentiel des normes de sécurité renforcées. Cette période a joué un véritable rôle d’incubateur des transformations d’organisation du travail, dont les implications sont multiples: entrée de la sphère professionnelle dans l’espace privé, changement des rythmes quotidiens du travail, alourdissement des contraintes liées au respect des règles sanitaires, ou encore éloignement des travailleur.ses de leur environnement professionnel…

Pascal Béguin, professeur d’ergonomie à l‘Institut d’Études du Travail de Lyon (Université Lumière Lyon 2), analyse ces profondes transformations qui continuent d’impacter nos quotidiens professionnels.

[Regards sur…] Cinéma et crise sanitaire : diffusion, production et représentation des épidémies

[[Regards sur…] Cinéma et crise sanitaire : diffusion, production et représentation des épidémies

Pendant toute la durée du confinement, l’industrie cinématographique a connu des bouleversements majeurs : alors que les cinémas étaient fermés et les plateaux de tournage à l’arrêt, les plateformes de diffusion de films et de séries ont largement diversifié leur offre, témoignant de notre besoin impérieux de fiction !

La crise sanitaire n’a pas seulement modifié les formes de consommation et la production des films, les épidémies ont également fortement nourri l’inspiration des scénaristes et réalisateurs, s’appuyant sur les crises sanitaires passées ou bien redoutées par la communauté scientifique.

Martin Barnier, professeur en études cinématographiques à l’Université Lumière Lyon 2 (laboratoire Passages XX-XXI), nous livre son analyse sur ces bouleversements  et sur les représentations des épidémies à travers l’histoire du cinéma.

 

Quelles molécules contre le SARS-CoV-2 ?

QQuelles molécules contre le SARS-CoV-2 ?

SARS-CoV-2 est un coronavirus, agent pathogène à l’origine de la Covid-19, pneumonie atypique émergente. La progression de cette maladie a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la déclarer urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier 2020, puis pandémie le 11 mars 2020.

L’émergence de SARS-CoV-2, jusque là inconnu de la communauté scientifique, a donné lieu en quelques semaines à une explosion sans précédent de production scientifique, et une course à la mise au point de tests de dépistage, de vaccins et de traitements.

Comment trouver un médicament efficace contre le virus SARS-CoV-2 en un temps record ? Une équipe de scientifiques du Centre international de recherche en infectiologie (CIRI) cherche parmi les molécules déjà existantes. Une course contre la montre qui se déroule in vitro, in vivo et même… in silico.

Un reportage de CNRS Le Journal.

Astronomie, astrophysique et spatial | La chaîne Youtube du Planétarium

AAstronomie, astrophysique et spatial | La chaîne Youtube du Planétarium

Dans le cadre de la Space Academy @home : entraîne-toi comme un.e astronaute ! initiée par le Planétarium dès le 19 mars 2020 avec la participation de l’Agence spatiale européenne (ESA), du Centre national d’études spatiales (CNES) et de nombreux autres partenaires, le Planétarium a proposé un nouveau projet : Astronomer@home.

Dans un contexte de confinement, le Planétarium donnait rendez-vous, à domicile, avec une personnalité scientifique : astronome, astrophysicien.ne ou astronaute, pour partager leur passion avec le public autour d’un thème.

Revivez les moments de Astronomer@home – les vidéos sont accessibles via la chaîne Youtube du Planétarium :

Astronomer@home

Des bruits plein la thèse | Visages de la science

DDes bruits plein la thèse | Visages de la science

Histoire d’un duo art-sciences

L’histoire commence avec celle de Pierrick Chilloux…

« Après une licence Arts du spectacle et un cycle de théâtre à l’Université et au Conservatoire Régional de Poitiers, je suis entré en Master Cinéma et audiovisuel à l’Université Lyon 2, avec l’intention de m’orienter dans la réalisation de documentaires scientifiques. À mon arrivée à Lyon, j’ai du choisir le sujet de mon court métrage de Master 1. J’avais entendu parler de Ma Thèse en 180 secondes (MT 180) lors de ma formation au Conservatoire, et je souhaitais déjà écrire un film autour du concours. La diversité et l’importance de l’activité de recherche Lyonnaise promettait une expérience d’autant plus enrichissante que je ne connaissais pas du tout le milieu doctorant et scientifique, même si ce dernier m’a toujours fasciné. Mon professeur référent, Jacques Gerstenkorn était également très enthousiaste lorsque je lui ai fait part de mon idée.

J’ai donc commencé à rencontrer des doctorants qui n’étaient pas forcément candidats au concours, afin d’en apprendre plus. L’évènement Ma Thèse pour les Nuls organisé lors de la Fête de la Science par des LabEx de l’Université de Lyon, m’a conforté dans le choix de mon sujet. Ce concours, permet à une dizaine de doctorants de présenter son sujet de thèse en trois minutes, comme pour MT 180, mais de manière à parler aux plus jeunes. Après avoir reçu l’autorisation de l’Université de Lyon, le Conseil des Présidents d’Université et le CNRS, j’ai pu suivre la formation d’écriture et de jeu théâtral proposée par l’Université. Je souhaitais construire mon documentaire comme un journal de bord commun avec un doctorant candidat, en le suivant dans sa préparation au concours et en lui proposant mon aide pour la réalisation de la vidéo de pré-selection.

De novembre à février 2019, j’ai d’abord suivi Suzanne Bussod, doctorante en imagerie médicale au LabEx PRIMES et au laboratoire CREATIS, que j’avais rencontré de sa participation à Ma Thèse pour les Nuls. Elle m’a beaucoup aidé pour mon projet, et le film tient beaucoup de la confiance qu’elle m’a donné. En février, Suzanne n’a pas été sélectionnée pour la finale locale sur scène, et elle m’a proposé de suivre un de ses collègues de CREATIS, Valentin Baron. J’ai alors décidé de filmer la suite de l’aventure avec lui, son sujet de thèse, et son approche du travail m’aillant paru très intéressants. Travaillant sa thèse en partie en entreprise et en partie en laboratoire, Valentin avait choisi de s’entraîner pas seulement à la Ligue d’Improvisation Lyonnaise, ou se tenait la partie théâtrale de la formation, mais aussi devant ses collègues et ses amis. Il voulait faire de sa présentation un outil tout-terrain. Cette façon d’amener son sujet – et le théâtre – partout m’a beaucoup plu.

Chacun de nous deux proposait des idées pour se préparer au mieux à la scène. Au fil des tournages, Valentin en oubliait presque la caméra. Quelques jours avant la finale locale, le Président de la République a annoncé le confinement pour freiner l’épidémie de Coronavirus, annulant du même coup la suite du concours. Valentin et moi avons été obligés de dépasser les enjeux du concours et de réfléchir autrement ce que nous avions vécu. C’est ce que j’ai cherché à faire sentir dans mon essai documentaire de vingt minutes. Le Coronavirus a permis, paradoxalement, d’apprécier à sa juste valeur le travail de Valentin, et de penser la place du scientifique dans la cité. Je pense en effet qu’il revient à chacun de créer sa propre scène. »

… Et se poursuit avec Valentin Baron

« Mon travail de thèse consiste à utiliser des mesures issues d’antennes de microphones pour chercher à décrire des sources acoustiques (des objets bruyants). A partir de plusieurs microphones dont on connait le positionnement, il est possible de retrouver la position d’une source de bruit dans l’espace, par exemple.

Ces techniques dites de traitement d’antenne, je les applique dans deux projets complètement différents. Le premier, en acoustique sous-marine, cherche à prédire l’impact que des machines minières utilisées en grande profondeur causent sur leur environnement. Une fois que je les ai localisées, je calcule leur niveau sonore pour établir des seuils à ne pas dépasser. Le deuxième est quant à lui tourné vers l’acoustique aérienne, et cherche à détecter des drones aux abords de sites sensibles. Après une première étape de localisation d’une source de bruit, une étape d’identification permet de déterminer s’il s’agit d’une menace potentielle (un drone) ou non (un oiseau, par exemple). Une fois cette identification effectuée, des mesures de neutralisation proportionnées à la menace peuvent être mises en œuvre.

Ce travail de thèse appliqué à des domaines variés (l’acoustique sous-marine et aérienne), traduit bien la transversalité de la spécialité que j’ai apprise durant ma formation en école d’ingénieur : le traitement du signal. Cette matière, souvent difficile à définir même au sein des écoles, me passionne grâce aux nombreuses possibilités applicatives qu’elle offre, qui vont des télécommunications à la science des données, en passant par l’imagerie médicale ou encore le multimédia. »

Valentin faisait partie des 14 candidats sélectionnés au concours MT 180 de 2020 dont la finale lyonnaise devait se tenir en mars. Le concours n’a pas eu lieu en raison du confinement imposé par l’épidémie de Covid-19.

Le court métrage Des bruits plein la thèse est actuellement en cours de sélection sur plusieurs festivals. Aussi, il ne sera visible sur Internet qu’au printemps 2021, et en festivals s’il est sélectionné ! Donc, un peu de patience pour le découvrir…

En attendant, regardez la prestation que Valentin Baron devait présenter au concours MT180 :

Migrations et droit maritime. Réglementations en eau trouble

MMigrations et droit maritime. Réglementations en eau trouble

Encore cette année, dès les prémices du printemps, la mer Méditerranée est le théâtre de mouvements migratoires depuis les continents africains et asiatiques, vers les premières côtes européennes. À quels droits et devoirs sont soumis les migrants en mer et les États qui les accueillent et/ou les interceptent ?

Les migrants sont régulièrement mis à l’épreuve de droits qui se contredisent (maritime, internationaux, nationaux). Si le droit international des migrations donne le droit à chacun de partir de son pays et le droit maritime celui de naviguer en liberté, ils n’assurent en revanche pas le droit de poser le pied sur le sol d’un autre pays. Les réglementations se confrontent et laissent à la dérive de nombreux migrants qui ont choisi la mer pour quitter ou fuir leur pays d’origine.

Interview de Kiara Néri, directrice du Centre de Recherche en Droit international de l’Université Jean Moulin Lyon 3, réalisée dans le cadre du Pop’Sciences Mag « Océan. Une plongée dans l’invisible »

 

Hommes et femmes au volant

HHommes et femmes au volant

Les hommes prennent plus de risques que les femmes au volant et ont plus d’accidents. Pourquoi ? Comment faire évoluer les comportements et les « clichés » ?

Découvrez dans le webdocumentaire de l’Université Gustave Eiffel – UGE,  les pistes de réflexion de jeunes âgés de 9/14 ans, lors d’ateliers participatifs menés avec des chercheurs de l’UGE.

  • Visionner le webdocumentaire : cliquer sur les panneaux de signalisation dans la vidéo pour dérouler les séquences

Hommes et femmes au volant

Un partenariat Université Gustave Eiffel, Imagineo.

Une initiative portée par le service Diffusion des Savoirs et Ouverture à la Société de l‘Université Gustrave Eiffel.

 

  • Voir les autres webdocumentaires :

Espace Science et Société – Université Gustave Eiffel

Télétravail et enseignement à distance : test grandeur nature

TTélétravail et enseignement à distance : test grandeur nature

Enseigner à distance ? Pour une partie non négligeable du corps enseignant, l’usage massif des cours en ligne est contraire à leur éthique professionnelle, ou simplement impossible. Cette situation favorise la fracture numérique des apprenants et des enseignants, et précarise davantage les vacataires et les doctorants. Pour les enseignants-chercheurs, cette situation exceptionnelle nécessite de tirer le meilleur des outils existants, et de repenser les modes d’interaction avec leurs étudiants. Nous avons demandé à une experte des interactions par écran, Christine Develotte, Professeure émérite au laboratoire ICAR, à l’ENS de Lyon, de s’exprimer sur le sujet.

 

Entretien accessible sur le site du LabEx ASLAN