De Berlin à Vladivostok : métissage et interculturalité dans les espaces littéraires contemporains

DDe Berlin à Vladivostok : métissage et interculturalité dans les espaces littéraires contemporains

L’Union soviétique se pensait comme un espace multiculturel, une union de peuples ayant dépassé leurs particularismes (langue, religion) au nom d’un espace interculturel commun. En Russie post-soviétique, comme dans les anciennes républiques (Daghestan, Tadjikistan), les traditions et les modes de vie qu’on aurait pu croire oubliés, sont revenus en force, se mêlant à une postmodernité venue de l’Occident, sur fond de criminalité généralisée.

Cette situation est décrite par une nouvelle génération littéraire, ayant hérité d’une double culture, traditionnelle et soviétique. Ce processus de double culture n’est pas nouveau, et on pourrait presque dire que la littérature russe est née d’un « métissage » de la culture slave (traditionnelle, populaire, orale) et des littératures européennes (français, allemande, anglaise). Pour de nombreux écrivains, l’Europe incarne encore la culture.
Mais aujourd’hui en Europe se forme un nouvel espace interculturel, celui des camps de migrants, où vivent ensemble, tant bien que mal, dans un étrange melting pot, des réfugiés de tous les pays et continents, de l’Inde au Sénégal, de l’Afghanistan à l’Estonie. Cet archipel a ses propres codes culturels, sa propre langue, ses propres valeurs.

> Programme du séminaire :

  • Métissage et interculturalité dans la littérature russe contemporaine.
  • Esthétiques du métissage : écritures contemporaines transculturelles dans l’espace germanophone.

En savoir plus :

Bibliothèque Diderot

Des bruits plein la thèse | Visages de la science

DDes bruits plein la thèse | Visages de la science

Histoire d’un duo art-sciences

L’histoire commence avec celle de Pierrick Chilloux…

« Après une licence Arts du spectacle et un cycle de théâtre à l’Université et au Conservatoire Régional de Poitiers, je suis entré en Master Cinéma et audiovisuel à l’Université Lyon 2, avec l’intention de m’orienter dans la réalisation de documentaires scientifiques. À mon arrivée à Lyon, j’ai du choisir le sujet de mon court métrage de Master 1. J’avais entendu parler de Ma Thèse en 180 secondes (MT 180) lors de ma formation au Conservatoire, et je souhaitais déjà écrire un film autour du concours. La diversité et l’importance de l’activité de recherche Lyonnaise promettait une expérience d’autant plus enrichissante que je ne connaissais pas du tout le milieu doctorant et scientifique, même si ce dernier m’a toujours fasciné. Mon professeur référent, Jacques Gerstenkorn était également très enthousiaste lorsque je lui ai fait part de mon idée.

J’ai donc commencé à rencontrer des doctorants qui n’étaient pas forcément candidats au concours, afin d’en apprendre plus. L’évènement Ma Thèse pour les Nuls organisé lors de la Fête de la Science par des LabEx de l’Université de Lyon, m’a conforté dans le choix de mon sujet. Ce concours, permet à une dizaine de doctorants de présenter son sujet de thèse en trois minutes, comme pour MT 180, mais de manière à parler aux plus jeunes. Après avoir reçu l’autorisation de l’Université de Lyon, le Conseil des Présidents d’Université et le CNRS, j’ai pu suivre la formation d’écriture et de jeu théâtral proposée par l’Université. Je souhaitais construire mon documentaire comme un journal de bord commun avec un doctorant candidat, en le suivant dans sa préparation au concours et en lui proposant mon aide pour la réalisation de la vidéo de pré-selection.

De novembre à février 2019, j’ai d’abord suivi Suzanne Bussod, doctorante en imagerie médicale au LabEx PRIMES et au laboratoire CREATIS, que j’avais rencontré de sa participation à Ma Thèse pour les Nuls. Elle m’a beaucoup aidé pour mon projet, et le film tient beaucoup de la confiance qu’elle m’a donné. En février, Suzanne n’a pas été sélectionnée pour la finale locale sur scène, et elle m’a proposé de suivre un de ses collègues de CREATIS, Valentin Baron. J’ai alors décidé de filmer la suite de l’aventure avec lui, son sujet de thèse, et son approche du travail m’aillant paru très intéressants. Travaillant sa thèse en partie en entreprise et en partie en laboratoire, Valentin avait choisi de s’entraîner pas seulement à la Ligue d’Improvisation Lyonnaise, ou se tenait la partie théâtrale de la formation, mais aussi devant ses collègues et ses amis. Il voulait faire de sa présentation un outil tout-terrain. Cette façon d’amener son sujet – et le théâtre – partout m’a beaucoup plu.

Chacun de nous deux proposait des idées pour se préparer au mieux à la scène. Au fil des tournages, Valentin en oubliait presque la caméra. Quelques jours avant la finale locale, le Président de la République a annoncé le confinement pour freiner l’épidémie de Coronavirus, annulant du même coup la suite du concours. Valentin et moi avons été obligés de dépasser les enjeux du concours et de réfléchir autrement ce que nous avions vécu. C’est ce que j’ai cherché à faire sentir dans mon essai documentaire de vingt minutes. Le Coronavirus a permis, paradoxalement, d’apprécier à sa juste valeur le travail de Valentin, et de penser la place du scientifique dans la cité. Je pense en effet qu’il revient à chacun de créer sa propre scène. »

… Et se poursuit avec Valentin Baron

« Mon travail de thèse consiste à utiliser des mesures issues d’antennes de microphones pour chercher à décrire des sources acoustiques (des objets bruyants). A partir de plusieurs microphones dont on connait le positionnement, il est possible de retrouver la position d’une source de bruit dans l’espace, par exemple.

Ces techniques dites de traitement d’antenne, je les applique dans deux projets complètement différents. Le premier, en acoustique sous-marine, cherche à prédire l’impact que des machines minières utilisées en grande profondeur causent sur leur environnement. Une fois que je les ai localisées, je calcule leur niveau sonore pour établir des seuils à ne pas dépasser. Le deuxième est quant à lui tourné vers l’acoustique aérienne, et cherche à détecter des drones aux abords de sites sensibles. Après une première étape de localisation d’une source de bruit, une étape d’identification permet de déterminer s’il s’agit d’une menace potentielle (un drone) ou non (un oiseau, par exemple). Une fois cette identification effectuée, des mesures de neutralisation proportionnées à la menace peuvent être mises en œuvre.

Ce travail de thèse appliqué à des domaines variés (l’acoustique sous-marine et aérienne), traduit bien la transversalité de la spécialité que j’ai apprise durant ma formation en école d’ingénieur : le traitement du signal. Cette matière, souvent difficile à définir même au sein des écoles, me passionne grâce aux nombreuses possibilités applicatives qu’elle offre, qui vont des télécommunications à la science des données, en passant par l’imagerie médicale ou encore le multimédia. »

Valentin faisait partie des 14 candidats sélectionnés au concours MT 180 de 2020 dont la finale lyonnaise devait se tenir en mars. Le concours n’a pas eu lieu en raison du confinement imposé par l’épidémie de Covid-19. Non découragé, Valentin Baron s’est représenté pour la finale locale Université de Lyon 2021, qui s’est déroulé en mars (suivie en ligne et en direct par le public) où a remporté le prix des internautes !

Le court métrage Des bruits plein la thèse a été nominé en 2021 au Festival Traces de Vies dans la catégorie Premier Geste Documentaire.

>> A découvrir !

 

>> La prestation finale de Valentin Baron au concours MT180 de l’Université de Lyon – édition 2021 :

Concours : Affiche ta santé !

CConcours : Affiche ta santé !

Le musée de sciences biologiques – Dr Mérieux, Marcy L’Étoile, a besoin d’aide pour créer une affiche afin d’inciter les enfants à bien se laver les mains et à éliminer les virus !

Pendant les vacances, le musée propose aux enfants de réaliser une affiche de prévention contre le virus basée sur « bien se laver les mains ». Les réalisations peuvent ensuite être envoyées au musée postées sur les réseaux sociaux – Instagram et twitter.

Le grand gagnant pourra remporter une BD Bande de microbes !

En savoir plus :

Musée de sciences biologiques

>> Adresse du musée :

Musée de sciences biologiques – Dr Mérieux

309 avenue Jean Colomb – 69280 MARCY L’Étoile

Culture Inclusive : une recherche participative en milieux culturels montréalais

CCulture Inclusive : une recherche participative en milieux culturels montréalais

Venez découvrir les rouages d’une recherche participative en milieux culturels via le compte-rendu d’une recherche sur l’accessibilité, l’inclusion et l’équité dans les institutions culturelles montréalaises.

Cette présentation présentera un compte-rendu du projet Culture Inclusive, une recherche action participative menée à Montréal depuis 2016 avec une vingtaine de partenaires, dont 10 institutions culturelles et 8 associations communautaires. Le projet visait à recenser et à documenter les freins en termes d’accessibilité, d’inclusion et d’équité, en impliquant comme cochercheures des personnes vivant directement ces freins.

À travers différentes méthodologies créatives et adaptées de recherche, le projet a permis une analyse collaborative des défis présents au sein des milieux culturels, et de corédiger une charte servant d’outils directeurs, de boussole éthique et de politique interne pour les institutions partenaires. Au cours de la présentation, nous nous pencherons principalement sur le processus et les méthodologies de recherche, afin de partager les techniques de recherche participative qui ont particulièrement bien fonctionné et de mettre en lumière les défis partenariaux qui se sont présentés au cours du projet.

>> Publication issue de ces travaux : Portraits d’institutions culturelles montréalaises. Quels modes d’action pour l’accessibilité, l’inclusion et l’équité ?

Intervenant : William-Jacomo BEAUCHEMIN – Chercheur et médiateur à Exeko

En savoir plus :

Culture inclusive…

Faire revivre les patrimoines engloutis

FFaire revivre les patrimoines engloutis

Comment les nouvelles technologies de visualisation, de virtualisation, se basant sur un travail de recherches historiques et documentaires, nous permettent-elles de découvrir ou redécouvrir un patrimoine invisible ?

Pour de nombreux habitants de la métropole stéphanoise, la vidange du barrage de Grangent est l’occasion de venir contempler ce qui se cache dans les Gorges de la Loire… Surpris parfois de voir apparaître ça et là une voie de chemin de fer, des ruines de bâtiments, de maisons, les curieux sont nombreux sur les rives lorsque les eaux baissent. Certains conteront peut-être l’histoire de ces vestiges que l’on devine et qui étaient dressés là, à cet endroit, avant la mise en eau du barrage en 1957.

La reconstitution de ce patrimoine immergé va pouvoir avoir lieu grâce au travail de chercheurs. Michel DEPEYRE (du laboratoire EVS UMR 5600 de l’UJM), maître de conférences en histoire moderne et contemporaine et spécialiste de la patrimonialisation des espaces, et Pierre-Olivier MAZAGOL, ingénieur d’études, spécialisé en géomatique (informatique appliquée à la géographie) ont associé leurs compétences pour géovisualiser ce paysage.

Partant du travail de Sébastien PEYROT, étudiant en Master ayant travaillé sur « le patrimoine englouti : de Saint-Paul en Cornillon à Grangent », ils se tournent vers le Labex IMU (Intelligence des Mondes Urbains) pour obtenir le financement nécessaire au recrutement d’un stagiaire du Master GÉONUM (Géographies Numériques) : Pierre NIOGRET.

Le travail de Pierre consistera donc à géolocaliser les différents éléments patrimoniaux et les intégrer au sein d’une base de données géographiques. 

Si des études concernant les impacts de barrages sur les sociétés et les paysages ont déjà été menées, la question du patrimoine immergé et surtout la reconstitution numérique 3D est une nouveauté.

L’ensemble de ce travail a ainsi permis la naissance d’une maquette en 3 dimensions des Gorges de la Loire et de leur patrimoine disparu, en 1955, alors que le barrage était en construction. Grâce à la collaboration avec le Laboratoire d’Informatique en Image et Système d’Information (LIRIS UMR 5205 de l’Université Lyon 2), une technologie innovante permet également de coloriser d’anciennes photographies aériennes des Gorges de la Loire initialement en noir et blanc.

Cliquez pour voir la simulation 3D

Vous êtes invités à une promenade dans les Gorges de la Loire. Laissez les vestiges engloutis se révéler à vous, et peut-être pourrons-nous un jour, au moyen simple de notre téléphone portable ou par le biais de la réalité augmentée, comparer le paysage « avant-après » tout en savourant la quiétude de ce lieu emblématique de notre département.

PPour en savoir plus

  • Exposition dans le futur Centre d’Interprétation du Paysage des Gorges de la Loire au Château d’Essalois
  • Présentation à la cinémathèque de Saint-Étienne, suivi d’une table-ronde grand public le 10 juin 2021 à 14h.
  • Présentation d’un film documentaire court, réalisé en collaboration avec la MSH Lyon/Saint-Étienne,  lors de la biennale Internationale du Design de Saint-Étienne 2021 sur le thème des bifurcations. (La mise en eau du barrage de Grangent s’intègre parfaitement dans la thématique, car marquée par une triple bifurcation : bifurcation mémorielle, bifurcation du paysage, et bifurcation dans la politique énergétique de la France au sortir de la 2e guerre mondiale.

Festival science et manga : Tout est virtuellement possible !

FFestival science et manga : Tout est virtuellement possible !

L’édition 2020 n’ayant pu avoir lieu, la 11e édition est reprogrammée et vous propose de plonger dans le monde fascinant du virtuel, de découvrir un festival dans l’air du temps : Tout est virtuellement possible ! 

Au menu  : une exposition, des conférences en ligne, une projection et pour un petit peu de fun en ces temps de distanciel, des concours pour nos personnels et étudiants sur nos réseaux sociaux.

  • Une exposition : Tout est virtuellement possible ! | Du 2 février au 3 avril – Galerie BU, BU Sciences, Campus de la Doua (réservée aux étudiants et personnels du campus)
  • Deux conférences-débat :

> Changer le corps et l’espace pour sonder et changer l’esprit | Mardi 16 mars à 12h30 >> A suivre en ligne  | Dans le cadre de La Semaine du cerveau 2021

> Quelles sont les avancées et les dangers qu’apporte le virtuel ? | Mardi 23 mars à 12h15  >> A suivre en ligne

  • Une projection : Sword Art Online | Jeudi 11 février à 18h45 >> Reportée

En savoir plus sur la programmation :

Festival science et manga

En 2020, la recherche à l’ouvrage pour Notre-Dame | Collections & Patrimoines

EEn 2020, la recherche à l’ouvrage pour Notre-Dame | Collections & Patrimoines

Les chercheurs et chercheuses se sont mobilisés tout au long de l’année sur le chantier scientifique de la cathédrale Notre-Dame. Sauvegarde du patrimoine matériel, modélisation de la structure ou encore études acoustiques… les programmes de recherche posent aussi les premiers jalons de la restauration, en collaboration avec des ingénieurs et des architectes.

Focus sur le chantier « Acoustique » avec Mylène Pardoen, archéologue du paysage sonore à la Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne, dans une vidéo proposée par CNRS le Journal.

AA LIRE

Entretien avec l’équipe lyonnaise de scientifiques de retour de leur première mission dans Notre-Dame de Paris.

Un entretien réalisé par Pop’Sciences – 24 juillet 2020 :

Retrouvez le son de Notre-Dame

Dans les courants du fleuve

DDans les courants du fleuve

Depuis une vingtaine d’années, un programme de restauration hydraulique et écologique est conduit sur le Rhône, alors que les scénarios les plus sombres annoncent jusqu’à 60% de baisse de débit du fleuve le plus puissant de France dans les prochaines décennies.

Comment penser dans le temps notre relation au fleuve, à sa biodiversité, son environnement, à nos usages, aux enjeux contemporains ? Quelle vie imaginer sur les rives d’hier, d’aujourd’hui et/ou de demain ? Quelles perceptions et quelles représentations du Rhône et de la Saône peuvent émerger dans le cadre de la transition écologique ?

Si ces thématiques vous interrogent, Cap sur le Rhône vous invite à participer à un concours d’écriture Dans les courants du fleuve. Selon votre âge, deux genres littéraires peuvent être proposés :

  • Pour les jeunes – 14/18 ans : formes poétiques ou écrits journalistiques.
  • Pour les adultes : formes poétiques ou formes narratives (nouvelle, légende…)

Les candidats pourront notamment puiser des connaissances et l’inspiration sur le site internet www.capsurlerhone.fr

Le concours est accompagné par un double parrainage :
> l’écrivaine Hélène Frappat, dont le livre Le dernier fleuve  (2019 – Éditions Actes Sud) rejoint l’esprit et la thématique du concours,
> Le journaliste Jean-Jacques Fresko, ancien rédacteur en chef de Terre Sauvage et d’Okapi, co-créateur de la Fête de la Nature, aujourd’hui rédacteur en chef du média en ligne Actualité, Nature & Société.

Le jury, sous la présidence de Hélène Frappat et Jean-Jacques Fresko, se réunira mi-avril 2021 pour les demi-finalistes, puis mi-mai 2021 pour sélectionner les lauréats de chaque catégorie. Un recueil sera publié aux Éditions de la Passe du vent, présentant les textes lauréats et d’autres choisis du concours.

Projet soutenu par : Direction Régionale des Affaires culturelles Auvergne-Rhône-Alpes, et dans le cadre du Plan Rhône la Région Auvergne-Rhône-Alpes, EDF et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse.
En partenariat avec : Espace Pandora, Auvergne-Rhône-Alpes Livre et Lecture, Conservatoire Espaces Naturels Rhône-Alpes, Délégations Académiques Arts et Culture de Lyon et de Grenoble, Clément Faugier marrons glacés & crème de marrons, la Cité du Chocolat Valrhona et la Maison M.Chapoutier.

Cap sur le Rhône

Les vidéos de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon

LLes vidéos de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon

Depuis le mois d’octobre 2020, les conférences de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, qui ont lieu en moyenne 2 fois par mois sont filmées et accessibles quelques jours après chaque évènement. Divers thématiques sont traitées , de la place des femmes dans les sciences neutrino, en passant par les animaux et paysages disparus…

Voir les vidéos

 

Compte tenu des contraintes sanitaires actuelles, le grand salon du Palais Saint Jean où ont lieu ces conférences ne sont pas ouverts au public.

>> Cliquer ici pour voir le programme des conférences futures.

 

TEXTURES

TTEXTURES

Arts, Sciences & Société

Centré autour d’une décennie de création de Marta Nijhuis et marquant la fin des deux ans de sa résidence d’artiste à Lyon 3, le livre TEXTURES apporte un éclairage esthétique sur le travail de l’artiste au travers de plusieurs contributions et entretiens autour du thème Art/Sciences/Société.

En témoignent notamment les regard croisés de Thierry Raspail, commissaire indépendant et ancien Directeur du Musée d’art contemporain de Lyon, et de Mauro Carbone, philosophe, professeur des Universités, directeur scientifique du projet de résidence Handle With Care et co-auteur de l’introduction du volume avec Thierry RASPAIL.

Textures 2010-2020 est un volume monographique en trois langues (anglais, français, italien) couvrant les dix dernières années de création de l’artiste Marta Nijhuis. Un catalogue de toute beauté, une moisson d’images  poétiques et d’une série de textes de philosophes et théoriciens de l’art de l’envergure de Mauro Carbone, Thierry Raspail, Jean-Philippe Pierron (Université de Bourgogne), Giovanna Borradori (Vassar College, New York) et bien d’autres encore.

Ses pages suscitent des réflexions et des suggestions qui nous entraînent du monde flottant de l’eau aux flux indéfinis de la mémoire, des figures impalpables des ombres aux reliefs tactiles de la matière. Un livre pour penser tout en rêvant et rêver tout en pensant.

Des extraits de l’introduction : 

” La trans-médialité de l’approche artistique de Marta Nijhuis est quelque part, […] une re-mediation, à savoir une tentative de retisser par des médias qu’elle n’aurait pas encore explorés une toile dont la texture est à chaque tissage opacifiée par une nouvelle couche de complexité.” – Mauro Carbone

« Telle une Pénélope ne cessant pas de faire et défaire sa toile, toujours la même et toujours une autre, Nijhuis façonne ainsi son identité en devenir, dont les branches s’étalent d’un stylet, d’un feutre, d’un crayon, d’une caméra, d’un stylo bic, d’un pinceau, ou encore de la buse incandescente d’un stylo 3D. » – Thierry Raspail

En savoir plus :

Textures – Université Jean Moulin Lyon 3