Les restitutions d’œuvres d’art par la France | Cycle Questions de société

LLes restitutions d’œuvres d’art par la France | Cycle Questions de société

Cycle de conférences – débats Questions de société

Le 28 novembre 2017, le Président de la République alors en visite au Burkina Faso prononce un discours à l’Université de Ouagadougou dans lequel il déclare : « le patrimoine africain ne peut pas être uniquement dans des collections privées et des musées européens. Le patrimoine africain doit être mis en valeur à Paris mais aussi à Dakar, à Lagos, à Cotonou, ce sera une de mes priorités. Je veux que d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique. »

Moins d’un an plus tard, Felwine Sarr, professeur à l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis (Sénégal) et Bénédicte Savoy, titulaire d’une chaire internationale au Collège de France, chargés d’étudier l’épineuse question de restitution par la France du patrimoine culturel africain, ont remis leur rapport à Emmanuel Macron.
Le Président de la République a immédiatement réagi en décidant de rendre 26 œuvres, dont les statues royales d’Abomey, sollicitées par le gouvernement Béninois, trophées de guerres dérobés en 1892 et aujourd’hui propriété du musée du Quai Branly. C’était la première fois qu’une ancienne colonie formulait de manière officielle une telle requête à la France.

Aujourd’hui, selon les experts environ 90% du patrimoine artistique et culturel africain se trouverait en dehors du continent africain.

Christine Ferrari-Breeur, responsable du Master Droit et Fiscalité du Marché de l’Art et du diplôme d’université Professions du marché de l’art à l’Université Jean Moulin Lyon 3 apporte son éclairage sur la question de la propriété des biens culturels et, en particulier, sur le cas juridique complexe du patrimoine artistique et culturel africain.

>>> Infos & inscriptions sur :

Université Jean Moulin Lyon 3

 

En illustration, le visuel de tableaux retrouvés en 1945 dans le château Neuschwanstein en Autriche provenant des collections Rothschild-Stern, confisquées à Paris, qui avaient été rassemblées par Hermann Goring pour la constitution d’un musée particulier.

Tony Garnier (1869 – 1948) – Dessiner et construire la cité moderne avant 1920

TTony Garnier (1869 – 1948) – Dessiner et construire la cité moderne avant 1920

150e anniversaire de Tony Garnier

Ce colloque international a pour projet de faire la lumière sur les apports de Tony Garnier à la définition de la modernité architecturale avant les grandes réalisations des avant-gardes des années 1920. Des chercheurs de divers horizons apportent leur regard scientifique.

Co-organisé par : Institut national d’histoire de l’art – INHA et Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes – LARHA – UMR 5190

Avec le soutien de : Université Lumière Lyon 2, Archives municipales de Lyon, Musée des Beaux-Arts de Lyon et Association Art et Université

  • 13 et 14 novembre : aux Archives municipales de Lyon
  • 15 novembre : au musée des Beaux-Arts

Retrouvez le programme complet sur :

150e anniversaire Tony Garnier

 

Exposition hors normes à la Manu | Collections & Patrimoine #4

EExposition hors normes à la Manu | Collections & Patrimoine #4

Dans les sous-bois, alors qu’Actéon, grand chasseur de la mythologie grecque, chasse le gibier avec sa meute de chiens, il surprend une femme prenant son bain. C’est Artémis. Fille de Zeus et maitresse de la nature sauvage et des animaux, la déesse n’entend pas se faire observer par cet homme insolent. Pour le punir, elle le transforme en cerf. Dans sa fuite, Actéon est rattrapé par ses chiens. Ne le reconnaissant pas, ses limiers le dévorent. Voilà une fin déchirante pour qui ose s’approcher de l’intouchable.

L’histoire d’Actéon, l’Université Jean Moulin Lyon 3 s’en est inspirée pour réaliser un parcours d’œuvres sur le campus de la Manufacture des Tabacs dans le cadre de la Biennale Hors Normes. Les œuvres sont celles de T.LÉO. Artiste plasticien de Touraine, T.LÉO nous place dans un monde qui tend à masquer l’absurde, la présence de la mort et sa nécessité. Le mythe d’Actéon prend ainsi une forme nouvelle à nos yeux : franchissez donc les portes de l’antre de la Connaissance, que garde cette meute d’êtres à l’apparence canine…

« Aux portes de l’antre de la Connaissance, garde une meute d’être à l’apparence canine. Interdit par l’aspect des gardiens, Actéon hésita à gravir les grandes marches menant au seuil et juste devant la gueule des canidés. Étant un lieu de passage nécessaire comme l’est la mort pour les vivants, il se dit qu’il était tout à fait légitime de pénétrer dans un tel lieu, donc qu’il ne devait ressentir aucune crainte à leur égard. Pourtant, plus ses pas le rapprochaient d’eux, plus son inquiétude grimpa par l’apparition des détails de leur corps qui se révélaient petit-à-petit. Une sorte de chair pâle dans un état de décomposition avancée recouvrait leurs os ; toutefois, leurs corps, au lieu d’incarner la mort, sculptaient le mouvement même de la vie dans sa plus grande ardeur. Le mouvement ample et souple que laissait transparaître la finesse des chiens dévoilait une férocité sauvage contenue. Malgré les dangers de maintenir pareil regard insistant, Actéon ne put s’empêcher de continuer son examen tout en avançant par petits pas. Subrepticement, un vide dans la carcasse se laissait apercevoir, laissant transparaître un squelette de bois ; parfois une structure en fibre qui devait soutenir des muscles saillants depuis longtemps absents se détachait lors d’un geste trop vif. Leurs faces, semblables à des crânes décharnés, sans trait ni visage devenaient un miroir pour celui qui les contemplait. Le néant de leurs orbites aspirait avidement l’image d’Actéon en poursuivant minutieusement ses mouvements lents et précautionneux.

Le moment tant redouté arriva. Il ne manquait plus qu’une marche pour entrer dans l’édifice mais aussi arriver à leur hauteur, l’espoir de s’y introduire sans interaction avec eux effleura son esprit. Un son sur le côté vint l’arrêter brutalement. « Toi, homme qui souhaite se cultiver, un tribut doit nous être rétribué pour pénétrer dans cette enceinte : laisse-nous ta bestialité. N’aie crainte, elle te sera restituée lorsque tu ressortiras par ces mêmes portes une fois ton esprit garni. » Surpris par une telle demande, Actéon s’exécuta et livra à ses nouveaux compagnons l’animal qu’il était. Se sentant docile et prêt à exécuter les tâches qui lui seront incombées, il se mit au travail durant plusieurs années avec la même ardeur. Il sentait en lui une sorte de vide, dont la connaissance pouvait trouver place sans toutefois réussir à le combler.


Plus son esprit s’emplissait de connaissance millénaire, plus un dédain pour les êtres canins présents également dans l’enceinte, s’intensifiait. Leur bestialité, leur vacuité vaine, l’absurde de leur vie, se confrontaient aux bâtisses cyclopéennes humaines, à leurs connaissances allant de l’incroyablement petit jusqu’à l’incroyablement grand et lointain, la perfectibilité de leurs créations. Toutes ces connaissances lui firent tourner le dos aux maigres portes de l’entrée, pour oublier son humiliante origine. C’était ainsi qu’il s’enfonça davantage dans les profondeurs des couloirs de pierres pour découvrir ce qu’il recherchait : une seconde sortie. Il devait réussir à se détacher de ça ! Ne pas récupérer le fardeau que porte l’être de forme canine, lui laisser ses pulsions, sa mortalité, voilà ce qui pourrissait dans son esprit devenu froid comme les pierres qui l’entourèrent durant tant d’années. Il trouva bien cette porte, mise en évidence au fond d’un couloir dont son sol était recouvert de larges plaques de marbre brillantes, réfléchissant sa personne dans un ton encore plus glacial. Il quitta la porte, se jurant qu’une fois tout le savoir nécessaire acquis, il repartirait par cette même porte.

Bien des années passèrent, Actéon évitait avec un dégout mêlé d’une nouvelle frayeur les gardiens du lieu sans arriver à savoir pourquoi. Parfois, lorsque son regard s’égarait sur eux, un subreptice sentiment de nostalgie redonna vie à son esprit. Mais sa froide discipline vint très rapidement éteindre cette étincelle. Il se sentit près à sortir, suffisamment armé pour affronter le monde. Alors il entreprit d’ouvrir la seconde porte. Les pieds sur le seuil, la poignée toujours entre sa main, il vit avec surprise un regroupement de quatre hommes nus entourant une horloge sur un haut mur. Son regard ne pouvait transpercer cette muraille de pierre, alors il se concentra sur ce spectacle étrange.

Chaque homme se tenait immobile, le dos tourné vers l’instrument de mesure. Sur leurs corps mous, pleins, semblables à un tas de plâtre tombé d’une hauteur certaine maintenant sec, une tête figée regardait de manière hagarde l’horizon. La vivacité semblait avoir désertée ces corps, une telle stagnation régnait sur eux, que jamais il n’était possible de soupçonner le moindre mouvement, même de l’esprit pouvant animer pareils personnages. Leurs chairs, lasses de devoir lutter contre la force de la gravité se laissaient aller et coulaient lentement le long de leurs os. Seule l’aiguille de l’horloge donnait un repère du temps qui passe, et témoignait d’un changement lent mais certain. Son tic-tac mécanique donnait sens à leur existence.

Actéon, effrayé par une telle vision, rentra promptement et claqua avec violence la porte puis courut le long des couloirs afin de rejoindre l’entrée principale. Sur le chemin, un soulagement l’envahissait par la contemplation de la vie parcourue par ces êtres décharnés. Sur le point de sortir, il demanda à son gardien la bestialité qui lui revenait de droit. Elle lui fut retournée sans l’ombre d’une hésitation et il sortit sans demander son reste. Un peu plus loin, il s’étonnait d’avoir pu sortir à sa guise, et se souvint qu’aucune restriction ou interdiction ne l’avait empêchée de sortir ni de lui avoir imposée une durée de séjour. »

Mathieu PERCHAT, étudiant en Master 2 Philosophie – Esthétique & cultures visuelles (Promotion 2018-19) – Université Jean Moulin Lyon 3

Il est des œuvres autour desquelles nous avons envie de raconter une histoire, de se l’entendre conter ou de se la conter soi-même. Il est des œuvres qu’on voit, qu’on regarde. Des œuvres que l’on aime, que l’on déteste, et pour lesquelles on se demande pourquoi, on sait pourquoi, on ne sait pas.

Exposer des œuvres au sein des Universités c’est permettre cela aux étudiants, enseignants, chercheurs, personnels et visiteurs curieux. Qu’ils s’agissent d’expositions, d’acquisitions ou de 1% artistique, l’art est ainsi accessible au quotidien à tout un chacun.

 

Aller plus loin :

 

Cet article a été réalisé dans le cadre du projet Collections & Patrimoine mené par la Direction Culture, Sciences et Société de l’Université de Lyon. Il est le quatrième d’une série d’épisodes qui ont pour intention de donner à voir les collections et patrimoines scientifiques et artistiques des établissements d’enseignement supérieur. Plus d’informations auprès de camille.michel@universite-lyon.fr

 

Crédits photographiques : Vincent Noclin

Journées européennes du patrimoine

JJournées européennes du patrimoine

La 36e édition des Journées européennes du patrimoine se décline cette année autour du thème « Arts et divertissements ». Les lieux de science et d’enseignement ne sont pas en reste, avec de nombreux sites à découvrir sous forme de visite guidée…

Près de 400 événements rien que sur Lyon et Villeurbanne, alors n’hésitez pas à consulter le programme pour découvrir un lieu à visiter près de chez vous !

Programme complet des Journées du patrimoine

Il existe un Musée des moulages à Lyon. Le saviez-vous ? | Collections & Patrimoine #3

IIl existe un Musée des moulages à Lyon. Le saviez-vous ? | Collections & Patrimoine #3

On compte quatre musées universitaires de moulages en France, dont un se trouve à Lyon. Les trois autres sont à Bordeaux, Montpellier et Strasbourg. Inauguré il y a plus d’un siècle, le Musée des Moulages lyonnais (MuMo), conservé et administré par l’Université Lumière Lyon 2, a rouvert ses portes en mars 2019, après une grande campagne de rénovation des œuvres et du lieu.

L’engouement pour l’archéologie du XIXe siècle, favorisé par les grandes découvertes dans ce domaine, amène les universités à acquérir de nombreuses copies d’œuvres. Utilisées d’abord comme supports pédagogiques pour les étudiants et d’études pour les chercheurs, elles permettent d’étudier les œuvres, de les comparer entre elles, de les manipuler au sein d’un lieu unique. Pour les chercheurs, les étudiants et le grand public, elles assurent le témoignage d’œuvres originales, dont certaines peuvent avoir été dérobées, détruites ou endommagées au cours de l’Histoire.

La collection du MuMo abrite près de 1 600 moulages d’œuvres antiques, médiévales et modernes. Il serait d’ailleurs plus juste de parler de tirages puisque le moulage est l’acte de mouler ou de créer un moule alors que l’objet reproduit, par le moule, est un tirage.

Si, jusqu’à présent, l’intérêt du moulage portait essentiellement sur son caractère de copie fidèle de l’œuvre originale, on s’entend aujourd’hui pour dire que le moulage est bien plus que ça. Il possède son propre récit, témoigne de son temps et notamment des techniques et savoir-faire remarquables.

En effet, toute la difficulté du moulage réside davantage dans la fabrication du moule que dans celle des tirages. Pour le moulage par moule à pièces par exemple, ce sont souvent des centaines de pièces que le mouleur réalise. Elles sont ensuite assemblées les unes aux autres, comme un puzzle, et maintenues par une chape, ce qui constitue le moule. Ce n’est qu’alors qu’on tapisse de plâtre l’intérieur du moule en vue du tirage.

Cette technique de moule à pièces n’est pratiquement plus utilisée aujourd’hui, remplacée depuis les années 1970 par les moules en élastomère de silicone et plus récemment par des techniques issues du numérique.

La photogrammétrie est l’une d’entre elles. Par exemple, dans le cas de la Koré (sculpture grecque archaïque de jeunes femmes), elle consiste à prendre 200 à 300 photographies de l’objet selon tout autant de perspectives différentes.

Les photos sont importées sur un logiciel qui les lie entre elles pour reconstruire un modèle 3D. Celui-ci peut permettre de lancer des impressions 3D en vue d’une production multiple ou bien d’un seul modèle sur lequel il est ensuite possible d’utiliser la technique du moule à pièces. L’avantage est alors de ne plus avoir à toucher l’œuvre originale et, ainsi, de ne pas risquer de l’altérer.

La technique du scanner 3D à lumière structurée ressemble à celle de la photogrammétrie : le scanner projette un motif lumineux sur l’objet et en observe la déformation. L’objet scanné est reconstitué simultanément en 3D sur le logiciel. La suite possible, vous la connaissez maintenant.

Petits et grands ont justement pu observer et comprendre ces différentes techniques de moulage lors des Journées Nationales de l’Archéologie auxquelles le Musée des Moulages a participé les 14, 15 et 16 juin derniers. Les ateliers étaient animés par Shadi Shabo, doctorant au laboratoire Archéorient et Fabien Bièvre-Perrin, archéologue et chercheur à l’Institut de Recherche sur l’Architecture Antique (IRAA).

Le MuMo se situe au 87 cours Gambetta, dans le 7e arrondissement de Lyon. Lieu d’apprentissage, de médiation et de diffusion des savoirs pour l’Université et la population, il est ouvert les mercredis et samedis de 14h à 18h. L’entrée du MuMo est gratuite.

 

Aller plus loin :

 

Cet article a été réalisé dans le cadre du projet Collections & Patrimoine mené par la Direction Culture, Sciences et Société de l’Université de Lyon. Il est le troisième d’une série d’épisodes qui ont pour intention de donner à voir les collections et patrimoines scientifiques et artistiques des établissements d’enseignement supérieur. Plus d’informations auprès de camille.michel@universite-lyon.fr

Crédits photographiques : Vincent Noclin

Collections en réserve … richesses insoupçonnées

CCollections en réserve … richesses insoupçonnées

Connaissez-­vous les collections des universités et grandes écoles de Lyon ?

Faites-­vous partie des quelques privilégiés qui ont pu arpenter les arrière-­salles, sous-­sols, greniers, recoins et autres coulisses de ces établissements qui font modestement et discrètement réserve de quelques millions de pièces scientifiques remarquables, insolites, précieuses, uniques…?

Propos écrit par Danielle Boissat, Sauvegarde & Embellissement de Lyon

Droguier de la Faculté de pharmacie- Université Claude Bernard Lyon 1 / © Danielle Boissat

Je ne sais pas vous, mais moi ce qui m’intéresse le plus dans un musée quel qu’il soit, ce sont les réserves. C’est là qu’on peut avoir le privilège de découvrir des œuvres et des pièces de collections singulières qui, ayant peu de chance d’être exposées et connues du grand public, acquièrent de ce fait, qualités et valeurs hors du commun.

C’est à l’occasion d’une alerte patrimoniale qui concernait, en 2015, au moins trois musées que l’association S.E.L. – Sauvegarde & Embellissement de Lyon, en est venu à s’intéresser au sort et à la constitution de leurs collections :

  • le musée Testut-­‐Latarjet, invité à quitter les locaux du 4e étage du bâtiment Rockefeller, de l’Université Claude Bernard Lyon 1
  • le musée des Moulages, fermé pour cause de travaux d’édification d’un nouveau bâtiment, rue Rachais, dédié au département de musicologie, de l’université Lumière Lyon 2 – Le musée a réouvert depuis sous le nom de MuMo
  • le musée des Hospices Civils de Lyon (labellisé Musée de France) déménagé, pour cause de travaux à l’Hôtel-­Dieu, dans des entrepôts inaccessibles au public,

Par la suite, l’association a entrepris d’explorer plus amplement l’ensemble des richesses muséales de l’Université de Lyon, puis d’autres collections scientifiques, techniques et médicales conservées à Lyon, Marcy‐l’Étoile, Bron, Écully, St-­Cyr au Mont-­d’Or… dans une partie de cache-­cache pleine de surprises.

De Anatomie à Zoologie en passant par …

Pour les mordus des sciences de A à Z et les passionnés d’histoire des Sciences, 3 universités et 5 grandes écoles métropolitaines nous ont ouvert leurs abris, dépôts, magasins … de curiosités, qui nous ont permis bien souvent de (re)découvrir des chercheurs-­collectionneurs et des érudits méconnus ou oubliés de l’histoire savante de Lyon et de sa région : Jordan, Rouy, Michel Gandoger (médecin et botaniste), Maurice Holleaux (historien, archéologue et épigraphiste), Alexandre Lacassagne (médecin, fondateur de l’anthropologie criminelle), Edmond Locard (professeur de médecine légale), Lortet, Freiberg, Charles Depéret (géologue et paléontologue), Koehler, Rebours, Falcoz, Sollaud, Auguste-Antoine Dériard (pharmacien, botaniste et naturaliste), Abrial, Brunner, Emptoz, Devars, André Leroi-­‐Gourhan (ethnologue, archéologue et historien), Pravaz, Lesbre, Petit, Ollier, Destot…

Anthropologie, Anthropométrie, Archéologie, Art du Moulage, Botanique, Criminalistique, Cristallographie, Dentaire, Entomologie, Ethnologie Coloniale, Géologie, Médecine, Minéralogie, Mycologie, Paléontologie, Pharmacie, Physique, Science & Médecine Vétérinaire, Tératologie, les fonds de collections de l’Enseignement Supérieur ont ainsi fait l’objet d’une présentation dans un bulletin de S.E.L. D’autres espaces muséaux mieux connus et moins menacés, tels que le musée de Sciences biologiques Dr Mérieux et les réserves du Musée des Confluences, ont complété ce paysage scientifique métropolitain

Retrouvez toutes ces découvertes dans le bulletin n°109 de l’Association Sauvegarde & Embellissement de Lyon, édité en septembre 2015 :

Musées et collections cherchent visibilité et espace de re-naissance.

> Lire le bulletin

En savoir plus sur l’association Sauvegarde & Embellissement de Lyon :

S.E.L.

Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert

LLe monde en tête, la donation Antoine de Galbert

L’humanité entière se couvre la tête. Pour se protéger du soleil ou de la pluie, mais aussi parfois, de manière plus symbolique, pour exprimer une identité ou se prémunir de forces malveillantes. À travers le monde, guerriers, jeunes mariés ou encore monarques portent des coiffes pour se distinguer dans la société. Étonnants, parfois spectaculaires, ces couvre-chefs reflètent, par leurs formes et leurs matériaux, une grande diversité culturelle.

Plus d’informations sur le site du :

Musée des Confluences

Un sommeil troublé | Collections & Patrimoine #2

UUn sommeil troublé | Collections & Patrimoine #2

Il était une fois une Belle Dormante qui, entre 1920 et 1970, était loin de l’être, dormante. Métier à tisser de type Bobin-Jacquard, la majestueuse dame a participé aux heures de gloire internationales de la dentelle lyonnaise. Sauvée in extremis de la casse par des veilleurs de patrimoine, l’association Dentelles Vivantes, elle sommeille depuis 10 ans au sein des locaux du Silk me Back, dans l’ancienne usine de Textiles Artificiels du Sud-Est (TASE) à Vaulx-en-Velin.

Aujourd’hui, à l’aube de ses 100 ans mais loin d’être un objet muséal, la Belle Dormante fait l’objet d’un programme d’études. Autour d’elle se retrouvent 10 étudiants en 3e année du département Génie Mécanique de l’INSA Lyon, leur directrice Emmanuelle Vidal-Sallé et les descendants des fondateurs-ingénieurs du procédé Bobin-Jacquard, Jean-Claude Dognin et François Isaac.

Fondée au début du 19e siècle, à Lyon, la Maison Dognin se lance dans la fabrication de tulle, utilisant pour cela des métiers Bobin. Puis, en 1834, l’inventeur Augustin Isaac conçoit un procédé qui associe le procédé lyonnais Jacquard au métier Bobin. La nouvelle méthode permet d’entrelacer les fils de manière à créer des motifs. La Belle Dormante mesurant près de 7 mètres, elle est en capacité de produire en grande largeur de très grands motifs et c’est là sa spécificité qui assurera son succès. Ces métiers, fabriqués à Villeurbanne par A. Johnson Fils et Cie, produiront durant des décennies la fameuse « Dentelle de Lyon ».

Cette rencontre, organisée par Isabelle Moulin du Silk me Back et Emmanuelle Vidal-Sallé de l’INSA Lyon s’inscrit dans un projet de transmission du patrimoine immatériel, de conceptualisation et d’ingénierie. Le projet pédagogique a pour but la réalisation d’un relevé de plan de la machine, sa modélisation en 3D et l’écriture d’une notice d’utilisation de la Belle Dormante. En effet, nous ne disposons plus aujourd’hui de documents techniques et seuls les mécaniciens-garreurs qui travaillaient sur ce type de métiers peuvent nous transmettre le secret de leur fonctionnement. A la fin du XXe siècle, les dernières industries dentellières lyonnaises ont cessé de produire, la plupart des machines ont été détruites, oubliées aux fonds des ateliers et le savoir-faire pour les faire fonctionner a commencé à se perdre.

Avec l’ambition rêvée de pouvoir, un beau jour, initier la mise en route de la Belle Dormante, les étudiants ingénieurs s’affairent autour de la géante de 15 tonnes. Ils observent, ils circulent, ils saluent la complexité de la mécanique. Ils questionnement Messieurs Dognin et Isaac pour savoir, pour comprendre. Ils manipulent, s’essayent à des raisonnements. S’ils appréhendent sans peine le fonctionnement du Jacquard et du Bobin, il n’est pas si facile de pénétrer les coulisses de l’articulation entre les deux.

Pourtant, l’assurance d’y arriver est partagée et perceptible. Dans les Hauts-de-France, à Caudry, la Maison Bracq a remis en route, en 2014, trois des sœurs de notre Belle Dormante, dont l’une fonctionne pleinement aujourd’hui. Une belle réussite pour la conservation du patrimoine industriel.

 

Aller plus loin :

 

Cet article a été réalisé dans le cadre du projet Collections & Patrimoine mené par la Direction Culture, Sciences et Société de l’Université de Lyon. Il est le second d’une série d’épisodes qui ont pour intention de donner à voir les collections et patrimoines scientifiques et artistiques des établissements d’enseignement supérieur. Plus d’informations auprès de : camille.michel@universite-lyon.fr

Crédits photographiques : Vincent Noclin

Balade « Regard sur le fleuve »

BBalade « Regard sur le fleuve »

Découvrez le Rhône avec l’île du Beurre

En juin, laissez vous porter par le fleuve et découvrez ses trésors !

Le Rhône fut navigué dès l’antiquité. De nombreux aménagements ont modifié son visage au fil du temps. Prenons un peu de hauteur pour repérer les traces du passé et découvrir la biodiversité de ce fleuve.

Retrouvez toute la programmation de la Maison de l’Environnement et les activités de nos associations membres sur www.maison-environnement.fr à la rubrique « Agenda« 

Les jardins partagés de Lyon 7e

LLes jardins partagés de Lyon 7e

En mai, cultivons notre jardin qu’il soit urbain ou de campagne ! 🌼

🌻 En partant de la Maison de l’Environnement rejoindre la rive gauche du Rhône et traverser le Parc des Berges en direction du Sud vers le Parc de Gerland. Longer le fleuve jusqu’aux hôtels à abeilles, installations vouées à la découverte des abeilles sauvages et des insectes qui peuplent nos villes. Traverser la grande prairie du parc jusqu’à la fabuleuse mégaphorbiaie, magnifique jardin linéaire botanique de plantes aquatiques longeant une série d’aires cultivées et organisées selon le modèle d’une pépinière. Continuer jusqu’à la Maison des Fleurs qui présente une riche bibliothèque spécialisée sur l’art du jardinage des plantes et des fleurs des jardins du monde.

En sortant du Parc de Gerland nous observerons un bel exemple des jardins ouvriers mis en place par Edouard Herriot en 1956 « les jardins ouvriers communaux de Lyon, section du livre. » 35 parcelles de 120 m2 entretenues avec passion par d’anciens imprimeurs du labeur lyonnais.

Une balade alliant histoire et environnement avec l’association Promenades et Santé !

Maison de l’Environnement