Océan. Une plongée dans l’invisible | Pop’Sciences Mag #6

OOcéan. Une plongée dans l’invisible | Pop’Sciences Mag #6

©Pop’Sciences

Les milieux marins, bien qu’ils soient encore peu explorés, subissent de plein fouet les contrecoups des activités humaines. Pollutions plastiques ou industrielles, réchauffement des eaux, fonte des glaces, acidification généralisée des mers… L’hasardeuse gestion des ressources terrestres et océaniques par les humains a mis en péril l’équilibre de l’océan, pilier du vivant.

Malgré cela, une lueur d’espoir s’est ravivée pendant la longue période de confinement que nos sociétés ont traversé entre mars et mai 2020. Le volume et l’intensité de nos activités a baissé de telle sorte que le vivant a rapidement repris ses marques là où on ne l’attendait plus.

À Venise, en Méditerranée et sur une majeure partie de nos littoraux nous avons constaté – stupéfaits et rassurés – que le reste du monde vivant était doué d’une capacité de résilience plus importante que nous l’escomptions.

Du constat à l’action, la marche est grande et ce nouveau numéro de Pop’Sciences Mag contribue à rappeler que les milieux marins sont essentiels à notre subsistance. Partons du principe que (mieux) connaître les océans, c’est déjà (mieux) les protéger. De nombreuses équipes de recherche de l’Université de Lyon, bien que ni la ville de Lyon ni Saint-Etienne n’aient de façade maritime, étudient de nombreux phénomènes sous-marins : mécanique des fluides, chimie des océans, acoustique, microbiologie, géologie, archéologie sous-marine, droit international … Autant de disciplines à l’affut de phénomènes parfois imperceptibles, mais primordiaux pour la compréhension et la préservation des fonds marins.

La part invisible de l’océan

Dans le creux des courants, à la surface et dans les profondeurs des mers, se cachent des sons, une faune, des édifices, des microparticules et des phénomènes chimiques presque insaisissables. C’est à cette part invisible et mystérieuse que l’Université de Lyon via Pop’Sciences Mag s’intéresse. Une exploration de l’univers océanique en saisissant son rôle crucial dans la régulation du climat, en traversant les frontières invisibles qui le morcelle, en observant les surprenants phénomènes de bioluminescence qui se produisent dans les abysses, en écoutant les complexes paysages sonores qui s’y dessinent et en partant à la recherche des ports perdus de l’Antiquité.

Allez au-delà de ce que vous pensez connaître de l’océan en étudiant ce qu’il nous cache le plus. Car, c’est dans l’imperceptible et l’inexploré des milieux marins que se dissimulent les raisons de croire à leur préservation.

Plongez dans l’invisible !

Stéphane Martinot

Administrateur provisoire de la COMUE Université de Lyon

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Avec la participation des laboratoires de l’Université de Lyon suivants :

  • La Maison de l’Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux (CNRS, Université Lumière Lyon 2, Université Claude Bernard Lyon 1, Université Jean Moulin Lyon 3, Université Jean Monnet Saint-Étienne, ENS de Lyon, Aix Marseille Université)
  • L’Institut de recherches sur la catalyse et l’environnement de Lyon (CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1)
  • Le Laboratoire d’Ecologie des Hydrosystèmes Naturels et Anthropisés (CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, ENTPE)
  • Le Laboratoire de mécanique des fluides et d’acoustique (CNRS, École Centrale de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1, INSA Lyon)
  • L’Institut de Physique des 2 Infinis de Lyon (CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1)
  • Le Laboratoire de Géologie de Lyon Terre-Planète-Environnement (CNRS, ENS de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1)
  • Le Centre de droit international (Université Jean Moulin Lyon 3).

Pop’Sciences Mag – Hors série | Sous l’emprise des émotions

PPop’Sciences Mag – Hors série | Sous l’emprise des émotions

Elles exaltent nos quotidiens et constituent la pierre angulaire des échanges entre notre cerveau, note corps et ce qui nous entoure. Les émotions font aujourd’hui l’objet de nombreux travaux de recherche qui visent à cerner leurs mécanismes, eurs origines et la façon dont elles influencent nos actions. A l’aune des récentes avancées dans le domaine, nous sommes d’ailleurs mieux disposés que jamais à les gérer et à les maîtriser.

Mais ne sommes-nous pas également mieux armés pour les contrefaire, les susciter, voire les manipuler ?

Psychologues, neuroscientifiques et économistes s’accordent à dire que plus l’enjeu d’une situation est important, plus les émotions sont impliquées dans nos choix et nous poussent à l’action. Ainsi motivent-elles nos conduites, de la plus commune comme le choix d’un parfum en boutique ou d’un plat au restaurant, à la plus engageante comme la décision d’un endettement à la banque ou la sélection d’un bulletin de vote au moment d’une élection cruciale.

Susciter et provoquer des émotions s’avère alors être un enjeu décisif pour plaire, pour attirer l’attention, ou pour faire consommer. Les institutions publiques, face à ce qui est identifié comme une menace pour la santé ou la sécurité (tabac, infractions routières), peuvent ainsi convoquer des images chocs ou des messages alarmants afin de jouer sur les peurs des citoyens. Le secteur marchand n’est pas non plus en reste pour faire appel à certains ressorts émotionnels et associer un acte de consommation à une sensation de plaisir. Dans certains cas, cette « persuasion » par les émotions peut engendrer des effets dommageables et entraîner des effets contraires à ceux pressentis. Rien d’étonnant donc à voir se développer des dérèglements du comportement associés à la recherche irréfrénable d’émotions positives à travers les jeux d’argent, les achats compulsifs,le sport intensif ou la dépendance aux réseaux sociaux, pouvant parfois s’intensifier au point de basculer dans l’addiction.

La gouvernance par les émotions

Ce magazine met en lumière des travaux de recherche qui décodent l’importance des émotions sur les choix que nous faisons, leur lien avec des processus d’addiction, leur exploitation à des fins communicationnelles, ou encore la façon dont elles sont influencées par les odeurs. Car pour impacter nos choix ou nos opinions, les acteurs médiatiques, politiques ou marchands – et nous-mêmes dans nos élans de convictions – ne nous contentons plus seulement de rechercher du temps de cerveau disponible. L’heure est en effet à la suscitation d’émotions fortes, lesquelles auront des répercussions directes sur nos comportements individuels et collectifs. Dans le cadre de la Semaine du Cerveau 2020, dont le thème retenu est Moi, mon cerveau et les autres, nous vous proposons ce numéro hors-série de Pop’Sciences Mag pour décrypter la mécanique de nos émotions et de celles que nous partageons avec les autres. Les chercheurs du territoire lyonnais que nous avons rencontrés nous éclairent sur ce qui se passe dans nos cerveaux lorsque l’émoi l’emporte.

Samuel Belaud, Rédacteur en chef de Pop’Sciences Mag

Hors série réalisé en collaboration avec :

 CNRS Rhône Auvergne, CRNL, Fondation Neurodis, Inserm, LabEx Cortex, Université Claude Bernard Lyon 1

à l’occasion de la Semaine du cerveau 2020 à Lyon

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Pop’Sciences Mag #4 | Le meilleur est-il à venir ?

PPop’Sciences Mag #4 | Le meilleur est-il à venir ?

Pop’Sciences Mag propose des contenus originaux et vulgarisés sur ce que la recherche scientifique peut apporter comme clés de compréhension à des enjeux de société prégnants. En variant les formats (vidéos, textes et photos) et les dimensions (enquêtes, interviews, actus, reportages, …), ce Mag satisfait de nombreux niveaux de lecture et d’engagement avec les savoirs scientifiques. Il adopte un ton non-technique, mais « sérieusement vulgarisé », où la signature esthétique est fondamentale pour parvenir à faire plonger le lecteur aux cœur de la recherche scientifique.

Pop’Sciences Mag #4

Le meilleur est-il à venir ?

C’était mieux avant ! Le refrain du mythe de l’Âge d’or revient régulièrement lorsque, face aux grands défis sociétaux du présent, nous en revenons au passé et réglons nos comptes sur son dos.

Les échos d’un certain déclinisme ambiant retentissent alors : avant nous étions une Nation puissante ! Lorsqu’il s’agissait de poser un pied sur la Lune, avant on y arrivait ! Avant nous n’étions pas perdus dans des univers numérisés ! Révélée en juillet 2016, une étude de la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques précise que 46 % des français  interrogés considèrent leur situation globalement moins bonne que celle de leurs parents. Cette vision d’une société en déclin économique et culturel se cristallise dans certains discours politiques ou médiatiques.

C’est avec verve et générosité que le philosophe des sciences, Michel Serres, s’est plongé dans la problématique du C’était mieux avant ! Dans son ouvrage  éponyme, il tord le cou aux relents passéistes des « grands papas ronchons (qui) créent une atmosphère de mélancolie sur les temps d’aujourd’hui. » Ça tombe bien, avant, Michel Serres y était ! Du haut de ses 87 ans, il rappelle qu’au début du XXe siècle « les pauvres mouraient sans soin, qu’avant sans contrainte, les usines répandaient leurs déchets dans l’atmosphère ou la mer » et que l’hygiène était déplorable. Qu’avant signifie aussi tuberculose, famines… Hiroshima.

Pop’Sciences Mag se prête au jeu de savoir comment les sciences appréhendent le monde qui vient.

Pour ce nouveau numéro, Pop’Sciences ne donne ni dans la mélancolie, ni dans l’euphorie insouciante du progrès scientifique absolu. Nous proposons un regard sur les avancées techniques, socio-économiques et sanitaires qui forgent le monde contemporain et préparent celui qui vient. Nous donnons à voir comment nos chercheurs contribuent à produire de nouvelles connaissances pour répondre aux défis climatiques ou encore démographiques du XXIe siècle. Ces enjeux qui nous imposent de repenser nos modes de production, de consommation et d’innovation.

Au plus près de la recherche scientifique, vous évaluerez l’intérêt et la portée des progrès en médecine d’augmentation. Vous analyserez également les courants sociologiques et économiques qui repensent la place du travail dans nos vies futures. Notre rédaction s’est aussi intéressée aux chercheurs qui tentent de définir un modèle agricole durable, répondant au défi de devoir nourrir 10 milliards de bouches d’ici 2100. Vous identifierez les conséquences à venir du changement climatique en cours, et enfin vous vous interrogerez : a-t-on raison de vouloir aller sur Mars ?

Ce magazine vous invite à prendre position ! Était-ce mieux vraiment avant, ou le meilleur est-il à venir ?

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Pop’Sciences Mag #3 | CANCEROLOGIE – Les nouveaux champs de la recherche

PPop’Sciences Mag #3 | CANCEROLOGIE – Les nouveaux champs de la recherche

Pop’Sciences Mag propose des contenus originaux et vulgarisés sur ce que la recherche scientifique peut apporter comme clés de compréhension à des enjeux de société prégnants. En variant les formats (vidéos, textes et photos) et les dimensions (enquêtes, interviews, actus, reportages, …), ce Mag satisfait de nombreux niveaux de lecture et d’engagement avec les savoirs scientifiques. Il adopte un ton non-technique, mais « sérieusement vulgarisé », où la signature esthétique est fondamentale pour parvenir à faire plonger le lecteur aux cœur de la recherche scientifique.

Pop’Sciences Mag #3 

CANCEROLOGIE – Les nouveaux champs de la recherche

PARU LE 5 AVRIL

Cancer. La seule évocation du nom de cette très complexe maladie suffit à susciter un fort sentiment d’appréhension. Et pour cause, environ 16% de personnes dans le monde meurent d’une des nombreuses formes de cancer (source : Organisation mondiale de la santé – 2017). Pour autant la recherche scientifique sur le sujet n’a jamais été aussi performante. Elle s’attache à participer à un meilleur diagnostic, une meilleure prise en charge, une meilleure guérison et une meilleure prévention des risques. Ce numéro de Pop’Sciences Mag dresse un panorama non-exhaustif des innovations en cours et des avancées majeures de laboratoires de recherche lyonnais et grenoblois.

Numéro réalisé en partenariat avec :  CLARA – Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes

EDITO

382 000 nouveaux cas, 157 000 décès en France, le cancer affiche en 2018 encore une dure réalité que les chercheurs s’appliquent à déjouer en innovant.

La lutte contre le cancer progresse chaque jour du fait des investissements importants qui sont consentis et du travail de milliers de scientifiques. Les dernières décennies ont vu l’efficacité du diagnostic et des thérapies considérablement s’améliorer, pourtant cette très complexe maladie reste un fléau. En France, près de 90 000 hommes en sont décédés en 2018, la première cause de mortalité étant le cancer du poumon. Chez la femme, malgré les progrès en termes de dépistage et de prise en charge, 67 000 décès sont dus au cancer, majoritairement celui du sein suivi de près par le cancer du poumon.

Pour aller de l’avant, la recherche et la médecine opèrent aujourd’hui de profondes mutations et affichent de nouvelles avancées spectaculaires qui arrivent dès à présent en phase clinique. Elles sont scientifiques, technologiques, sociales ou organisationnelles et exigent une prise de conscience de chacun des acteurs par le déploiement de stratégies concertées. Ce nouveau numéro de Pop’Sciences Mag dresse un tour d’horizon de ces transformations et de ces découvertes en cancérologie.

Les laboratoires de recherche académique, les centres hospitaliers, les industriels, les associations et les patients engagent un mouvement vers davantage de collaboration. Il s’agit dès lors de favoriser le décloisonnement des établissements, de créer des connexions entre les disciplines et de croiser les expertises scientifiques avec les expériences individuelles des patients. C’est dans cette perspective que le Cancéropôle Lyon-Auvergne-Rhône-Alpes (CLARA) fédère l’ensemble de ces acteurs.

La clé de l’innovation en cancérologie ? Entremêler savoirs scientifiques, pratiques soignantes et vécu de la maladie…

Lire la suite : en ligne le 5 avril

Ce magazine sera présenté à l’occasion du Forum du CLARA le 5 avril à l’Espace Tête d’or | Soirée grand public / sur inscription

Pop’Sciences Mag n°2 | HACKER LA VILLE – Quand les citoyens réinventent la cité

PPop’Sciences Mag n°2 | HACKER LA VILLE – Quand les citoyens réinventent la cité

Les Pop’Sciences Mag proposent des contenus originaux, captivants, intéressants, sur les enjeux de société auxquels la recherche apporte des clés de compréhension. Ils permettent d’approfondir ces thématiques au travers d’un travail d’enquête et de rédaction. Une plongée au cœur des laboratoires de recherche du territoire lyonnais, à la rencontre des scientifiques, des penseurs, des innovateurs et des citoyens donnant matière à des reportages, interviews, immersions, portraits…

La 2e édition de Pop’Sciences Mag, HACKER LA VILLE – Quand les citoyens réinventent la cité, ouvre le débat sur les nouvelles démarches et initiatives des citoyens pour « réinventer » la ville, une façon de se réapproprier la ville, imaginer celle de demain et/ou participer à l’amélioration du vivre ensemble…?

 

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