Pop’Sciences répond à tous ceux qui ont soif de savoirs, de rencontres, d’expériences en lien avec les sciences.

EN SAVOIR PLUS

Retour sur la Journée des Dys avec le LabEx ASLAN

RRetour sur la Journée des Dys avec le LabEx ASLAN

Ce 8 octobre dernier s’est déroulée la 16ème édition de la Journée Nationale des Dys du Rhône, à l’Hôtel de Région de Lyon Confluence. Organisé par l’Association Dystinguons-nous, cet événement est dédié aux troubles des Dys (dyslexie, dysphasie, dyspraxie, dyscalculie et TDAH). À cette occasion, des membres du LabEx ASLAN (laboratoire CNRS ICAR et DDL), ont pu présenter des outils de sensibilisation ainsi que certains projets comme le MOOC « Étudiants dyslexiques dans mon amphi : comprendre et aider » et Dyslexia@work, concernant l’inclusion des personnes dyslexiques dans le monde du travail.

Pour sa 6ème édition, le MOOC fait son grand retour dès janvier 2023 avec un programme en six séances, ponctuées par deux débats. Gratuit et ouvert à tous, le MOOC a pour but de donner des moyens de compréhension et d’actions aux enseignants de tous niveaux, du primaire à l’enseignement supérieur, et aux parents. Les inscriptions sont ouvertes depuis le 4 octobre 2022 et jusqu’au 15 mars 2023. Les premiers cours auront lieu à partir du 17 janvier 2023. La dyslexie concerne des milliers d’étudiants en France et le programme du MOOC permet de mettre en place des stratégies permettant aux étudiants concernés, à son entourage et aux équipes enseignantes de mieux appréhender les difficultés liées au trouble.

Pour en savoir plus sur le MOOC : https://aslan.universite-lyon.fr/medias/fichier/bilan-mooc-etudys-2018-2022-vff-sept2022_1664454046107-pdf

Pour s’inscrire au MOOC : https://lms.fun-mooc.fr/register?next=richie/fr/cours/etudiants-dyslexiques-dans-mon-amphi-comprendre-et-aider/

L’équipe du LabEx ALSAN a également présenté sa participation au projet Dyslexia@work. Ce projet a pour premier objectif de mettre en avant une multitude de bonnes pratiques et d’outils, permettant aux entreprises et aux recruteurs de faciliter le recrutement et l’inclusion des personnes présentant une dyslexie et d’apprécier les capacités de ces personnes au-delà de leur trouble. Les membres européens du projet Dyslexia@work souhaitent également aider les adultes dyslexiques dans leurs recherches d’emplois notamment lors des phases d’insertion et de sélection. Issue de la recherche-action du projet, une brochure à destination des entreprises et agences de recrutement est désormais disponible en trois langue, français, anglais et italien. La brochure française est disponible : https://aslan.universite-lyon.fr/medias/fichier/plaquette-ffdys-fr-v1-2-web_1664457814195-pdf

Rosie Bissett, présidente de la European Dyslexia Association et Alexis Georgoulis, député grec

Le projet et la brochure ont récemment été présenté au parlement européen en présence de Rosie Bissett, présidente de la European Dyslexia Association ainsi que du député grec, Alexis Georgoulis.

 

 

 

 

 

Pour plus d’informations sur le projet Dyslexia@work, France : https://usercontent.one/wp/www.dyslexiaprojects.eu/wp-content/uploads/2021/02/FicheProjet_Fr.pdf

Pour plus d’information sur le projet européen Dyslexia@work : https://www.dyslexiaprojects.eu/

Pour découvrir l’interview d’Audrey Mazur : https://www.lyonmag.com/article/118296/audrey-mazur-palandre-l-ecriture-inclusive-est-une-contrainte-supplementaire-pour-les-personnes-dyslexiques

 

Sciences, un métier de femmes | BD

SSciences, un métier de femmes | BD

©Leah Touitou

Montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de notre journée Sciences, un métier de femmes qui, chaque année depuis 2017, rassemble près de 500 lycéennes de l’Académie de Lyon pour les convaincre d’avoir confiance en leurs capacités de réussir.

La désaffection des jeunes filles pour les filières scientifiques est préoccupante. Les jeunes filles ont du mal à se projeter dans les métiers techniques et scientifiques et à envisager de faire les études pour y parvenir parce qu’elles manquent de figures féminines de référence et parce que les idées reçues ont la vie dure. Cette journée de mars a pour vocation de faire tomber ces préjugés…

Lors de ces journées, spécifiquement destinées aux lycéennes de l’académie et leurs enseignant(e)s, celles-ci ont pu rencontrer des jeunes femmes travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, et discuter librement avec elles. Lorsque ces journées se déroulent en présentiel, des visites de laboratoires sont également organisées.

Depuis 4 ans, à l’occasion de ces rencontres, une bande dessinée a été réalisée (en 2017 par Ben Lebègue et depuis 2018 par Leah Touitou, illustratrice et scénariste jeunesse).

Voir la BD 2017

Voir la BD 2018

Voir la BD 2019

Voir la BD 2020

Voir la BD 2021

Journées organisées par : association Femmes et Sciences, CRAL, laboratoire ICAR, LabEx ASLAN

 

Sciences, un métier de femmes #6

SSciences, un métier de femmes #6

Initiée en 2017 par Isabelle Vauglin (astrophysicienne) avec Audrey Mazur (psycho-linguiste), la 6ème édition de la journée « Sciences, un métier de femmes ! » aura lieu le 8 mars prochain, à l’ENS de Lyon.

Pour convaincre les jeunes filles que toutes les voies d’études leur sont ouvertes et qu’elles ont le droit d’avoir de l’ambition dans leurs parcours professionnels à venir, nous organisons une journée spécifiquement destinée aux lycéennes afin de les faire rencontrer des femmes techniciennes, ingénieures et chercheures travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, dans le public comme dans le privé.

D’année en année, les études confirment que les filles réussissent mieux à l’école que les garçons, qu’elles sont plus nombreuses à obtenir le bac et avec plus de mentions. Aujourd’hui, les filles sont environ 40% dans les classes de Terminale S (article du magazine Libération – 25 janvier 2022) et seulement un quart des diplômes d’ingénieurs sont délivrés à des femmes. Les filles sont toujours trop peu nombreuses à s’orienter vers des études supérieures scientifiques et techniques, et en particulier vers les filières de l’ingénierie et du numérique.

Des préjugés tenaces empêchent les jeunes filles de se projeter dans ces métiers et les études pour y parvenir. Car pour la plupart, elles ne connaissent pas de femmes scientifiques pouvant leur servir de référence. La société a trop longtemps occulté les femmes dans les sciences et, de surcroît, ne les a pas reconnues.

Avec cette journée, nous avons pour objectif de créer les conditions optimales d’un dialogue entre des lycéennes et des femmes scientifiques pouvant leur servir d’exemple, afin que les jeunes filles puissent se projeter et cessent de s’auto-censurer.

>> Bilan « Sciences, un métier de femmes 2021 »
>> BD de Léah Touitou – Edition 2021

Plus d’informations

Voir les BD des éditions passées

MOOC « Étudiants dyslexiques dans mon amphi », la 5e édition !

MMOOC « Étudiants dyslexiques dans mon amphi », la 5e édition !

La 5e édition du MOOC “Étudiants dyslexiques dans mon amphi : comprendre et aider” est lancée ! Les inscriptions sont ouvertes et les cours commencent le 18 janvier 2022.

Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas qu’un seul type de dyslexie, elle ne concerne pas que les enfants, et les aménagements existent après l’école primaire et le secondaire. Nous pensons que la formation des enseignants du supérieur au sujet des étudiants dyslexiques est indispensable. Mieux comprendre les mécanismes de la dyslexie, les ressentis des étudiants, la prise en charge par les orthophonistes, et donner des conseils pour aider les étudiants dyslexiques sont les objectifs de cette formation. D’après le rapport Ringard (2000) on estime que 6 à 8 % de la population française est dyslexique. C’est pour cette raison que nous renouvelons le MOOC “Étudiants dyslexiques dans mon amphi : comprendre et aider” pour une cinquième édition.

Cette formation en ligne, gratuite et accessible à toutes et tous, s’adresse principalement aux enseignants de l’enseignement supérieur et aux équipes pédagogiques. Les six séquences du MOOC peuvent par ailleurs intéresser les étudiants (dys et non dys), les missions handicap, les services de médecine préventive et toutes les personnes sensibilisées au handicap dans le milieu de l’enseignement.

Il est conçu par une équipe pluridisciplinaire composée de chercheures, praticiens ICAR (neuropsychologue et orthophoniste) et membres de missions handicap et médecine préventive de l’Université de Lyon.

inscription au MOOC

Images libérées de l’enfermement – Projet PrisM

IImages libérées de l’enfermement – Projet PrisM

Images libérées de l’enfermement : étudier les représentations des prisons en contexte muséal, dans le cadre du projet PrisM

Le projet PrisMPrisons et Musées – porte sur les dynamiques de représentations du milieu carcéral dans le monde contemporain, en contexte muséal. Il vise à caractériser la négociation complexe des représentations des milieux pénitentiaires par rapport à d’autres espaces en interaction, lors de visites guidées. Deux sortes de production d’un discours sur les prisons au musée sont ainsi étudiées.

D’une part, il y a l’exposition internationale et itinérante Prison, coproduite par le Musée International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de Genève, le Musée des Confluences de Lyon et le Deutsches Hygiene Museum de Dresde. Cette exposition consiste à faire parcourir les prisons « à distance » à travers des médiations tierces et tente de faire entrer les visiteurs « en immersion » dans des espaces correctionnaires. D’autre part, il y a le Mémorial National de la prison de Montluc de Lyon qui cherche à faire émerger les stigmates des expériences passées d’une ancienne prison, in situ, sur le mode d’une archéologie, en retraçant l’inscription de personnes présentes dans le lieu de 1921 à 2009 et en échangeant sur les problématiques sociales et historiques soulevées par ces traces.

Une journée d’études sur « les images libérées de l’enfermement » qui se veut être un cadre de réflexion interdisciplinaire et interprofessionnel sur les dynamiques de production et de réception de discours sur les prisons est proposée. Parmi les interventions prévues au programme, une table ronde visera à mettre en lumière les enjeux de la production de discours sur la prison à l’attention d’un public aussi large qu’hétérogène.

Les « images » seront questionnées aussi bien en tant que documents visuels (par exemple des photos), qu’en tant que représentations sociales et culturelles des conditions de vie en prisons, des représentations intimes et personnelles ou bien collectives et rendues publiques. La discussion sera articulée autour de trois axes principaux : la production documentaire, le traitement historiographique et la médiation publique des images de l’enfermement.

Intervenants à la table ronde :

  • Adrien Allier et Aurélie Dessert, Mémorial National de la prison de Montluc
  • Nathalie Candito et Marianne Rigaud-Roy, Musée des Confluences
  • Sandra Sunier, Musée International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
  • Grégoire Korganow, Photographe

Journée d’études organisée par : LabEx ASLAN — UMR 5191 Interactions Corpus Apprentissages Représentations
En partenariat avec :  Musée International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Genève), Musée des Confluences (Lyon) et le Mémorial National de la prison de Montluc (Lyon)

En savoir plus :

Prisons et musées

Les langues vivent, s’endorment et disparaissent avec leurs locuteurs

LLes langues vivent, s’endorment et disparaissent avec leurs locuteurs

L’invisible érosion de la diversité linguistique

Que se passe-t-il lorsqu’une langue n’est plus parlée ni transmise ? Comment décrire une langue qui ne dispose pas de système d’écriture ? Quelles langues sont en danger en France ?

Ce sont autant de questions qui occupent les chercheur·es en sciences du langage et qui travaillent sur les langues en danger. Alertés par la vitesse de disparition des langues minoritaires, des réseaux de linguistes se sont organisés pour tenter de sauvegarder la diversité linguistique et les différents savoirs que véhiculent ces idiomes.

Au Laboratoire Dynamique du Langage, une équipe de chercheur·es est spécialisée dans la description, la documentation et la revitalisation des langues en danger, l’axe LED-TDR.

Sur le terrain, les linguistes nouent une relation souvent complexe avec la communauté, où se mêlent de l’affectif, de l’identitaire, et de la résistance politique.

Pour en savoir plus, retrouvez l’article sur le site :

LabEx ASLAN

 

Sciences, un métier de femmes | BD

SSciences, un métier de femmes | BD

BD sur femmes et sciences

©Leah Touitou

Montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de notre journée Sciences, un métier de femmes qui, chaque année depuis 2017, rassemble près de 500 lycéennes de l’Académie de Lyon pour les convaincre d’avoir confiance en leurs capacités de réussir.

La désaffection des jeunes filles pour les filières scientifiques est préoccupante. Les jeunes filles ont du mal à se projeter dans les métiers techniques et scientifiques et à envisager de faire les études pour y parvenir parce qu’elles manquent de figures féminines de référence et parce que les idées reçues ont la vie dure. Cette journée de mars a pour vocation de faire tomber ces préjugés…

Lors de ces journées, spécifiquement destinées aux lycéennes de l’académie et leurs enseignant(e)s, celles-ci ont pu rencontrer des jeunes femmes travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, et discuter librement avec elles. Lorsque ces journées se déroulent en présentiel, des visites de laboratoires sont également organisées.

Depuis 2017, à l’occasion de ces rencontres, une bande dessinée a été réalisée par Leah Touitou, illustratrice et scénariste jeunesse.

Voir la BD 2017

Voir la BD 2018

Voir la BD 2019

Voir la BD 2020

Journées organisées par : association Femmes et Sciences, CRAL, laboratoire ICAR, LabEx ASLAN

Sciences, un métier de femmes #5

SSciences, un métier de femmes #5

Pour convaincre les jeunes filles que toutes les voies d’études leur sont ouvertes et qu’elles ont le droit d’avoir de l’ambition dans leurs parcours professionnels à venir, nous organisons une journée spécifiquement destinée aux lycéennes afin de les faire rencontrer des femmes techniciennes, ingénieures et chercheures travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, dans le public comme dans le privé.

D’année en année, les études confirment que les filles réussissent mieux à l’école que les garçons, qu’elles sont plus nombreuses à obtenir le bac et avec plus de mentions. Pourtant, alors qu’elles sont presque à parité avec les garçons en Terminale S, seulement un quart des diplômes d’ingénieurs sont délivrés à des femmes. Les filles sont toujours trop peu nombreuses à s’orienter vers des études supérieures scientifiques et techniques, et en particulier vers les filières de l’ingénierie et du numérique.

Des préjugés tenaces empêchent les jeunes filles de se projeter dans ces métiers et les études pour y parvenir. Car pour la plupart, elles ne connaissent pas de femmes scientifiques pouvant leur servir de référence. La société a trop longtemps occulté les femmes dans les sciences et, de surcroît, ne les a pas reconnues.

Avec cette journée, nous avons pour objectif de créer les conditions optimales d’un dialogue entre des lycéennes et des femmes scientifiques pouvant leur servir d’exemple, afin que les jeunes filles puissent se projeter et cessent de s’auto-censurer.

L’édition 2021 prendra une forme différente des années antérieures étant donné le contexte sanitaire actuel : nous proposerons une version entièrement numérique de l’événement. La participation d’une trentaine de marraines est prévue : techniciennes, ingénieures et chercheures en poste, post-doctorantes et jeunes doctorantes travaillant dans des domaines variés.

Plus d’informations

PPour aller plus loin

 

Comment les femelles bonobos dirigent la société

CComment les femelles bonobos dirigent la société

Une récente étude de l’Université de Lyon/Saint-Étienne montre que lorsqu’elles mangent, les femelles bonobos ont tendance à mettre en évidence leur postérieur ! Cette posture inconfortable ferait partie d’une complexe stratégie de communication au sein de cette espèce qui utilise le sexe comme outil social…

Les bonobos et les chimpanzés sont les deux espèces vivantes les plus proches de l’humain. Ces deux espèces montrent de nombreux points communs, mais aussi des différences assez frappantes !  Bonobos et chimpanzés vivent dans de grands groupes et lorsque les femelles atteignent la maturité sexuelle, ce sont elles qui partent pour rejoindre de nouveaux congénères. Un tel système devrait favoriser les liens sociaux et les alliances « politiques » entre mâles qui, quant à eux, restent toute leur vie dans leur groupe natale. Contrairement aux chimpanzés qui suivent cette règle générale de la dominance des mâles, chez les bonobos ce sont les femelles qui sont dominantes…  Mais comment font-elles ?

Même si elles ne sont pas apparentées, les femelles bonobos créent des liens sociaux très forts entre elles. Bref, elles sont copines ! On remarque que les comportements sexuels jouent un rôle majeur dans le renforcement des relations et alliances « féministes ». Et pour être plus sexy, l’évolution les a équipées d’une véritable arme secrète

Photographie d'un comportement sexuel entre deux femelles bonobos.

Comportement sexuel entre deux femelles bonobos. Photo prise au parc La Vallée des Singes (France) par Elisa Demuru.

Chez plusieurs espèces de primates, le gonflement périodique des parties génitales des femelles est une norme et il atteint son maximum lorsque la femelle est fertile. Chez les bonobos pourtant, ce gonflement dure plus longtemps que nécessaire pour signaler la période de fertilité. Il est donc presque impossible pour les mâles d’associer ce gonflement des parties génitales à une fertilité effective chez la femelle. Les mâles ne peuvent donc pas s’appuyer sur ce signal pour tenter de s’accoupler avec une partenaire au moment le plus propice. En décourageant ainsi les mâles du groupe, les femelles les empêchent d’entrer en concurrence et de s’affronter pour obtenir les faveurs de la femelle. De cette manière, les femelles bonobos obtiennent un climat social plus paisible au sein de la communauté, et surtout, elles sont moins victimes de harcèlement de la part des mâles.

Mais le sexe chez les bonobos ne sert pas seulement pour la reproduction, il est aussi un important outil social qui n’a pas des frontières d’âge ou de genre. Ce gonflement est donc également très attirant pour les femelles bonobos ! Et ça tombe bien, parce que le sexe entre femelles renforce leurs liens. En brouillant les signes de fertilité et en partageant des liens sociaux-sexuels forts entre elles, les femelles bonobos limitent l’agressivité des mâles et arrivent à être les cheffes de leur groupe… double victoire ! Et comme ce gonflement est si important, il vaut mieux le montrer le plus possible.

Dans une nouvelle étude publiée dans le journal scientifique Scientific Reports, quatre chercheurs du laboratoire Dynamique du Langage (Université de Lyon) et de l’Équipe de Neuro-Éthologie Sensorielle (Université de Saint-Étienne) ont démontré que les femelles bonobos adultes ont tendance à adopter une posture inconfortable donnant plus de visibilité à leur postérieur, surtout lorsque le gonflement est à son maximum. Cette posture avec le postérieur « en haut » serait un amplificateur, qui fonctionne comme une sorte de publicité « extra » pour un signal déjà existant, c’est-à-dire le gonflement génital.  Les mâles adultes et les individus immatures, quant à eux, ne montrent pas de préférence pour cette posture. Ces résultats renforcent l’hypothèse que manger avec le postérieur en haut serait une vraie stratégie de communication complexe des femelles bonobos, qui les aide à conserver leur ascendant sur le groupe.

Photographie d'une femelle bonobo qui rend son gonflement génital plus visible en mangeant avec le postérieur en haut.

Femelle bonobo qui rend son gonflement génital plus visible en mangeant avec le postérieur en haut. Photo prise au parc La Vallée des Singes (France) par Elisa Demuru.

À l’origine de cette étude financée par le LabEX ASLAN, le projet collaboratif ADYN-BONOBO qui a comme objectif d’étudier la communication chez les bonobos à travers une approche multidisciplinaire basée sur l’éthologie, la bioacoustique, la phonétique, et les sciences de la complexité.

Rédaction : Rémi Léger, assistant de communication du LabEx ASLAN

Ma ville est-elle un zoo ? | Balade urbaine

MMa ville est-elle un zoo ? | Balade urbaine

Public : Dès 15 ans

Des collages sur les murs des pentes de la Croix-Rousse à l’exposition Symbioses au sud de la Guillotière, en passant par les gargouilles de l’église Saint-Nizier, Lyon fourmille de représentations d’animaux.

Les représentations des animaux dans la ville engagent-elles une réflexion éthique quant aux effets des pratiques humaines sur l’environnement ?
À quel point le fait de donner corps à un animal en peinture, notamment, participe de son existence ou de sa survivance ?
Ces images catalysent-elles des pensées orientées vers un horizon radieux ?

À travers ce parcours, observons les relations que nous entretenons avec le règne animal et les manières dont elles sont traduites et cultivées en image.

Cette balade numérique vous est proposée sous plusieurs formes : textes et audios.

 

Parcourez la balade, de chez vous ou dans la ville !

(cliquez sur l’image)

© Sylviane Blanchoz

Cette balade urbaine s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020.

 

Labex ASLAN

Retrouvez les autres activités de la Fête de la science 2020 à revivre depuis chez vous