Sciences, un métier de femmes | BD

SSciences, un métier de femmes | BD

BD sur femmes et sciences

©Leah Touitou

Montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de notre journée Sciences, un métier de femmes qui, chaque année depuis 2017, rassemble près de 500 lycéennes de l’Académie de Lyon pour les convaincre d’avoir confiance en leurs capacités de réussir.

La désaffection des jeunes filles pour les filières scientifiques est préoccupante. Les jeunes filles ont du mal à se projeter dans les métiers techniques et scientifiques et à envisager de faire les études pour y parvenir parce qu’elles manquent de figures féminines de référence et parce que les idées reçues ont la vie dure. Cette journée de mars a pour vocation de faire tomber ces préjugés…

Lors de ces journées, spécifiquement destinées aux lycéennes de l’académie et leurs enseignant(e)s, celles-ci ont pu rencontrer des jeunes femmes travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, et discuter librement avec elles. Lorsque ces journées se déroulent en présentiel, des visites de laboratoires sont également organisées.

Depuis 2017, à l’occasion de ces rencontres, une bande dessinée a été réalisée par Leah Touitou, illustratrice et scénariste jeunesse.

Voir la BD 2017

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Voir la BD 2019

Voir la BD 2020

Journées organisées par : association Femmes et Sciences, CRAL, laboratoire ICAR, LabEx ASLAN

Sciences, un métier de femmes | BD

SSciences, un métier de femmes | BD

©Leah Touitou

Montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de notre journée Sciences, un métier de femmes qui, chaque année depuis 2017, rassemble près de 500 lycéennes de l’Académie de Lyon pour les convaincre d’avoir confiance en leurs capacités de réussir.

La désaffection des jeunes filles pour les filières scientifiques est préoccupante. Les jeunes filles ont du mal à se projeter dans les métiers techniques et scientifiques et à envisager de faire les études pour y parvenir parce qu’elles manquent de figures féminines de référence et parce que les idées reçues ont la vie dure. Cette journée de mars a pour vocation de faire tomber ces préjugés…

Lors de ces journées, spécifiquement destinées aux lycéennes de l’académie et leurs enseignant(e)s, celles-ci ont pu rencontrer des jeunes femmes travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, et discuter librement avec elles. Lorsque ces journées se déroulent en présentiel, des visites de laboratoires sont également organisées.

Depuis 4 ans, à l’occasion de ces rencontres, une bande dessinée a été réalisée (en 2017 par Ben Lebègue et depuis 2018 par Leah Touitou, illustratrice et scénariste jeunesse).

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Journées organisées par : association Femmes et Sciences, CRAL, laboratoire ICAR, LabEx ASLAN

Sciences, un métier de femmes #5

SSciences, un métier de femmes #5

Pour convaincre les jeunes filles que toutes les voies d’études leur sont ouvertes et qu’elles ont le droit d’avoir de l’ambition dans leurs parcours professionnels à venir, nous organisons une journée spécifiquement destinée aux lycéennes afin de les faire rencontrer des femmes techniciennes, ingénieures et chercheures travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, dans le public comme dans le privé.

D’année en année, les études confirment que les filles réussissent mieux à l’école que les garçons, qu’elles sont plus nombreuses à obtenir le bac et avec plus de mentions. Pourtant, alors qu’elles sont presque à parité avec les garçons en Terminale S, seulement un quart des diplômes d’ingénieurs sont délivrés à des femmes. Les filles sont toujours trop peu nombreuses à s’orienter vers des études supérieures scientifiques et techniques, et en particulier vers les filières de l’ingénierie et du numérique.

Des préjugés tenaces empêchent les jeunes filles de se projeter dans ces métiers et les études pour y parvenir. Car pour la plupart, elles ne connaissent pas de femmes scientifiques pouvant leur servir de référence. La société a trop longtemps occulté les femmes dans les sciences et, de surcroît, ne les a pas reconnues.

Avec cette journée, nous avons pour objectif de créer les conditions optimales d’un dialogue entre des lycéennes et des femmes scientifiques pouvant leur servir d’exemple, afin que les jeunes filles puissent se projeter et cessent de s’auto-censurer.

L’édition 2021 prendra une forme différente des années antérieures étant donné le contexte sanitaire actuel : nous proposerons une version entièrement numérique de l’événement. La participation d’une trentaine de marraines est prévue : techniciennes, ingénieures et chercheures en poste, post-doctorantes et jeunes doctorantes travaillant dans des domaines variés.

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Comment les femelles bonobos dirigent la société

CComment les femelles bonobos dirigent la société

Une récente étude de l’Université de Lyon/Saint-Étienne montre que lorsqu’elles mangent, les femelles bonobos ont tendance à mettre en évidence leur postérieur ! Cette posture inconfortable ferait partie d’une complexe stratégie de communication au sein de cette espèce qui utilise le sexe comme outil social…

Les bonobos et les chimpanzés sont les deux espèces vivantes les plus proches de l’humain. Ces deux espèces montrent de nombreux points communs, mais aussi des différences assez frappantes !  Bonobos et chimpanzés vivent dans de grands groupes et lorsque les femelles atteignent la maturité sexuelle, ce sont elles qui partent pour rejoindre de nouveaux congénères. Un tel système devrait favoriser les liens sociaux et les alliances « politiques » entre mâles qui, quant à eux, restent toute leur vie dans leur groupe natale. Contrairement aux chimpanzés qui suivent cette règle générale de la dominance des mâles, chez les bonobos ce sont les femelles qui sont dominantes…  Mais comment font-elles ?

Même si elles ne sont pas apparentées, les femelles bonobos créent des liens sociaux très forts entre elles. Bref, elles sont copines ! On remarque que les comportements sexuels jouent un rôle majeur dans le renforcement des relations et alliances « féministes ». Et pour être plus sexy, l’évolution les a équipées d’une véritable arme secrète

Photographie d'un comportement sexuel entre deux femelles bonobos.

Comportement sexuel entre deux femelles bonobos. Photo prise au parc La Vallée des Singes (France) par Elisa Demuru.

Chez plusieurs espèces de primates, le gonflement périodique des parties génitales des femelles est une norme et il atteint son maximum lorsque la femelle est fertile. Chez les bonobos pourtant, ce gonflement dure plus longtemps que nécessaire pour signaler la période de fertilité. Il est donc presque impossible pour les mâles d’associer ce gonflement des parties génitales à une fertilité effective chez la femelle. Les mâles ne peuvent donc pas s’appuyer sur ce signal pour tenter de s’accoupler avec une partenaire au moment le plus propice. En décourageant ainsi les mâles du groupe, les femelles les empêchent d’entrer en concurrence et de s’affronter pour obtenir les faveurs de la femelle. De cette manière, les femelles bonobos obtiennent un climat social plus paisible au sein de la communauté, et surtout, elles sont moins victimes de harcèlement de la part des mâles.

Mais le sexe chez les bonobos ne sert pas seulement pour la reproduction, il est aussi un important outil social qui n’a pas des frontières d’âge ou de genre. Ce gonflement est donc également très attirant pour les femelles bonobos ! Et ça tombe bien, parce que le sexe entre femelles renforce leurs liens. En brouillant les signes de fertilité et en partageant des liens sociaux-sexuels forts entre elles, les femelles bonobos limitent l’agressivité des mâles et arrivent à être les cheffes de leur groupe… double victoire ! Et comme ce gonflement est si important, il vaut mieux le montrer le plus possible.

Dans une nouvelle étude publiée dans le journal scientifique Scientific Reports, quatre chercheurs du laboratoire Dynamique du Langage (Université de Lyon) et de l’Équipe de Neuro-Éthologie Sensorielle (Université de Saint-Étienne) ont démontré que les femelles bonobos adultes ont tendance à adopter une posture inconfortable donnant plus de visibilité à leur postérieur, surtout lorsque le gonflement est à son maximum. Cette posture avec le postérieur « en haut » serait un amplificateur, qui fonctionne comme une sorte de publicité « extra » pour un signal déjà existant, c’est-à-dire le gonflement génital.  Les mâles adultes et les individus immatures, quant à eux, ne montrent pas de préférence pour cette posture. Ces résultats renforcent l’hypothèse que manger avec le postérieur en haut serait une vraie stratégie de communication complexe des femelles bonobos, qui les aide à conserver leur ascendant sur le groupe.

Photographie d'une femelle bonobo qui rend son gonflement génital plus visible en mangeant avec le postérieur en haut.

Femelle bonobo qui rend son gonflement génital plus visible en mangeant avec le postérieur en haut. Photo prise au parc La Vallée des Singes (France) par Elisa Demuru.

À l’origine de cette étude financée par le LabEX ASLAN, le projet collaboratif ADYN-BONOBO qui a comme objectif d’étudier la communication chez les bonobos à travers une approche multidisciplinaire basée sur l’éthologie, la bioacoustique, la phonétique, et les sciences de la complexité.

Rédaction : Rémi Léger, assistant de communication du LabEx ASLAN

Ma ville est-elle un zoo ? | Balade urbaine

MMa ville est-elle un zoo ? | Balade urbaine

Public : Dès 15 ans

Des collages sur les murs des pentes de la Croix-Rousse à l’exposition Symbioses au sud de la Guillotière, en passant par les gargouilles de l’église Saint-Nizier, Lyon fourmille de représentations d’animaux.

Les représentations des animaux dans la ville engagent-elles une réflexion éthique quant aux effets des pratiques humaines sur l’environnement ?
À quel point le fait de donner corps à un animal en peinture, notamment, participe de son existence ou de sa survivance ?
Ces images catalysent-elles des pensées orientées vers un horizon radieux ?

À travers ce parcours, observons les relations que nous entretenons avec le règne animal et les manières dont elles sont traduites et cultivées en image.

Cette balade numérique vous est proposée sous plusieurs formes : textes et audios.

 

Parcourez la balade, de chez vous ou dans la ville !

(cliquez sur l’image)

© Sylviane Blanchoz

Cette balade urbaine s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020.

 

Labex ASLAN

Retrouvez les autres activités de la Fête de la science 2020 à revivre depuis chez vous

Langage : et si la parole et le cerveau communiquaient par le rythme ?

LLangage : et si la parole et le cerveau communiquaient par le rythme ?

Dans une étude récente, le linguiste François Pellegrino a montré que, quel que soit le débit de parole propre à chaque langue et chaque locuteur, le débit moyen d’information, lui, reste sensiblement le même : 39 bits par seconde.

Comment lier cette valeur universelle avec la synchronisation des rythmes cérébraux sur la parole, s’interroge Véronique Boulenger avec son approche de neuroscientifique ?

À lire dans son intégralité sur :

CORTEX Mag

Télétravail et enseignement à distance : test grandeur nature

TTélétravail et enseignement à distance : test grandeur nature

Enseigner à distance ? Pour une partie non négligeable du corps enseignant, l’usage massif des cours en ligne est contraire à leur éthique professionnelle, ou simplement impossible. Cette situation favorise la fracture numérique des apprenants et des enseignants, et précarise davantage les vacataires et les doctorants. Pour les enseignants-chercheurs, cette situation exceptionnelle nécessite de tirer le meilleur des outils existants, et de repenser les modes d’interaction avec leurs étudiants. Nous avons demandé à une experte des interactions par écran, Christine Develotte, Professeure émérite au laboratoire ICAR, à l’ENS de Lyon, de s’exprimer sur le sujet.

 

Entretien accessible sur le site du LabEx ASLAN

30 ans : bientôt la retraite pour Hubble ?

330 ans : bientôt la retraite pour Hubble ?

Temps de lecture : moins de 5 minutes

Nous sommes le 24 avril 1990, François Mitterand est président de la République, et Retour vers le futur III sortira dans quelques semaines. Au Centre spatial Kennedy, en Floride, la Navette spatiale Discovery s’apprête à lancer le télescope spatial Hubble. 30 ans plus tard, il est toujours opérationnel et s’apprête à passer le relais.

UUn télescope qui ne fait pas son âge

Avec ses 11 tonnes, ses 13 mètres de long et son miroir de 2,4 mètres de diamètre, le télescope spatial Hubble est un bijou de technologie. Son développement a commencé dans les années 1970, et il aura coûté au total deux milliards de dollars.

Si on le compare aux autres satellites, Hubble a eu une grande longévité. En général, les satellites artificiels sont conçus pour durer 15 ans. Et on le comprend, les satellites sont soumis à des bombardements de rayons cosmiques qui accélèrent le vieillissement du matériel.

Photographie du télescope spatial Hubble surplombant la Terre

Vue du télescope spatial Hubble surplombant la Terre / ©NASA

Cette longévité est due à plusieurs mises à niveau de l’appareil (en 1993, 1997, 1999, 2002 et 2009), mais également à un niveau de qualité de fabrication bien supérieur aux appareils fabriqués en série, comme nos imprimantes et lave-vaisselles. En effet, avec un coût de fabrication aussi élevé et des dizaines d’années de développement, l’obsolescence programmée n’a pas lieu d’être en astronomie.

« Hubble est la preuve que nous pouvons faire autrement, que les ingénieurs savent créer des appareils qui durent, une qualité qu’il faudra exploiter dans notre contexte de fragilité éco-systémique, d’épuisement des ressources et de dégradations de l’environnement », confie Isabelle Vauglin, astrophysicienne au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon (CRAL).

Et pourtant, Hubble entamera bientôt sa fin de carrière : plusieurs pièces mécaniques sont vieillissantes (par exemple les gyroscopes), et son successeur, le télescope spatial James-Webb, est prévu depuis plusieurs années et sera lancé normalement en mars 2021.

DDes débuts difficiles

Durant les jours suivant le lancement du télescope, les ingénieurs découvrent un problème optique majeur : les photos sont floues ! On comprend rapidement que la myopie de Hubble provient d’un défaut de courbure du miroir. Heureusement, des opérations de maintenance sont possibles et prévues. La première a pu être avancée afin de corriger l’aberration : on lui a installé une paire de « lunettes correctrices ».

Mission de maintenance de Hubble / ©NASA

Ces opérations ont été facilitées par l’orbite basse du télescope (590 km d’altitude), donc accessible par les navettes spatiales. La mission de maintenance de 1993 permet de corriger cette erreur grâce à un dispositif baptisé COSTAR.

Illustration proposant une comparaison entre deux photographies prises par le télescope spatial Hubble, révélant une nette amélioration de la netteté après la maintenance de décembre 1993

Cette comparaison du noyau de la galaxie M100 montre l’amélioration de l’optique du télescope spatial Hubble, avant et après la première mission de maintenance en décembre 1993 / ©NASA

qqui est Hubble ?

Photographie de Edwin Hubble, astronome américain

Edwin Hubble, astronome américain

Le télescope Hubble est nommé en référence à l’astronome américain Edwin Hubble, décédé en 1953.

Il est connu pour avoir démontré que les autres galaxies sont hors de la Voie lactée. Il a utilisé pour cela les étoiles variables Céphéïdes, étudiées par Henrietta Leavitt, ce qui lui a permis de mesurer la distance qui nous sépare de ces galaxies.

Le télescope fait donc référence à cette découverte majeure de l’astronomie, car un des objectifs était d’observer les objets très lointains et d’étudier l’expansion de l’Univers.

AAu fait, Pourquoi des télescopes dans l’espace ?

L’atmosphère protège des rayonnements, certains très nocifs pour les êtres vivants. Les astronomes ont pourtant besoin de toutes les longueurs d’onde pour observer les objets célestes, surtout les plus lointains ! C’est pourquoi un télescope hors atmosphère est très intéressant d’un point de vue scientifique. En orbite autour de la Terre, il échappe au « filtre » de l’atmosphère, et capte bien plus d’informations.

Hubble n’est pas le seul télescope spatial, il en existe d’autres, qui ont chacun leur spécialité (infrarouge, micro-ondes, rayons X, rayonnement gamma, etc.).

Présentation des satellites de l’Agence spatiale européenne en fonction des longueurs d’ondes / ©ESA

Poster de présentation des satellites de l'Agence spatiale européenne

Présentation des satellites de l’Agence spatiale européenne / ©ESA

Est-ce que le nombre de satellites artificiels est un problème pour les astronomes ? Le nombre de satellites commerciaux et de surveillance connaît une augmentation critique pour les astronomes. En effet, ils réduisent significativement les possibilités d’observation du ciel depuis le sol, et en orbite ils représentent un nombre de débris grandissant pour les autres objets en orbite, comme la Station spatiale internationale.

Le projet de satellites Starlink de l’entreprise SpaceX inquiète particulièrement les scientifiques à ce propos. Ce projet vise à mettre en service plus de 12 000 satellites, qui viendraient s’ajouter aux 2 000 actuellement en orbite. En septembre 2019, l’Agence spatiale européenne a déjà dû dévier un de ses satellites scientifiques afin d’éviter une collision avec un satellite de la constellation Starlink. Une pétition contre ce projet a été lancée par l’Union astronomique internationale.

 

Rédaction : Rémi Léger, assistant de communication du LabEx ASLAN

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Comprendre les émoticônes/emojis : de la sémiotique aux sciences cognitives

CComprendre les émoticônes/emojis : de la sémiotique aux sciences cognitives

Nos écrits numériques sont, depuis leur apparition, presque systématiquement accompagnés de petites icônes représentant des visages expressifs, gestes, objets divers… Dans la plupart de ces emplois, ces icônes servent à manifester l’émotion de celui qui parle, de la même façon que le ferait un geste ou une expression du visage dans une conversation en face à face.

Cette conférence vise à fournir quelques clefs interdisciplinaires pour mieux comprendre ces signes et leur rapport à nos émotions.

Intervenants :

  • Mateus Joffily, Groupe d’Analyse et de Théorie Économique Lyon/Saint Etienne
  • Pierre Halté, Laboratoire Éducation, Discours, Apprentissage

Évènement organisé dans le cadre de la Semaine du Cerveau qui a eu lieu du 5 au 20 mars 2019 à Lyon et agglomération

EEcouter la conférence

Des podcasts pour nourrir votre cerveau

DDes podcasts pour nourrir votre cerveau

La Semaine du Cerveau 2020, prévue à Lyon du 14 au 24 mars, n’a pas pu se tenir en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19. Nous vous proposons donc de (re)plonger dans les conférences programmées en 2019 grâce à une série de podcasts vidéo et audio.

« Depuis plusieurs décennies, les recherches sur le cerveau connaissent un développement considérable, avec des approches à différentes échelles : de la cellule aux réseaux de neurones jusqu’à l’organe entier lui-même, en relation avec les autres parties du corps et avec l’environnement.

Les recherches à l’échelle cellulaire ont produit des résultats spectaculaires dans des domaines comme la compréhension du développement du cerveau et le rôle potentiel de certains gènes et de neurotransmetteurs dans le fonctionnement normal et pathologique. De leur côté, les neurosciences intégratives et cognitives permettent de mieux comprendre comment notre cerveau perçoit et agit sur son environnement en fonction de nos expériences passées et des buts à atteindre.

Chez l’Homme, les nouvelles méthodes d’imagerie cérébrale rendent possibles la visualisation de l’ensemble du cerveau en fonctionnement et l’identification des réseaux qui sous-tendent les fonctions cognitives, comme par exemple le rappel d’un souvenir ou la prise de décision.

Au travers des ressources ci-dessous, nous vous proposons de découvrir quelques avancées récentes dans le domaine des neurosciences de la perception, de l’action, de la mémoire, du développement et des addictions. Vous pourrez également vous familiariser avec des travaux qui cherchent à établir un lien entre l’activité de certains gènes et l’apparition de troubles de la cognition.

À vous de jouer pour enrichir votre cerveau ! »

Rémi Gervais, professeur émérite en neurosciences,
Conseiller scientifique de la Semaine du Cerveau,
Centre de Recherches en Neurosciences de Lyon,
Université Claude Bernard Lyon 1

 

Merci à nos partenaires qui ont permis la captation et la mise à disposition de ces ressources.

<De l’erreur à l’apprentissage

[Podcast vidéo] Dans cette conférence à deux voix, nous parlons d’apprentissage. Les enquêtes internationales nous disent que les élèves français préfèrent s’abstenir de répondre plutôt que de commettre des erreurs, mais pourquoi ? On verra que les représentations populaires du cerveau ont eu un effet sur le statut des erreurs en didactique des langues. Puis, à la lumière des neurosciences, nous apprendrons à apprendre. Quels sont les avantages et les applications de l’entraînement cognitif ? Peut-on penser à un entraînement cognitif comme un entraînement sportif ? Mieux comprendre le cerveau, permet-il un meilleur entraînement cognitif ?

  • Intervention de Martine Marquillo, professeure à l’Université Lumière Lyon 2 et membre du Laboratoire Interactions, Corpus, Apprentissages, Représentations

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  • Intervention de Charlie Wilson, chargé de recherche à l’Institut Cellule Souche et Cerveau

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<Les troubles du neurodéveloppement : état des connaissances et enjeux éthiques

[Podcast vidéo] Les troubles du neurodéveloppement recouvrent l’ensemble des anomalies de structure ou de fonctionnement cérébral survenant sur un cerveau en développement. Dans cette conférence, deux spécialistes abordent les enjeux d’une meilleure diffusion des connaissances sur ces troubles, mais aussi les questions éthiques posées par la médecine prédictive.

  • Intervention de Vincent Desportes, professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1, responsable du service de neuropédiatrie à l’Hôpital Femme Mère Enfant/Hospices Civils de Lyon

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  • Intervention de Damien Sanlaville, professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1, chef du service de génétique à l’Hôpital Femme Mère Enfant/Hospices Civils de Lyon

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<L’autisme, une maladie génétique ?

[Podcast vidéo] Qu’est-ce que l’autisme ? L’autisme est-il une pathologie déterminée par un défaut génétique ou bien causée par l’environnement ? Qu’est-ce que les avancées du séquençage du génome nous enseignent sur l’autisme ? Existe-t-il des possibilités de traitement ?

  • Intervention de Patrick Edery, professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1, membre du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon

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<Accord musical et accord olfactif : une façon de se représenter le monde

[Podcast audio] L’environnement est très riche sensoriellement. Pourtant, les organismes – dont l’Homme – doivent en extraire rapidement des informations cruciales pour leur survie. En musique comme en olfaction, ils peuvent pour cela percevoir des éléments précis (notes, odorants) ou des combinaisons harmonieuses de ces derniers, des accords. Cela s’observe dès les stades précoces de la vie.

  • Intervention de Laurent Croizier, Opéra de Bordeaux, et Gérard Coureaud, directeur de recherche CNRS au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon

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<Notre cerveau sous emprise ?

[Podcast vidéo] Nous sommes confrontés dans la plupart de nos comportements à la possibilité d’excès. Par l’analyse du jeu pathologique et de l’anorexie entre autres, Jean Claude Dreher met à jour les mécanismes cérébraux des addictions comportementales. Daphné Bavelier aborde ensuite des cas où la haute consommation d’une activité, telle que le jeu vidéo ou le sport peut avoir, au contraire, des effets vertueux. La discussion aborde ensuite les facteurs qui peuvent amener à des impacts aussi contrastés sur le cerveau et le comportement.

  • Intervention de Jean-Claude Dreher, directeur de recherche CNRS à l’Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod, et Daphné Bavelier, Neuroscience Center – Université de Genève

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<Comprendre les émoticônes/emojis : de la sémiotique aux sciences cognitives

[Podcast audio] Nos écrits numériques sont, depuis leur apparition, presque systématiquement accompagnés de petites icônes représentant des visages expressifs, gestes, objets divers… Dans la plupart de ces emplois, ces icônes servent à manifester l’émotion de celui qui parle, de la même façon que le ferait un geste ou une expression du visage dans une conversation en face à face. Cette conférence vise à fournir quelques clefs interdisciplinaires pour mieux comprendre ces signes et leur rapport à nos émotions.

  • Intervention de Mateus Joffily, ingénieur de recherche CNRS au sein du Groupe d’Analyse et de Théorie Économique Lyon/Saint-Étienne, et Pierre Halté, maître de conférences à l’Université Paris Descartes, membre du Laboratoire Éducation, Discours, Apprentissage

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<Réalité virtuelle et cognition

[Podcast vidéo] La réalité virtuelle est un outil récent. Sa qualité réside dans son pouvoir immersif qui permet de plonger l’individu dans un environnement généré par un ordinateur. L’utilisateur a alors l’impression d’y être, comme dans la vie réelle. Les conférencières présentent ici les différentes applications possibles de cette technologie dans l’étude de la cognition et la prise en charge de certaines pathologies.

  • Intervention de Lenaïc Cadet et Hanna Chainay, Laboratoire d’Étude des Mécanismes Cognitifs & groupement d’intérêt économique VR Connection

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<Le pouvoir insoupçonné de la musique sur notre cerveau

[Podcast vidéo] Comment le cerveau perçoit-il la musique et comment la musique peut-elle stimuler le cerveau ? Quels peuvent être ses effets bénéfiques sur le cerveau, sain et pathologique, de l’enfant à la personne âgée ? Les travaux de Barbara Tillmann, neuroscientifique, s’attachent à décrypter les mécanismes cognitifs et neuronaux permettant au cerveau humain de percevoir les structures musicales.

Une conférence musicale exceptionnelle, avec la complicité de Valentin Guichard, pianiste.

  • Intervention de Barbara Tillmann, directrice de recherche CNRS au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon

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D’autres ressources sont disponibles ici :

Semaine du cerveau