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Avec la Covid-19, on met enfin le nez sur la perte de l’odorat

AAvec la Covid-19, on met enfin le nez sur la perte de l’odorat

Le déficit olfactif, l’un des effets de la Covid-19, génère de réelles difficultés dans la vie sociale, pouvant se traduire par une tendance à l’isolement ou des symptômes dépressifs.

Dans ce billet publié dans CNRS le Journal avec Libération, Moustafa Bensafi, Catherine Rouby et Camille Ferdenzi-Lemaître, chercheurs en neurosciences et psychologie de l’olfaction au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, livrent leur analyse et appellent à une meilleure prise en charge médicale.

Lire l’article sur CNRS le Journal

Sous le regard des chercheurs, la faune égyptienne se révèle | Un article Pop’Sciences

SSous le regard des chercheurs, la faune égyptienne se révèle | Un article Pop’Sciences

Plusieurs dizaines de millions de momies d’animaux sacrifiés aux dieux égyptiens ont été découvertes dans les catacombes de la vallée du Nil. 2500 d’entre elles ont trouvé refuge à Lyon, au sein des collections du musée des Confluences. Depuis huit ans, elles sont le sujet d’études atypiques de physiciens et de chimistes qui, en collaboration avec les archéologues, cherchent à mieux comprendre le culte dont ces animaux ont fait l’objet. Enquête au pays des thanatopracteurs, point de départ : la réserve Lortet.

Un article rédigé par Caroline Depecker, journaliste,

pour Pop’Sciences – 11 décembre 2020

Le bruit sourd du ventilateur, chargé d’assécher l’air de la pièce, étouffe quelque peu celui des feuilles de papier de soie. De ses mains gantées, Didier Berthet extirpe délicatement un ibis brunâtre du tiroir blanc : il semble dormir paisiblement, d’un sommeil vieux de presque 3000 ans. L’oiseau a les ailes repliées sur son ventre, la tête tournée sur le côté. « Emmaillotés dans leurs bandelettes, certains de nos ibis momifiés prennent alors une forme qui ressemble à celle d’un gros « cornet de glace » », commente le conservateur du musée des Confluences. Il sourit : « C’est ainsi, qu’entre nous, on désigne ce type de momies ».

Ibis sacré momifié, momie « cornet de glace » / © Romain Amiot/LGL-TPE/CNRS

Pénétrer la « réserve Lortet », c’est faire un grand bond dans le temps et l’espace. Arpenter, non les pyramides des Pharaons, mais leur environnement naturel et aller à la rencontre de la faune de l’époque. Crocodiles, chats, chiens, gazelles, musaraignes, poissons, faucons… Rangées soigneusement le long des murs ou dans des étagères, figées, les momies semblent dans l’attente de renaître. Une expérience troublante. Elles sont près de 2500, ramenées d’Égypte au début du 20e siècle par Louis Lortet, alors directeur du Muséum de Lyon. Cette collection est, hors son pays d’origine, la plus importante au monde. Qualifiée d’un point de vue zoologique par le scientifique lyonnais, elle a donné lieu récemment à un vaste programme de recherche associant sciences humaines (égyptologie, archéozoologie) et sciences de la vie ou de la matière. De 2013 à 2018, à travers le projet MAHES, de nombreux experts se sont penchés sur les momies, et ont levé un coin du voile sur le culte dont leurs animaux ont fait l’objet. Les études se poursuivent aujourd’hui, livrant des informations précieuses.

L’industrie funéraire des momies sacrées et ex-votos

Dans les croyances de l’Égypte ancienne, les divinités peuvent s’incarner sous forme animale : l’esprit divin anime le corps de son animal totem, lequel est reconnaissable à certains traits distinctifs. Sacré, celui-ci est élevé et choyé dans un temple avec toutes les attentions dues à un dieu (offrandes, visites des fidèles). Mort, son corps est préservé par momification pour que l’esprit puisse évoluer dans l’au-delà. Associé à une divinité zoomorphe, sans pour autant être son incarnation, un animal momifié aurait pu aussi être offert à un dieu en guise d’ex-voto, c’est-à-dire dans l’espoir qu’une prière soit entendue. « A la différence d’une momie sacrée, dans le cas de la momie votive, l’animal devient important après sa mort, explique Camille Berruyer, archéozoologue doctorante au laboratoire Archéorient1 de Lyon et à l’ESRF2. C’est le médium-cadavre, frais ou pas, qui est utilisé pour certains rites dont on ne sait pas grand-chose en réalité. » Cette différence de statut jouait-elle sur les pratiques liées à la momification ? Pour la chercheuse, « la question est complexe et reste largement ouverte ». Et elle n’est pas la seule.

Paul Tafforeau, scientifique ESRF, paléontologue et Camille Berruyer, doctorante, sur la ligne BM05 de l’ESRF, lors de l’étude d’une autre momie.
/ © Pierre Jayet

Plusieurs dizaines de millions de momies animales ont été mises au jour dans des catacombes de la vallée du Nil et témoignent d’une intense ferveur religieuse. Pendant les 1000 ans qu’a duré cette véritable « industrie » funéraire (du 7e siècle av. J.-C. jusqu’à l’époque romaine, 1er-3e siècle ap. J.-C.), comment les Égyptiens se sont-ils approvisionnés en matière première ? Des traces archéologiques témoignent du recours à l’élevage intensif pour certaines espèces dont les animaux domestiques : les « fermes à chats » en sont un bon exemple. Pour la faune sauvage, la réponse s’avère plus délicate.

Sur les traces des oiseaux migrateurs

Publiée en septembre, une étude confirme ce que suggèrent des fresques murales : les Égyptiens pratiquaient de façon massive la chasse aux ibis et aux rapaces afin d’honorer, respectivement, Thot (dieu de la science et inventeur de l’écriture) et Horus (dieu protecteur des pharaons). Une pratique qui a dû exercer une pression écologique forte sur l’avifaune de l’époque. Pour arriver à cette conclusion, des scientifiques de l’Université Claude Bernard Lyon1 et du C2RMF3 ont effectué des mesures sur des fragments de plumes et d’os, prélevés sur onze momies d’ibis et neuf de rapaces. Ils en ont déterminé les compositions isotopiques, c’est-à-dire l’abondance relative en différentes versions (« lourdes ou légères ») d’éléments chimiques comme l’oxygène, le carbone, l’azote ou le strontium, et les ont comparées à une même analyse faite sur des momies d’Égyptiens contemporains des oiseaux. Leur hypothèse de travail : si les volatiles – migrateurs à l’état sauvage – étaient issus d’élevage, leur alimentation devait être homogène et d’origine locale. Cette homogénéité devrait transparaître alors dans la composition isotopique des restes d’animaux momifiés et être similaire, ou inférieure, à celle des humains. « Or, la variabilité isotopique, et donc alimentaire, observée chez les oiseaux est supérieure à celle des hommes, explique Romain Amiot, paléontologue et géochimiste au laboratoire de géologie de Lyon (LGL-TPE4) qui a participé à l’étude. Cette observation est compatible avec un environnement changeant où les oiseaux picorent ce qu’ils trouvent sous leur bec. Certaines signatures « exotiques » évoquent le comportement migratoire des rapaces sur de longues distances, les ibis voyageaient, eux, le long du cours du Nil ». Le scénario probable ? Les oiseaux étaient chassés, puis embaumés peu de temps après leur capture. « Nous n’avons pas trouvé, en effet, d’éléments suggérant une captivité prolongée, précise Romain Amiot. Mais nous ne pouvons être catégoriques, vu le peu d’échantillons prélevés afin de préserver la valeur patrimoniale des objets étudiés ».

Momie-ossement d’ibis à la patte cassée / © Caroline Depecker

 

Autopsies virtuelles de sauriens

La découverte d’ibis momifiés, à l’état d’œuf ou de juvénile, suggère que les échassiers ont pu aussi avoir été élevés. Ce que confirme Didier Berthet : « Nous avons, en section ostéologie, le squelette d’un ibis dont la patte cassée s’est ressoudée. En milieu sauvage, un oiseau blessé de la sorte n’aurait pu survivre : on a donc pris soin de lui ». Pareil schéma peut être brossé pour les crocodiles. On estime qu’une quarantaine de sauriens sacrés ont été entretenus en même temps dans des temples afin d’honorer Sobek, le dieu de l’eau et de la fertilité. On sait encore que des éclosoirs et nurseries destinés aux reptiles existaient. Cependant, en 2019, une équipe de chercheurs, dont Camille Berruyer faisait partie, a apporté la preuve que des crocodiles sauvages étaient chassés pour confectionner les momies. Une première. En utilisant la micro-tomographie à rayons X, une technique d’imagerie non destructive disponible à l’ESRF, la chercheuse et ses collaborateurs ont reconstitué l’image 3D d’une momie de crocodile vieille de 2000 ans. L’autopsie virtuelle du saurien, âgé de 3 ou 4 ans, a révélé que l’animal était mort d’un coup unique porté à la tête et qu’il avait mangé, pour dernier repas, une souris et plusieurs insectes. Un faisceau d’indices suggérant une vie sauvage au moment du décès.

Momies de bébés crocodiles rassemblées en « brochettes »
/ © Caroline Depecker

 

Élevage, chasse… Les Égyptiens n’hésitaient pas enfin à recourir aux charognes pour confectionner les momies votives. C’est l’éclairage nouveau qu’a apporté la chercheuse sur les crocodiles, en février dernier. « L’aspect extérieur d’une des momies prévues à l’étude nous avait alertés, relate-t-elle. Très mal conservée et sans bandelette, elle semblait réduite à l’état de peau tannée. On devinait un début d’incision sous la gorge. Tout cela nous indiquait que son mode de préparation était anormal ». Les images 3D révèlent que, de façon inhabituelle, tous les organes, les muscles et la majorité des os du saurien ont été retirés. La cavité interne du crâne, difficilement accessible, n’a pu être aussi bien nettoyée que le reste du corps.

En prêtant attention aux micro-détails de la membrane crânienne toujours présente, la chercheuse observe la présence d’insectes nécrophages, de 3e escouade, restés collés. « C’est à partir d’un cadavre putréfié depuis plusieurs semaines que cette momie a été préparée. Toutes les opérations qu’a subi l’animal lors de sa momification visaient à ce qu’il ne pourrisse pas davantage », conclut Camille Berruyer.

Insectes nécrophages radiographies dans un crane de crocodile (adulte en vert, larves en brun et œufs en bleu), rendus 3 D / © ESRF

La signature en carbone des baumes

Les momies « démaillotées » de Lyon sont de couleurs différentes : certaines sont brun clair, d’autres plus sombres. Des différences de coloration associées aux baumes utilisés pour les fabriquer. A partir d’une vingtaine de spécimen d’espèces variées, issus de la collection, la composition générale de ces pâtes a été déterminée. Comme pour les humains, elle renferme de la résine de pin, aux propriétés antimicrobiennes, ainsi que de la cire d’abeille, des graisses animales ou des gommes végétales. Pourrait-on aller plus loin ? Dans le cadre des travaux de Romain Amiot, les fragments d’oiseaux investigués ont dû être « lavés » avant analyse, donnant lieu à des fractions liquides enrichies en baume et isolées. Une étude préliminaire, portant sur quatre d’entre elles (associées à un ibis et trois rapaces issus de sites différents) a montré des variations intéressantes dans la formulation des baumes. « Au contraire des rapaces, l’ibis a été embaumé sans résine de pin, commente Vincent Grossi, géochimiste au LGL-TPE4 qui a encadré l’étude. Et, d’après nos observations, le taux de carbone 13 (un des isotopes du carbone) de certaines molécules contenues dans ces baumes pourrait constituer un indicateur traduisant différentes recettes ou ateliers de momification. Ce sont de premiers résultats, mais ils nous motivent pour en savoir davantage ». La suite est prévue au printemps 2021.

Sous le regard curieux des chercheurs, les momies animales de Lyon continueront donc à nous relater leur histoire. En attendant, qu’un jour, elles puissent faire l’objet d’une exposition à la mesure de leur valeur au musée des Confluences.

Grandes momies animales (crocodiles, béliers …) conservées dans la réserve Lortet
/ © Caroline Depecker

 

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Notes :

1 Laboratoire Archéorient, environnements et sociétés de l’Orient ancien

2 ESRF – European Synchrotron Radiation Facility : installation européenne de rayonnement synchrotron située à Grenoble

3 LGL-TPE – Laboratoire de Géologie de Lyon : Terre, Planètes, Environnement

4 C2RMF – Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France

PPour aller plus loin

Le freestyle, entre prise de risque et quête d’esthétique

LLe freestyle, entre prise de risque et quête d’esthétique

Entre sensations, esthétique et prise de risques, pas facile de trouver l’équilibre. Sciences pour tous est allé sur le terrain des snowboardeurs avec Bastien Soulé, enseignant-chercheur au laboratoire L-VIS.

Pratiquant ou simple spectateur, le freestyle fascine. Les acrobaties dont sont capables snowboardeurs comme skieurs inspirent l’admiration, mais aussi la crainte. Car la quête de sensations, la recherche de style dans ces sports extrêmes demeurent indissociables d’une forte prise de risques. Une tension à laquelle les gestionnaires de stations ski sont confrontés avec les snowparks qui, bien que plébiscités par les clients, restent intrinsèquement accidentogènes.

Alors que ces espaces ont contribué à renouveler les sports d’hiver, quelle gestion des risques et quelle prévention mettre en place auprès des usagers ? C’est l’une des nombreuses questions à laquelle tentent de répondre des chercheure-e-s en STAPS dans l’ouvrage « du Freestyle aux snowparks ».

 

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Anatomie en 3D

AAnatomie en 3D

Anatomie 3D / ©Université Claude Bernard Lyon 1

Quand les images parlent mieux que les mots

On dit souvent qu’un croquis vaut mille mots. Mais un croquis montre un espace en deux dimensions. Combien vaut alors un croquis animé en 3 dimensions… ?

Le projet ISTR-Anatomie 3D Lyon 1 répond à cette question. Basé sur la technologie 3D, il démontre que des images animées permettent de substituer un discours graphique à un discours verbal. Il a donc pour objectif de lutter contre l’échec et de de faciliter l’apprentissage et l’enseignement de l’anatomie fonctionnelle de l’appareil locomoteur.

Les ressources 3D peuvent être utilisées en présentiel, distanciel, hybride ou en classe inversée. Ce projet est porté depuis 2008 par l’Institut des Sciences et Techniques de la Réadaptation grâce à une collaboration exemplaire avec le service Innovation Conception et Appui pour la Pédagogie (iCAP) de l’université Lyon 1.

Une ingénierie pédagogique innovante, un programme d’anatomie 100% 3D

L’anatomie fonctionnelle est une discipline fondamentale pour de nombreuses formations. L’objectif est de montrer l’intérieur du corps humain en fonctionnement ou lors d’un mouvement en utilisant la technologie 3D, une technologie performante validée par des travaux de recherche.

Ainsi, les os, ligaments, muscles, par exemple, d’abord créés par les infographistes, sont ensuite animés suivant un scénario écrit par les enseignants, aboutissant à une animation (ou vidéo) 3D. Elle décrit, au sein d’un espace en trois dimensions, des formes géométriques, leurs rapports, leurs déplacements dans l’espace et les conséquences de ces déplacements. La compréhension s’appuie sur la création d’images mentales à partir d’une perception de l’espace bien structurée.

La 3D, une technologie performante validée par des travaux de recherche

Utiliser une nouvelle technologie dans l’enseignement n’est pas un gage de réussite. Mais les jeunes apprenants sont familiarisés avec cette technologie grâce aux jeux vidéo et ils devinent a priori son intérêt dans l’apprentissage. Quel que soit le mode d’enseignement, les évaluations des étudiants – avant ou après la formation – plébiscitent cette technologie.

Grâce à une scénarisation s’appuyant sur les difficultés des « non-initiés », la technologie 3D permet de pallier des difficultés à conceptualiser des formes géométriques, leurs rapports, leurs déplacements dans l’espace et les conséquences de ces déplacements. Cette approche est étayée par des travaux de recherche qui ont été publiés : Une ingénierie pédagogique innovante.

FOVEA : une formation à distance accessible

FOVEA, pour Formation Ouverte par le Virtuel en E-Learning en Anatomie, rassemble les ressources 3D créées et permet de traiter un programme complet d’anatomie en hybride, distanciel et même en présentiel ou en classe inversée.

La Communauté Européenne (DG Emploi, Affaires Sociales et Inclusion) a décerné à FOVEA le prix « 2020 Special Award Distance and E-Learning ». Toutes les productions sont en accès libre et sous licence Creative Commons. De nombreux établissements de formation les utilisent.  > Apprenez l’anatomie fonctionnelle grâce à FOVEA

La 3D, remède miracle ?

Destinées aux formations des étudiants des filières médicales et paramédicales, ces vidéos d’enseignement de l’anatomie en 3D attirent un public beaucoup plus large que prévu… Mises à disposition de tous, ces ressources en accès libre permettent de comprendre très facilement comment fonctionne notre appareil locomoteur.

>> Pour chaque partie du corps humain, découvrez les vidéos réalisées  :

ANATOMIE 3D

> Un exemple de vidéo : La vertèbre cervicale

Quand les images parlent mieux que les mots

QQuand les images parlent mieux que les mots

Anatomie 3D / ©Université Claude Bernard Lyon 1

On dit souvent qu’un croquis vaut mille mots. Mais un croquis montre un espace en deux dimensions. Combien vaut alors un croquis animé en 3 dimensions… ? Le projet ISTR-Anatomie 3D Lyon 1, basé sur la technologie 3D, démontre que des images animées permettent de substituer un discours graphique à un discours verbal, pour une compréhension facilitée de l’appareil locomoteur.

Une ingénierie pédagogique innovante, un programme d’anatomie 100% 3D

L’anatomie fonctionnelle est une discipline fondamentale pour de nombreuses formations menant aux professions médicales, paramédicales et des sciences et techniques des activités physiques et sportives.

Initié en 2005, le projet ISTR-Anatomie 3D est porté depuis 2008 par l’Institut des Sciences et Techniques de la Réadaptation grâce à une collaboration exemplaire avec le service Innovation Conception et Appui pour la Pédagogie (iCAP) de l’Université Claude Bernard Lyon 1. L’objectif est de montrer l’intérieur du corps humain en fonctionnement ou lors d’un mouvement en utilisant la technologie 3D, une technologie performante validée par des travaux de recherche.

Ainsi, les os, ligaments, muscles, par exemple, d’abord créés par les infographistes, sont ensuite animés suivant un scénario écrit par les enseignants, aboutissant à une animation (ou vidéo) 3D. Elle décrit, au sein d’un espace en trois dimensions, des formes géométriques, leurs rapports, leurs déplacements dans l’espace et les conséquences de ces déplacements. La compréhension s’appuie sur la création d’images mentales à partir d’une perception de l’espace bien structurée.

La 3D, remède miracle ?

Initialement destinées aux formations des étudiants, ces vidéos d’enseignement de l’anatomie en 3D attirent en fait un public beaucoup plus large que prévu… Mises à disposition de tous, ces ressources en accès libre nous permettent de comprendre très facilement comment fonctionne notre appareil locomoteur.

>> Pour tout savoir, de la tête aux pieds, découvrez les vidéos réalisées pour chaque partie du corps humain :

ANATOMIE 3D

 

>> Un exemple : La vertèbre cervicale

 

Urbanisme et changement climatique, bâtir des ponts entre sciences

UUrbanisme et changement climatique, bâtir des ponts entre sciences

A quoi ressembleront nos villes à l’été 2100 ? Verrons-nous les centres-villes complètement désertés en raison de trop fortes températures dues aux vagues de chaleur et aux îlots de chaleur urbains ? Dans un scénario plus optimiste, nos villes auront peut-être trouvé un meilleur équilibre entre urbanisme, qualité de vie et environnement.

C’est justement dans le sens de ce deuxième scénario que travaille Lucie Merlier. Enseignante-chercheuse au laboratoire CETHIL, elle mène des recherches en lien avec les problématiques environnementales dans le domaine du bâtiment et de la ville.

Lire l’article sur Sciences pour tous 

La grande éruption du Vésuve

LLa grande éruption du Vésuve

En janvier 2020, Hervé Bertrand a proposé une conférence brulante et passionnante sur la grande éruption du Vésuve, en 79, à travers les écrits de Pline le Jeune.

Volcan italien bordant la baie de Naples, cette éruption très destructrice ensevelit un certain nombre de localités de la Campanie antique, parmi lesquelles Pompéi et Herculanum.

Intervenant : Hervé Bertrand, Maître de conférence Université Claude Bernard Lyon 1, Laboratoire de Géologie de Lyon, Terre, Planète, Environnement – LGL-TPE

Voir ou revoir la conférence :

La grande éruption du Vésuve

La recette de la vie, une formule fascinante

LLa recette de la vie, une formule fascinante

Malgré l’intensification de la recherche de la vie ailleurs dans l’Univers, nous n’avons pour le moment pas de preuve qu’il existe d’autres formes de vie que la nôtre. Cela fait de l’apparition de la vie sur la Terre un évènement fabuleux ! Quels ont été les ingrédients qui ont permis ce prodige ?

Le vivant et la matière sont composés de briques élémentaires appelées les molécules. Cependant, dans le cas du vivant, la coopération des molécules entre-elles permet le passage d’un état inanimé à un état animé de la matière. Il existe trois grandes propriétés à cette matière animée et vivante : elle est capable de subsister seule sans l’aide d’autres êtres vivants, elle peut se multiplier et perdurer, elle ne se reproduit pas à l’identique et cette variabilité lui permet d’évoluer au fil du temps.

Dans le cadre de ma thèse, je m’intéresse tout particulièrement aux molécules qui, associées entre-elles, auraient pu constituer le premier être vivant sur Terre. On pourrait appeler cela la « formule magique de la vie ». Ces molécules devraient pouvoir assurer trois rôles primordiaux pour tout être vivant : l’isoler partiellement du milieu extérieur, lui conférer une identité et réaliser des réactions chimiques indispensables à son métabolisme.

Afin de comprendre quelles sont les molécules capables d’assurer ces rôles, l’approche la plus classique est de regarder ce qui se passe actuellement dans le vivant et, par exemple, dans des bactéries. On remarque qu’en général ce sont les lipides qui forment une capsule permettant d’isoler, au moins partiellement, l’organisme du milieu extérieur. En outre, ce sont plutôt les oligonucléotides (les polymères de nucléotides comme l’ADN ou l’ARN) qui codent une identité et les protéines qui réalisent des réactions chimiques. Néanmoins, reproduire ce qui s’est passé sur Terre il y a environ 3.9 milliards d’années ne consiste pas à assembler ces molécules issues du vivant pour insuffler la vie à la manière du monstre de Frankenstein de Mary Shelley. En effet, il faut pouvoir retrouver lesquelles de ces molécules étaient présentes sur Terre à ce moment-là et quelle combinaison a pu donner la vie.

Les geysers (© O.Grunewald) et les fumeurs (© SOI) sont des environnements que l’on retrouve toujours actuellement sur Terre (ex. : à Dallol en Éthiopie et dans le bassin de Lau dans l’archipel des Tonga, respectivement). On pense que c’est dans ces milieux que la vie pourrait être apparue sur Terre.

Pour nous aider à trouver des éléments de réponse, on analyse la composition des météorites qui ont fourni des molécules d’origine extraterrestre en grande quantité à la Terre. Cet apport correspond à l’équivalent en masse de 10 tours Eiffel par an environ à cette période ! Grâce aux données géologiques, on estime également les conditions présentes sur Terre à ce moment-là pour reproduire des réactions chimiques qui pourraient s’y être produites. Les environnements hydrothermaux comme les geysers ou les fumeurs sont, par exemple, des environnements considérés comme communs à cette époque. Ensuite, en utilisant un matériel adapté (comme un incubateur qui permet de contrôler la composition de l’atmosphère, mais également la température, dans le cas des geysers) on étudie les molécules qui y seraient synthétisées. Ces deux environnements sont de bons candidats pour l’apparition de la vie sur Terre, car de nombreuses molécules essentielles comme les lipides auraient pu y être produites. On suspecte donc que c’est à partir d’un mélange de ces molécules (lipides simples, courts oligonucléotides et petites protéines) que la vie est apparue dans l’un de ces endroits sur notre planète.

Le but de ma thèse est d’étudier l’apparition de la vie au sein des geysers. Pour cela, j’utilise un incubateur qui simule les conditions d’un véritable geyser avec des cycles alternant des hautes températures, 80°C (lors des arrivées d’eau chaude) et des températures plus basses, de 25°C. Des molécules qui auraient pu y être présentes au moment de l’apparition de la vie (lipides simples, courts oligonucléotides et petites protéines) sont associées dans ce contexte et forment un système chimique. Au fil du temps, on cherche à observer dans ce réseau, l’apparition de propriétés propres au vivant, comme la faculté de se diversifier (les molécules simples deviennent plus complexes ou plus longues) via des réactions chimiques. En modifiant les paramètres, tels que le nombre de cycles alternant les hautes et basses températures, le type de molécules ajoutées…, on cherche la « bonne recette » pour arriver à un système chimique qui pourrait devenir plus complexe. Cette étape reproduirait une étape cruciale de l’apparition de la vie sur Terre, étape qui aurait pu avoir lieu dans des conditions semblables.

Article écrit par Augustin Lopez, doctorant au Laboratoire de chimie organique 2-Glycochimie – LCO2GLYCO de l’ICBMS à l’Université Claude Bernard Lyon 1.

Article publié dans le cadre des dossiers  « Les doctorants parlent de

leur recherche » en partenariat avec Pop’Sciences

La physique qui soigne

LLa physique qui soigne

Dans son ouvrage Quand la physique soigne, Cédric Ray nous fait découvrir les concepts de base de la physique en décortiquant la manière de fonctionner de grands outils de la médecine.
Par exemple, les scanners à rayons X, la chirurgie laser ou la cryothérapie.

Cédric Ray est enseignant-chercheur à l’Université Claude Bernard Lyon 1 et membre de l’institut Lumière Matière (Université Claude Bernard Lyon 1 et CNRS).

Il nous parle au micro de RCF de la « physique du quotidien », en particulier dans le domaine de la santé.

Ecouter le podcast 

Bibliographie :

Quelles molécules contre le SARS-CoV-2 ?

QQuelles molécules contre le SARS-CoV-2 ?

SARS-CoV-2 est un coronavirus, agent pathogène à l’origine de la Covid-19, pneumonie atypique émergente. La progression de cette maladie a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la déclarer urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier 2020, puis pandémie le 11 mars 2020.

L’émergence de SARS-CoV-2, jusque là inconnu de la communauté scientifique, a donné lieu en quelques semaines à une explosion sans précédent de production scientifique, et une course à la mise au point de tests de dépistage, de vaccins et de traitements.

Comment trouver un médicament efficace contre le virus SARS-CoV-2 en un temps record ? Une équipe de scientifiques du Centre international de recherche en infectiologie (CIRI) cherche parmi les molécules déjà existantes. Une course contre la montre qui se déroule in vitro, in vivo et même… in silico.

Un reportage de CNRS Le Journal.