Covid-19 : ces variants qui ont changé la donne

CCovid-19 : ces variants qui ont changé la donne

Plus contagieux et parfois résistants aux anticorps, certains variants de SARS-CoV-2 remplacent progressivement les souches historiques. Alors que ce virus, apparu récemment chez l’humain, s’adapte à son nouvel hôte, les chercheurs de nombreuses disciplines scrutent sans relâche son évolution.

Alors qu’on pouvait commencer à espérer une sortie de la crise sanitaire en quelques mois, l’apparition cet hiver de différents variants du virus du Covid-19 l’a, au contraire, fait repartir de plus belle. Bruno Lina, professeur des universités, chercheur au Centre international de recherche en infectiologie et praticien hospitalier aux Hospices civils de Lyon, apporte son éclairage sur les mutations du virus pour CNRS Le Journal.

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Quels masques pour quelles applications dans la lutte contre les maladies infectieuses ?

QQuels masques pour quelles applications dans la lutte contre les maladies infectieuses ?

Masque porté par un médecin lors d’une épidémie de peste©Pixabay

A chaque maladie son masque ?

Masque chirurgical, masque FFP2, masque grand-public, demi-masque : dans quel cas, pour quelle efficacité, réutilisable ou jetable ? Que nous apporte l’histoire des masques au cours de différentes épidémies ?
Cette conférence fait le point sur un sujet apparemment anodin, mais en fait d’une réelle complexité.

Intervenant : François Renaud, Professeur honoraire de l’Université Claude Bernard Lyon 1

 

Les galaxies naines pour étudier la jeunesse de l’Univers

LLes galaxies naines pour étudier la jeunesse de l’Univers

Le modèle cosmologique standard prédit que les galaxies naissent au sein de filaments de gaz et de matière noire. Pour la première fois, ces filaments ont pu être observés directement grâce à l’instrument MUSE installé sur le Très Grand Télescope (VLT) de l’ESO de l’Observatoire Paranal au nord du Chili.

Invité de l’émission La Terre au carré sur France Inter, Roland Bacon, Professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1 et chercheur à l’Observatoire de Lyon, nous en dit plus sur ce nouveau dispositif qui permet de remonter toujours plus loin dans l’histoire de notre Univers.

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Toucher pour croire au volume !

TToucher pour croire au volume !

Fin janvier 2021, la BU Lyon 1 a donné carte blanche à Christian Mercat de l’IREM, Institut de recherche sur l’enseignement des mathématiques de Lyon, pour présenter ses travaux de recherche sur les problématiques de popularisation, d’éducation et de didactique des mathématiques.

Angle, surface, volume, tout s’éclaircit !

PPour en savoir plus

Consultez le site de l’IREM de Lyon vous y trouverez les liens vers le matériel pédagogique et les jeux mathématiques présentés par Christian Mercat :

IREM de Lyon

L’hésitation vaccinale, comment en débattre à l’école ?

LL’hésitation vaccinale, comment en débattre à l’école ?

La campagne de vaccination débutée en France en décembre dernier n’a pas manqué d’entraîner de vives réactions. Espoirs de sortie de crise, interrogations sur la stratégie vaccinale mais aussi doutes vis-à-vis d’un vaccin produit en un temps record font l’objet depuis quelques mois de nombreuses prises de position.

Positions bien souvent polarisées entre pro et anti-vaccins. Mais alors que moins d’un français sur deux envisage actuellement de se faire vacciner contre la Covid-19, le débat ne peut se réduire à renvoyer ces deux antagonistes dos-à-dos.

Comment, dans un contexte « d’urgence sanitaire », organiser des espaces de débat autour de la vaccination pour en comprendre les enjeux, donner une information juste et permettre à chacun de peser le pour et le contre pour se positionner ? C’est l’objet des recherches d’Olivier Morin et Baptiste Baylac-Paouly, chercheurs au laboratoire Sciences, Société, Historicité, Éducation et Pratiques – S2HEP, qui s’intéressent à ces questions dites « socialement vives » (QSV).

Tandis que les relais traditionnels de l’information sanitaire disparaissent progressivement, et que l’hésitation vaccinale révèle une crise de confiance dans le système de santé français, ces deux chercheurs parient sur un autre terrain : l’école.

>>> Lire l’article sur :

Sciences pour tous 

L’hésitation vaccinale, comment en débattre à l’école ?

LL’hésitation vaccinale, comment en débattre à l’école ?

La campagne de vaccination débutée en France en décembre dernier n’a pas manqué d’entraîner de vives réactions. Espoirs de sortie de crise, interrogations sur la stratégie vaccinale mais aussi doutes vis-à-vis d’un vaccin produit en un temps record font l’objet depuis quelques mois de nombreuses prises de position.

Positions bien souvent polarisées entre pro et anti-vaccins. Mais alors que moins d’un français sur deux envisage actuellement de se faire vacciner contre la Covid-19, le débat ne peut se réduire à renvoyer ces deux antagonistes dos-à-dos.

Comment alors, dans un contexte « d’urgence sanitaire », organiser des espaces de débat autour de la vaccination pour en comprendre les enjeux, donner une information juste et permettre à chacun de peser le pour et le contre pour se positionner ? C’est l’objet des recherches d’Olivier Morin et Baptiste Baylac-Paouly, chercheurs au laboratoire Sciences, Société, Historicité, Éducation et Pratiques (S2HEP), qui s’intéressent à ces questions dites « socialement vives » (QSV).

Tandis que les relais traditionnels de l’information sanitaire disparaissent progressivement, et que l’hésitation vaccinale révèle une crise de confiance dans le système de santé français, ces deux chercheurs parient sur un autre terrain : l’école.

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Sciences pour tous 

Avec la Covid-19, on met enfin le nez sur la perte de l’odorat

AAvec la Covid-19, on met enfin le nez sur la perte de l’odorat

Le déficit olfactif, l’un des effets de la Covid-19, génère de réelles difficultés dans la vie sociale, pouvant se traduire par une tendance à l’isolement ou des symptômes dépressifs.

Dans ce billet publié dans CNRS le Journal avec Libération, Moustafa Bensafi, Catherine Rouby et Camille Ferdenzi-Lemaître, chercheurs en neurosciences et psychologie de l’olfaction au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, livrent leur analyse et appellent à une meilleure prise en charge médicale.

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Sous le regard des chercheurs, la faune égyptienne se révèle | Un article Pop’Sciences

SSous le regard des chercheurs, la faune égyptienne se révèle | Un article Pop’Sciences

Plusieurs dizaines de millions de momies d’animaux sacrifiés aux dieux égyptiens ont été découvertes dans les catacombes de la vallée du Nil. 2500 d’entre elles ont trouvé refuge à Lyon, au sein des collections du musée des Confluences. Depuis huit ans, elles sont le sujet d’études atypiques de physiciens et de chimistes qui, en collaboration avec les archéologues, cherchent à mieux comprendre le culte dont ces animaux ont fait l’objet. Enquête au pays des thanatopracteurs, point de départ : la réserve Lortet.

Un article rédigé par Caroline Depecker, journaliste,

pour Pop’Sciences – 11 décembre 2020

Le bruit sourd du ventilateur, chargé d’assécher l’air de la pièce, étouffe quelque peu celui des feuilles de papier de soie. De ses mains gantées, Didier Berthet extirpe délicatement un ibis brunâtre du tiroir blanc : il semble dormir paisiblement, d’un sommeil vieux de presque 3000 ans. L’oiseau a les ailes repliées sur son ventre, la tête tournée sur le côté. « Emmaillotés dans leurs bandelettes, certains de nos ibis momifiés prennent alors une forme qui ressemble à celle d’un gros « cornet de glace » », commente le conservateur du musée des Confluences. Il sourit : « C’est ainsi, qu’entre nous, on désigne ce type de momies ».

Ibis sacré momifié, momie « cornet de glace » / © Romain Amiot/LGL-TPE/CNRS

Pénétrer la « réserve Lortet », c’est faire un grand bond dans le temps et l’espace. Arpenter, non les pyramides des Pharaons, mais leur environnement naturel et aller à la rencontre de la faune de l’époque. Crocodiles, chats, chiens, gazelles, musaraignes, poissons, faucons… Rangées soigneusement le long des murs ou dans des étagères, figées, les momies semblent dans l’attente de renaître. Une expérience troublante. Elles sont près de 2500, ramenées d’Égypte au début du 20e siècle par Louis Lortet, alors directeur du Muséum de Lyon. Cette collection est, hors son pays d’origine, la plus importante au monde. Qualifiée d’un point de vue zoologique par le scientifique lyonnais, elle a donné lieu récemment à un vaste programme de recherche associant sciences humaines (égyptologie, archéozoologie) et sciences de la vie ou de la matière. De 2013 à 2018, à travers le projet MAHES, de nombreux experts se sont penchés sur les momies, et ont levé un coin du voile sur le culte dont leurs animaux ont fait l’objet. Les études se poursuivent aujourd’hui, livrant des informations précieuses.

L’industrie funéraire des momies sacrées et ex-votos

Dans les croyances de l’Égypte ancienne, les divinités peuvent s’incarner sous forme animale : l’esprit divin anime le corps de son animal totem, lequel est reconnaissable à certains traits distinctifs. Sacré, celui-ci est élevé et choyé dans un temple avec toutes les attentions dues à un dieu (offrandes, visites des fidèles). Mort, son corps est préservé par momification pour que l’esprit puisse évoluer dans l’au-delà. Associé à une divinité zoomorphe, sans pour autant être son incarnation, un animal momifié aurait pu aussi être offert à un dieu en guise d’ex-voto, c’est-à-dire dans l’espoir qu’une prière soit entendue. « A la différence d’une momie sacrée, dans le cas de la momie votive, l’animal devient important après sa mort, explique Camille Berruyer, archéozoologue doctorante au laboratoire Archéorient1 de Lyon et à l’ESRF2. C’est le médium-cadavre, frais ou pas, qui est utilisé pour certains rites dont on ne sait pas grand-chose en réalité. » Cette différence de statut jouait-elle sur les pratiques liées à la momification ? Pour la chercheuse, « la question est complexe et reste largement ouverte ». Et elle n’est pas la seule.

Paul Tafforeau, scientifique ESRF, paléontologue et Camille Berruyer, doctorante, sur la ligne BM05 de l’ESRF, lors de l’étude d’une autre momie.
/ © Pierre Jayet

Plusieurs dizaines de millions de momies animales ont été mises au jour dans des catacombes de la vallée du Nil et témoignent d’une intense ferveur religieuse. Pendant les 1000 ans qu’a duré cette véritable « industrie » funéraire (du 7e siècle av. J.-C. jusqu’à l’époque romaine, 1er-3e siècle ap. J.-C.), comment les Égyptiens se sont-ils approvisionnés en matière première ? Des traces archéologiques témoignent du recours à l’élevage intensif pour certaines espèces dont les animaux domestiques : les « fermes à chats » en sont un bon exemple. Pour la faune sauvage, la réponse s’avère plus délicate.

Sur les traces des oiseaux migrateurs

Publiée en septembre, une étude confirme ce que suggèrent des fresques murales : les Égyptiens pratiquaient de façon massive la chasse aux ibis et aux rapaces afin d’honorer, respectivement, Thot (dieu de la science et inventeur de l’écriture) et Horus (dieu protecteur des pharaons). Une pratique qui a dû exercer une pression écologique forte sur l’avifaune de l’époque. Pour arriver à cette conclusion, des scientifiques de l’Université Claude Bernard Lyon1 et du C2RMF3 ont effectué des mesures sur des fragments de plumes et d’os, prélevés sur onze momies d’ibis et neuf de rapaces. Ils en ont déterminé les compositions isotopiques, c’est-à-dire l’abondance relative en différentes versions (« lourdes ou légères ») d’éléments chimiques comme l’oxygène, le carbone, l’azote ou le strontium, et les ont comparées à une même analyse faite sur des momies d’Égyptiens contemporains des oiseaux. Leur hypothèse de travail : si les volatiles – migrateurs à l’état sauvage – étaient issus d’élevage, leur alimentation devait être homogène et d’origine locale. Cette homogénéité devrait transparaître alors dans la composition isotopique des restes d’animaux momifiés et être similaire, ou inférieure, à celle des humains. « Or, la variabilité isotopique, et donc alimentaire, observée chez les oiseaux est supérieure à celle des hommes, explique Romain Amiot, paléontologue et géochimiste au laboratoire de géologie de Lyon (LGL-TPE4) qui a participé à l’étude. Cette observation est compatible avec un environnement changeant où les oiseaux picorent ce qu’ils trouvent sous leur bec. Certaines signatures « exotiques » évoquent le comportement migratoire des rapaces sur de longues distances, les ibis voyageaient, eux, le long du cours du Nil ». Le scénario probable ? Les oiseaux étaient chassés, puis embaumés peu de temps après leur capture. « Nous n’avons pas trouvé, en effet, d’éléments suggérant une captivité prolongée, précise Romain Amiot. Mais nous ne pouvons être catégoriques, vu le peu d’échantillons prélevés afin de préserver la valeur patrimoniale des objets étudiés ».

Momie-ossement d’ibis à la patte cassée / © Caroline Depecker

 

Autopsies virtuelles de sauriens

La découverte d’ibis momifiés, à l’état d’œuf ou de juvénile, suggère que les échassiers ont pu aussi avoir été élevés. Ce que confirme Didier Berthet : « Nous avons, en section ostéologie, le squelette d’un ibis dont la patte cassée s’est ressoudée. En milieu sauvage, un oiseau blessé de la sorte n’aurait pu survivre : on a donc pris soin de lui ». Pareil schéma peut être brossé pour les crocodiles. On estime qu’une quarantaine de sauriens sacrés ont été entretenus en même temps dans des temples afin d’honorer Sobek, le dieu de l’eau et de la fertilité. On sait encore que des éclosoirs et nurseries destinés aux reptiles existaient. Cependant, en 2019, une équipe de chercheurs, dont Camille Berruyer faisait partie, a apporté la preuve que des crocodiles sauvages étaient chassés pour confectionner les momies. Une première. En utilisant la micro-tomographie à rayons X, une technique d’imagerie non destructive disponible à l’ESRF, la chercheuse et ses collaborateurs ont reconstitué l’image 3D d’une momie de crocodile vieille de 2000 ans. L’autopsie virtuelle du saurien, âgé de 3 ou 4 ans, a révélé que l’animal était mort d’un coup unique porté à la tête et qu’il avait mangé, pour dernier repas, une souris et plusieurs insectes. Un faisceau d’indices suggérant une vie sauvage au moment du décès.

Momies de bébés crocodiles rassemblées en « brochettes »
/ © Caroline Depecker

 

Élevage, chasse… Les Égyptiens n’hésitaient pas enfin à recourir aux charognes pour confectionner les momies votives. C’est l’éclairage nouveau qu’a apporté la chercheuse sur les crocodiles, en février dernier. « L’aspect extérieur d’une des momies prévues à l’étude nous avait alertés, relate-t-elle. Très mal conservée et sans bandelette, elle semblait réduite à l’état de peau tannée. On devinait un début d’incision sous la gorge. Tout cela nous indiquait que son mode de préparation était anormal ». Les images 3D révèlent que, de façon inhabituelle, tous les organes, les muscles et la majorité des os du saurien ont été retirés. La cavité interne du crâne, difficilement accessible, n’a pu être aussi bien nettoyée que le reste du corps.

En prêtant attention aux micro-détails de la membrane crânienne toujours présente, la chercheuse observe la présence d’insectes nécrophages, de 3e escouade, restés collés. « C’est à partir d’un cadavre putréfié depuis plusieurs semaines que cette momie a été préparée. Toutes les opérations qu’a subi l’animal lors de sa momification visaient à ce qu’il ne pourrisse pas davantage », conclut Camille Berruyer.

Insectes nécrophages radiographies dans un crane de crocodile (adulte en vert, larves en brun et œufs en bleu), rendus 3 D / © ESRF

La signature en carbone des baumes

Les momies « démaillotées » de Lyon sont de couleurs différentes : certaines sont brun clair, d’autres plus sombres. Des différences de coloration associées aux baumes utilisés pour les fabriquer. A partir d’une vingtaine de spécimen d’espèces variées, issus de la collection, la composition générale de ces pâtes a été déterminée. Comme pour les humains, elle renferme de la résine de pin, aux propriétés antimicrobiennes, ainsi que de la cire d’abeille, des graisses animales ou des gommes végétales. Pourrait-on aller plus loin ? Dans le cadre des travaux de Romain Amiot, les fragments d’oiseaux investigués ont dû être « lavés » avant analyse, donnant lieu à des fractions liquides enrichies en baume et isolées. Une étude préliminaire, portant sur quatre d’entre elles (associées à un ibis et trois rapaces issus de sites différents) a montré des variations intéressantes dans la formulation des baumes. « Au contraire des rapaces, l’ibis a été embaumé sans résine de pin, commente Vincent Grossi, géochimiste au LGL-TPE4 qui a encadré l’étude. Et, d’après nos observations, le taux de carbone 13 (un des isotopes du carbone) de certaines molécules contenues dans ces baumes pourrait constituer un indicateur traduisant différentes recettes ou ateliers de momification. Ce sont de premiers résultats, mais ils nous motivent pour en savoir davantage ». La suite est prévue au printemps 2021.

Sous le regard curieux des chercheurs, les momies animales de Lyon continueront donc à nous relater leur histoire. En attendant, qu’un jour, elles puissent faire l’objet d’une exposition à la mesure de leur valeur au musée des Confluences.

Grandes momies animales (crocodiles, béliers …) conservées dans la réserve Lortet
/ © Caroline Depecker

 

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Notes :

1 Laboratoire Archéorient, environnements et sociétés de l’Orient ancien

2 ESRF – European Synchrotron Radiation Facility : installation européenne de rayonnement synchrotron située à Grenoble

3 LGL-TPE – Laboratoire de Géologie de Lyon : Terre, Planètes, Environnement

4 C2RMF – Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France

PPour aller plus loin

Le freestyle, entre prise de risque et quête d’esthétique

LLe freestyle, entre prise de risque et quête d’esthétique

Entre sensations, esthétique et prise de risques, pas facile de trouver l’équilibre. Sciences pour tous est allé sur le terrain des snowboardeurs avec Bastien Soulé, enseignant-chercheur au laboratoire L-VIS.

Pratiquant ou simple spectateur, le freestyle fascine. Les acrobaties dont sont capables snowboardeurs comme skieurs inspirent l’admiration, mais aussi la crainte. Car la quête de sensations, la recherche de style dans ces sports extrêmes demeurent indissociables d’une forte prise de risques. Une tension à laquelle les gestionnaires de stations ski sont confrontés avec les snowparks qui, bien que plébiscités par les clients, restent intrinsèquement accidentogènes.

Alors que ces espaces ont contribué à renouveler les sports d’hiver, quelle gestion des risques et quelle prévention mettre en place auprès des usagers ? C’est l’une des nombreuses questions à laquelle tentent de répondre des chercheure-e-s en STAPS dans l’ouvrage « du Freestyle aux snowparks ».

 

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Anatomie en 3D

AAnatomie en 3D

Anatomie 3D / ©Université Claude Bernard Lyon 1

Quand les images parlent mieux que les mots

On dit souvent qu’un croquis vaut mille mots. Mais un croquis montre un espace en deux dimensions. Combien vaut alors un croquis animé en 3 dimensions… ?

Le projet ISTR-Anatomie 3D Lyon 1 répond à cette question. Basé sur la technologie 3D, il démontre que des images animées permettent de substituer un discours graphique à un discours verbal. Il a donc pour objectif de lutter contre l’échec et de de faciliter l’apprentissage et l’enseignement de l’anatomie fonctionnelle de l’appareil locomoteur.

Les ressources 3D peuvent être utilisées en présentiel, distanciel, hybride ou en classe inversée. Ce projet est porté depuis 2008 par l’Institut des Sciences et Techniques de la Réadaptation grâce à une collaboration exemplaire avec le service Innovation Conception et Appui pour la Pédagogie (iCAP) de l’université Lyon 1.

Une ingénierie pédagogique innovante, un programme d’anatomie 100% 3D

L’anatomie fonctionnelle est une discipline fondamentale pour de nombreuses formations. L’objectif est de montrer l’intérieur du corps humain en fonctionnement ou lors d’un mouvement en utilisant la technologie 3D, une technologie performante validée par des travaux de recherche.

Ainsi, les os, ligaments, muscles, par exemple, d’abord créés par les infographistes, sont ensuite animés suivant un scénario écrit par les enseignants, aboutissant à une animation (ou vidéo) 3D. Elle décrit, au sein d’un espace en trois dimensions, des formes géométriques, leurs rapports, leurs déplacements dans l’espace et les conséquences de ces déplacements. La compréhension s’appuie sur la création d’images mentales à partir d’une perception de l’espace bien structurée.

La 3D, une technologie performante validée par des travaux de recherche

Utiliser une nouvelle technologie dans l’enseignement n’est pas un gage de réussite. Mais les jeunes apprenants sont familiarisés avec cette technologie grâce aux jeux vidéo et ils devinent a priori son intérêt dans l’apprentissage. Quel que soit le mode d’enseignement, les évaluations des étudiants – avant ou après la formation – plébiscitent cette technologie.

Grâce à une scénarisation s’appuyant sur les difficultés des « non-initiés », la technologie 3D permet de pallier des difficultés à conceptualiser des formes géométriques, leurs rapports, leurs déplacements dans l’espace et les conséquences de ces déplacements. Cette approche est étayée par des travaux de recherche qui ont été publiés : Une ingénierie pédagogique innovante.

FOVEA : une formation à distance accessible

FOVEA, pour Formation Ouverte par le Virtuel en E-Learning en Anatomie, rassemble les ressources 3D créées et permet de traiter un programme complet d’anatomie en hybride, distanciel et même en présentiel ou en classe inversée.

La Communauté Européenne (DG Emploi, Affaires Sociales et Inclusion) a décerné à FOVEA le prix « 2020 Special Award Distance and E-Learning ». Toutes les productions sont en accès libre et sous licence Creative Commons. De nombreux établissements de formation les utilisent.  > Apprenez l’anatomie fonctionnelle grâce à FOVEA

La 3D, remède miracle ?

Destinées aux formations des étudiants des filières médicales et paramédicales, ces vidéos d’enseignement de l’anatomie en 3D attirent un public beaucoup plus large que prévu… Mises à disposition de tous, ces ressources en accès libre permettent de comprendre très facilement comment fonctionne notre appareil locomoteur.

>> Pour chaque partie du corps humain, découvrez les vidéos réalisées  :

ANATOMIE 3D

> Un exemple de vidéo : La vertèbre cervicale