Article DDe Neropolis à Trumptown, l’ambivalence des dorures ©Wikimédia Les dorures, en architecture comme en ébénisterie, ont comme principale fonction de rehausser l’éclat des constructions ou du mobilier afin de manifester l’opulence de leurs propriétaires. Cependant, elles acquièrent une nouvelle vertu quand le temps a fait son œuvre : masquer leur décrépitude. Bien avant les fastes de Versailles, symptôme paradoxal des failles de l’Ancien Régime qui l’ont mené à son déclin, le double usage des dorures prévalait déjà sous l’Empire romain. Au début des années 20 avant notre ère, Auguste, premier empereur de Rome, a triomphé de tous ses ennemis, au sénat comme sur les champs de bataille. Parvenu au faîte d’un pouvoir sans partage, au terme d’un siècle de guerres civiles et sociales, il proclame l’avènement d’une nouvelle ère de paix et de prospérité : l’âge d’or (aurea aetas), ou siècle d’or (saeculum aureum), censé marquer le retour aux temps heureux, insouciants et prospères de la Rome des origines. […]Un article de Matthieu Poux, professeur des universités en Archéologie romaine et gallo-romaine à l’Université Lumière Lyon 2 – The Conversation – 16 déc. 2025>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION