Art - Sciences / Maths - physique - chimie Article CNRS IInventer une mathématicienne au cinéma Crédit : Gerd Altmann -Pixabay Comment représenter une mathématicienne au cinéma ? À l’occasion de l’ouverture du 79e Festival de Cannes et de la Journée internationale des femmes en mathématiques, une mathématicienne décortique « Le Théorème de Marguerite », qui a valu à Ella Rumpf le César de la révélation féminine. Depuis des millénaires, la suite des nombres entiers 1, 2, 3… ne laisse pas l’humanité tranquille. Ses éléments, appelés « nombres premiers » (2, 3, 5…), indécomposables en un produit de nombres entiers plus petits, cachent bien des mystères, dont la célèbre conjecture de Goldbach. Celle-ci postule que tout nombre pair s’écrit comme la somme de deux nombres premiers. Pour chaque nombre concret, elle est (relativement…) simple à vérifier par ordinateur : 12 = 5 + 7, 2026 = 23 + 2003… Pourtant, la prouver pour tous les nombres pairs de la liste infinie 2, 4, 6… reste un défis irrésolu à ce jour.Dans le film d’Anne Novion, Le Théorème de Marguerite (sorti en 2023), Marguerite Hoffman (jouée par Ella Rumpf), une jeune thésarde en théorie des nombres parvient (spoiler !) à résoudre la conjecture de Goldbach. Une mathématicienne de fiction qui obtient un résultat qu’aucun mathématicien n’a pour l’instant réussi à atteindre, cela fait plaisir ! Cela fait doublement plaisir quand on sait que les mathématiciennes ne sont pas toujours aussi bien traitées au cinéma.Olga Paris-Romaskevich, l’autrice de cet article, est chercheuse en mathématiques, chargée de recherche CNRS à l’Institut Camille Jordan.>> Lire l’article complet sur le site : CNRS le journal