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Agenda

Conférence

Collections & Patrimoines / Histoire - géographie / Homme - société

16 décembre 2026 à 18h

Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux - MOM

PPaysages d’exodes et d’exils, paysages du refuge : une archéologie photographique (Balkans et Levant, 1912-1923)

photo en noir et blanc. Un convoi de charriot lourdement chargé, tiré par un bovin, traverse un plan d'eau (de droite à gauche), tandis qu'en arrière plan un train à vapeur s'éloigne en sens opposé. à l'horizon, on distingue une chaine de montagnes. Réfugiés traversant à gué, Macédoine, ca 1916 © Coll. privée. Tout droit réservé.

Paysages d’exodes et d’exils, paysages du refuge : une archéologie photographique (Balkans et Levant, 1912-1923) 

Une conférence présentée par Nicolas Jacob, Professeur à l’Université Jean Moulin Lyon 3, laboratoire Archéorient – MOM

mercredi 16 décembre 2026 – 18h – amphithéâtre de la MILC – 35 rue Raulin – Lyon 7e

lien d’inscription : https://framaforms.org/conference-pouilloux-16-decembre-2026-1784558509

Cette conférence est au programme « L’ici et l’ailleurs » de l’université Lumière Lyon 2, un projet labellisé Bicentenaire de la photographie par le ministère de la Culture et qui s’inscrit dans la programmation officielle du Bicentenaire du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027.

Résumé :
Dans l’agonie de sa dernière décennie, l’Empire ottoman fut marqué par des mouvements de population massifs. Les déplacements de civils et les réfugiés furent en effet une réalité prégnante dans la période qui s’ouvrit avec la première guerre balkanique et s’acheva au traité de Lausanne (1912-1923). Dans cet intervalle de temps, l’aire géographique qui s’étire des Balkans au Caucase en passant par le Levant connaît, à travers les premières expulsions balkaniques, le génocide arménien, la famine libanaise ou la Grande Catastrophe, une immense recomposition démographique et culturelle.
La photographie de cette époque, qu’elle émane de reporters, de militaires ou de civils, représente un corpus à l’étendue insoupçonnée. Par l’approche sensible ou le traitement archéologique, elle permet à la fois d’évoquer avec précision la condition de ceux que l’exil jeta sur les routes, à la fois de mesurer, par l’écart entre les réalités d’alors et celles du temps présent, l’ampleur du bouleversement et les diverses formes de son inscription dans le paysage.