LLa Gazette de la Fête de la science #24 ##24 – Les super-pouvoirs des plantesDécouvrez trois capacités extraordinaires des végétaux au travers de trois brèves.CComment les plantes communiquent -elles ?Les plantes ressentent les différents changements autour d’elles et l’expriment. Lorsqu’elles ont besoin d’eau, de minéraux ou encore de pollinisateurs, celles-ci vont diffuser des Composés Organiques Volatiles (COV). Cette communication se produit bien avant l’apparition de signes visibles tels que la déshydratation. Les chercheurs de l’INRAE étudient ces échanges afin de les traduire et de les comprendre. Ces informations permettraient aux agriculteurs d’adapter leurs actions concernant l’entretien des plantes, comme l’arrosage des plantes.Drone équipé de capteurs capables de capter et de fixer (adsorber) à leur surface les composés organiques volatiles présents dans l’air. © Claire UrdanabiaQQuand la couleur du chou est intelligenteLe principe de réagir aux variations chimiques est une fonction de la plante qui démontre l’intelligence de celle-ci. Par exemple, le chou rouge renferme un pigment : l’anthocyane. Ce pigment est capable de changer de couleur selon le pH, l’acidité ou la basicité du milieu. En contact avec du citron, il vire au rouge tandis qu’avec du bicarbonate de soude, il devient bleu-vert. Le même principe est utilisé au sein d’un laboratoire du centre INRAE Lyon-Grenoble Auvergne-Rhône-Alpes afin de déterminer le niveau d’acidité de nombreuses solutions.L’arc-en-ciel de couleur suite à un traitement au pH, à gauche pH basique, à droite pH acide. © Claire UrdanabiaLLa symbiose, une forme d’intelligence ?La relation symbiotique renforce et optimise la croissance des plantes. Par leurs racines, elles sont capables d’attirer des micro-organismes tel que des bactéries et/ou des champignons. Ensemble, ils créent un réseau de partage de nutriments. Hélas, les pesticides ou les usages excessifs d’engrais peuvent perturber cet équilibre et donc rendre la plante plus fragile. Mais les plantes s’adaptent, communiquent et choisiront la meilleure stratégie pour survivre. Ces relations symbiotiques et leurs nuances sont des sujets d’étude pour la recherche.Exemple de symbiose : représentation du rhizobium, une bactérie vivant dans les racines des plantes et aidant à fixer l’azote. © Claire Urdanabia Par Claire Urdanabia, étudiante en Master 1 Information et Médiation Scientifique et Technique, Université Claude Bernard Lyon 1