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Festival

Écologie - agronomie - développement durable - énergie / Homme - société / Lettres - langues - philosophie

Du 12 juin 2026 au 14 juin 2026 Horaires à consulter pour chaque événement du programme

Cité Anthropocène

FFestival À l’École de l’Anthropocène 2026

©À l'École de l'anthropocène

Le festival d’idées dédié au changement global et aux questions environnementales, coorganisé et coproduit par Cité Anthropocène et October Octopus, annonce sa 8e édition ! Au programme cette année : 2 soirées spéciales, 10 master classes, une projection, des séminaires et ateliers, une programmation radio…

À l’heure où les conséquences des activités humaines sont visibles partout et soulèvent de fait l’inhabitabilité d’un nombre grandissant de territoires, se dressent des forces contraires réactionnaires pour dire « Drill, baby, drill » ouvrant la voie à l’accélération des destructions de la zone critique, soit l’environnement terrestre qui abrite presque toute la vie continentale, dont l’humanité. A contrario, bien que de plus en plus souvent empêchés, des scientifiques documentent les phénomènes à l’œuvre – ce dérèglement global qui renforce toutes les formes d’inégalités -, nous aident à comprendre la complexité des interactions qui se jouent et proposent des pistes d’action sérieuses. Parallèlement, une partie de la société civile est mobilisée : des citoyen·nes, des acteur·rices des mondes politique, économique, associatif et artistique, relèvent ces enjeux en œuvrant à l’adaptation et à la réparation, ouvrant des perspectives concrètes et réjouissantes. Le festival À l’École de l’Anthropocène se situe à leurs côtés. Il permet d’imaginer et de dessiner ensemble les possibles qui s’offrent à nous ; et tout autant, de contribuer à construire une culture commune du changement global pour nourrir le débat et l’action démocratique sur les choix à opérer qu’ils soient de l’ordre de l’atténuation ou de l’adaptation.

>> Découvrez quelques événements du festival :

La ville est le lieu de la concentration des possibles : la Métropole de Lyon compte plus de 2 700 formations d’enseignement supérieur, 36 cinémas, 57 musées, 30 000 associations, 3 394 équipements sportifs, 95 bibliothèques et 121 marchés chaque semaine ; elle héberge près de 863 000 emplois, elle est structurée par un réseau de transports en commun dense et complémentaire et 21 000 évènements culturels et artistiques s’y déroulent chaque année.

Mais la ville est aussi le creuset des injustices sociales et environnementales : 22 500 personnes sont privées de logement dans la Métropole. Le marché locatif de l’agglomération fait partie des plus chers de France avec un loyer médian de 12,70€/m2 en 2024. Et aujourd’hui à Lyon, seuls 30% des foyers les plus riches ont accès à la propriété. Le nombre des exclus de la ville ne cesse de s’étendre, menaçant la diversité habitante qui la compose.

Ce séminaire explorera à travers des conversations pluridisciplinaires des raisons et des moyens de résistance pour faire advenir une ville habitée et habitable.

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L’historienne de l’art Bénédicte Savoy s’interroge : « à qui appartient la beauté ? ». Est-ce aux lieux qui ont vu naître les œuvres d’art ? À la culture dont elles incarnent le génie ? Aux esthètes éclairés qui se les sont appropriées ? À l’humanité ? Elle nous invite par ailleurs à repenser la notion de patrimoine dans une perspective relationnelle, où les « objets de musée » ne sont plus seulement des entités matérielles et esthétiques, mais aussi des capsules d’histoire, de mémoire et de conscience collective. Son livre le plus récent est 1815, le temps du retour. Restituer l’art en Europe après l’Empire napoléonien (La Découverte, 2026).

L’avocat Philippe Sands n’a eu de cesse de contribuer au développement d’une justice internationale. Il a notamment obtenu des succès contre le dictateur Pinochet, en faveur de la population de l’archipel des Chagos et a participé à la naissance de la Cour pénale internationale. Mais c’est en tant qu’écrivain qu’il a rendu accessibles les notions fondamentales du droit humain.
Son dernier livre est 38, rue de Londres : de l’impunité, Pinochet et le nazi de Patagonie (trad. Christophe Beslon, Albin Michel, 2025).

Michel Lussault, en géographe, fera vivre cette conversation entre Bénédicte Savoy et Philippe Sands autour des liens entre spoliations et histoire coloniale, entre voies créatives du droit et mémoire, et les nécessaires alliances pour réparer un monde abîmé.

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Si l’Anthropocène est d’abord un « capitalocène », alors il implique de se poser sérieusement la question du capitalisme, donc de la propriété privée et surtout de sa critique radicale. Ne faudrait-il pas en finir avec la propriété individuelle et lucrative ? Dans une perspective post-croissance, quels pourraient donc être les régimes de propriété à développer, renouveler ou inventer ? Sur quelles initiatives et expériences pouvons-nous nous appuyer pour les concrétiser ?

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>> En savoir plus sur le festival et sa programmation : 

à l’école de l’anthropocène

Lieu à consulter pour chaque événement du programme

Lyon, France