L'équipe Pop’Sciences est en pause estivale du 23 juillet au 17 août. Bel été à tou.te.s !

EN SAVOIR PLUS

Agenda

Conférence

Lettres - langues - philosophie

09 février 2022 De 18h30 à 20h

Université Jean Moulin Lyon 3

AAristote, Platon et le bien comme cause finale

Université Jean moulin Lyon 3

La philosophie d’Aristote et plus spécialement la notion de « principe » appliqué à la théorie métaphysique aristotélicienne des 4 types de cause (formelle, matérielle, finale et efficiente) constitue, aujourd’hui encore en philosophie, une référence incontournable pour toute réflexion sur l’articulation des principes et des causes.

On se propose de revenir sur une critique assez célèbre qu’Aristote adresse à Platon : ce dernier ne serait pas parvenu à penser la cause finale. Depuis toujours ou presque (depuis Alexandre d’Aphrodise en tout cas), ce jugement a été lu tantôt avec circonspection (voire avec embarras), tantôt avec une certaine irritation, selon qu’on est bien ou mal disposé à l’égard d’Aristote. Il n’est, en effet, pas bien difficile de trouver chez Platon les signes de son intérêt pour les explications téléologiques, qu’on pense au Phédon et à la déception qui est celle de Socrate de ne pas trouver une physique téléologique pleinement constituée chez Anaxagore, ou qu’on pense au Timée, où ce semble bien être une physique de ce genre que Platon y déploie. On peut bien sûr accuser Aristote d’être un lecteur négligent ou amnésique. Mais on peut essayer aussi d’appliquer à Aristote ce principe de charité qu’on lui reproche de malmener à l’égard de son Maître.

On souhaite montrer, en particulier, en revenant au texte de la critique adressée à Platon, qu’Aristote ne déplore pas que ce dernier n’ait pas posé de cause finale, mais qu’il n’en ait pas fait le mode de causalité du bien principiel, ce que ni les dialogues ni ce qu’on sait des doctrines orales de Platon ne paraissent vraiment démentir. Loin de relever d’un contresens, le jugement aristotélicien devrait ainsi apparaître comme une lecture vérifiable de Platon et surtout comme un élément d’une lecture plus systématique du bien platonicien, qui peut résumer à lui seul la quasi-totalité des objections qu’Aristote soulève à ce sujet.

Intervenante : Fabienne Baghdassarian, maîtresse de conférence en philosophie ancienne à l’Université de Rennes.

Conférence organisée dans le cadre de la Société Rhodanienne de Philosophie.

Pour en savoir plus, consultez le site de :

Université Lyon 3

Amphithéâtre Huvelin - Université Jean Moulin Lyon 3

15 Quai Claude Bernard, Lyon, France