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Les espaces de démocratisation de l’alimentation dans la métropole lyonnaise

LLes espaces de démocratisation de l’alimentation dans la métropole lyonnaise

Albane Berneuil-Fouiller est doctorante en sociologie au Centre Max Weber. Elle travaille sur la comparaison de plusieurs associations de la métropole lyonnaise qui ont l’ambition de favoriser l’accès de tous et toutes à une alimentation de qualité.

Ces dernières cherchent à dépasser les écueils de l’aide alimentaire traditionnelle à travers l’articulation des enjeux de justice alimentaire et de transition agricole et alimentaire. Elle montrera dans quelle mesure les différentes structures qu’elle étudie créent des espaces de démocratisation de l’alimentation en déployant différents dispositifs (ateliers cuisine, caisse alimentaire locale, marchés à multiples tarifications) qui reposent sur une double dynamique : la sensibilisation aux enjeux agricoles et alimentaires, et l’amélioration de l’accessibilité matérielle à une alimentation durable.

Conférence dans le cadre des rendez-vous « 12h12, l’actu de la recherche »

>> Pour en savoir plus : 

Le Rize

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu crois être | Soirée de lancement du Pop’Sciences Mag #17

DDis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu crois être | Soirée de lancement du Pop’Sciences Mag #17

À l’occasion de la sortie du 17e numéro du Pop’Sciences Mag « Alimentation : un enjeu de société », le magazine de l’Université de Lyon, Pop’Sciences et la bibliothèque de la Part-Dieu vous proposent de venir analyser notre rapport à la nourriture : qu’est-ce qui guide nos choix ?

Manger ? Quoi de plus naturel et anodin que l’acte de se nourrir qui rythme notre vie quotidienne, dans le cadre de l’intimité, de la famille ou bien de repas plus collectifs ?

Mais sait-on précisément pourquoi on mange ce que l’on mange ? A-t-on vraiment conscience des processus qui se cachent derrières nos comportements alimentaires, nos choix de cuisine et de consommation ? Appliqués au champ de l’alimentation, les recherches scientifiques récentes (en psychologie, sociologie, neurosciences, marketing…) nous aident à déceler ces mécanismes qui conditionnent, par exemple, notre conception du plaisir ou du « bien manger ». Car notre savoir alimentaire est un véritable « bouillon de culture » qui mêle, bien souvent à notre insu, notre éducation, nos vécus mais aussi les modes et injonctions diverses que la société nous renvoie sans cesse.

Avec les regards croisés de deux scientifiques, experts du sujet dans le domaine des sciences cognitives et du marketing, nous décrypterons ces phénomènes qui nous influencent, pour mieux comprendre et éclairer nos choix alimentaires, et pourquoi pas, reconsidérer nos repas sous une nouvelle lumière.

Avec la participation de :

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>> PROGRAMME :

18h30 – Présentation du 17e numéro du Pop’Sciences Mag

18h45 – Rencontre – débat

19h45 – Discussion avec le public

Un exemplaire du Pop’Sciences Mag #17 vous sera remis dans le cadre de cette rencontre.

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Cet événement Pop’Sciences – Université de Lyon est organisé en collaboration avec la Bibliothèque municipale de la Part-Dieu.

Le Pop’Sciences Mag #17 a été :

  • Réalisé grâce à la contribution de scientifiques issus des établissements et instituts suivants : Lyon 1 Université, Université Lumière Lyon 2, Université Jean Moulin Lyon 3, Université Jean Monnet Saint-Étienne, Université Grenoble Alpes, Université Clermont Auvergne, Université Côte d’Azur, Université Paris Nanterre, Université Paris 8, Université Paris-Est Créteil, CY Cergy Paris Université, Université de Lorraine, Université de Tours, École normale supérieure de Lyon (ENS de Lyon), École pratique des hautes études de l’université Paris sciences et lettres, AGRIVI, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), Institut de recherche pour le développement (IRD), Institut Lyfe, Hospices civils de Lyon, Centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne, Centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes, Centre hospitalier régional universitaire de Nancy, Muséum national d’histoire naturelle, Culinary Mind.
  • Développé avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la Métropole de Lyon.

 

Hyperphagie et TND : comprendre et accompagner | Webinaire iMIND #22

HHyperphagie et TND : comprendre et accompagner | Webinaire iMIND #22

Le personnes avec trouble du neurodéveloppement (TND) sont plus susceptible de développer des difficultés affectant la relation entre la nourriture et l’image corporelle. Ce webinaire propose d’explorer les liens entre TND et hyperphagie boulimique.

Les intervenant·e·s abordent ce sujet en utilisant le modèle de Fairburn afin de mettre en évidence les liens entre poids, forme corporelle et estime de soi. Le caractère primordial du repérage et de la prise en charge est souligné grâce au témoignage d’une personne concernée.

>> Pour accéder au webinaire, rendez-vous sur la page :

IMIND

Journée d’Étude Transitions Alimentaires

JJournée d’Étude Transitions Alimentaires

Nos sociétés voient se multiplier les aspirations et les recommandations à faire évoluer notre alimentation, en lien avec des dimensions sanitaires, environnementales, sociales, culturelles, éthiques et de bien-être.
La Chaire Transitions Alimentaire – Université Lumière Lyon 2 est dédiée à la compréhension des dynamiques à l’œuvre dans l’alimentation et leur traduction en termes de pratiques de production, de transformation, de consommation et de gouvernance alimentaires. Elle a pour vocation de définir et d’accompagner des projets visant à étudier et promouvoir une transition vers une alimentation saine, de qualité, responsable et équitable, intégrée aux territoires et cela à différentes échelles.

La première Journée d’Étude de la Chaire Transitions Alimentaire vous propose 3 sessions passionnantes sur les acteurs et enjeux des transitions alimentaires, la recherche dans les associations : s’engager, éduquer, militer et manger, et l’innovation au service des transitions alimentaires.

Ouvert à toutes et tous les intéressés par les enjeux de recherche en SHS autour de l’alimentation.

En savoir plus :

Journée d’étude Transition alimentaire

Reprendre la terre aux machines ?

RReprendre la terre aux machines ?

ENS Éditions et l’association étudiante ENvertS proposent une soirée exceptionnelle organisée à l’occasion de la parution de l’ouvrage Comment les machines ont pris la terre. Enquêtes sur la mécanisation de l’agriculture et ses conséquences sous la direction de Sara Angeli Aguiton, Sylvain Brunier, Baptiste Kotras, Céline Pessis et Samuel Pinaud (septembre 2025).

> Programme :

  • 18h30 | Débat

Une table ronde qui réunira Sylvain Brunier (sociologue et historien), Samuel Pinaud (sociologue de l’économie), et Thomas Borrell (L’Atelier Paysan). Un maraîcher, une éleveuse et des représentantes de l’association des Ami·e·s de la confédération paysanne viendront compléter ce plateau. Un débat animé par Salomé Blanchet et Garance Jaumouillé de l’association ENvertS.

Entre images satellites pour doser l’engrais, drones pour traiter localement les parcelles, tracteurs et ruches connectés, l’agriculture numérique est-elle aujourd’hui une solution incontournable face aux défis alimentaires et environnementaux ? Comment les machines transforment-elles les pratiques professionnelles, les sociabilités et les mondes agricoles ? Représentent-elles un risque de délitement du lien de l’Homme à la nature ? Comment concilier agriculture et écologie ? Mais aussi, quelles logiques industrielles sous-tendent l’usage de plus en plus intensif des machines dans les fermes ? Par quels acteur·ices sont-elles portées ?

Autant de questions auxquelles ce débat ambitionne de répondre en croisant la parole des chercheur·es et celle des acteur·ices de terrain.

  • 20h | Apéro paysan

À la découverte des produits de l’AMAP.

  • 20h45 | Projection

La Ferme des Bertrand, un documentaire de Gilles Perret, César 2025 du meilleur film documentaire. Un film qui retrace un demi-siècle d’histoire de la vie d’une ferme en Haute-Savoie.

Pour en savoir plus, consultez le site :

ENS de Lyon

Cantines scolaires : sociologie de l’alimentation. Qui mange quoi ? | Triptyque

CCantines scolaires : sociologie de l’alimentation. Qui mange quoi ? | Triptyque

Une invitation… à table !  Ce triptyque, composé de 3 podcasts, nous ouvre les portes des cantines scolaires. Qui mange quoi ? Qui sont les personnes qui y travaillent ? Comment les goûts se manifestent dès l’enfance, comment à la cantine, les relations sociales s’organisent….

Cette première interview de ce triptyque s’orchestre autour de la sociologie de l’alimentation, et c’est Élodie Leszczak, doctorante en 2e année au laboratoire Triangle qui nous éclaire, puisque son travail de recherche porte sur « Des normes dans l’assiette : la cantine scolaire, entre production et réception du « bien manger »« .

Venez découvrir qui mange quoi avec les podcasts de Triangle !

>> Écoutez le podcast :

 

>> Lire la retranscription des propos de l’interview :

Tout d’abord, est-ce que les cantines sont obligatoires dans les établissements ? Depuis quand existent-elles et qui les gèrent ?

Élodie Leszczak – Elles sont apparues en France au milieu du XIXe siècle, sous l’impulsion d’initiatives locales de maires, d’instituteurs et de mouvements philanthropiques. Aujourd’hui, les cantines sont gérées par les collectivités territoriales, c’est-à-dire les communes pour l’école primaire, les départements pour le collège, et les régions pour le lycée. Et elles ne sont pas obligatoires : chaque collectivité peut décider d’en proposer une ou pas dans un établissement. Elle peut alors soit l’assurer elle-même en régie directe, soit faire appel à une entreprise privée, ce qu’on appelle une délégation de service public.

Comment étaient organisées les cantines que vous avez étudiées ? Quels étaient leurs publics ?

E.L. – Je réalise des observations directes principalement à l’école élémentaire, mais aussi au collège et en maternelle. J’ai essayé de faire varier les caractéristiques des cantines que j’étudie : une est rurale et l’autre urbaine, une est indépendante et l’autre rattachée à une Caisse des écoles, une se situe en réseau d’éducation prioritaire et l’autre non. Dans les deux cantines où j’ai enquêté jusqu’ici, la cuisine est faite sur place par du personnel communal, c’est pourquoi j’aimerais maintenant trouver un troisième terrain où la cantine est assurée par une entreprise privée et les plats préparés en cuisine centrale.

© Pixabay

De ce fait, avez-vous constaté que selon le genre de l’enfant (fille ou garçon) les choix des aliments étaient différents ?

E.L. – Oui ! Je fais partie de l’équipe de recherche CORALIM, qui est pilotée par Christine Tichit (sociologue et démographe) au sein de l’INRAE (l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement). On a fait passer pendant plus d’une semaine des questionnaires à une centaine d’élèves, pour qu’ils puissent donner leur avis sur les plats chaque jour. Et on a constaté que les garçons appréciaient en moyenne davantage les repas que les filles, et qu’ils mangeaient de plus grandes quantités qu’elles. Les filles appréciaient en revanche davantage les repas végétariens, alors que les garçons étaient attachés à la présence de viande au menu. Les garçons essayaient davantage de se procurer plus de nourriture que leur portion individuelle, en prenant du rab ou en demandant aux autres élèves s’ils ne voulaient pas leur donner une partie de leur repas – en insistant, parfois !

Est-ce parce que les aliments sont genrés ? Est-ce que c’est le poids de la société ou… bref comment l’expliquez-vous ?

E.L. – Une de nos hypothèses est en effet que la cantine est un des lieux où les enfants intériorisent des rapports genrés à l’alimentation. Des enquêtes sociologiques auprès d’adultes ont montré que les femmes mangent plus de fruits, de légumes et de poisson que les hommes, mais moins de féculents, de fast-food et de viande. Les femmes sont plus nombreuses à faire des régimes hypocaloriques. Et à force de voir que les hommes de leur entourage ont tendance à plus manger que les femmes, et que certains garçons mangent énormément à la cantine et que ça amuse leurs camarades, les enfants sont socialisés à cette différence de comportement alimentaire. Les garçons apprennent qu’il est normal et même valorisé d’avoir bon appétit, alors que ce n’est pas forcément le cas pour les filles. Chez les jeunes, il semblerait que l’idéal des filles reste plutôt la minceur, alors que chez les garçons, c’est le fait d’être musclé plutôt que mince.

Avez-vous également remarqué une différence d’orientation dans l’alimentation selon les classes sociales auxquelles appartiennent les enfants ? Et si oui, quels sont les différents facteurs qui pourraient y contribuer ?

E.L. – Oui, tout à fait ! Les enfants issus de milieux sociaux favorisés connaissent davantage les plats qui sont servis à la cantine, en particulier les fruits et les légumes et les plats typiquement français comme les tomates farcies, tout simplement car ils y sont déjà habitués à la maison. En sociologie de l’alimentation, on constate que les familles de milieu populaire vont privilégier le fait de faire plaisir aux enfants avec des aliments qu’ils aiment, alors que celles de milieu favorisé vont très tôt inciter leurs enfants à goûter de tout, en particulier des aliments considérés comme bons pour la santé comme les légumes. En particulier, les enfants de classe populaire d’origine étrangère regrettent souvent que les plats proposés à la cantine soient très différents de leur propre culture alimentaire, et certains aimeraient pouvoir y manger des aliments plus à leur goût.

 

>> À suivre…

Le prochain podcast du triptyque cantine « parlera » des agents dans les cantines : qui sont-ils, pourquoi ils ont choisi ce métier, ses contraintes, joies…

 

Pour en savoir plus :

Triptyque – Laboratoire Triangle

 

 

Mythes alimentaires : les fake news en nutrition

MMythes alimentaires : les fake news en nutrition

Dans le cadre du Printemps de l’Esprit Critique, la BU de Sciences Po Lyon vous invite à une rencontre-discussion pour décrypter les mécanismes de la désinformation en nutrition et mieux comprendre pourquoi ce domaine est particulièrement propice à la propagation de fake news.

L’alimentation est au cœur de nombreux discours contradictoires, entre influence des réseaux sociaux, pression des lobbies et promesses de régimes miracles. Cette rencontre sera l’occasion d’identifier qui sont les “alimenteurs” — ces acteurs qui produisent et diffusent des fausses informations — et quelles sont leurs intentions.

Vous découvrirez également comment ces discours trompeurs circulent, pourquoi nous y sommes particulièrement réceptifs et comment nos croyances et nos biais cognitifs influencent notre perception de l’information alimentaire.

Cette discussion vous donnera des clés pour exercer votre esprit critique, évaluer la crédibilité des informations nutritionnelles et mieux comprendre ce qui se cache derrière les allégations alimentaires.

Intervenant.e.s :

>> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : 

Science Po Lyon

Plantes à fleurs, plantes cultivées, d’où viennent-elles et où vont-elles ? | Avant d’aller sur Mars !

PPlantes à fleurs, plantes cultivées, d’où viennent-elles et où vont-elles ? | Avant d’aller sur Mars !

Les plantes à fleurs ou angiospermes jouent un rôle essentiel dans la vie sur terre et pour l’alimentation humaine. Elles n’ont pourtant pas toujours existé.

Apparu il y a environ 150 millions d’années de façon encore relativement mystérieuse, les angiospermes se sont diversifiées sous la pression de sélection naturelle et ont réussi à conquérir la planète grâce à leurs atouts propres. Les progrès de la génétique moléculaire nous aident à comprendre cette diversification. Plus récemment, dans les 10 000 dernières années, certaines d’entre elles ont été fortement modifiées sous la pression de sélection humaine pour les transformer en plantes cultivées. Là encore, les progrès scientifiques nous fournissent des outils pour accélérer cette transformation et tenter de les adapter à une agriculture en plein bouleversements. Quel est le potentiel des nouvelles techniques, faut-il s’en saisir et pour quoi faire ?

Animée par : François Parcy, directeur de recherche au  CNRS

Organisée par : le Club EcoVeto Jr, avec Chloé Leroy et Alexandre Fontanella, étudiants à VetAgro Sup, dans le cadre du nouveau cycle de conférences Avant d’aller sur Mars !

Le cycle de conférences Avant d’aller sur Mars ! propose des conférences mensuelles accessibles à tous les publics. Ce cycle est l’occasion d’ouvrir le débat sur des sujets environnementaux tels que l’état climatique, la question énergétique, la conservation de la biodiversité et bien d’autres sujets.

> Vous pouvez assister à la conférence sur site ou en direct sur YouTube.

>> Les archives de :

Avant d’aller sur mars !

One Health : pour une approche pluridisciplinaire de la santé | « Dis, pourquoi ? »

OOne Health : pour une approche pluridisciplinaire de la santé | « Dis, pourquoi ? »

©RCF radio

Dis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche.

Émission du 28 janvier 2025

Alimentation, santé sociale et économique, bien-être… Et si tous ces enjeux se rencontraient dans le concept global de la « one health » ou « une seule santé » ? C’est en tout cas ce que pensent de plus en plus de spécialistes, dont Sébastien Gardon, docteur en science politique et inspecteur de santé publique vétérinaire à l’École nationale des services vétérinaires de VetAgro Sup, invité dans le numéro 14 du Pop’Sciences Mag, Santé[s], une vision globale, disponible en libre accès sur popsciences.universite-lyon.fr, ainsi que tout le reste de la collection.

>>> Écoutez le podcast :

>> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site :

RCF Lyon

PPour aller plus loin :

 

> Écouter les podcasts des autres intervenants Pop’Sciences :

La fermentation : des aliments vivants ? | Le goût de la recherche

LLa fermentation : des aliments vivants ? | Le goût de la recherche

Parler d’alimentation avec les sciences sociales

Nous sommes dans une période où l’alimentation est un enjeu important, non seulement d’un point de vue environnemental, avec les conséquences du changement climatique sur les récoltes, mais aussi d’un point de vue éthique (conditions de production pour les travailleur‧ses, utilisation de produits toxiques), social (coût de l’alimentation) et sanitaire (accès à des produits de qualité).

On entend régulièrement parler de la nécessité d’une “transition alimentaire” vers un système plus respectueux de l’environnement et qui soit également durable, c’est-à-dire qui puisse répondre aux besoins actuels, tout en préservant les ressources afin que les générations futures puissent répondre aux leurs.

La recherche en sciences humaines et sociales, dans sa diversité de disciplines, se penche sur ces enjeux et les défis qui en émergent. Aujourd’hui, de nombreux projets de recherche s’intéressent à ces questions afin d’apporter des éléments de réponse à ces questions, notamment par la recherche doctorale. À Lyon, la chaire TrAlim, composée de l’Université Lumière Lyon 2 et du Centre de Recherche de l’Institut Lyfe, compte en son sein plusieurs jeunes chercheur‧ses qui ont pour objet d’étude la question de l’alimentation aujourd’hui, pour demain.

Cette émission a pour but de mettre en valeur ces travaux, les faire connaître et les rendre intelligibles pour tous‧tes. Elle mobilise et interroge la notion de “transition” alimentaire, dans sa définition et ses implications. Il s’agit aussi de faire dialoguer tous les aspects de la question alimentaire, que l’on peut retrouver dans les quatre axes de la chaire TrAlim :

  • Pratiques alimentaires et représentations associées à l’alimentation ;
  • Dynamiques alimentaires et diversité des territoires ;
  • Éthique et égalité d’accès à une alimentation de qualité ;
  • Gouvernances, acteurs et politiques alimentaires.

> Fermentation : des aliments vivants ? 

Avec Maxence Blanchet, Institut Lyfe / université d’Umeå : il travaille sur le projet de recherche européen Healthferm, qui étudie les aliments végétaux fermentés, leurs bienfaits pour la santé et l’environnement, ainsi que leur acceptabilité sociale. Il s’intéresse aux aliments que les gens font fermenter eux-mêmes à la maison. Quels sont leurs profils, leurs motivations, les potentiels freins à cette pratique ? En passant par la théorie des pratiques, il analyse les significations associées à la fermentation, les problèmes matériels parfois rencontrés ainsi que les compétences mobilisées par ceux qui la pratique.

Du dégoût à la pensée magique, de nombreuses représentations sont attachées à la consommation d’aliments fermentés. C’est tout notre rapport à notre santé et au vivant qui sont mobilisés, dans ce que le chercheur appelle un virage post-pasteurien.

> Pour en savoir plus :