Maître Feng, moine taoïste dans le Shaanxi

MMaître Feng, moine taoïste dans le Shaanxi

Maître Feng, moine taoïste, entré en religion « dans la Chine d’autrefois », est forcé de retourner à la vie laïque lors de la Révolution culturelle (1966-1976) et de travailler dans les champs pendant quinze ans. Au début des années 1980, il peut reprendre sa vie de moine. Reconnu comme un maître éminent jusqu’à Pékin, il préfère refuser les propositions de postes prestigieux pour se consacrer à la reconstruction de temples détruits pendant la longue période de prohibition religieuse. Et il s’emploie à aider les fidèles qui viennent le consulter pour des requêtes de toutes sortes, dans la société chinoise en pleine mutation. Tout en avançant dans la quête de la Voie (Dao) et en s’évertuant à mener une « vie sans pression ».

Un film ethnographique réalisé par Adeline Herrou, directrice de recherche au CNRS, fait le portrait de ce moine taoïste en Chine centrale aujourd’hui. Ce film est présenté lors d’une rencontre avec la réalisatrice.

Animée par : Olivia Legrip et Claire Vidal.

En partenariat avec : l’ISERL, dans le cadre du festival Les Bobines du Sacré.

En savoir plus :

Bibliothèque municipale de Lyon

 

Pour l’écoféminisme, « tout est relié » | The Conversation

PPour l’écoféminisme, « tout est relié » | The Conversation

Abolir les frontières entre nature et culture, c’est l’un des projets de l’éco-féminisme

Le terme « écoféminisme », forgé par Françoise d’Eaubonne en 1974, est associé à un mouvement social anglophone né aux États-Unis et au Royaume-Uni dans les années 1970-80, et continue à essaimer aujourd’hui. L’objectif militant de l’écofeminisme consiste à éveiller les consciences sur les deux grandes questions intrinsèques à son concept : la crise environnementale et le féminisme.

Selon la Déclaration d’unité de WLOE (Women for Life on Earth) en 1980, les écoféministes affirment voir « des liens entre l’exploitation de la terre et de ses populations et la violence physique, économique et psychologique perpétrée envers les femmes », et veulent « comprendre et surmonter les divisions historiques basées sur la différence de race, de degré de pauvreté, de classe sociale, d’âge et de sexe ».

La visée du mouvement est donc double : la prise de conscience de l’équation « domination des femmes/domination de la nature », et sa traduction en exigences de « réinvention de l’histoire » et de « réappropriation de la place des femmes dans le monde ». Y compris la réappropriation de leurs qualités présupposées féminines et pour cela trop souvent dénigrées ou peu valorisées (du soin des proches à la maternité, du rapport aux plantes à la sensibilité…).

Un angle d’étude insolite

Aborder l’écoféminisme (certains l’appellent « féminisme écologique ») sous l’angle anthropologique permet de montrer ces dynamiques même au cœur des groupes humains étudiés. Être anthropologue, voire ethnographe dès lors qu’il s’agit d’appliquer directement la méthode d’investigation anthropologique dans la proximité côte à côte avec ses interlocuteurs de terrain, ce n’est pas observer du haut d’une tour d’ivoire mais bien s’insérer dans une population donnée, en faire partie au quotidien pour une période plus ou moins longue, et y découvrir, chemin faisant, des aspects des phénomènes qui intéressaient au préalable au chercheur, ou en découvrir de nouveaux. C’est l’« observation participante ».

Dès lors, il s’agit de définir, pour chaque culture, ses propres « systèmes symboliques qui rendent le monde signifiant ». Par exemple, le célèbre anthropologue C. Lévi-Strauss avait compris que la conformation du village de Kejara des indigènes Bororo (au Brésil), où la maison des hommes (baitemannageo) et les maisons possédées par les femmes sont situées respectivement au centre et à la périphérie circulaire de l’espace habité, servait à séparer les individus non seulement d’un point de vue physique, mais aussi en termes symboliques, en leur attribuant de différents rôles sociaux selon les catégories. Ainsi, les femmes sont exclues des rites religieux réservés aux hommes dans leur « maison », tandis qu’elles ont à cœur la gestion de la résidence et de la vie conjugale.

En anthropologie, il faut en particulier distinguer les données relevant du point de vue affirmé par les interlocuteurs de celles inhérentes aux analyses et interprétations du chercheur.

C’est de cette façon que j’ai travaillé avec les deux associations en territoire vaudois de mon terrain : les femmes de la Maison pour agir et à Bricologis revendiquent des valeurs et pratiques participatives relatives aux champs de l’« écologie », la « solidarité » et du « bricolage » pour l’amélioration du cadre de vie de proximité.

En entrant dans les coulisses de ces associations, j’y ai découvert des représentations révélatrices de traits féministes. Alors, comment ces femmes se révèlent-elles comme écoféministes ? Comment, d’ailleurs, se comporte l’ethnographe face à elles, et vice-versa ?

S’émanciper de la nature…

Ces femmes mettent en place une série d’actions collectives mettant en avant un éthos écologique commun et aux saveurs locales : des ateliers de cuisine anti-gaspillage alimentaire (au premier rang) à ceux de cosmétiques « faits soi-même » ; mais aussi les repas partagés, occasions de goûter des soupes aromatiques ou des cakes truffés de fruits et légumes « glanés » (récupérés des magasins), tout en entretenant des amitiés de quartier de longue date.

Alors, s’enchaînant, selon les journées, les phases méticuleuses et conviviales de création de masques à l’argile verte, de « pâtes à tartiner » à partir du mixage de dattes, miel et lait, de déodorants composés de cires naturelles et d’huiles essentielles, de tartines de ratatouille à base de poivrons, courgettes et aubergines étalés sur un fond léger de crème chantilly.

Le tout rythmé par des moments de dégustation ou d’échange de récits de vie ou d’impressions éclatantes. « Oh que c’est bon ce jus de pomme ! » ; « mes enfants ils seraient venus, ils adorent cuisiner » ; « on est bien ici, entre nous… » ; « c’est malheureux mais c’est ça en fait, on a toujours mis les femmes à la cuisine alors que les meilleurs pâtissiers c’est les hommes. Les pâtissiers c’est les mecs ! ».

C’est là que le noyau dur de l’écoféminisme se construit au fil des rencontres. Puisque la « nature » n’est pas fixe, mais changeante, elle se recrée dans les recettes. Et parce que ce sont des femmes qui la transforment grâce à leur créativité et leur maîtrise technique, elles s’émancipent de ce naturalisme millénaire, conception masculine dominatrice, qui associe les femmes à une idée de nature passive et inférieure à la culture.

Elles mêlent librement autonomie personnelle et coopération, mais aussi tradition et innovation en reproduisant des recettes du passé, de l’époque de leurs parents, à l’aide d’outils électromécaniques modernes (blenders, mixeurs plongeants, toasters). La nature est de ce fait culturalisée, elle devient une élaboration active dans un vocabulaire écologique qui lie les membres du groupe ; elle est proche finalement de la vision féminine du « care », qui critique à bas bruit le stigmate naturaliste de la passivité.

Travailler dans un groupe féminin

Étant presque le seul homme dans les groupes des deux associations, il me fallait combattre un double « danger » hantant les milieux féministes : celui de rejouer la domination masculine, mais aussi celui, statutaire, que représentait ma casquette de chercheur. On sait qu’un des défis de toute enquête ethnographique est de réussir à réduire le fossé social séparant l’enquêteur des enquêtés, de sorte que ceux-ci ne soient pas instrumentalisés en « simples représentants de leur culture ».

Pour travailler dans de bonnes conditions, je devais donc prendre part aux actions, sans être ni intrusif ni tout à fait distancié, écouter et m’intégrer aux conversations, cuisiner, grignoter « écolo ».

J’ai pu vivre de l’intérieur cette volonté, entre « sœurs », à impacter, même à petite échelle, le microcosme local par des habitus plus écologiques. Ce sont là encore des empreintes du « care », ce phénomène transfrontalier qui appelle à unir les femmes militantes dans une quête de connaissances partagées, de tissage de réseaux, de combat face aux catastrophes environnementales ; une quête qui aspire à abattre les frontières entre les être vivants et les non-vivants, entre les femmes et les hommes.

Un déplacement de perspective

Le pouvoir d’agir, indépendamment des fronts où on agit, n’est pas le monopole des hommes. Du seul « privilège » accolé à l’Homme de changer le monde à la possibilité pour chaque femme, pour elle-même et pour les autres, de s’approprier le monde, c’est ce déplacement de perspective très concret que m’a appris ce terrain.

Ce féminisme écologique est un carburant qui vise au bien-être de tous, hommes et femmes, en rejetant les grandes divisions par le biais d’une écologie fluide qui mêle sensibilité et rationalité, tradition et innovation, nature et culture, « ego » et « nous », féminin et masculin. C’est cela que voulaient dire Médaline, Radhia et Olympe en me déclarant non sans emphase : « Ici, Alessandro, tout est relié ».The Conversation

 

Auteur : Alessandro Marinelli, Doctorant en anthropologie, Université Lumière Lyon 2

Cet article a été publié dans le cadre de la Fête de la science 2020 dont The Conversation France est partenaire. Cette édition avait pour thème : Planète Nature ?

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons >>> Lire l’article original.

L’ethnographie éclaire la perception du changement climatique aux Kiribati

LL’ethnographie éclaire la perception du changement climatique aux Kiribati

Christine Ambard a déjà plusieurs fois foulé le sol des îles de Kiribati (Pacifique central), à la rencontre des populations particulièrement affectées par la soudaine et récente montée des eaux sur l’archipel.

Les îles Kiribati sont menacées de disparaître sous les eaux du grand océan d’ici 2050 si rien n’est fait pour enrayer le phénomène. Les travaux de cette anthropologue en devenir s’intéressent aux discours, aux expériences et aux représentations qu’ont des insulaires de la notion de changement climatique … Loin de celles communément admises par le monde occidental et davantage tournés vers la nature et l’environnement végétal.

Christine Ambard est étudiante en anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 (Master) et se prépare à poursuivre une thèse de doctorat au Laboratoire d’Anthropologie des Enjeux Contemporains (CNRS. Dir : Michèle Cros)

Propos recueillis par Grégory Fléchet. Interview vidéo réalisée par Visée.A, pour le Pop’Sciences Mag#4 : LE MEILLEUR EST-IL A VENIR ?

 

Anthropologie, Science & Société

AAnthropologie, Science & Société

L’École Émile Cohl et l’Université Lumière Lyon 2 mettent l’image et la création numérique au service de l’enquête en sciences sociales. Un travail de valorisation et de vulgarisation scientifque.

Tout au long de l’année universitaire, des étudiants de Licence SHAE – Sciences de l’Homme, Anthropologie, Ethnologie – et de DUAIN – Diplôme Universitaire Anthropologie et Image Numérique – ont travaillé sur des thèmes et des terrains variés, en lien avec des acteurs institutionnels ou associatifs :

  • les alimentations spécifiques (végan, sans gluten…), avec le centre de recherche de l’Institut Paul Bocuse,
  • la mémoire de la défaite de 1940 avec le Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation,
  • le paysage industriel de la Vallée de la chimie avec le Centre de ressources en botanique appliquée,
  • la transformation d’un site urbain avec le CCO de Villeurbanne,
  • le commerce de proximité dans deux quartiers de Villeurbanne avec le Rize – cultures, mémoires, échanges,
  • et le portrait de trois groupes de musiques du monde accompagnés par le Centre des musiques traditionnelles Rhône-Alpes.

Cette journée vous propose la restitution de leurs travaux. Une journée hors les murs pour célébrer la créativité scientifique.

Organisé dans le cadre : du programme Anthropologie, Science et Société co-organisé par l’Université et la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Auvergne Rhône-Alpes

En savoir plus :

Université Lumière Lyon 2

Chamanismes

CChamanismes

Spécialiste des chamanismes, Roberte Hamayon raconte les fondements du chamanisme et s’intéresse à l’accueil que lui réservent certains occidentaux en quête de spiritualité, au prix de larges détournements.

Avec Roberte Hamayon, anthropologue des mondes sibériens et mongols, directeur d’études émérite à l’École Pratique des Hautes Études.

Plus d’informations sur le site du :

Musée des Confluences

Journée Anthropologie : science et société

JJournée Anthropologie : science et société

Gastronomie, botanique, musiques traditionnelles… des apprentis anthropologues vous proposent d’échanger autour de leur expérience de terrain. Rendez-vous jeudi 26 avril à partir de 9h au Rize de Villeurbanne.

Après une année de rencontres et de découvertes d’univers parfois surprenants, les étudiants de la licence anthropologie de l’Université Lumière Lyon 2, partagent le résulat de leurs investigations. Tout au long de l’année universitaire, les étudiant.e.s de 3e année de licence SHAE et DUAIN ont ainsi exploré différents domaines de recherche et d’intervention, en travaillant avec des acteurs professionnels sur des projets concrets au fil de thèmes pluriels :

Les temps de l’engagement. Regards sur les formes plurielles de l’engagement à Villeurbanne, le Rize, Mémoires, Cultures, Echanges

Par monde(s) et par Vaulx, Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes

Et toque ! L’anthropologie à l’épreuve de l’assiette, Centre de recherche de l’Institut Paul Bocuse

(En)quêtes de mémoire. Approches anthropologiques de la jeunesse en temps de guerre, Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation

Mémoire végétale et transformations urbaines. Des étudiants en anthropologie dans la vallée de la chimie, Centre de Ressources en Botanique Appliquée

Des chansons et des roses. Les instruments de la culture à Givors, Service culturel de la Ville de Givors

 

 

Cette dynamique a donné lieu à des formes de travail innovantes et variées, autour d’articles scientifiques et grand public, posters, blogs, films, participation à des expositions et projets culturels, propositions diverses aux partenaires à partir des enquêtes.

« Anthropologie, science et société » est un projet de formation par la recherche innovant et ambitieux, mis en place par le Département d’Anthropologie de l’Université Lumière Lyon et le service Ethnologie de la DRAC Auvergne Rhône-Alpes.

 

En savoir plus

Musique et migration : branchez vos écouteurs…

MMusique et migration : branchez vos écouteurs…

Dans les valises des artistes, la mémoire des exils. La migration des musiques c’est d’abord le déplacement des femmes et des hommes qui en font. Y a-t-il un voyage permanent des musiques à travers l’espace et le temps

Les flux migratoires d’hier et d’aujourd’hui s’accompagnent nécessairement d’une hybridation et de mélanges culturels entre les Hommes et les artistes. Les trois épisodes de cette série radio s’intéressent en particulier aux musiques et à leurs interprètes qui, en croisant les rythmes et les identités harmoniques, révèlent des réalités sociales sous-jacentes et donnent à comprendre le monde qui nous entoure.

Comment s’inventent et se transmettent les courants musicaux issus des migrations ?

A quel point les enjeux identitaires résonnent-ils dans les mots et les notes des artistes ?

Y’a-t-il une uniformisation des pratiques musicales liées ou au contraire un enrichissement permanent de celles-ci? Qu’est-ce que la world-music ?

Collaboration scientifique : Marie-Pierre Gibert : anthropologue à l’Université Lumière Lyon 2. Laboratoire Environnement Ville Société (UMR 5600-EVS).

Avec : Sham’s Dinn : artiste rappeur lyonnais.

Conception et animation : Université de Lyon | Samuel Belaud

ÉPISODE 1 : LE DÉPART

ÉPISODE 2 : IDENTITÉS PLURIELLES

ÉPISODE 3 : JAM SESSION

Montage : Flavien Taulelle |Plus Huit Studio http://www.plushuit.com/
Musique : Humble Pie by Podington Bear

Y croire ou pas ? Superstitions et rumeurs, hier et aujourd’hui

YY croire ou pas ? Superstitions et rumeurs, hier et aujourd’hui

Dans le cadre de notre fil rouge autour des croyances, il semblait inévitable de convoquer deux disciplines : l’histoire et l’anthropologie, et de les mettre en résonance. Avec elles, nous souhaitons interroger les domaines jugés particulièrement irrationnels que sont la superstition, la sorcellerie et la rumeur.

Entre « désenchantement du monde » à l’époque moderne et « retour du religieux » aujourd’hui, le débat semble se répéter ou s’enliser. En effet, le prétendu recul des croyances religieuses et magiques au profit des explications modernes et scientifiques correspond peu à ce que les historiens et anthropologues peuvent observer. Il semble au contraire que quelles que soient les époques ou les régions, le surnaturel ait une emprise sur l’homme et soit concomitant avec le développement d’une rationalité ou d’une quête de vérité.

Crispin et Scapin par Honoré Daumier

La question est alors de savoir comment appréhender et définir les limites de ce qui peut être cru ? Quels discours qualifient ou disqualifient les modes de croyance ? Quelles fonctions sociales, culturelles, politiques et économiques jouent les superstitions ou les rumeurs ? Quels liens entretiennent-elles avec les religions et dogmes officiels ? Quels regards portent les individus sur leur propre crédulité ou croyance ?

 

Conférence débat en présence de Julien Bonhomme – maître de conférences en anthropologie à l’Ecole normale supérieure (Paris) et chercheur au Laboratoire d’anthropologie sociale,  et Boris Klein – professeur agrégé d’histoire au lycée La Martinière-Duchère  Lyon et docteur en histoire moderne.

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Quel chemin on emprunte ?

QQuel chemin on emprunte ?

Séance d’ouverture du Séminaire « Image Animée », organisé par le Centre Max Weber (CNRS, École Normale Supérieure de Lyon, Université Jean Monnet Saint-Étienne, Université Lumière Lyon 2). En présence de Nadine Michau, anthropologue et cinéaste.

Comment un film peut-il se faire la chambre d’écho
d’une enquête sociologique ?

Affiche du séminaire image animée

Le film Quel chemin on emprunte ? montre que le travail est « visible » en creux, dans les inflexions des personnages, dans les manières de les mettre en scène au montage, plus que dans l’image du travail qui ne dévoile que la partie immergée d’un iceberg que seule la parole ou les attitudes viennent combler. Que peut donner à voir l’image d’un travail qui échappe à toute forme visuelle, un travail souterrain de stratégie professionnelle longuement incorporée ? La terre et la machine sont venues soutenir l’invisibilité du métier, réellement mis en intrigue par la parole.

Déroulé
.18h30.19h15. Accueil du public, présentation du cycle annuel et de la soirée autour de Nadine Michau
.19h15.19h45. Pause
.19h45. Projection-débat

Le film
Quel chemin on emprunte ? (76’, 2016) est un documentaire sur les agriculteurs céréaliers de la Région Centre-Val-de-Loire. Il présente une profession en pleine mutation, confrontée à de nouvelles injonctions et à de nouvelles techniques. L’agriculteur aujourd’hui tente d’adhérer au modèle qui lui convient, ajusté aux multiples paramètres de sa situation individuelle. Le film interroge la complexité des stratégies de chacun pour vivre au mieux sa profession.

La réalisatrice
Nadine Michau, anthropologue et cinéaste, réalise depuis plusieurs années des films documentaires ou sociologiques. Elle est actuellement chercheur associée au sein du laboratoire CITERES (UMR-CNRS) à l’Université François-Rabelais, où elle enseigne la réalisation de films documentaires aux étudiants du département de sociologie. Ses objets de recherches sont principalement liés à la sociologie du travail : d’abord une anthropologie filmée des soins esthétiques en milieu professionnel, elle a ensuite réalisé des recueils audiovisuels portant sur la mémoire ouvrière industrielle, et vient d’achever un film documentaire sur la profession d’agriculteur. Elle poursuit ses recherches sur la place de l’image en sciences sociales.

Responsables et animation de séance : Béatrice Maurines et Hannelore Girardot-Pennors

 

Plus d’informationS

Rencontre d’Hippocrate

RRencontre d’Hippocrate

Nées à la Faculté de Médecine de l’Université Paris Descartes, les Rencontres d’Hippocrate s’exportent depuis octobre 2010. Ouvertes au grand public, elles accueillent des personnalités du monde de la politique, de la santé, ou des sciences humaines et sociales, pour échanger et débattre sur des thématiques d’actualité liées à la santé et l’éthique.

Dans ce cadre, Philippe CHARLIER, médecin légiste, anatomo-pathologiste, paléopathologiste de l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, propose une conférence  Pour une anthropologie médicale autour des migrants, des détenus et des exclus sociaux.

Conférence organisée par la Chaire  » Valeurs du soin centré-patient  » avec l’Académie internationale d’éthique, en partenariat avec la Fédération Hospitalière Auvergne-Rhône-Alpes (FHF ARA).

Université Jean Moulin Lyon 3