Pop’Sciences répond à tous ceux qui ont soif de savoirs, de rencontres, d’expériences en lien avec les sciences.

EN SAVOIR PLUS

De chair et de code : la nouvelle anatomie computationnelle

DDe chair et de code : la nouvelle anatomie computationnelle

En plein essor, l’anatomie computationnelle utilise l’intelligence artificielle pour tirer profit de l’imagerie médicale et modéliser le corps humain avec une précision inégalée. Des scientifiques1 ont récemment mis au point un réseau de neurones artificiel, capable d’analyser finement des milliers d’images de scanners et de reconstituer ensuite numériquement des organes osseux complets. Leurs avancées pourraient faire progresser le milieu de la médecine légale et participer au développement de l’autopsie virtuelle.

Explication de Sébastien Valette, chercheur au Centre de recherche en acquisition et traitement de l’image pour la santé,

>> L’intégralité de ce billet est disponible sur le blog :

Festival Mode d’emploi 2023

FFestival Mode d’emploi 2023

Les débats contemporains vous intéressent ? Vous vous posez des questions, vous voulez vous engager dans la discussion, tenter de formuler des solutions ? Le festival des idées Mode d’emploi, conçu et réalisé par la Villa Gillet est le rendez-vous à ne pas manquer ce mois de novembre !

Des ateliers, des rencontres auront lieu dans toute la Métropole de Lyon avec un trentaine de philosophes, politistes, sociologues, anthropologues, des scientifiques et des journalistes pour explorer les mondes en transition en interrogeant : les cadres politiques et juridiques de nos démocraties, les circonstances dans lesquelles perdurent les inégalités, les possibilités offertes par la réinvention de notre rapport au vivant, les évolutions des modèles de travail, les transformations à l’œuvre dans de nombreux pays du monde de Cuba à l’Allemagne en passant par la Turquie, l’Ukraine ou encore le Mexique.

Tout le programme sur le site de la Villa Gillet :

Festival Mode d’emploi

Festival Mode d’emploi 2023

Attention et observation, deux ressources pour être au monde

AAttention et observation, deux ressources pour être au monde

À l’heure de la surcharge informationnelle et de la connexion permanente, comment développer nos capacités d’attention et de concentration ?

En écho à l’évènement annuel « Prendre le temps, du désir de ralentir à l’urgence d’agir », la bibliothèque municipale de Lyon propose un dialogue croisé entre Jean-Phillippe Lachaux, chercheur en neurosciences cognitives au Centre de recherche en Neurosciences de Lyon – CRNL (Inserm), et Nicolas Nova, anthropologue des cultures numériques et chercheur en design.

Pour en savoir plus :

BM Part Dieu

« Tisser la vie à travers les générations » : une soirée avec Tim Ingold

«« Tisser la vie à travers les générations » : une soirée avec Tim Ingold

L’avenir est-il sur le point de se refermer ou peut-être s’ouvre-t-il vers de nouveaux horizons ? L’origine de notre difficulté à faire face à l’avenir pourrait-elle résider dans notre façon de penser les générations ?

On a tendance à imaginer les générations comme des couches, se succédant comme des feuilles dans une pile. Bien qu’historiquement récente, cette vision multidimensionnelle constitue une toile de fond largement incontestée pour les discussions sur l’évolution, la vie et la mort, la longévité, l’extinction, la durabilité, l’éducation, le changement climatique et une foule d’autres sujets d’intense préoccupation contemporaine.

Et si nous devions plutôt penser aux générations comme s’enroulant les unes autour des autres sur leur longueur, plus comme des fibres dans une corde que des feuilles empilées ?

Dans cette discussion, nous suggérerons qu’un retour à l’idée que la vie se forge dans la collaboration de générations qui se chevauchent pourrait non seulement apaiser certaines de nos angoisses, mais aussi offrir une base durable pour une coexistence future. Mais cela pourrait signifier devoir abandonner notre foi à la fois dans le caractère inévitable du progrès et dans la capacité de la science et de la technologie à protéger l’humanité des impacts environnementaux. Un monde parfait n’est pas au coin de la rue, et nos ennuis ne finiront jamais. Néanmoins, tant que la vie continue, il y a de l’espoir pour les générations à venir.

Une soirée dans le cadre de « A l’Ecole de l’Anthropocène » organisée par l’Ecole urbaine de Lyon en janvier 2023.
>> Avec la participation de :
  • Tim INGOLD (Royaume-Uni), anthropologue et auteur
  • Stéphane FRIOUX, adjoint au maire de Villeurbanne (culture, universités et vie étudiante), qui représentera Cédric VAN STYVENDAEL, maire de Villeurbanne et vice-président à la Culture de la Métropole.
  • Animé par Michel LUSSAULT, géographe et directeur de l’École Urbaine de Lyon.
>> Regarder la vidéo de la soirée :

©Photo : Mélania Avanzato.

>> Pour plus d’information rendez-vous sur le site :
Lyon

ChatGPT : (encore) une « révolution anthropologique » ? | The Conversation

CChatGPT : (encore) une « révolution anthropologique » ? | The Conversation

Depuis la mise en ligne de la version « Chat » de l’intelligence artificielle (IA) GPT, capable d’imiter la production intellectuelle humaine, l’effervescence autour de ces technologies fait ressurgir dans les débats la notion de « révolution anthropologique ».

Or, ce que nous observons, au-delà de ChatGPT, est que chaque nouvelle avancée dans des technologies dites de « rupture » relève en fait de cette ambivalente technophilie, tentée par le technoscepticisme, qui oscille entre émerveillement et frisson face aux rapides et impressionnants progrès de l’informatique et de la cybernétique.

Depuis la victoire de Deep Blue, le super-ordinateur, contre un humain aux échecs, la tonalité est donnée : il se jouerait là un « tournant de l’histoire de l’humanité ».

Une multitude de dispositifs informatiques

Les dernières prouesses mathématiques et technologiques ont donné naissance à une rapide massification de ce que l’on désigne comme « intelligence artificielle », appellation que des spécialistes comme Luc Julia ou Jean-Louis Dessalles contestent car cette « intelligence » se décline en fait sous une multitude de dispositifs informatiques.

On trouve ainsi pêle-mêle des algorithmes d’aide à la décision, notamment juridique (CaseLaw Analytics), reconnaissance faciale comme FaceNet, musique générée par algorithmes avec Jukedeck, images générées par le texte avec Dall·E 2, agents conversationnels portables (Siri), domotique intelligente qui informe sur le contenu du réfrigérateur, robots humanoïdes capables d’engager et tenir une conversation… on pense ainsi à la désormais célèbre Sofia, qui passe de plateau TV en conférence, ou à Ameca, dont la gestuelle et les expressions ne cessent de montrer les limites de l’humain.

Robots « humanoides » Ameca.

Un imaginaire débridé

La massification des technologies et leur injection tous azimuts dans les sociétés contemporaines sont, certes, remarquables, et donnent l’impression d’une vague irrépressible de « technologisation » et de digitalisation des environnements humains.

Cette tendance nourrit un imaginaire débridé qui se pense nécessairement en rupture avec le passé, d’où la mode de la « révolution » aux accents transhumanistes. Nous serions ainsi à « l’aube » d’une « nouvelle » humanité prise dans une nouvelle « ère » technologique. Un récit qui oublie les nombreux ratés des dites technologies, d’ailleurs.

La « révolution de l’IA » ou « digitale » est-elle une révolution anthropologique ? Curieusement, ce sont les entrepreneurs comme Gilles Babinet, les historiens à succès, comme Yuval Noah Harari, les philosophes, comme Frédéric Worms, qui se sont emparés de l’expression (avec des termes plus ou moins exacts).

Le premier pour affirmer avec force que c’est bien le cas.

Le second, avec son livre Homo Deus, pour inscrire cette révolution dans un modèle de longue durée de l’histoire humaine au péril d’une simplification à outrance qui brouille les pistes entre lecture rétrospective de l’histoire et imagination prospective.

Le troisième, enfin, avec un bien plus de mesure, pour au moins souligner la pertinence d’un questionnement sur la profondeur des transformations en cours.

On regrettera que les anthropologues soient malheureusement peu mobilisés sur un débat qui concerne au premier chef la discipline dont le nom est mis à toutes les sauces, à quelques exceptions près. Emmanuel Grimaud a pris à bras le corps la question essentielle de la nature de l’IA par comparaison avec les traits d’une humanité toujours plus questionnée sur ce qui fait sa singularité.

Pascal Picq, s’en est emparé dans un genre très différent, puisque le paléoanthropologue n’hésite pas à sortir du cadre strict de l’anthropogenèse (l’évolution humaine). Il inscrit la révolution digitale dans le temps long de l’évolution humaine et, contre toute réduction intellectuelle, invite à penser la complexité des formes d’intelligences animales et artificielles.

Questionner la notion même de rupture

Les anthropologues, habitués, par spécialisation intellectuelle, au temps long et plus enclins à considérer les continuités que les ruptures (souvent hâtivement annoncées) dans l’ordre des sociétés et les mutations culturelles, ont toutes les raisons d’être circonspects.

D’abord parce que tout changement technologique n’entraîne pas un changement culturel majeur. Suivant Claude Lévi-Strauss notamment dans Race et Histoire (1955), il faut peut-être réserver le terme à un phénomène de nature à transformer en profondeur (structurellement) l’ordre de la pensée et de l’organisation sociale.

Ce fut le cas avec la domestication du feu et des espèces animales, la sédentarisation et l’agriculture au néolithique, qui ne sont pas toutes des inventions (ex-nihilo) mais bien souvent des innovations au sens anthropologique du terme : l’amélioration d’une technique déjà élaborée par les humains. Et c’est en ce sens que l’IA et nombre de technologies digitales méritent proprement le terme d’innovation plus que d’inventions.

Fête autour d’un feu à l’Âge de la pierre. Peinture de Viktor Vasnetsov (détail), 1883.
Viktor Vasnetsov/Wikimedia

En ce sens, le philosophe Michel Serres évoquait une « troisième révolution » pour qualifier l’avènement du monde digital, après l’écriture et l’imprimerie. Il fait ainsi écho à Jack Goody, qui explique que la raison graphique a métamorphosé une raison orale, structurant la pensée et la communication humaine pendant des millénaires. En d’autres termes, ce ne sera pas l’unique fois, bien au contraire, où l’humanité se trouve confrontée à une réadaptation de ses manières de penser après un changement dans ses techniques.

Quelle révolution ?

Révolution, donc que cet Homo numericus comme on l’affirme ici ou là avec la force de la conviction que le présent explique tout ?

Si on suit l’historienne Adrienne Mayor, les civilisations de l’Antiquité ont déjà imaginé et même commencé à mettre en œuvre des technologies qui sont actuellement sur le devant de la scène, de manière embryonnaire pour l’IA ou plus aboutie pour les robots. Son God and Robots tord le cou à des lectures partielles et partiales d’une histoire monolithique et récente.

Peinture de Pygmalion et Galate, au Musée du Louvre. Anne-Louis Girodet
Peinture de Pygmalion et Galate, au Musée du Louvre. Anne-Louis Girodet.
Anne-Louis Girodet, Shonagon, Wikimedia

Elle narre ainsi les récits de Talos, « premier robot », puis le chaudron d’immortalité de Médée, les emprunts des humains aux animaux et aux Dieux pour accroître leurs pouvoirs, les premières statues « vivantes » de Dédale et Pygmalion, la création des humains plus qu’humains par Prométhée, les automates d’Héphaïstos, la première réalité virtuelle qu’incarne Pandore… Pour Mayor, la révolution numérique ne serait qu’une actualisation dans le présent d’anciennes technologies.

Une réinvention plus qu’une révolution, donc, et des impacts moins profonds qu’il n’y parait : les machines étaient là, depuis le début, dans l’imaginaire des humains qui ont tâtonné (dans tous les sens du terme) pour les matérialiser.

Certes, les technologies sont loin d’être identiques – entre les automates grecs et les machines agissantes de Boston Dynamics, l’écart est quand même sensible et toute technologie est d’abord évaluable dans son contexte – mais elles étaient déjà investies des espoirs de l’humanité d’être assistée voire suppléée dans ses tâches physiques (pour les robots) et intellectuelles (pour l’IA).

Les robots de Boston Dynamics.

Comment les humains absorbent-ils les technologies ?

La révolution est-elle d’ailleurs anthropologique ou technologique ? La leçon de l’anthropologie, c’est de considérer comment l’humain élabore des technologies et comment celles-ci sont absorbées par les systèmes sociaux et culturels.

La « révolution numérique » ou « digitale » engendre indubitablement des transformations dans les technologies, sans qu’elles se traduisent mécaniquement par des mutations des modèles de comportements humains. De nouveaux usages apparaissent mais les modèles de comportement peuvent infléchir les techniques, plutôt que d’être infléchis par elles.

Suivant les plus critiques des spécialistes de l’IA, et des technologies digitales, il s’agit de considérer la singularité de chaque technologie et de ses effets : là où la réponse sociale aux agents conversationnels semble plutôt positive et immédiate (les chatbots sont facilement adoptés), les IA de reconnaissance faciale donnent lieu à des contournements au moyen de contre-systèmes informatiques.

Suivant Picq, il faut sans doute réserver aux smartphones un sort à part, dans le sens où ils allient la matérialité d’un ordinateur portable, et la virtuosité technologique des IA. Ce terminal concentré de technologie qui a quand même changé les modes de communication, accompagné ou engendré des changements dans la mobilité humaine, dans le rapport au savoir, etc. que Pascal Picq veut l’objet véritable de la « révolution » actuelle est le détournement dans le sens où il devient ordinateur portable plus que téléphone…

L’humanité s’amuse et se fait peur

Bref, depuis le feu, les armes, la magie – peut-être première technologie de transformation de la réalité humaine – donc première réalité virtuelle de l’histoire ? – jusqu’à l’IA et les robots, l’humanité s’amuse et se fait peur avec ses créations technologiques, utiles ou ludiques.

Elle se plaît parfois à les constituer comme des créatures (sans qu’elles soient nécessairement anthropomorphisées) telles que la pensée mythique les figure. Rien de surprenant dans ce cadre que certains trichent avec ChatGPT par exemple.

En effet, l’humain est un être versé dans le ludisme, c’est-à-dire, qui aime le jeu comme l’affirmait le philosophe Johann Huizinga mais aussi dans le luddisme, une forme de crainte suscitée par les technologies (en référence au conflit social du XIXe siècle qui avait opposé des manufacturiers à des artisans, les luddistes qui dénonçaient l’emploi de machines).

La tentation du fétiche

La tentation reste toutefois grande de céder au fétiche intellectuel du terme « révolution ». Dans la plupart des cas, est qualifiée de révolution un changement culturel ou socio-technique dont sont observées les prémisses et sont conjecturés les impacts qui ne sont pas encore observés.

Or, une révolution (sauf sans doute quand elle se décrète sur le plan politique) se mesure à partir d’éléments rétrospectifs et non pas d’extrapolations, qui sont assez stables dans le domaine des sciences et technologies, mais très peu fiables en sciences humaines.

Si l’on considère toutefois les avancées actuelles de l’Intelligence artificielle, non plus du seul point de vue d’une échelle technologique linéaire, comme la loi de Moore, mais sur le plan des absorptions culturelles et adoptions sociales des technologies, sans doute faudrait-il alors parler (d’une même voix avec les informaticiens) d’évolution plutôt que de révolution anthropologique.

Mais au prix d’un renversement intellectuel majeur : celui de passer d’une pensée technocentrée (qui considère que c’est la technologie qui transforme la société) à une pensée sociocentrée des techniques (la perspective inverse, donc). Une petite « révolution » donc… ?The Conversation

Auteur : Lionel Obadia, professeur en Anthropologie sociale et culturelle, Université Lumière Lyon 2 Membre du LARHRA – Laboratoire de recherches historiques Rhône-Alpes (UMR 5190) et membre associé à l’ISIR – Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (UMR 7222) – 22 février 2023

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. >>> Lire l’article original.

Les Illuminations de Madame Nerval

LLes Illuminations de Madame Nerval

Les Illuminations de Madame Nerval de Charles Najman, co-écrit par Emmanuelle Honorin, France, 1999, 78 min

Dans la ville haïtienne de Jacmel, Madame Nerval est la plus célèbre mambo – nom créole donné aux prêtresses vaudoues.

Évitant une approche limitée au seul aspect spectaculaire des scènes de transe, ce film pénètre dans l’intimité du culte vaudou et montre l’influence quotidienne de ces croyances.

Avec le tambourineur vaudou Claude Saturne, Brice Ahounou, anthropologue, journaliste et assistant de Jean Rouch et Arnaud Zohou, philosophe et essayiste, auteur de Une histoire du vodoun.

Plus d’informations sur le site du :

MUSÉE DES CONFLUENCES

Les Métiers de la MOM 

LLes Métiers de la MOM 

Exposition prolongée du 2 janvier au 31 mars 2023.

La MOM, Maison de l’Orient et de la Méditerranée, rassemble de nombreux métiers dans les domaines de l’archéologie et des Sciences de l’Antiquité, faisant appel à des disciplines à la fois diverses et complémentaires, peu connues du grand public.

« Les Métiers de la MOM » est une exposition destinée à faire connaître les activités de la MOM, mais surtout à mettre en lumière une sélection des différents métiers qui y sont exercés, ainsi que les compétences pluridisciplinaires qui concourent à ces activités.

L’exposition propose une série de panneaux, où l’anecdote et les illustrations rencontrent le discours scientifique, permettant un éclairage nouveau sur les acteurs de la recherche, et mêlant spécialités disciplinaires et métiers d’appui à la recherche.

L’exposition « Les Métiers de la MOM » est un projet développé par l’axe stratégique « Savoirs en société » piloté par Claire Giguet (Archéorient) et Alexandre Rabot (HiSoMA), en collaboration avec le pôle communication et médiation scientifique de la MOM, et les membres de la fédération.

> Pour en savoir plus :

MOM

©Jebulon, CC0, via Wikimedia Commons

Sociologie des sciences – Hommage à Bruno Latour

SSociologie des sciences – Hommage à Bruno Latour

 Bruno Latour nous manque déjà. Il a dynamité nos certitudes sur les sciences, la modernité, l’écologie, et proposé des pistes de recherche fructueuses, qui ont nourri des milliers de chercheurs, d’horizons très divers. Il nous a aidés à imaginer des projets originaux, comme en attestent, à Lyon, l’École urbaine, la Fabrique des Questions Simples ou le Master of Science Stratégie & Design pour l’Anthropocène.

Bruno Latour était sociologue, anthropologue, théologien et philosophe des sciences. Il est connu pour ses travaux en sociologie des sciences lors desquels il a mené des enquêtes de terrain où il observe des scientifiques au travail.

L’École urbaine de Lyon souhaite lui rendre un hommage, ouvert à tous, en présentant des textes qui ont réorienté notre manière de voir le monde et de s’y engager. « Une manière de faire connaître son œuvre et d’en montrer la fécondité ».

Intervenants :

  • Michel Lussault, géographe, directeur de l’École Urbaine de Lyon – « Bruno Latour et l’habitabilité terrestre ».
  • Alexandre Monnin, philosophe, responsable du Master of Science Strategy & Design for the Anthropocene – « Les acteurs peuvent changer, localement, la métaphysique du monde » : à propos de Bruno Latour et de sa capacité à rendre la philosophie empirique« .
  • Philippe Corcuff, maître de conférences en sciences politiques à Science Po Lyon – « De la réévaluation latourienne des attachements pour des Lumières tamisées« .
  • Pablo Jensen, physicien, chargé de mission Transition écologique à l’ENS de Lyon – « Quand un sociologue révèle à un physicien ce que sont les atomes« .
  • Océane Ragoucy, architecte, curatrice, maîtresse de conférence associée ENSA Paris-Malaquais, éditrice associée AOC.
  • Chloë Vidal, géographe, adjointe à la Ville de Lyon, Délégation Démocratie locale et redevabilité, évaluation et prospective, et vie étudiante – « A l’épreuve d’une reprise permanente du cercle du politique« .

En partenariat avec  : Ville de Lyon, ENS de Lyon, Sciences Po Lyon, AOC, La Fabrique des Questions Simples.

Pour en savoir plus :

École urbaine de Lyon

Pour une écologie juridique

PPour une écologie juridique

Pour une écologie juridique : redécouvrir les fonctions anthropologiques du droit à l’ère anthropocène.

Une conférence donnée par Laurent Fonbaustier, Professeur agrégé des Facultés de Droit, enseignant-chercheur à l’Université Paris-Saclay, dans le cadre de la Rentrée Anthropocène 2022, sous les auspices de la Fête de la Science.

Résumé :

Le propos de cette conférence part d’un constat : le code de l’environnement a beau être traversé d’interdictions, d’obligations, de conditions et de sanctions, notre ordre juridique peine lourdement à intégrer de façon systémique et inclusive les préoccupations écologiques (biodiversité, climat, « ressources » naturelles en tête). Notre hypothèse de départ est que le droit contemporain, en tant qu’outillage ingénieux et parfois efficace, faute d’avoir su échafauder une réflexion autour des notions de liberté et de toute-puissance, ne sait plus fondamentalement prendre en charge l’indispensable rapatriement du souci d’un monde habitable. Pareille exigence (instituer authentiquement l’écologie dans le droit) suppose et implique une délicate repolitisation substantielle de notre « être-au-monde commun ». Elle suggère notamment une nouvelle « inter-diction », consistant à produire des contrats de renoncement par une délibération publique renouvelée. Le droit, entre l’amont et l’aval, en représenterait d’ailleurs un moyen d’énonciation relatif, c’est-à-dire situé parmi d’autres…

L’intervenant :

Laurent Fonbaustier est Professeur agrégé des Facultés de Droit, enseignant-chercheur à l’Université Paris-Saclay. Il s’intéresse à l’histoire des espaces constitutionnels et des idées politiques (John Locke. Le droit avant l’État, Michalon, 2000 ; La déposition du pape hérétique. Une origine du constitutionnalisme ?, Mare & Martin, 2016) ainsi qu’à la théorie du droit et des libertés fondamentales.

Ses travaux, au carrefour du droit de l’environnement, du droit constitutionnel et de l’écologie politique, s’inscrivent dans une réflexion d’ensemble s’employant à repenser la façon dont l’outillage juridique et les sociétés politiques peuvent aujourd’hui faire face aux défis environnementaux globaux qui apparaissent désormais au grand jour…

<S’inscrire à la conférence

Laurent Fonbaustier a participé au projet artistique et juridique « Dessiner le Droit dans l’Anthropocène« , initié par l’Ecole urbaine de Lyon

 

Illustration haut de page : Isaac Cordal
Site : http://cementeclipses.com/

L’appel du Grand Nord

LL’appel du Grand Nord

Mode d’emploi : un festival des idées invite philosophes, écrivains, journalistes et chercheurs à prendre la parole pour éclairer les grands débats contemporains. À cette occasion, le musée accueille le festival et l’anthropologue Nastassja Martin, spécialiste des populations arctiques.

Programme :

  • 19h : présentation de son nouveau livre À l’est des rêves (La Découverte, 2022).
  • 20h30 : discussion et échanges autour des collections arctiques du musée entre Nastassja Martin et Marie-Paule Imberti, chargée des collections des Amériques et du Cercle Polaire.

Plus d’informations sur le site du :

Musée des Confluences