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Nomad’s lands. Économies, sociétés et matérialités des nomades

NNomad’s lands. Économies, sociétés et matérialités des nomades

Le Laboratoire Junior Nomad’s lands, de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, organise son colloque final intitulé  Nomad’s lands. Économies, sociétés et matérialités des nomades portant sur l’étude des sociétés nomades à travers le monde, depuis la Préhistoire jusqu’à nos jours.

Il propose un cadre de réflexion commun et transdisciplinaire propice au développement de nouvelles approches pour analyser les nomades, leurs sociétés, leurs cultures (matérielles ou immatérielles), leurs territoires et les rapports qu’ils entretiennent avec ces derniers.
Les communications s’articulent autour de trois angles de réflexion :

1. Connaissance et gestion des environnements par les nomades

Comment les sociétés nomades interagissent-elles avec leur(s) environnement(s) ? Quelle est l’influence de facteurs environnementaux sur ces sociétés ? Comment les activités nomades transforment-elles les environnements ? Quelles connaissances, quelles perceptions les nomades ont-ils de leur milieu et comment cela influe-t-il sur leur gestion de ressources parfois contraintes ? Dans quelle mesure ces modalités de gestion se transmettent-elles au cours du temps et s’adaptent-elles aux changements environnementaux ?

2. Unité et diversité des cultures matérielles

Peut-on définir des cultures matérielles de la mobilité et du nomadisme ? Quels traits communs retrouve-t-on d’un lieu à un autre et d’une époque à une autre ? Quelles sont leurs divergences ? Qu’emporte-t-on avec soi et, à l’inverse, que laisse-t-on derrière soi ? Que fabrique-t-on à nouveau ? Qu’en reste-t-il dans le temps ? Et quels sont nos outils et/ou nos méthodes pour appréhender la matérialité de cultures qui laissent peu de traces ?

3. Relations entre nomades et sédentaires

Comment envisager les relations des sociétés nomades entre elles ainsi qu’avec les sociétés sédentaires ? Quelles sont les modalités de leur insertion dans les réseaux socio-économiques ou politiques locaux, régionaux, nationaux, macro-régionaux et/ou globaux, qu’ils soient nomades ou sédentaires ? Les contacts et échanges sont-ils à sens unique ? Constate-t-on des transferts culturels ?

Pour en savoir plus :

Labos Junior MOM

affiche du colloque Nomad's Lands

affiche du colloque Nomad’s Lands

 

Les visages oubliées de Palmyre

LLes visages oubliées de Palmyre

Le film réalisé par Un film à la patte et coproduit par CNRS Images, diffusé sur ARTE.TV le 24 avril 2021 est rediffusé sur ARTE.TV, samedi 11 juin 2022 à 20h50.
Il présente une exploration fascinante de la mythique cité antique à travers la découverte de portraits funéraires sculptés dans ses nécropoles.

Avec la participation de :  Jean-Baptiste Yon et Maurice Sartre du laboratoire HISOMA – Histoire et Sources des Mondes Antiques

>> Voir le documentaire : cliquez ici

Pour en savoir plus :

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Deir el-Qalaa, haut-lieu de la Phénicie romaine et byzantine

DDeir el-Qalaa, haut-lieu de la Phénicie romaine et byzantine

Le cycle des conférences Pouilloux 2021-2022, organisé par la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, se poursuit avec :
Deir el-Qalaa, haut-lieu de la Phénicie romaine et byzantine

Sur les hauteurs de Beyrouth, le site de Deir el-Qalaa est dominé par les ruines d’un imposant temple romain consacré au dieu Jupiter Balmarcod. Il comprend également une esplanade cultuelle, avec d’autres installations cultuelles, ainsi qu’une bourgade rurale, avec sa voirie, ses bains, son église et ses installations artisanales. Depuis 2019, une mission conjointe du laboratoire Hisoma, de l’Institut français du Proche-Orient, de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée et de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth mène des recherches sur l’ensemble des vestiges conservés sur place, en collaboration étroite avec la Direction Générale des Antiquités du Liban. Les travaux de terrain permettent de porter un nouveau regard sur ce haut-lieu de la Phénicie romaine et byzantine.

Conférence présentée par : Julien Aliquot, chargé de recherche au CNRS, laboratoire HiSoMA-MOM, Gérard Charpentier, architecte-archéologue au CNRS, fédération de recherche MOM et Thibaud Fournet, architecte-archéologue au CNRS, laboratoire Archéologies et Sciences de l’Antiquité (ArScAn).

> Consulter le programme de notre cycle de conférence sur notre site web, rubrique « Valorisation » :

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Sur les traces de la Grèce antique à Lyon

SSur les traces de la Grèce antique à Lyon

Dans le cadre du Festival Européen de Latin Grec, le Musée des Moulages propose plusieurs parcours dans la ville de Lyon pour partir en exploration à la recherche des décors et des éléments d’architecture inspirés par la culture gréco-romaine.

Circuit 1

Sur les Traces de la Grèce antique dans la Presqu’île Lyonnaise : de la place Bellecour au Théâtre des Célestins, découvrez les secrets de l’architecture lyonnaise et ses influences antiques (parcours de 1,5 km – durée 1h30).
Départ Place Bellecour, 69002 Lyon

Circuit 2

Sur les traces de la Grèce antique dans la Presqu’île lyonnaise : de la place de la Bourse au cloître du Musée des Beaux-arts, découvrez les secrets de l’architecture lyonnaise et ses influences antiques (parcours de 1,5 km – durée 1h30).
Départ Place de la Bourse, 69002 Lyon

Circuit 3

Par-delà le Styx, l’influence grecque dans l’art funéraire lyonnais : au cimetière de Loyasse, nommé par certains de « Père Lachqise lyonnais, découvrer que trésors antiques et art funéraire ne font qu’un (durée 1h30).
Départ cimetière de Loyasse, 43 Rue du Cardinal Gerlier, 69005 Lyon

Balades animées par :

  • Nathalie Mathian, maîtresse de conférence en Histoire de l’Art à l’Université Lumière Lyon 2)
  • Rachel Hédan, doctoresse en Histoire et Archéologie des mondes anciens
  • Loréna Bellemin, étudiante en master Histoire de l’art

Programme et horaires complet :
Festival Européen Latin Grec

Gestion funéraire des morts épidémiques dans l’Antiquité : l’exemple de 3 catacombes romaines

GGestion funéraire des morts épidémiques dans l’Antiquité : l’exemple de 3 catacombes romaines

Le cycle des conférences Pouilloux 2021-2022, organisé par la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, se poursuit avec :

Gestion funéraire des morts épidémiques dans l’Antiquité : l’exemple de 3 catacombes romaines.

Les fouilles réalisées dans le secteur central des catacombes romaines des Saints Marcellin et Pierre ont permis d’identifier de vastes ensembles funéraires reflétant une surmortalité. La mise en œuvre d’une stratégie d’étude interdisciplinaire a permis de discuter la dynamique des dépôts, les gestes funéraires pratiqués, la nature des inhumés et de proposer l’hypothèse d’une origine épidémique des décès. Les mêmes séquences stratigraphiques constituées de squelettes humains découvertes ensuite dans les catacombes de San Callisto et Coemeterium Maïus tendent à prouver que l’utilisation de chambres sépulcrales souterraines pourrait constituer une modalité de gestion des morts de masse relativement fréquente à Rome, durant la période impériale.

Conférence présentée par : Dominique Castex, directrice de recherche au CNRS, archéo-anthropologue au laboratoire Anthropologie des Populations Passées et Présentes (A3P), Bordeaux.

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Des producteurs aux consommateurs : amphores, vins et routes dans le Centre-Ouest de la Gaule

DDes producteurs aux consommateurs : amphores, vins et routes dans le Centre-Ouest de la Gaule

Le cycle des conférences Pouilloux 2021-2022, organisé par la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, se poursuit avec :
Des producteurs aux consommateurs : amphores, vins et routes dans le Centre-Ouest de la Gaule

Dès avant la conquête romaine, le Centre-Ouest était sillonné par des marchands venus vendre du vin aux aristocrates gaulois. Les importations de vins n’ont pas cessé avec la Conquête, elles se sont diversifiées, désormais marquées par une plus grande variété dans l’origine des vins, dont certains sont peut-être locaux. Les vestiges privilégiés de ces circulations et de ces consommations sont les amphores, découvertes dans les sites archéologiques de la région, entre le IIe siècle avant J.-C. et le Ier siècle ap. J.-C.

Cette conférence a pour objet la présentation des premiers résultats acquis dans le cadre du programme de recherche pluridisciplinaire ITIVIN s’intéressant à l’économie du vin à l’échelle de la cité des Pictons dans l’Antiquité.
L’étude typologique des amphores des sites pictons a montré qu’il s’agissait majoritairement d’amphores italiques, mais aussi de conteneurs originaires d’Espagne et dans une moindre mesure de Méditerranée orientale. Pour la période tardo-républicaine, les amphores sont quasi exclusivement produites sur la côte tyrrhénienne de l’Italie. Il reste pourtant à en déterminer avec précision l’origine au sein de grandes régions de production déjà définies : Étrurie, Latium Campanie…, leur qualité et les routes par lesquelles elles sont parvenues dans la partie orientale du territoire picton. Il s’agit de tester, à l’échelle du territoire picton l’hypothèse d’une commercialisation privilégiée vers certains secteurs de Gaule des productions italiques, selon leur origine (Étrurie, Latium, Campanie). Des éléments de réponse sont apportés par la détermination précise de l’origine des amphores au sein de la sphère de production italique. Celle-ci passe par le développement d’une approche archéométrique, des analyses pétrographiques et physico-chimiques des pâtes argileuses des amphores menées avec les partenaires du programme (laboratoire IRAMAT-CRP2A de Bordeaux, le Département de géologie de l’université de Fribourg, et le laboratoire ARAR de Lyon). À l’époque impériale, le tableau des importations d’amphores apparaît plus varié, selon la chronologie, le statut des sites (établissement rural plus ou moins riche, agglomération, sanctuaire), la proximité de voies ou d’agglomérations servant de places de commerce et redistribution des marchandises.

Conférence présentée par : Séverine Lemaître, maître de conférences HDR en Histoire de l’art et Archéologie antique, laboratoire HeRMA, université de Poitiers, membre associée au laboratoire ArAr.

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MOM

L’Égypte au musée des Beaux-Arts de Lyon

LL’Égypte au musée des Beaux-Arts de Lyon

Découvrez le Musée des Beaux-Arts de Lyon depuis chez vous ! Des chercheurs et conservateurs rentrent dans les coulisses du département des Antiquités pour vous présenter les collections d’Égypte ancienne comme vous ne les avez jamais vues !

Intervenants :

  • Geneviève Galliano, conservateur en chef du Patrimoine – Département des antiquités du musée des Beaux-Arts de Lyon,
  • Charlotte Lejeune, égyptologue, guide-conférencière et membre du Cercle lyonnais d’égyptologie Victor-Loret,
  • Yannis Gourdon, égyptologue, maître de conférences de l’Université Lumière Lyon 2, membre du laboratoire HiSoMA et président du Cercle lyonnais d’égyptologie Victor-Loret.

 

Une visite privée à trois voix :

 

Youtube de la MOM

 

Océan. Une plongée dans l’invisible | Pop’Sciences Mag #6

OOcéan. Une plongée dans l’invisible | Pop’Sciences Mag #6

Les milieux marins, bien qu’ils soient encore peu explorés, subissent de plein fouet les contrecoups des activités humaines. Pollutions plastiques ou industrielles, réchauffement des eaux, fonte des glaces, acidification généralisée des mers… L’hasardeuse gestion des ressources terrestres et océaniques par les humains a mis en péril l’équilibre de l’océan, pilier du vivant.

ÉÉDITO

Malgré cela, une lueur d’espoir s’est ravivée pendant la longue période de confinement que nos sociétés ont traversé entre mars et mai 2020. Le volume et l’intensité de nos activités a baissé de telle sorte que le vivant a rapidement repris ses marques là où on ne l’attendait plus. À Venise, en Méditerranée et sur une majeure partie de nos littoraux nous avons constaté – stupéfaits et rassurés – que le reste du monde vivant était doué d’une capacité de résilience plus importante que nous l’escomptions.

 

Du constat à l’action, la marche est grande et ce nouveau numéro de Pop’Sciences Mag contribue à rappeler que les milieux marins sont essentiels à notre subsistance. Partons du principe que (mieux) connaître les océans, c’est déjà (mieux) les protéger. De nombreuses équipes de recherche de l’Université de Lyon, bien que ni la ville de Lyon ni Saint-Étienne n’aient de façade maritime, étudient de nombreux phénomènes sous-marins : mécanique des fluides, chimie des océans, acoustique, microbiologie, géologie, archéologie sous-marine, droit international … Autant de disciplines à l’affut de phénomènes parfois imperceptibles, mais primordiaux pour la compréhension et la préservation des fonds marins.

La part invisible de l’océan

Dans le creux des courants, à la surface et dans les profondeurs des mers, se cachent des sons, une faune, des édifices, des microparticules et des phénomènes chimiques presque insaisissables. C’est à cette part invisible et mystérieuse que l’Université de Lyon via Pop’Sciences Mag s’intéresse. Une exploration de l’univers océanique en saisissant son rôle crucial dans la régulation du climat, en traversant les frontières invisibles qui le morcelle, en observant les surprenants phénomènes de bioluminescence qui se produisent dans les abysses, en écoutant les complexes paysages sonores qui s’y dessinent et en partant à la recherche des ports perdus de l’Antiquité.

Allez au-delà de ce que vous pensez connaître de l’océan en étudiant ce qu’il nous cache le plus. Car, c’est dans l’imperceptible et l’inexploré des milieux marins que se dissimulent les raisons de croire à leur préservation.

Plongez dans l’invisible !

Stéphane Martinot, Administrateur provisoire de la COMUE Université de Lyon


Avec la participation des laboratoires de l’Université de Lyon suivants :

Dans les ports antiques, les peuples échangent et fraternisent

DDans les ports antiques, les peuples échangent et fraternisent

Cet article est extrait du Pop’Sciences Mag #6 : Océan, une plongée dans l’invisible

Par Cléo Schweyer   |   4 juin 2020


Dans les ports de l’époque étrusque (IXe au Ier siècle avant Jésus-Christ), les peuples pratiquent les mêmes cultes et nouent des alliances commerciales et familiales.

« La fraternité est indispensable pour s’en sortir dans le commerce international : fraternité familiale, fraternité entre les concitoyens et fraternité religieuse », souligne Pascal Arnaud, archéologue et spécialiste de l’histoire maritime. « Les familles se transmettent, de génération en génération, des tessères d’hospitalité : de petites tablettes qui prouvent les liens noués avec une autre famille, dans un autre comptoir maritime », raconte ainsi l’étruscologue Gilles Van Heems. Il rappelle que les comptoirs, implantations maritimes et commerciales, sont loin du modèle colonial que l’on a souvent en tête aujourd’hui. Ce sont des espaces d’ »interculturation », comme à Lattes (Languedoc) où les Gaulois étaient fortement impliqués dans la gestion du commerce.

Les célèbres lamelles de Pyrgi, des tablettes d’or gravées apposées sur les portes du temple de la cité portuaire, sont rédigées en étrusque et en phénicien. /DR

Dans les zones portuaires, des marins de toute la Méditerranée prient épaule contre épaule au sein des mêmes sanctuaires. « Les divinités universelles se développent très rapidement en contexte maritime. Le temple, c’est la digue qui ne cède pas quand les autres digues ont cédé », éclaire Pascal Arnaud. Les célèbres lamelles de Pyrgi, des tablettes d’or gravées apposées sur les portes du temple de la cité portuaire, sont rédigées en étrusque et en phénicien. Le sanctuaire était d’ailleurs consacré à la déesse Uni, qui est l’équivalent de Héra Les célèbres lamelles de Pyrgi, des tablettes d’or gravées apposées sur les portes du temple de la cité portuaire, sont rédigées en étrusque et en phénicien. pour les Grecs et d’Astarté chez les Phéniciens.

Notre vision de la vie en Méditerranée est ainsi en partie fausse : nous imaginons à tort un monde grec côtoyer un monde étrusque, sur le modèle des états-nations modernes. Dans la Méditerranée antique, on trouve au contraire des espaces linguistiques ouverts, où la notion d’identité nationale telle que nous l’entendons n’existe pas. « On pense avec les idées de son temps », résume Pascal Arnaud. Un regard que l’archéologie d’aujourd’hui contribue à renouveler.


Laocoon relooké

LLaocoon relooké

Laocoon relooké

par Isabelle Jouteur (Université de Poitiers, Forellis)

Le Laocoon n’a eu de cesse depuis sa découverte en 1506 d’inspirer les artistes. Isabelle Jouteur s’intéressera à la reprise du thème chez cinq artistes peintres contemporains, Watch, Gilles Chambon, Ron Milewicz, Wallace, Kent Monkman, ainsi qu’à deux artistes du XXe siècle, Alberto Giacometti et Roy Lichtenstein. La conférencière mettra en évidence la spécificité des problématiques– artistiques, sociologiques, environnementales, sexuelles, identitaires –qui traversent les remodelages contemporains du motif statuaire, ainsi que la permanence d’une ligne métacritique dans le traitement d’un sujet qui a constitué un jalon majeur dans l’histoire des débats esthétiques et qui reste aujourd’hui encore un symbole de la création artistique.

 

ProgrammE complEt d’Antiquipop