Juillet 1969- Juillet 2019 : l'Homme marchait sur la Lune il y 50 ans !

Archéologie : un Moyen Âge réel et fantasmé

AArchéologie : un Moyen Âge réel et fantasmé

Il a fait la une de l’actualité sur les écrans du monde entier. L’incendie de Notre-Dame de Paris a démontré une fois de plus combien l’architecture du Moyen Âge imprègne l’imaginaire collectif. À Lyon, deux archéologues et une historienne de l’art décryptent notre perception de l’édifice médiéval au cours du temps. Une recherche aussi riche qu’étonnante.

Un article rédigé par Fabien Franco, journaliste, Lyon

Un article Pop’Sciences

De Los Angeles à Tokyo, les images des flammes ravageant la toiture de Notre-Dame de Paris, jusqu’à celles de l’écroulement de la flèche d’Eugène Viollet-le-Duc ont été largement relayées. Au-delà de l’émoi qu’il a suscité, l’événement interroge sur notre rapport au bâti médiéval et sur la perception que nous pouvons en avoir. Les édifices hérités du Moyen Âge nous semblent immuables, comme s’ils avaient existé en l’état depuis leur fondation. Ancrés dans l’imaginaire collectif, ils véhiculent nombre de mythes dont notre quotidien se nourrit.

La cathédrale Notre-Dame est à ce titre emblématique de notre besoin de construire le réel à partir de nos idéologies qu’elles soient politiques, économiques ou historiques. Perçue comme l’un des symboles de la France éternelle, Notre-Dame de Paris a pu compter sur la littérature, le cinéma et désormais sur la croissance du tourisme mondial pour conforter son statut d’icône nationale. De la même manière, les populations du XVIe au XXe siècle ont projeté sur l’architecture médiévale leurs propres perceptions chargées de mythes et de croyances. Aujourd’hui, ce que les monuments médiévaux donnent à voir, ce n’est donc pas une image unique du Moyen Âge, mais différentes strates superposées de perceptions différentes qui se sont accumulées au cours du temps. À l’instar des strates géologiques qui contiennent une mine d’informations sur les âges de la Terre, ces multiples perceptions rendent compte des âges de notre civilisation.

C’est cette évolution que des archéologues du laboratoire ArAr (pour archéologie et archéométrie) à Lyon explorent avec application. Leurs travaux permettent de mieux caractériser l’architecture médiévale et ouvrent de nouvelles perspectives de compréhension sur les époques modernes et contemporaines.

Olivia Puel, Anelise Nicolier et Laura Foulquier animent une équipe de scientifiques qui explorent « la perception de l’édifice médiéval par les populations qui, tout au long de l’époque moderne et jusqu’aux premières décennies du XXe siècle, furent amenées à le fréquenter, à le transformer ou à le restaurer, à le détruire ou encore l’étudier » indiquent-elles en préambule sur le blog du laboratoire ArAr. Leur voie de recherche ne les a pas conduites exclusivement vers les sites prestigieux, illuminés, de temps à autre, par les feux de l’actualité. Non, leurs recherches s’attardent aussi dans les territoires ruraux, auprès de personnalités discrètes dont les travaux restés confidentiels sont pourtant « des témoignages éloquents sur l’origine de nos disciplines. »

Ainsi, petites églises, donjons en ruine, couvents disparus concentrent leurs regards. À partir des archives produites par les savants, les érudits, les architectes départementaux ou diocésains, les fonds des Monuments historiques, composées de textes, de photographies et de relevés, elles ont nourri ces sciences médiévales dédiées au bâti castral, civil et religieux. Leur approche épistémologique parvient après analyse à rendre compte des époques que ce bâti a traversées jusqu’au XXe siècle, de leur sociologie, de leur organisation administrative, de leur économie.

La pierre mise en scène

Chevet du Puy, mur constitué de remplois. / © Laura Foulquier.

Laura Foulquier travaille sur les pratiques de remploi. L’historienne de l’art a étudié la cathédrale du Puy-en-Velay, et, plus spécifiquement, ses remplois antiques. Elle a remonté le temps, de l’origine des matériaux jusqu’à leur récupération au XIXe siècle, époque à laquelle la cathédrale « a été presque entièrement démontée et remontée pour « assainir » ses structures.1 » Le remploi des blocs de pierre gallo-romains a permis aux autorités d’alors de « promouvoir des origines anciennes. » Les remplois étaient « visibles et mis en scènes » note-t-elle. Son étude rend tangible l’esprit du temps qui a vu la création de l’Inspection générale des Monuments historiques en 1830, du ministère des Arts en 1882 et aussi, de la chaire d’archéologie médiévale à l’École des Chartes de Paris en 1847. S’achevant d’une certaine manière, en 1905, avec la loi de séparation de l’Église et de l’État, le siècle aura transformé les églises et châteaux en monuments historiques à conserver et valoriser. Rappelons que c’est au XIXe siècle que vont naître les premières définitions de l’identité nationale, que le capitalisme va connaître sa première grande crise, que les juristes vont redéfinir la nationalité comme « appartenance à l’État »2, et que va s’imposer la figure de l’écrivain national dont Victor Hugo, l’auteur de « Notre-Dame de Paris » publié en 1831, fut l’un des plus illustres représentants…

Une image en constante mutation

 

Chevet roman de l’église de Saint-Maurice-lès-Châteauneuf : on constate qu’il manque la nef détruite au XIXe siècle. / © Pierre Boucaud

Anelise Nicolier s’est intéressée quant à elle aux églises du Brionnais (sud Bourgogne). Sa thèse de doctorat soutenue en 2015 se tient éloignée des édifices urbains et prestigieux, leur préférant le charme discret et néanmoins puissant des lieux de cultes modestes et ruraux situés au sud-ouest de la Saône-et-Loire. Elle a travaillé à partir des procès-verbaux issus des visites pastorales du XVIIe au XVIIIe siècle et des archives de l’administration provinciale de l’Ancien Régime. Le territoire compte 50 églises romanes et, d’après les sources, « 63 églises aujourd’hui détruites3. » Les promeneurs pourraient y voir aujourd’hui un patrimoine médiéval intact. Mais ce serait une illusion. Grâce aux archéologues, on sait désormais que beaucoup de chœurs romans ont été entièrement détruits et reconstruits et des nefs transformées au XVIIIe siècle, dans le but de gagner de la place pour répondre à la croissance démographique. À la période révolutionnaire, les travaux ont été mis à l’arrêt, avant que de nouveaux chantiers poursuivent la modification du paysage architectural brionnais sous la Restauration. Puis, « à partir de la Deuxième République et jusqu’au début du XXe siècle, d’autres églises sont intégralement reconstruites et le phénomène atteint sa plus grande ampleur sous le Second Empire ».

L’archéologie médiévale parvient ainsi à mettre au jour l’évolution politique et religieuse de l’histoire de France, en révélant un paysage monumental en constante évolution. En comparant ce Brionnais, où l’on agrandit les églises, au territoire voisin qu’est le Charolais, se dessine enfin une nouvelle perspective sociologique : « Les Brionnais ont une sensibilité politique plutôt conservatrice, et ce sont des catholiques pratiquants, quand les Charolais portent davantage leurs voix à gauche et ont une pratique religieuse plus lâche », remarque Anelise Nicolier, d’où le constat que « la nécessité d’agrandir ou de reconstruire les églises et villages ait été plus importante en Brionnais que sur le territoire voisin. » L’analyse archéologique, on le constate, déjoue l’esprit traditionnaliste fondé sur une hypothétique sagesse héritée du passé. Elle tente au contraire d’adopter une démarche neutre qui démonte les idées reçus et les préjugés. D’aucun voudrait circonscrire le passé dans un cadre définitif et rassurant. Ce serait ne pas tenir compte de la variation des normes idéologiques et de l’extraordinaire créativité de la pensée humaine qui fait « le thème de notre temps »4.

À l’épreuve des temps

L’église Sainte-Marie de Savigny avant sa Église Sainte-Marie de Savigny : photographie du transept et des ruines de l’abside. /
© Amédée Cateland, avant 1914. Musée historique de Lyon – Hôtel Gadagne.

Décrire les civilisations, n’est-ce pas d’une certaine manière, tenter de comprendre le temps culturel des sociétés humaines ? Les travaux d’Olivia Puel sur l’abbaye de Savigny sont en ce sens des plus éloquents.

Dans sa thèse d’archéologie médiévale, soutenue en 2013, à l’Université Lumière Lyon 2, elle montre l’évolution du monastère au cours du temps et, ce faisant, elle dévoile non seulement un pan de l’histoire architecturale médiévale et le fonctionnement de l’institution religieuse avec le monde extérieur, mais aussi plus largement, une réalité approchée dans ses dimensions physiques, morales, politiques et historiques. Se révèle un monde où le présent et le passé sont intimement liés. Il en va ainsi du lieu d’implantation de l’abbaye de Savigny dont l’approvisionnement en eau a exigé la construction d’un canal de dérivation dont les habitants ont, semble-t-il, pâti des siècles plus tard. L’abbaye a été fondée au IXe siècle, à l’époque carolingienne, avant d’être supprimée avant la Révolution française. Le tour de force d’Olivia Puel aura été de lui redonner vie, malgré son niveau de destruction avancée, à l’aide des archives personnelles des savants, des publications officielles, des vestiges archéologiques. Et surtout grâce aux archives saviniennes qui sont loin d’avoir livré tous leurs secrets. En effet, elles ont survécu de peu à l’abandon et au pillage. Et il faudra attendre 1970 pour qu’elles soient classées. « L’abbatiale est devenu un lieu d’autant plus symbolique qu’elle a été démantelée après la Révolution française : sa destruction a ôté tout intérêt au site monastique. Conséquence majeure du phénomène : le sujet est neuf, ou presque, et il bénéficie d’une documentation aussi abondante que sous-exploitée. »

Grâce à son étude, nous en savons plus sur l’organisation du diocèse de Lyon durant le Haut Moyen-Âge, ainsi que sur les pouvoirs ecclésiastiques et seigneuriaux. La thèse parcourt le temps avec érudition : les siècles se suivent et à chaque nouvelle époque c’est une manière de s’approprier l’héritage du passé qui est mis au jour. L’abbaye connaîtra son apogée en l’an mil, puis « Grâce à son patrimoine important et habilement géré, l’abbaye savinienne se maintient néanmoins jusqu’au XVIIIe siècle au contraire d’établissements situés à Lyon même, comme Ainay ou l’Île-Barbe qui sont sécularisés dès le XVIe siècle5. » En dépit de la destruction du bâti, Olivia Puel pourrait faire sien l’énoncé du chimiste Lavoisier pour lequel « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Sa recherche permet surtout de comprendre combien l’archéologie est une science qui, à partir du passé, écrit l’histoire des hommes au présent.

À l’heure où l’État précipite l’annonce de la reconstruction du bâti endommagé par l’incendie de Notre-Dame de Paris, les scientifiques insistent sur l’importance d’étudier les vestiges de pierre, de bois et de métal qui se sont écroulés car ces derniers représentent une source de savoirs considérable. Avec cette année 2019, les archéologues de demain auront de quoi étudier le bâti médiéval à l’aune des pouvoirs et des sociétés humaines. Un axe de recherche inépuisable.

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Notes :

(1) Élise Nectoux et Laura Foulquier, La vie multiple des pierres. Les remplois antiques de la cathédrale du Puy-en-Velay à travers l’archéologie du XIXe siècle, Aedificare, à paraître.

(2) Gérard Noiriel, À quoi sert ʺl’identité nationaleʺ ?, Marseille : Agone, 2007.

(3) Anelise Nicolier, Conserver, transformer ou détruire : qu’a-t-on fait des églises romanes du Brionnais du XVIIe au XIXe siècle ?, Revue de l’Histoire de l’église de France, vol. 105, 2019.

(4) José Ortega y Gasset, Le thème de notre temps, Paris : Les Belles lettres, rééd. 2019.

(5) O. Puel, Saint-Martin de Savigny : archéologie d’un monastère lyonnais. Histoire monumentale et organisation spatiale des édifices cultuels et conventuels (IXe-XIIIe siècle), thèse d’archéologie médiévale, 2013.

 

PPour aller plus loin

Journées nationales de l’archéologie 2019

JJournées nationales de l’archéologie 2019

Découvrez le programme que vous proposent les archéologues du Service archéologique de la Ville de Lyon et les autres acteurs de l’archéologie lyonnaise aux musées Gadagne, au Village de l’Archéologie de Lugdunum – Musée & Théâtres romains et sur le site de fouille de la Visitation à l’occasion des Journées nationales de l’archéologie 2019.

PProgramme

Aux musées Gadagne

1 place du Petit Collège, Lyon 5e

Conférence le vendredi 14 juin (18h) : « L’aménagement d’un quartier médiéval en rive gauche de la Saône. Résultats de la fouille du parking St-Antoine » par Emmanuel Bernot, responsable de la fouille (SAVL).

Conférence gratuite sur réservation par courriel uniquement : gadagne.publics@mairie-lyon.fr
(merci d’indiquer vos nom, prénom et n° de téléphone ainsi que le nombre de places souhaitées).
Durée : 1h30.

À Lugdunum – Musée & Théâtres romains

17 rue Cléberg, Lyon 5e

  • Village de l’Archéologie (14, 15 et 16 juin)

En collaboration avec les autres acteurs de l’archéologie lyonnaise.
Découverte de la chaîne opératoire de l’archéologie, de la préparation d’un chantier à la restauration et la valorisation, en passant par l’étude en laboratoire : rencontrez archéologues et spécialistes et initiez-vous à leurs métiers (ateliers, manipulations, jeux…).

Vendredi 14 juin, 9h30h-17h : journée spéciale scolaires (COMPLET)
Samedi 15 et dimanche 16 juin, 10h-18h : tous publics, dès 5 ans

  • Visites guidées du chantier de fouille du parc de la Visitation (15 et 16 juin)

Sur inscription au service réservation du musée : 04 72 38 81 91 ou reservations.lugdunum@grandlyon.com
Départ du musée.
Samedi 15 (annulé pour cause d’intempéries) et dimanche 16 à 10h30, 11h30, 14h, 15h, 16h et 17h
Durée : 45 minutes

  • Et bien d’autres visites à découvrir….!

Journées de l’archéologie

>>> Voir le teaser

Mystères de Chypre

MMystères de Chypre

L’ancienne société de Paphos : mon travail de thèse lui donne la parole

La petite île de Chypre est toujours restée aux marges du monde grec. Elle a été parfois sous-estimée par les chercheurs. Pourtant, elle cache des mystères du passé qui attendent d’être découverts. Une partie des réponses nous est directement transmise par l’ancienne société chypriote à travers des inscriptions. Que disent les habitants de l’île au premier millénaire av. J.-C. ?

 

© ENS

 

Il ne reste environ que 1500 inscriptions écrites de la civilisation qui a habité Chypre au cours du premier millénaire av. J.-C. De même, les auteurs anciens sont très silencieux quant à la vie des Chypriotes dans l’Antiquité. Puisque chaque petit mot revêt une grande importance, j’ai pour objectif dans ma thèse, d’étudier le rôle des inscriptions dans la vie sociale et politique de Chypre.

Carte de Chypre
© mapsof.net

Je m’intéresse surtout à la région de Paphos, une ville située au sud-ouest de Chypre. Dans l’Antiquité, Paphos n’était pas seulement une ville, mais aussi un royaume. L’île était en effet divisée en plusieurs royaumes autonomes avec un roi à sa tête. Ce morcèlement politique de Chypre est assez unique dans le monde grec et remonte probablement à une époque très ancienne. C’est également le cas de l’écriture utilisée à Chypre. Contrairement aux autres régions de la Méditerranée, les Chypriotes ont utilisé un système d’écriture à caractère syllabique. Chaque signe correspond à une syllabe et les séquences de syllabes forment des mots. Il est intéressant de remarquer qu’il existe deux variantes de syllabaire chypriote dont une limitée au royaume de Paphos, dans une île à la superficie proche de celle de l’Île-de-France. C’est cette particularité de la région paphienne qui m’a attiré dès le début de mes études sur Chypre. Les Paphiens étaient-ils différents des autres Chypriotes ?

Inscription en syllabaire paphien
© Agnieszka Halczuk

 Il est important de souligner que la plupart des inscriptions de Chypre a été découverte à Paphos. Sur les 1500 documents mentionnés ci-dessus, environ 600 proviennent de la région paphienne. C’est grâce à cette documentation abondante et sans parallèle qu’on peut mener des études sur la société de Paphos. Les inscriptions décrivent une société dynamique, à la fois attachée aux traditions ancestrales et innovatrice. On observe une société qui se caractérise par une forte identité régionale et insulaire. Cela se laisse notamment appréhender via l’étude de noms figurant sur les monuments inscrits. Ces noms propres sont souvent composés d’un élément « Chypre » exprimant clairement l’appartenance culturelle des Chypriotes.

Les Paphiens vénèrent une divinité protectrice de leur ville qu’ils appellent Wanassa. Ce nom est souvent traduit comme « Maîtresse » ou « Grande Déesse », ce qui souligne son importance pour les anciens habitants de Paphos. Ailleurs, cette déesse a été rapidement identifiée à l’Aphrodite. Son sanctuaire était un lieu important non seulement pour les pèlerins et dédicants, mais aussi pour les rois de Paphos. C’est dans cet endroit qu’ils affirmaient leur pouvoir et leur souveraineté en faisant des offrandes à la déesse. Le lien particulier entre les monarques paphiens et la Wanassa assurait la légitimité de leur pouvoir. C’étaient d’ailleurs les prêtres principaux de la déesse.

Sanctuaire d’Aphrodite
/ © Agnieszka Halczuk

Chaque époque arrive à sa fin. Les conquêtes d’Alexandre le Grand vers la fin du IVe siècle av. J.-C. ont eu des retentissements même à Chypre. La situation géographique de l’île en a fait un territoire d’enjeux pour les généraux d’Alexandre qui se sont affrontés afin d’obtenir le contrôle sur l’île. Les rois autonomes de Chypre essaient de sauver leur indépendance en développant de nombreuses stratégies. En vain. Plusieurs rois opposés à la politique de Ptolémée I ont été exécutés. La disparition des royaumes signalait la fin d’une époque importante.

Inscription en alphabet de Paphos
© Agnieszka Halczuk

Dans le nouveau cadre politique, il n’y avait plus de place ni pour les rois ni pour le syllabaire qui a été rapidement remplacé par l’alphabet grec. Néanmoins, les dernières inscriptions syllabiques apparaissent encore deux siècles après la conquête de Chypre par Ptolémée. Cela reflète bien la société chypriote et le rôle de l’ancienne écriture dans cette communauté. Le syllabaire a été sans doute un marqueur culturel très profondément enraciné dans les mœurs insulaires.

Malgré tous ces bouleversements politiques, économiques et culturels la société a continué sa vie à Paphos on s’adaptant au fur et à mesure à la nouvelle époque.

Jusqu’à présent, ma recherche a apporté des éléments de réponse pour certaines questions et a permis de mieux comprendre l’histoire de l’ancienne société chypriote. Cependant, d’autres mystères attendent toujours à être découverts. J’espère que cette recherche va contribuer à la meilleure compréhension des phénomènes complexes qui se sont produits à Chypre et donnera lieu à d’autres analyses concernant la vie politique et sociale à Chypre dans l’Antiquité.

 

Article écrit par Agnieszka Halczuk, doctorante à l’Université Lumière Lyon 2, rattachée au laboratoire HiSoMA 

Article publié dans le cadre des dossiers  » Les doctorants parlent de leur recherche » en partenariat avec Pop’Sciences

La forteresse d’Erebouni VIIIe -VIe siècle av. J.-C.

LLa forteresse d’Erebouni VIIIe -VIe siècle av. J.-C.

Nouvelles réflexions sur la fin de royaume d’Ourartou

Une Conférence proposée dans le cadre du cycle Jean Pouilloux.

Intervenant : Stéphane Deschamps, conservateur général du Patrimoine, chercheur associé au laboratoire ArScan (MAE, Nanterre)

 

Programme complet du cycle sur le site de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée :

MOM

Des Animaux et des Hommes | #FDS2018

DDes Animaux et des Hommes | #FDS2018

En famille, venez en apprendre plus sur les chantiers archéologiques et les trouvailles que l’on peut y faire : vous ferez de nombreuses découvertes autour des animaux ! En compagnie des archéologues et archéozoologues du Service archéologique de la Ville de Lyon et des animateurs des Francas, vous apprendrez qui étudie les os d’animaux et pourquoi, les différences qui existent entre un animal apprivoisé et domestiqué, quel est le rôle de l’Homme dans la transformation de certaines espèces… Après ce forum des enfants citoyens, vous ne regarderez plus les animaux de la même manière !

Intervenants :  Archéologues et archéozoologue du Service archéologique et animateur des Francas

Public visé : 9 – 13 ans | Inscription obligatoire

 

Service Archéologique de la ville de Lyon

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en Métropole de Lyon et Rhône

Parcours spécial médecine à Lugdunum | #FDS2018

PParcours spécial médecine à Lugdunum | #FDS2018

  • Médecine gréco-romaine, une médecine pour tous

De 10h à 18h

Voyagez au cœur des collections de Lugdunum, Musée & Théâtre romains. Au fil des rencontres avec des spécialistes de l’histoire et de l’archéologie de la médecine dans les mondes antiques grecs et romains, apprenez-en plus sur leurs recherches et les collections d’objets en lien avec les soins médicaux. Assistez à plusieurs petites conférences et à l’aide de votre carnet de santé, résolvez des énigmes et trouvez le bon remède !

Entre médecine, magie et religion, une visite forte en émotion !

AAu programme :

  • Campement militaire
    Reconstitution d’un campement militaire et démonstrations : comment réaliser un bandage, comment soigner une blessure de flèche.
  • De l’accouchement aux premiers soins de bébé
    La naissance, la conception de la douleur dans l’accouchement, les premiers soins au nouveau-né.
  • Cuisine et diététique
    Focus sur l’alimentation des Romains et le côté diététique.
  • Auscultation
    Cohérence du lieu avec la stèle de Metilia Donata, femme médecin.
  • Remèdes
    Comment améliorer la forme des petites pilules et faciliter leur absorption.
  • Les jeux de société bons pour la santé
    Les bienfaits des jeux pour la santé.
  • Jardin médicinal
    Présentation de carrés de plantes médicinales.

Intervenants : Isabelle Boehm, professeur en linguistique et littérature grecque à l’université Lumière Lyon 2, laboratoire HiSoMA-MOM, Véronique Dasen, professeur à l’université de Fribourg, Suisse, archéologue, doctorants du laboratoire HiSoMA, médecin et infirmière.

Public visé : 10 ans + | Inscription obligatoire pour les conférences

 

  • Plaisirs de la table et médecine chez les Romains

A 15h

Assistez à une conférence sur l’alimentation des romains avec l’auteur Dimitri Tilloil-d’Ambrosi, passionné de Rome antique. Vous découvrirez la complexité surprenante des plats de l’époque, ainsi que les interactions qui existent entre l’art culinaire et la médecine. L’expression « un esprit sain dans un corps sain » prendra alors tout son sens.

Intervenant : Dimitri Tilloi-D’Ambrosi

Public visé : 5 ans + | Entrée libre

 

Lugdunum Musée

 

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en Métropole de Lyon et Rhône

Découverte de l’ancienne abbaye de St-André-le-Haut | #FDS2018

DDécouverte de l’ancienne abbaye de St-André-le-Haut | #FDS2018

Fondée au VIe siècle sur un site romain, l’ancienne abbaye de St-André-le-Haut a fait l’objet d’une série de campagnes archéologiques de 2003 à 2017. Ces fouilles ont notamment conduit à la découverte exceptionnelle d’un oratoire datant des débuts de sa fondation et à celle d’un mobilier liturgique et funéraire également exceptionnels. A partir des travaux archéologiques et de l’analyse des sources historiques, l’exposition retrace l’évolution architecturale des bâtiments et l’histoire de leur occupation, jusqu’à la Révolution, par une communauté de moniales qui a eu un rôle important dans l’Eglise de Vienne.

La Fête de la science est l’occasion de proposer au public des visites qui seront guidées par l’une des responsables de la fouille, Monique Zannettacci.

Cette exposition intéressera tout particulièrement les étudiants en histoire, en archéologie et en étude sur le patrimoine qui verront là un bel exemple de restitution de récents résultats de recherche au grand public.

Intervenante : Monique Zannetti, archéologue, service archéologique municipal de Vienne, chercheure associée au laboratoire ArAr de la MOM, commissaire de l’exposition

Public visé : 18 ans +

 

Visites guidées : mardi 9, mercredi 10 et jeudi 11 octobre, de 16h à 18h
| Inscription obligatoire

Visites libres : en dehors des visites guidées, lundi 8 octobre, de 13h30 à 18h,
puis du mardi 9 au jeudi 11 octobre, de 9h à 16h sans interruption,
et le vendredi 12 octobre, de 9h à 18h
| Entrée libre

 

laboratoire ARAR-Archéologie et Archéométrie

 

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en Métropole de Lyon et Rhône

1700 m3 d’histoire à Vénissieux | #FDS 2018

11700 m3 d’histoire à Vénissieux | #FDS 2018

Quand l’archéologie dévoile la gastronomie lyonnaise des Années folles…

En 2016, l’INRAP engage des fouilles sur le site du Puisoz à Vénissieux et met à jour 1 700 m3 de 30 000 tessons de poteries, porcelaines, faïences fines, grès et plus de 3 000 fragments d’objets en verre, qui dévoilent la gastronomie lyonnaise de la fin du XIXe siècle et des « Années folles ».

Cuisine, épicerie, brasseries lyonnaises… plus de 100 objets illustrés par des photographies et affiches anciennes sont à découvrir dans cette exposition exceptionnelle !

Public visé : 11 ans + | Entrée libre

 

Médiathèque Lucie-Aubrac Vénissieux

 

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en Métropole de Lyon et Rhône

Milking the Residues: Molecular and Isotopic Signatures from Human Prehistory

MMilking the Residues: Molecular and Isotopic Signatures from Human Prehistory

The value of archaeological pottery has been substantially expanded in the last two decades or so with the realisation that unglazed porous ceramic fabric provides an exceptional repository of biomolecular and stable isotope information. 

The major chemical components absorbed and preserved are lipids, raising numerous possibilities for reconstructing past food acquisition and dietary habits, ritual practices and technological activities. At Old World sites degraded animal fats are by far the most common class of organic residue encountered. Intensive investigation of these residues are providing a range of critical new insights into the ways early farmers managed their stock and how prehistoric people were able to consume milk products despite being lactose intolerant.

 

Intervenant : la conférence est proposée par Richard Evershed de l’Université de Bristol ( School of Chemistry, University of Bristol).

Elle se déroule dans le cadre de la 4e Réunion des Géochimistes Organiciens.

Attention : cette conférence s’adresse à un public averti

Plus d’informations sur le site du colloque

L’archéologie française à l’étranger

LL’archéologie française à l’étranger

Conférence proposée dans le cadre du Village de l’archéologie qui se tiendra à Lugdunum Musée & Théâtres romains pour les Journées Nationales de l’archéologie 2018

Sylvain Dhennin, archéologue au CNRS, membre du laboratoire HiSoMA de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, évoquera le contexte des fouilles françaises à l’étranger à partir de deux missions archéologiques en Egypte : Kôm Abou Billou et Taposiris Magna.

Salle de conférence du musée
Entrée libre sous réserve des places disponibles