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Archéologie : un Moyen Âge réel et fantasmé

AArchéologie : un Moyen Âge réel et fantasmé

Il a fait la une de l’actualité sur les écrans du monde entier. L’incendie de Notre-Dame de Paris a démontré une fois de plus combien l’architecture du Moyen Âge imprègne l’imaginaire collectif. À Lyon, deux archéologues et une historienne de l’art décryptent notre perception de l’édifice médiéval au cours du temps. Une recherche aussi riche qu’étonnante.

Un article rédigé par Fabien Franco, journaliste, Lyon

Un article Pop’Sciences

De Los Angeles à Tokyo, les images des flammes ravageant la toiture de Notre-Dame de Paris, jusqu’à celles de l’écroulement de la flèche d’Eugène Viollet-le-Duc ont été largement relayées. Au-delà de l’émoi qu’il a suscité, l’événement interroge sur notre rapport au bâti médiéval et sur la perception que nous pouvons en avoir. Les édifices hérités du Moyen Âge nous semblent immuables, comme s’ils avaient existé en l’état depuis leur fondation. Ancrés dans l’imaginaire collectif, ils véhiculent nombre de mythes dont notre quotidien se nourrit.

La cathédrale Notre-Dame est à ce titre emblématique de notre besoin de construire le réel à partir de nos idéologies qu’elles soient politiques, économiques ou historiques. Perçue comme l’un des symboles de la France éternelle, Notre-Dame de Paris a pu compter sur la littérature, le cinéma et désormais sur la croissance du tourisme mondial pour conforter son statut d’icône nationale. De la même manière, les populations du XVIe au XXe siècle ont projeté sur l’architecture médiévale leurs propres perceptions chargées de mythes et de croyances. Aujourd’hui, ce que les monuments médiévaux donnent à voir, ce n’est donc pas une image unique du Moyen Âge, mais différentes strates superposées de perceptions différentes qui se sont accumulées au cours du temps. À l’instar des strates géologiques qui contiennent une mine d’informations sur les âges de la Terre, ces multiples perceptions rendent compte des âges de notre civilisation.

C’est cette évolution que des archéologues du laboratoire ArAr (pour archéologie et archéométrie) à Lyon explorent avec application. Leurs travaux permettent de mieux caractériser l’architecture médiévale et ouvrent de nouvelles perspectives de compréhension sur les époques modernes et contemporaines.

Olivia Puel, Anelise Nicolier et Laura Foulquier animent une équipe de scientifiques qui explorent « la perception de l’édifice médiéval par les populations qui, tout au long de l’époque moderne et jusqu’aux premières décennies du XXe siècle, furent amenées à le fréquenter, à le transformer ou à le restaurer, à le détruire ou encore l’étudier » indiquent-elles en préambule sur le blog du laboratoire ArAr. Leur voie de recherche ne les a pas conduites exclusivement vers les sites prestigieux, illuminés, de temps à autre, par les feux de l’actualité. Non, leurs recherches s’attardent aussi dans les territoires ruraux, auprès de personnalités discrètes dont les travaux restés confidentiels sont pourtant « des témoignages éloquents sur l’origine de nos disciplines. »

Ainsi, petites églises, donjons en ruine, couvents disparus concentrent leurs regards. À partir des archives produites par les savants, les érudits, les architectes départementaux ou diocésains, les fonds des Monuments historiques, composées de textes, de photographies et de relevés, elles ont nourri ces sciences médiévales dédiées au bâti castral, civil et religieux. Leur approche épistémologique parvient après analyse à rendre compte des époques que ce bâti a traversées jusqu’au XXe siècle, de leur sociologie, de leur organisation administrative, de leur économie.

La pierre mise en scène

Chevet du Puy, mur constitué de remplois. / © Laura Foulquier.

Laura Foulquier travaille sur les pratiques de remploi. L’historienne de l’art a étudié la cathédrale du Puy-en-Velay, et, plus spécifiquement, ses remplois antiques. Elle a remonté le temps, de l’origine des matériaux jusqu’à leur récupération au XIXe siècle, époque à laquelle la cathédrale « a été presque entièrement démontée et remontée pour « assainir » ses structures.1 » Le remploi des blocs de pierre gallo-romains a permis aux autorités d’alors de « promouvoir des origines anciennes. » Les remplois étaient « visibles et mis en scènes » note-t-elle. Son étude rend tangible l’esprit du temps qui a vu la création de l’Inspection générale des Monuments historiques en 1830, du ministère des Arts en 1882 et aussi, de la chaire d’archéologie médiévale à l’École des Chartes de Paris en 1847. S’achevant d’une certaine manière, en 1905, avec la loi de séparation de l’Église et de l’État, le siècle aura transformé les églises et châteaux en monuments historiques à conserver et valoriser. Rappelons que c’est au XIXe siècle que vont naître les premières définitions de l’identité nationale, que le capitalisme va connaître sa première grande crise, que les juristes vont redéfinir la nationalité comme « appartenance à l’État »2, et que va s’imposer la figure de l’écrivain national dont Victor Hugo, l’auteur de « Notre-Dame de Paris » publié en 1831, fut l’un des plus illustres représentants…

Une image en constante mutation

 

Chevet roman de l’église de Saint-Maurice-lès-Châteauneuf : on constate qu’il manque la nef détruite au XIXe siècle. / © Pierre Boucaud

Anelise Nicolier s’est intéressée quant à elle aux églises du Brionnais (sud Bourgogne). Sa thèse de doctorat soutenue en 2015 se tient éloignée des édifices urbains et prestigieux, leur préférant le charme discret et néanmoins puissant des lieux de cultes modestes et ruraux situés au sud-ouest de la Saône-et-Loire. Elle a travaillé à partir des procès-verbaux issus des visites pastorales du XVIIe au XVIIIe siècle et des archives de l’administration provinciale de l’Ancien Régime. Le territoire compte 50 églises romanes et, d’après les sources, « 63 églises aujourd’hui détruites3. » Les promeneurs pourraient y voir aujourd’hui un patrimoine médiéval intact. Mais ce serait une illusion. Grâce aux archéologues, on sait désormais que beaucoup de chœurs romans ont été entièrement détruits et reconstruits et des nefs transformées au XVIIIe siècle, dans le but de gagner de la place pour répondre à la croissance démographique. À la période révolutionnaire, les travaux ont été mis à l’arrêt, avant que de nouveaux chantiers poursuivent la modification du paysage architectural brionnais sous la Restauration. Puis, « à partir de la Deuxième République et jusqu’au début du XXe siècle, d’autres églises sont intégralement reconstruites et le phénomène atteint sa plus grande ampleur sous le Second Empire ».

L’archéologie médiévale parvient ainsi à mettre au jour l’évolution politique et religieuse de l’histoire de France, en révélant un paysage monumental en constante évolution. En comparant ce Brionnais, où l’on agrandit les églises, au territoire voisin qu’est le Charolais, se dessine enfin une nouvelle perspective sociologique : « Les Brionnais ont une sensibilité politique plutôt conservatrice, et ce sont des catholiques pratiquants, quand les Charolais portent davantage leurs voix à gauche et ont une pratique religieuse plus lâche », remarque Anelise Nicolier, d’où le constat que « la nécessité d’agrandir ou de reconstruire les églises et villages ait été plus importante en Brionnais que sur le territoire voisin. » L’analyse archéologique, on le constate, déjoue l’esprit traditionnaliste fondé sur une hypothétique sagesse héritée du passé. Elle tente au contraire d’adopter une démarche neutre qui démonte les idées reçus et les préjugés. D’aucun voudrait circonscrire le passé dans un cadre définitif et rassurant. Ce serait ne pas tenir compte de la variation des normes idéologiques et de l’extraordinaire créativité de la pensée humaine qui fait « le thème de notre temps »4.

À l’épreuve des temps

L’église Sainte-Marie de Savigny avant sa Église Sainte-Marie de Savigny : photographie du transept et des ruines de l’abside. /
© Amédée Cateland, avant 1914. Musée historique de Lyon – Hôtel Gadagne.

Décrire les civilisations, n’est-ce pas d’une certaine manière, tenter de comprendre le temps culturel des sociétés humaines ? Les travaux d’Olivia Puel sur l’abbaye de Savigny sont en ce sens des plus éloquents.

Dans sa thèse d’archéologie médiévale, soutenue en 2013, à l’Université Lumière Lyon 2, elle montre l’évolution du monastère au cours du temps et, ce faisant, elle dévoile non seulement un pan de l’histoire architecturale médiévale et le fonctionnement de l’institution religieuse avec le monde extérieur, mais aussi plus largement, une réalité approchée dans ses dimensions physiques, morales, politiques et historiques. Se révèle un monde où le présent et le passé sont intimement liés. Il en va ainsi du lieu d’implantation de l’abbaye de Savigny dont l’approvisionnement en eau a exigé la construction d’un canal de dérivation dont les habitants ont, semble-t-il, pâti des siècles plus tard. L’abbaye a été fondée au IXe siècle, à l’époque carolingienne, avant d’être supprimée avant la Révolution française. Le tour de force d’Olivia Puel aura été de lui redonner vie, malgré son niveau de destruction avancée, à l’aide des archives personnelles des savants, des publications officielles, des vestiges archéologiques. Et surtout grâce aux archives saviniennes qui sont loin d’avoir livré tous leurs secrets. En effet, elles ont survécu de peu à l’abandon et au pillage. Et il faudra attendre 1970 pour qu’elles soient classées. « L’abbatiale est devenu un lieu d’autant plus symbolique qu’elle a été démantelée après la Révolution française : sa destruction a ôté tout intérêt au site monastique. Conséquence majeure du phénomène : le sujet est neuf, ou presque, et il bénéficie d’une documentation aussi abondante que sous-exploitée. »

Grâce à son étude, nous en savons plus sur l’organisation du diocèse de Lyon durant le Haut Moyen-Âge, ainsi que sur les pouvoirs ecclésiastiques et seigneuriaux. La thèse parcourt le temps avec érudition : les siècles se suivent et à chaque nouvelle époque c’est une manière de s’approprier l’héritage du passé qui est mis au jour. L’abbaye connaîtra son apogée en l’an mil, puis « Grâce à son patrimoine important et habilement géré, l’abbaye savinienne se maintient néanmoins jusqu’au XVIIIe siècle au contraire d’établissements situés à Lyon même, comme Ainay ou l’Île-Barbe qui sont sécularisés dès le XVIe siècle5. » En dépit de la destruction du bâti, Olivia Puel pourrait faire sien l’énoncé du chimiste Lavoisier pour lequel « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Sa recherche permet surtout de comprendre combien l’archéologie est une science qui, à partir du passé, écrit l’histoire des hommes au présent.

À l’heure où l’État précipite l’annonce de la reconstruction du bâti endommagé par l’incendie de Notre-Dame de Paris, les scientifiques insistent sur l’importance d’étudier les vestiges de pierre, de bois et de métal qui se sont écroulés car ces derniers représentent une source de savoirs considérable. Avec cette année 2019, les archéologues de demain auront de quoi étudier le bâti médiéval à l’aune des pouvoirs et des sociétés humaines. Un axe de recherche inépuisable.

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Notes :

(1) Élise Nectoux et Laura Foulquier, La vie multiple des pierres. Les remplois antiques de la cathédrale du Puy-en-Velay à travers l’archéologie du XIXe siècle, Aedificare, à paraître.

(2) Gérard Noiriel, À quoi sert ʺl’identité nationaleʺ ?, Marseille : Agone, 2007.

(3) Anelise Nicolier, Conserver, transformer ou détruire : qu’a-t-on fait des églises romanes du Brionnais du XVIIe au XIXe siècle ?, Revue de l’Histoire de l’église de France, vol. 105, 2019.

(4) José Ortega y Gasset, Le thème de notre temps, Paris : Les Belles lettres, rééd. 2019.

(5) O. Puel, Saint-Martin de Savigny : archéologie d’un monastère lyonnais. Histoire monumentale et organisation spatiale des édifices cultuels et conventuels (IXe-XIIIe siècle), thèse d’archéologie médiévale, 2013.

 

PPour aller plus loin

NUG FEST IN/OUT #2

NNUG FEST IN/OUT #2

Dans le cadre du Festival Les Arts du Campus – Journées des Arts et de la Culture dans l’Enseignement supérieur 2019, nous avons fait pour vous une sélection des activités de culture scientifique à ne pas manquer :

NUG FEST IN/OUT #2

Organisé par des étudiants architectes, ingénieurs, urbanistes, le festival New Urban Generation invite à imaginer la ville de demain, avec des workshops, des performances, une scène musicale.

  • Jeudi 4 avril, de 13h à 21h. Vendredi 5 avril, de 13h à 23h. Campus Vaulx-en-Velin / Ecole nationale supérieure d’architecture de Lyon / 3 rue Maurice Audin, 69120 Vaulx-en-Velin. Gratuit. Sans réservation.

 

Les autres évènements CSTI du festival :

 

TOUTE LA PROGRAMMATION : www.universite-lyon.fr/jaces

Ville à défendre – acte 1

VVille à défendre – acte 1

La ville ne doit pas répondre seulement à des enjeux de dynamisme économique mais également, et surtout, aux besoins de ses habitants et citoyens, qui doivent pouvoir s’exprimer en dehors d’élections qui n’ont lieu que tous les 6 ans. La participation des citoyens dans la construction de la ville doit être pensée de façon continue, tant à l’échelle de la rue – un premier pas nécessaire ?- qu’à celle de la métropole, sans oublier les publics qui ne s’expriment pas spontanément. Au cours de plusieurs interventions et une table-ronde nous explorerons ce qui suscite le sentiment « d’habiter la ville », ce qui favorise l’appropriation des espaces urbains par les citoyens et sur quels modèles démocratiques construire les villes de demain.

★ PROGRAMME ET INTERVENANTS ★

18h-20h

  • Conférence introductive | Guillaume Gourgues, maître de conférences en science politique à l’Université Lumière Lyon 2
  • Débat ouvert et participatif | Débora Swistún, anthropologue argentine, spécialiste des questions de droit à la ville | Plein la vue, collectif mobilisant les citoyens et dialoguant avec les collectivités autour de la publicité dans l’espace public | Habitons Mazagran, collectif d’habitants et d’architectes du 7ème arrondissement de Lyon | Kohero, réseau social pour démultiplier les initiatives positives à l’échelle locale

20h-22h

  • Prolongation des discussions autour d’un verre ou d’un dîner.

ÉVÉNEMENT GRATUIT MAIS INSCRIPTION NÉCESSAIRE


★ LE CYCLE VILLE A DÉFENDRE ★

L’actualité nous rappelle constamment les crises socio-économique et écologique dans lesquelles sont empêtrées nos sociétés. Aujourd’hui, les villes en tant qu’écosystèmes agiles sont le foyer d’initiatives locales imaginant de nouvelles réponses au désordre global.
Pour ce faire, les citoyens engagés, héros du quotidien, doivent pouvoir se réapproprier la ville. C’est ici que la citoyenneté, expérience de création mais aussi de résistance, exprime son plein potentiel. Ouishare conçoit ce cycle en partenariat avec l’École Urbaine de Lyon.

Nous considérons que la fabrique de la ville n’est pas l’apanage d’une élite mais bien un processus collaboratif où chacun a son rôle à jouer et sa parole à faire retentir. Penser la ville ensemble et partager le pouvoir avec tous, même les invisibles. Après les succès du Ouishare Fest 2017 « Villes de tous les pays, unissez-vous » et de l’étude Sharitories « L’économie collaborative au services des villes moyennes », Ouishare souhaite questionner les enjeux et moyens de réappropriation urbaine par les citoyens et donner à chacun la possibilité de prendre part à l’œuvre commune et faire communauté. C’est l’ambition du projet Ville à défendre.

à propos de ouishare

Découverte de l’ancienne abbaye de St-André-le-Haut | #FDS2018

DDécouverte de l’ancienne abbaye de St-André-le-Haut | #FDS2018

Fondée au VIe siècle sur un site romain, l’ancienne abbaye de St-André-le-Haut a fait l’objet d’une série de campagnes archéologiques de 2003 à 2017. Ces fouilles ont notamment conduit à la découverte exceptionnelle d’un oratoire datant des débuts de sa fondation et à celle d’un mobilier liturgique et funéraire également exceptionnels. A partir des travaux archéologiques et de l’analyse des sources historiques, l’exposition retrace l’évolution architecturale des bâtiments et l’histoire de leur occupation, jusqu’à la Révolution, par une communauté de moniales qui a eu un rôle important dans l’Eglise de Vienne.

La Fête de la science est l’occasion de proposer au public des visites qui seront guidées par l’une des responsables de la fouille, Monique Zannettacci.

Cette exposition intéressera tout particulièrement les étudiants en histoire, en archéologie et en étude sur le patrimoine qui verront là un bel exemple de restitution de récents résultats de recherche au grand public.

Intervenante : Monique Zannetti, archéologue, service archéologique municipal de Vienne, chercheure associée au laboratoire ArAr de la MOM, commissaire de l’exposition

Public visé : 18 ans +

 

Visites guidées : mardi 9, mercredi 10 et jeudi 11 octobre, de 16h à 18h
| Inscription obligatoire

Visites libres : en dehors des visites guidées, lundi 8 octobre, de 13h30 à 18h,
puis du mardi 9 au jeudi 11 octobre, de 9h à 16h sans interruption,
et le vendredi 12 octobre, de 9h à 18h
| Entrée libre

 

laboratoire ARAR-Archéologie et Archéométrie

 

Consultez toute la programmation Fête de la Science 2018

en Métropole de Lyon et Rhône

Labomobils à la MJC | #FDS2018

LLabomobils à la MJC | #FDS2018

Comment mesurer l’inaccessible ? Qu’est-ce que la lumière ? Comment voit notre œil ? Existe-t-il différents modes de transmission du mouvement ? Comment prouver la présence de l’air ?

Autant de questions, et bien d’autres encore, auxquelles vous pouvez tenter de répondre en venant dans nos ateliers scientifiques. Nous vous proposons quatre thématiques durant laquelle vous pourrez entrer dans la peau d’un chercheur et découvrir la démarche d’investigation : observer, chercher, manipuler, se tromper, recommencer, trouver. Vous serez ainsi acteur de vos découvertes autour de multiples expériences comme le zootrope, l’instrument de Gerbert, le boulier de Newton, le jongl’air, etc.

Lundi 8 octobre, 9h30 – 12h15 puis 14h -15h30
Vendredi 12 octobre, 9h30 – 12h15 puis 14h -15h30

  • Architecture
  • Photo et cinéma

Mardi 9 octobre, 9h30 – 12h15 puis 14h -15h30
Jeudi 11 octobre, 9h30 – 12h15 puis 14h -15h30

  • Air et objets volants
  • Levier et balance

 

Intervenants : EbulliScience

Public visé : primaires, collégiens | Inscription obligatoire

 

MJC Sainte-Foy-les-lyon

 

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en Métropole de Lyon et Rhône

L’utopie de reconstruire Rome (XVe-XXe s) – Une nostalgie opératoire ?

LL’utopie de reconstruire Rome (XVe-XXe s) – Une nostalgie opératoire ?

Des origines de la Renaissance jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’Italie et l’Europe partagent le projet culturel et politique de restaurer l’antique grandeur de Rome.

« L’architecture et l’espace physique de la ville, à la fois conçus comme le cadre et la métaphore de l’Histoire, occupent une position centrale dans cette ambition récurrente. Rome ruinée apparaît dès lors comme le germe d’un espoir de restitution, qui suscite une intense circulation des hommes, soucieux de s’abreuver à la source même à l’occasion d’une expérience à la fois matérielle et intime des traces du passé et de leur contexte contemporain. Les dessins et les souvenirs qu’ils en rapportent, les propositions graphiques qu’ils imaginent, les maquettes voire les réalisations bâties qui se succèdent au fil des siècles, comme autant d’avatars de l’idée de restauration, irriguent en profondeur l’imaginaire architectural et urbain de la civilisation occidentale.

Cette communication s’attachera à présenter les avatars de la restitution conçue comme un processus heuristique, dont le ressort premier, au-delà des pétitions de principe, serait une nostalgie fabriquée et entretenue par les dispositifs institutionnels et académiques consacrés à l’architecture. »

Intervenant : Jean-Philippe Garric

Sur inscription

Site du Musée des Beaux Arts

La vie à l’oeuvre

LLa vie à l’oeuvre

L’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon – ENSA Lyon et le CAUE Rhône Métropole vous invitent à venir à la rencontre organisée à l’ENSA-Lyon avec des architectes qui aborderont les questions de l’urbanisme transitoire et de l’architecture modulaire en regard de leurs propres expériences, pratiques et projets.

Cette rencontre, animée par Emiel Lamers, s’ouvrira sur les interventions de Walter Valkenier du studio Valkenier, de Cécile Régnault, de Laurent Graber de l’atelier Looking for architecture.

Elle est organisée en prolongement de l’exposition Hans-Walter Müller // La vie à l’oeuvre présentée jusqu’au 31 mars au CAUE Rhône Métropole.

En savoir plus sur le site du CAUE

 

Exposition La vie à l’oeuvre | Hans-Walter Müller

 » Artiste, architecte, ingénieur, Hans-Walter Müller est tout cela à la fois, mais ce qui le caractérise le plus, c’est son talent de prestidigitateur ! L’apparition et la disparition constituent une partition qu’il rejoue sans cesse et dont on ne se lasse pas. C’est par l’image qu’Hans-Walter Müller arrive aux volumes gonflables. Auteur de machines cinétiques exposées au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris à l’occasion de l’exposition « Lumière et Mouvement en 1967 », c’est le questionnement du support de projection de « l’image-matière » et son désir de le « volumétriser » qui l’amènent à créer le procédé de topoprojection. Il invente alors des « écrans enveloppants », en concevant des volumes gonflables, progressivement pénétrables, dont les parois sont les supports d’images en mouvement. Le rapport image/volume sera le sujet de recherche permanent d’une oeuvre poétique soutenue par une rigueur sans faille. Le volume gonflable, comme bâtiment de spectacle itinérant, fera la notoriété mondiale d’Hans Müller. […]  »

Laurence Falzon, enseignante à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette, commissaire de l’exposition