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Traquer les origines de la vie

TTraquer les origines de la vie

Comment les planètes se forment-elles ? Comment la vie émerge-t-elle de l’inerte ? Existe-elle ailleurs ? Voici quelques-unes des questions auxquelles le programme pluridisciplinaire Origins a décidé de s’attaquer.

« Sommes-nous seuls dans l’Univers ? Existe-t-il d’autres formes de vie et pourrions-nous interagir avec elles ? » Top départ ! En septembre 2023 a démarré le Programme et équipement prioritaire de recherche (PEPR) Origins, piloté par le CNRS en partenariat avec 28 organismes scientifiques français. Le projet sera porté par l’astrophysicien Alessandro Morbidelli, du Laboratoire J-L Lagrange à Nice, connu notamment pour son modèle de formation du Système solaire appelé « Modèle de Nice » et Maud Langlois, astrophysicienne spécialiste de la détection directe des exoplanètes et directrice de recherche CNRS au Centre de recherche astrophysique de Lyon.

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CNRS

L’astronomie fait sa révolution optique

LL’astronomie fait sa révolution optique

Les miroirs qui équipent les télescopes doivent pouvoir se déformer notamment pour s’adapter aux altérations que produisent la gravité ou d’autres facteurs environnementaux comme le vent. Ce principe d’optique adaptative n’est pas nouveau mais il est en passe d’être révolutionné grâce aux travaux d’un consortium international de scientifiques qui a développé un miroir ultraléger, auto-correcteur et déformable en temps réel.

Explications de Gil Moreto, chercheur au Centre de recherche en astrophysique de Lyon.

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Focus science

Comment s’est formée la Lune et quel est son âge ? | The Conversation

CComment s’est formée la Lune et quel est son âge ? | The Conversation

La Lune n’a pas encore dévoilé tous ses mystères. Ganapathy Kumar / Unsplash, CC BY-SA

En regardant un ciel dégagé le soir, nous sommes habitués à voir la Lune qui nous apparaît comme une boule lumineuse avec des tâches grisées. La compagne de la Terre est beaucoup plus petite que celle-ci puisque sa masse représente environ 1 % de celle de la Terre.

La plupart des gens sont familiers avec l’idée que la Lune tourne autour de la Terre et non l’inverse ou que la Lune est responsable des marées. Il est bien moins courant de se demander comment la Lune s’est formée et depuis combien de temps elle accompagne la Terre dans son périple autour du Soleil.

Ces deux questions simples font pourtant l’objet de débats intenses, depuis que l’homme a pris conscience de son existence. George Darwin, le fils de Charles, connu pour sa théorie de l’évolution, proposa que la Lune aurait été formée en s’étant séparée de la Terre sous l’effet d’une rotation rapide, il y a très longtemps. Dans les détails, cette théorie n’a plus cours, mais elle ressemble tout de même par certains côtés avec les théories actuelles. En effet, George Darwin a suggéré que la rotation rapide de la Terre a pu engendrer la formation de la Lune qui représenterait un morceau de Terre qui se serait détaché à cause de l’instabilité lié à la rotation de la Terre.

Une collision phénoménale

Actuellement, nous penchons pour une explication sensiblement différente. Il semble plus vraisemblable que la Lune se serait formée à partir d’un impact géant, c’est-à-dire une collision entre la Terre et un objet de taille planétaire dont la taille pourrait varier entre celle de la Lune et de Mars, voire plus gros.

Il existe plusieurs justifications à cette théorie. L’une d’elles est que la composition chimique de la Lune telle qu’elle a pu être mesurée avec les échantillons rapportés par les missions Apollo des années 1969 à 1972 montre que la Lune et la Terre ont des compositions presque semblables pour une bonne partie des éléments de la classification périodique de Mendeleïev.

Cependant, la Lune est différente de la Terre, car elle est plus pauvre que la Terre pour tous ses éléments volatils, c’est-à-dire des éléments qui se vaporisent à des températures modérées (comme le zinc, l’étain ou le potassium). Ceci implique sans aucun doute que la Lune a dû se former à des températures très élevées pour que ces éléments-là n’aient pu se condenser en même temps que les autres.

Une autre caractéristique importante de la Lune est que contrairement à Mars, Vénus, ou la Terre, son noyau métallique est très petit (seulement 1 ou 2 % de sa masse, alors qu’il représente 32 % de la masse de la Terre), ce qui implique un mode de formation qui doit être très différent de celui de Mars ou la Terre.

Il semblerait qu’une des conditions qui permettent d’obtenir une Lune qui ressemble autant à la Terre est qu’avant l’impact géant, la Terre aurait dû tourner sur elle-même à grande vitesse, ce qui rejoint étrangement le modèle proposé par George Darwin. Mais un ingrédient important supplémentaire est qu’il y ait eu un impact, une idée que n’avait pas imaginée Darwin.

A la suite de cet impact géant, l’énergie colossale libérée par l’impact a pu vaporiser la matière éjectée dans l’espace, puis à la faveur d’un refroidissement, cette matière éjectée a pu à nouveau se condenser pour former un liquide. Des gouttelettes de ce liquide ont pu s’agglomérer et, petit à petit, former la Lune. Pour les conditions de température et pression qui régnaient dans cet environnement très chaud jusqu’à au moins 4000 °C, il est possible de calculer les compositions chimiques de la matière qui se condensent et la comparer à celle de la Lune.

Un aspect critique est que ces calculs doivent reproduire la composition moyenne mesurée dans la Lune. Nos travaux ont ainsi pu montrer qu’il était possible d’obtenir la composition de la Lune en calculant la composition de condensation et de préciser les températures auxquelles se sont formées ces condensats. Ces résultats sembler invalider d’autres propositions qui attribueraient la composition de la Lune à une perte par évaporation qui se serait produite plus tard, alors que la Lune se serait déjà formée et serait une boule fondue qu’on appelle océan de magma par analogie aux océans terrestres.

Quel est l’âge de la Lune ?

Une autre question brûlante est celle de l’âge de la Lune. Il faut bien avouer que déterminer l’âge de la Lune est une tâche délicate qui ne peut être réalisée que de façon indirecte. Une approche simple pourrait consister à identifier les roches échantillonnées à la surface de la Lune et de prendre la plus vieille pour en déduire un âge de la Lune en utilisant par exemple la méthode de datation uranium-plomb ou lutétium-hafnium.

En utilisant cette méthode sur Terre, on aurait une idée fausse sur l’âge de la Terre, d’environ 300 millions d’années car les roches terrestres présentes à la surface de la Terre ne sont pas aussi anciennes que la Terre elle-même. Pour la Lune, cette approche est un peu plus justifiée car l’histoire géologique de la Lune est considérée comme étant plus brève, les roches lunaires les plus jeunes ont pour la plupart plus de 3 milliards d’années (même si une récente mission chinoise Chang’e a trouvé des roches de 2 milliards d’années).

De ce fait, la surface de la Lune a été moins remaniée que celle de la Terre par une histoire tectonique complexe qui aurait fait disparaître les roches anciennes présentes en surface. Suite à l’impact géant mentionné ci-dessus, la Lune serait une boule de magma qu’on nomme couramment un océan de magma. Ces océans de magma ont une durée de vie limitée (de quelques millions d’années !) car ils se refroidissent rapidement par leur surface. Il s’y forme alors une croûte qui dans le cas de la Lune aurait pu subsister jusqu’au temps présent.

Cette histoire si elle est vraie justifierait l’approche consistant à dater les roches de la surface de la Lune. La datation de la croûte lunaire la plus ancienne donne un âge de 4,36 milliards d’années, contre un âge de 4,52 milliards d’années pour la Terre environ. Ceci implique que la Lune se serait formée environ 210 millions d’années après le début du Système solaire.

Une autre méthode indirecte fondée sur les analyses des isotopes du tungstène donne quant à elle, un âge maximum d’environ 50 Ma, après le début du Système solaire, pour la Lune, ce qui est bien plus ancien que les âges des roches lunaires les plus anciennes. Dans ce cas, le principe de la datation repose sur une comparaison des abondances des isotopes du tungstène entre la Lune et de la Terre.

Pour expliquer le principe de cette méthode de datation, il faut faire appel à la présence de 182Hf qui est un isotope radioactif que l’on trouve en trace dans les objets les plus anciens du système solaire. En se désintégrant le 182Hf produit du 182W dont l’abondance peut être mesurée en laboratoire.

En faisant l’hypothèse que la Terre et la Lune sont issues des mêmes matériaux originels, on peut estimer que la Lune a dû se former après 50 Ma après le début du système solaire afin d’expliquer les très faibles différences en 182W observées entre la Lune et la Terre. D’autres méthodes dont le principe est très différent donnent un résultat cohérent avec ce dernier. Il subsiste donc encore des doutes sur l’âge exact de la Lune. Trancher entre ces deux possibilités n’est pas encore possible. Il existe encore d’autres méthodes plus ou moins complexes qui sont en accord l’âge ancien mais leur crédibilité n’est pas forcément plus forte. On peut espérer que les futures missions à destination de la Lune, comme les missions sous la bannière Artemis ou les missions chinoises nous aideront à résoudre ce dilemme.

Auteur : Bernard Bourdon, Directeur de Recherche, École Normale Supérieure de Lyon – 14 mai 2023

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.

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The conversation

Les miroirs à l’écoute des vibrations de l’espace-temps

LLes miroirs à l’écoute des vibrations de l’espace-temps

La première détection directe d’ondes gravitationnelles venant de la fusion de deux trous noirs en 2015 a ouvert une nouvelle fenêtre pour étudier les événements les plus violents de l’univers. Totalement complémentaire du spectre électromagnétique, ces vibrations de l’espace temps nous apportent des informations inédites sur l’évolution des objets les plus compacts que la nature ai engendrée.

À ce jour plus de 90 événements ont déjà été enregistrés et nous sommes à la veille d’une nouvelle période de prise de données avec des instruments toujours plus sensibles.Ces détections sont le fruit de 50 ans de recherche expérimentale pour aboutir à des détecteurs géants, des interféromètres optiques de plusieurs kilomètre de long. Au cœur de ses instruments, nous retrouvons les miroirs les plus précis au monde dont le traitement et la caractérisation a été faits à Lyon sur le campus de la Doua.

Cet exposé retracera les dernières découvertes des ondes gravitationnelles et l’infrastructure unique qui a été développé à Lyon pour répondre aux besoins des grandes optiques en astronomie. Nous verrons aussi les défis de la prochaine génération de miroirs.

 

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Société astronomique de lyon

Trouble dans la cosmologie

TTrouble dans la cosmologie

La vitesse d’expansion de l’Univers, un paramètre nommé constante de Hubble, a fait l’objet de deux mesures aux résultats incompatibles. Ce désaccord pourrait faire chanceler le modèle standard de la cosmologie.

La cosmologie est en crise ! Au cœur du problème : la vitesse d’expansion de l’Univers qui, tel un gigantesque ballon de baudruche enfle encore et encore depuis 13,8 milliards d’années. Quand les astrophysiciens mesurent avec leurs télescopes le taux actuel de cette expansion, connue sous le nom de constante de Hubble (ou H0), ils trouvent une valeur incompatible avec celle prédite par le modèle standard de la cosmologie, la théorie qui décrit le mieux pour l’instant l’histoire de l’Univers, depuis son origine (le Big Bang) et les premiers atomes jusqu’à aujourd’hui, en passant par les premières étoiles et galaxies. Ce désaccord n’est donc pas anodin : il pourrait signifier que ce modèle, qui fait jusqu’ici consensus, est à revoir. Rien de moins. Sauf si une erreur s’est glissée dans les mesures. CNRS Le Journal décrypte ce débat qui fait rage actuellement chez les scientifiques, avec  notamment l’aide de Mickaël Rigault, chercheur CNRS à l’Institut de physique des deux infinis de Lyon.

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Mystérieuses étoiles à neutrons

MMystérieuses étoiles à neutrons

©Pexels

Pourquoi les propriétés des étoiles à neutrons sont-elles si difficiles à prédire ? En quoi leur observation pousse les scientifiques aux limites des moyens actuels ? À quoi peuvent-elles nous servir ?

 

Après un petit rappel historique de la découverte fortuite des étoiles à neutrons en 1967, voici quelques questions actuelles à l’interface entre l’astrophysique et la physique de l’infiniment petit qui seront illustrées dans cet exposé.

 

Société astronomique de Lyon

Extraordinaires machines pour observer l’Univers

EExtraordinaires machines pour observer l’Univers

L’ESO, l’Observatoire européen austral, fête ses 60 ans ! Pour célébrer cet événement et revenir sur six décennies de recherches astronomiques dans lesquelles la France et Lyon se sont particulièrement investies, nous vous proposons une grande conférence exceptionnelle. Roland Bacon, astrophysicien au CRAL, ancien directeur de l’observatoire de Lyon et concepteur de l’instrument MUSE — un des plus demandés de la planète ! — vous présentera les coulisses des derniers grands projets de l’ESO.

 

« L’European Southern Observatory (ESO) est la plus grande organisation européenne pour la recherche en astronomie. L’ESO opère les plus grand télescopes optiques et radio du monde dans le désert d’Atacama au Nord du Chili. A l’occasion des 60 ans de l’organisation, je présenterai les grandes réalisations de l’ESO et les projets à venir (télescopes et instruments), ainsi que quelque unes des découvertes qui en ont résulté. »

 

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Rencontres Montagnes & Sciences

RRencontres Montagnes & Sciences

Après une édition 100% en ligne, le festival du film d’aventures scientifiques est heureux de revenir en salle ! Après Grenoble, Valence, Chambéry ou encore Clermont-Ferrand, la tournée régionale de Montagnes & Sciences continue, pour proposer au public lyonnais un rendez-vous unique combinant défi scientifique et aventure en montagne.

Les Rencontres Montagnes & Sciences, c’est le festival de films d’aventures scientifiques en montagne qui vous offre une bouffée d’air frais. Au programme : une sélection de films d’aventures scientifiques, choisis pour leur qualité visuelle, scientifique et récréative. La projection sera suivie par des temps d’échanges avec des scientifiques locaux, des réalisateurs ou des spécialistes de certaines thématiques.

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Grands accélérateurs naturels et rayons cosmiques : une mine pour l’astrophysique

GGrands accélérateurs naturels et rayons cosmiques : une mine pour l’astrophysique

Composés à la fois de particules matérielles et de photons gamma, les rayons cosmiques (RC) bombardent la Terre en permanence. On les étudie directement dans l’espace et indirectement depuis le sol avec des outils bien spéciaux qui analysent les cascades de particules secondaires qu’ils produisent dans l’atmosphère.

Ils nous apportent de précieux éléments de connaissance sur l’Univers, dont nous verrons plusieurs exemples.

Le spectre d’énergie des RC est très différent de celui des étoiles, pour expliquer ce caractère dit « non thermique » il a fallu trouver des processus naturels capables d’accélérer des particules électrisées à des niveaux d’énergie inimaginables pour des machines faites par l’homme (Zevatron !), et d’autres qui génèrent les photons les plus violents de tout le spectre électromagnétique.

D’ailleurs, y-a-t-il une limite supérieure à l’énergie des RC ? Quelles sont leurs sources ? On commence a en avoir une idée, mais on attend beaucoup d’outils d’étude déjà en cours de construction, et d’autres encore seulement dans nos rêves.

Intervenant : François Sibille, ancien chercheur au CRAL

Pour en savoir plus :

SAL

Voyage sur les flots célestes

VVoyage sur les flots célestes

Une soirée de projection exceptionnelle, à la rencontre de ces nouveaux explorateurs qui scrutent les profondeurs de l’Univers pour cartographier le cosmos.

Le désir d’exploration de l’Homme s’est étendu vers l’espace. Des cartes ont été tracées, corrigées à mesure que la science progressait. Ces nouveaux voyageurs ont pour vaisseaux des télescopes terrestres ou spatiaux toujours plus puissants, qui repoussent plus loin les limites de la connaissance. L’astrophysicienne Hélène Courtois et son équipe internationale d’astronomes font partie de ces nouveaux explorateurs. En 2014, en travaillant sur une nouvelle carte du ciel, ils réussissent à cartographier pour la première fois le superamas galactique, Laniakea, dans lequel se situe la Voie lactée, révélant ainsi avec une précision inédite l’adresse terrestre dans le cosmos.

Au programme de la soirée :

  • Projection du film documentaire Voyage sur les flots célestes de François-Xavier Vives (89 min, France)
  • Suivie d’une discussion avec Hélène Courtois, astrophysicienne et cosmographe, professeure et vice-présidente de l’Université Claude Bernard Lyon 1, membre de l’Institut de Physique des Deux infinis (IP2I), animée par Sébastien Buthion, responsable communication du CNRS Rhône Auvergne.
  • Séance de dédicaces à l’issue de la rencontre

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