SSur les traces des cartes. Littérature américaine et cartographie L’exposition Sur les traces des cartes. Littérature américaine et cartographie explore la manière dont les cartes issues de la tradition cartographique occidentale ont façonné l’imaginaire de la littérature américaine anglophone, du XVIe siècle à nos jours.Des cartes coloniales aux expérimentations contemporaines, en passant par des auteurs et autrices comme Susan Fenimore Cooper ou Herman Melville, le parcours montre comment la carte peut servir à mesurer, quadriller, posséder, mais aussi à déplacer le regard et contester les récits dominants.À travers des ouvrages issus des collections patrimoniales de la bibliothèque Diderot, des reproductions de cartes anciennes et des dispositifs invitant à observer les documents de près, l’exposition explore l’expansion territoriale, le motif de la ligne droite, les cartographies maritimes, et les récits afro-américains et féministes.Pour en savoir plus, consulter le site :Bibliothèque Diderot
LLe jour de la carte Le jour de la carte est un événement national dédié à la cartographie, à la géographie et à toutes les manières de représenter et de questionner le monde. L’occasion de rappeler que les cartes ne servent pas seulement à se repérer, mais aussi à comprendre le monde, débattre et nourrir l’esprit critique.Lors de cette journée, plusieurs événements tout public auront lieu dans la métropole lyonnaise.Au programme :11h –17h | Exposition « Trois siècles d’innovation cartographique : de l’encre au pixel »Bibliothèque universitaire de la Manufacture des Tabacs – Université Jean Moulin Lyon 3 – Accès public – accès PMR.13h–15h | Discussions autour des « cartes qu’il nous faut », proposées par l’IGNBoulangerie Canaille et Pétrin, 89 rue Paul Bert, Lyon – Tout public – accès PMRPour en savoir plus :Le Jour de la carte
CComment s’approprier une nouvelle ville ? | Vidéo La chaine YouTube du CNRS , vous invite à visualiser leur nouveau reportage sur l’apprentissage par l’exploration.Ils s’appellent Roméo ou Zhu. Ils viennent de Côté d’Ivoire ou de Chine pour étudier en France. Comment font-ils pour trouver leurs repères et s’intégrer ? Pour le comprendre, direction Lyon où des scientifiques du Laboratoire Interactions, corpus, apprentissages, représentations du Laboratoire Environnement, ville et société et du Laboratoire d’informatique en image et systèmes d’information se servent d’ateliers et d’outils numériques pour cartographier l’appropriation par les étudiants internationaux de leur nouvel environnement, tant géographique que linguistique et culturel.>> Pour plus d’information rendez-vous sur la chaine YouTube : CNRS
PParlez-nous de… cartes en création Enjeux et défis de la cartographie contemporaine à l’usage des voyageurs, la bibliothèque Diderot de Lyon vous propose de répondre à des questions sur les cartes.Comment fabrique-t-on des cartes ? Peut-on tout montrer sur une carte, faut-il choisir des éléments, et selon quels critères faut-il le faire ? Cette table ronde réunira des cartographes et des géographes professionnels autour de la conception et de la réalisation des cartes dans le domaine du voyage et du tourisme. Ils exposeront leurs dilemmes et leurs choix, en partant des objectifs pour aller jusqu’aux formats et aux matériaux.>> Intervenants :Christophe Biez | Directeur de Latitude CartagèneQuentin Morcrette | Laboratoire Laboratoire de géographie et d’aménagement (PLACES)Damien Petermann | Laboratoire Environnement Ville Société (EVS)Cyrille Suss | Cartographe indépendant>> Pour en savoir plus :Cartes en création
LLe détail et l’ensemble | Cartes et images du territoire rhodanien et lyonnais Les Archives départementales et métropolitaines proposent de suivre, au fil du temps, la façon dont la représentation de l’espace de ces territoires a évolué.Les cartes doivent répondre à des fonctions différentes, de plus en plus variées et complexes. Certaines demandes s’observent cependant à toutes les périodes, comme lorsqu’il s’agit de valoriser des terres ou de fortifier des places. Lyon occupe naturellement une place à part : les villes ont très tôt fait l’objet de l’attention du politique et du militaire, et les enjeux de cartographie y sont particulièrement importants.Organisée dans le cadre du Congrès international sur l’histoire de la cartographie – ICHC 2024 – aux Archives du département du Rhône et de la Métropole de Lyon.>> Pour plus d’information, rendez-vous sur la page :Le détail et l’ensemble
RReprésenter le lointain, un regard européen Qu’est-ce que le lointain ?Un autre monde, une contrée, un bout de terre ou de mer, un morceau d’univers qu’il est difficile – parfois impossible – d’atteindre et d’appréhender. Sa perception évolue dans le temps, en fonction des modes de vie, des projets politiques, des moyens techniques de celles et ceux qui le saisissent.Nous adopterons un point de vue : le lointain vu d’Europe et par les Européens entre 1450 et 1950 en s’interrogeant sur la dimension critique de ces représentations.Organisée dans le cadre du Congrès international sur l’histoire de la cartographie – ICHC 2024 – à la bibliothèque municipale de Lyon Part Dieu.>> Pour plus d’information, rendez-vous sur la page :Représenter le lointain
«« Teaching Maps » : sur les traces de la cartographie L’approche cartographique a accompagné les mutations de l’enseignement de la géographie depuis le XIXe siècle. Toujours présente, sa place s’est peu à peu affirmée au sein de l’Université de Lyon.C’est par le biais des productions et collections cartographiques des différents géographes et cartographes qui se sont succédé au sein des différentes universités de Lyon que nous vous proposons de suivre 150 ans d’analyses géographiques, parfois locales, parfois lointaines élaborées sur place.L’exposition « Teaching Maps : sur les traces de la cartographie à l’Université de Lyon » à la Bibliothèque Universitaire de la Manufacture des Tabacs est organisée en résonance avec le colloque « Conférence internationale sur l’histoire de la cartographie » mis en place par l’ICHC. Elle retracera l’évolution de l’enseignement de la cartographie et permettra de découvrir de nombreuses cartes, ainsi que des objets spécifiques de cette discipline.>> Découvrez l’exposition.>> Découvrez le colloque international organisé par l’ICHC.Pour plus d’information, rendez-vous sur le site :Univ. Jean Moulin Lyon 3
«« Teaching Maps » : les cartes postales anciennes de Lyon Pendant l’exposition « Teaching Maps : sur les traces de la cartographie », nous vous donnons rendez-vous le 20 juin pour la masterclass « Les cartes postales anciennes de Lyon (fin XIXe – milieu XXe siècle) ».Les cartes postales sont des documents encore peu étudiés, alors qu’elles constituent l’une des premières couvertures d’ensemble du territoire français à la fin du XIXe siècle. Depuis 2019, un projet d’indexation et de spatialisation des cartes postales anciennes de Lyon est mené dans le cadre d’un partenariat entre le musée d’histoire de Lyon (Gadagne) et le département Géographie & Territoires de l’Université Jean Moulin Lyon 3. Plusieurs étudiants de licence 3 Géographie-aménagement et histoire ont participé à ce projet, à travers des stages au musée.Cette masterclass à plusieurs voix est l’occasion de présenter le contexte du projet, ses objectifs, sa méthodologie (constitution d’une base de données, spatialisation dans un système d’information géographique, rephotographie sur le terrain) et ses résultats en termes de valorisation (carte interactive, open data). Animée par : Enali de Biaggi, Université Jean Moulin Lyon 3, Michaël Douvégheant, Musée Gadagne et Damien Petermann, Université Jean Moulin Lyon 3.>> Plus d’information sur le site :Univ. Jean Moulin Lyon 3
FFaire revivre les patrimoines engloutis Comment les nouvelles technologies de visualisation, de virtualisation, se basant sur un travail de recherches historiques et documentaires, nous permettent-elles de découvrir ou redécouvrir un patrimoine invisible ?Pour de nombreux habitants de la métropole stéphanoise, la vidange du barrage de Grangent est l’occasion de venir contempler ce qui se cache dans les Gorges de la Loire… Surpris parfois de voir apparaître ça et là une voie de chemin de fer, des ruines de bâtiments, de maisons, les curieux sont nombreux sur les rives lorsque les eaux baissent. Certains conteront peut-être l’histoire de ces vestiges que l’on devine et qui étaient dressés là, à cet endroit, avant la mise en eau du barrage en 1957.La reconstitution de ce patrimoine immergé va pouvoir avoir lieu grâce au travail de chercheurs. Michel DEPEYRE (du laboratoire EVS UMR 5600 de l’UJM), maître de conférences en histoire moderne et contemporaine et spécialiste de la patrimonialisation des espaces, et Pierre-Olivier MAZAGOL, ingénieur d’études, spécialisé en géomatique (informatique appliquée à la géographie) ont associé leurs compétences pour géovisualiser ce paysage.Partant du travail de Sébastien PEYROT, étudiant en Master ayant travaillé sur « le patrimoine englouti : de Saint-Paul en Cornillon à Grangent », ils se tournent vers le Labex IMU (Intelligence des Mondes Urbains) pour obtenir le financement nécessaire au recrutement d’un stagiaire du Master GÉONUM (Géographies Numériques) : Pierre NIOGRET.Le travail de Pierre consistera donc à géolocaliser les différents éléments patrimoniaux et les intégrer au sein d’une base de données géographiques. Si des études concernant les impacts de barrages sur les sociétés et les paysages ont déjà été menées, la question du patrimoine immergé et surtout la reconstitution numérique 3D est une nouveauté.L’ensemble de ce travail a ainsi permis la naissance d’une maquette en 3 dimensions des Gorges de la Loire et de leur patrimoine disparu, en 1955, alors que le barrage était en construction. Grâce à la collaboration avec le Laboratoire d’Informatique en Image et Système d’Information (LIRIS UMR 5205 de l’Université Lyon 2), une technologie innovante permet également de coloriser d’anciennes photographies aériennes des Gorges de la Loire initialement en noir et blanc.Cliquez pour voir la simulation 3DVous êtes invités à une promenade dans les Gorges de la Loire. Laissez les vestiges engloutis se révéler à vous, et peut-être pourrons-nous un jour, au moyen simple de notre téléphone portable ou par le biais de la réalité augmentée, comparer le paysage « avant-après » tout en savourant la quiétude de ce lieu emblématique de notre département.PPour en savoir plusParcourez les GorgesExposition dans le futur Centre d’Interprétation du Paysage des Gorges de la Loire au Château d’EssaloisPrésentation à la cinémathèque de Saint-Étienne, suivi d’une table-ronde grand public le 10 juin 2021 à 14h.Présentation d’un film documentaire court, réalisé en collaboration avec la MSH Lyon/Saint-Étienne, lors de la biennale Internationale du Design de Saint-Étienne 2021 sur le thème des bifurcations. (La mise en eau du barrage de Grangent s’intègre parfaitement dans la thématique, car marquée par une triple bifurcation : bifurcation mémorielle, bifurcation du paysage, et bifurcation dans la politique énergétique de la France au sortir de la 2e guerre mondiale.Tools Against Oblivion: 3D Visualization of Sunken Landscapes and Cultural Heritages Applied to a Dam Reservoir in the Gorges de la Loire (France) – article paru dans la revue internationale : Mazagol, PO., Niogret, P., Riquier, J. et al. J geovis spat anal 5, 2 (2021).
GGéologue : la passion du sol, la variété des métiers Qui n’a jamais ramassé de cailloux en s’interrogeant sur leur matière, leur formation, leur histoire ? Derrière une discipline qui peut paraître poussiéreuse avec ses fossiles, la géologie révèle des champs de connaissance très divers. De la découverte de nos origines lointaines à la découverte d’autres vies ailleurs en passant par la préservation de nos sols et sous-sols, le terrain de recherche et les objectifs sont vastes… Portraits de chercheurs, professeurs et scientifiques qui ont gardé en tête, leurs questions d’enfant !A la conquête de Mars !Un amas de cratères sur MarsCathy Quantin-Nataf. Passionnée par les montagnes, la petite fille ramassait des cailloux avec intérêt sans même savoir qu’un jour, ce sont les roches de Mars qu’elle découvrirait. Cette enseignante chercheuse, planétologue de 43 ans s’intéresse à la composition des roches sur Mars pour savoir si la vie a pu émerger… Et si oui : où et quand ? « il n’y a pas de végétation sur mars donc la géologie se lit facilement ». Ainsi Cathy a supervisé la mission du choix du site d’atterrissage du Rover (robot -laboratoire) sur Mars. Depuis janvier 2019, l’exploration des roches et la détection des mesures se fait à distance ; aujourd’hui elle fait partie de l’équipe qui analyse les données et les publie dans des revues scientifiques. La terre de Mars abonde de traces d’écoulement d’eau, un environnement qui a sans doute été favorable à l’apparition de la vie. La prochaine mission dite 20-20 menée par une équipe californienne est de ramener des échantillons de Mars sur Terre ! Cathy reste en contact avec les équipes de cette mission quotidiennement.Quand elle n’encadre pas ses élèves à l’Université, elle est connectée en permanence pour donner ou suivre des conférences. « Peu encouragée par mes professeurs à l’école malgré mes très bons résultats, je ne m’imaginais pas être chercheur. Je n’étais pas non plus férue de science-fiction. C’est à l’Université que l’horizon s’est ouvert. J’ai un master de géophysique puis j’ai poursuivi en doctorat, mon moteur est la connaissance et la science, c’est fascinant d’être exploratrice. C’est comme si j’avais la mission de Christophe Colomb ! ». A la question de se sentir utile, elle répond qu’elle avait hésité avec la médecine car passionnée par les sciences du vivant globalement. En temps d’épidémie de Covid, elle regretterait presque. Ce sont les questions fondamentales qui continuent d’émerveiller Cathy : sommes-nous seuls dans l’univers ? N’y aurait-il pas d’autres combinaisons de molécules dans les matières carbonées pour faire de la vie ?Pour en savoir plus :e-planets – LGL-TPE A la recherche des tous premiers animaux !Jean Vannier, paléontologue, son objectif depuis l’enfance : connaître l’origine du monde animal. A 62 ans, la question passionne toujours le chercheur qui fouille les sols datant d’un demi-milliard d’années, période du Cambrien. Cette période est marquée par la découverte des premiers fossiles animaux, des organismes marins. D’abord fixes, ces ancêtres de crustacés appelés ostracodes, se seraient mis à se déplacer. « Les restes fossiles, c’est en Chine, en Russie, au Canada que l’on peut le mieux les saisir » assure Jean. D’abord parti au Japon après son doctorat, il a sillonné le monde à la recherche de gisements et pour établir des collaborations internationales. Les apports de chacun et de son équipe ainsi que les technologies redéfinissent le métier né au 19ème siècle où le chercheur œuvrait seul. Aussi lorsqu’un fossile est découvert aujourd’hui, on peut explorer l’intérieur à l’aide de la microtomographie (technique d’imagerie 3D) sans ouvrir ou détériorer l’objet, se réjouit Jean.La peluche (grandeur nature) représente le plus gros prédateur du Cambrien : l’anomalocaris (500 millions d’années).La double formation géologie/biologie lui profite : comprendre comment les fossiles ont été conservés et quels sont les minéraux et sédiments qui ont permis de les conserver restent les objets de questionnement du scientifique et pour cela, il se rapproche de la biologie. Pour tester ses hypothèses sur l’origine de la mobilité animale, il doit pourvoir utiliser le génome des espèces actuelles et établir des déductions à propos de l’ADN sur des possibles liens de parenté entre les espèces. Finalement pour sa thèse, Jean n’aura pas hésité très longtemps entre la tectonique des plaques et les ostracodes, « c’est comme la généalogie, c’est prenant, on reconstitue notre histoire, notre origine ». Et des ostracodes, il y en a même au Parc de la Tête d’Or à Lyon !Pour en savoir plus :Jean Vannier, paléobiologiste – Futura Planète De la recherche appliquée !Étienne Cossart, ce n’est pas tant le sous-sol que son interprétation paysagère qui est à l’origine de la passion de Étienne Cossart, 41 ans.Géomorphologue, le chercheur travaille sur l’érosion, il fait rimer ses 2 domaines de cœur : la géographie et la géologie. Ne pensant d’abord pas se diriger dans l’enseignement supérieur et la recherche, Etienne Cossard opte pour la poursuite d’études longues avec une thèse sur l’érosion comme enregistrement des variations glaciaires sur le secteur de Briançon (Alpes du sud), soit : comment la déglaciation a un signal érosif particulier. L’amour de la montagne l’a conduit à s’intéresser à ces questions et à toujours les creuser, comme par exemple, l’origine anthropique (conséquence de la présence humaine) de l’érosion dans les pratiques des viticulteurs et agriculteurs. « Il faut sortir du schéma de causalité binaire, du type : dès qu’il y a des agriculteurs, il y a défrichement, c’est plus complexe que cela ». Préserver la ressource du sol est un défi déterminant et insuffisamment médiatisé d’après lui.Etienne Cossart étudie dans quelle mesure les signaux érosifs enregistrent les changements climatiques (Alpes, Islande) et les effets de pratiques anthropiques (terroirs viticoles, notamment).Étienne a été encouragé : sa directrice de thèse tout d’abord puis les rencontres qui jalonnent son parcours, constituent un cercle vertueux pour atteindre ce niveau. Aujourd’hui c’est lui qui forme les étudiants. Professeur des Universités, il encadre leur travail et leur impulse des objectifs. La recherche fondamentale doit être valorisée, elle est utile pour la société et ses enjeux contemporains à savoir : le problème de gestion des ressources des sols, la sensibilisation au réchauffement climatique… De la recherche fondamentale oui, mais avec des retombées sociales. Les étudiants apprennent à se forger une vision dépassionnée. Avec ses trois casquettes, Étienne jongle entre l’enseignement, la recherche et la gestion de la recherche ; cela lui convient bien, il est très attaché à faire progresser sa discipline… La formation et la diffusion du savoir lui tiennent à cœur.Pour en savoir plus :Étienne Cossart, site Géo confluences Les mystères du temps profondGuillaume Suan, enseignant-chercheur en géologie, est spécialisé dans les liens entre changements environnementaux et perturbations géochimiques globales dans les temps anciens.Autre chercheur en géologie : Guillaume Suan