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Retrouver le son de Notre-Dame | Collections & Patrimoine

RRetrouver le son de Notre-Dame | Collections & Patrimoine

Entretien avec l’équipe lyonnaise de scientifiques de retour de leur première mission dans Notre-Dame de Paris.

Un entretien réalisé par Pop’Sciences – 24 juillet 2020

Une reconstruction « fidèle » de Notre-Dame suppose qu’en plus de la remise en état du bâti (la charpente, la flèche…), une restauration acoustique soit mise en œuvre pour restituer aux générations futures ce qu’était le « son » de la plus célèbre des cathédrales avant l’incendie dévastateur d’avril 2019.

De retour de leur première mission scientifique sur le site religieux, Notre-Dame, l’équipe scientifique « acoustique » de la Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne nous explique en quoi consiste son travail. Entre technique et émotions, un le récit digne d’une aventure scientifique hors du commun et hors du temps.

Pop’Sciences | Quelle est l’origine de la création du groupe acoustique ?

Mylène Pardoen, docteur en musicologie, spécialiste de l’archéologie du paysage sonore :

Suite à l’incendie qui a détruit la toiture de Notre Dame (ND) de Paris en avril 2019, la communauté scientifique s’est mobilisée autour du CNRS pour participer à sa reconstruction en neuf groupes de travail thématiques = Incendie, Numérique, Structure, Bois/Charpente, Métal, Pierre, Verre, Émotions patrimoniales et Acoustique.

Ce dernier groupe, composé de 6 personnes et… d’un robot – de son petit nom Deep Trekker – regroupe des équipes de parisiens 1 et de lyonnais issus de l’équipe Pôle Image Animée et Audio (PI2A) de la Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne 2.

©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe Acoustique

Pop’Sciences | Quels sont ses objectifs ?

Mylène Pardoen :

Le groupe acoustique a deux objectifs :

Réaliser un modèle informatique sonore de ND qui permettra aux équipes d’architectes de les guider dans leurs choix pour la reconstruction de la voute et de la charpente (en donnant des mesures de l’impact acoustique selon le choix des matériaux, de la forme de la voute, etc.). La cathédrale est alors considérée comme un objet résonnant dans lequel un son est généré – par l’éclatement d’un ballon de baudruche, par exemple – dans le but de pouvoir calculer le temps de réverbération (l’écho) propre à la structure de la cathédrale.

Ce volume acoustique est l’espace délimité par l’ensemble des « parois », tenant compte des caractéristiques acoustiques de leur matériaux (pierre, bois….) et des objets s’y trouvant. Lorsque le son est émis, ses ondes se réfléchissent sur les parois comme une sorte de balle de ping-pong, mais avec un léger temps de retard à chaque rebond. C’est ce que l’on nomme le temps de réverbération (ce qui nous semble être un écho). C’est en quelque sorte la caisse de résonance qui permet à l’orgue ou aux choristes de donner à leurs chants une caractéristique particulière (la signature acoustique d’un lieu, qui est unique).

Ces relevés actuels seront comparés à des enregistrements réalisés lors d’un concert qui avait eu lieu dans ND en 2013, pour permettre de retrouver l’acoustique d’avant sa destruction.

Pendant la mission, seule la partie de la nef a fait l’objet de relevés (le chœur, bien qu’accessible, n’est pas dégagé et le transept, dont le sol est très abimé, était trop complexe à aborder pour le robot et les trépieds). Le robot servait essentiellement à accéder à la nef qui est encore aujourd’hui inaccessible par mesure de sécurité (risque potentiel de chute de pierres ou de la charpente en bois) pour pouvoir positionner deux trépieds à roulettes comportant chacun 2 micros ambisoniques et 2 micros omnidirectionnels nécessaires à l’étude du temps de réverbération de l’onde sinusoïdale (le son produit par le ballon).

©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe Acoustique

©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe Acoustique

Le second objectif est de documenter au niveau sonore le chantier de Notre-Dame ou autrement dit de réaliser une évaluation perceptive et représentative de l’environnement sonore de ND, en installant des capteurs qui enregistreront les ambiances sonores, 24h sur 24, pendant toute la durée du chantier de déblaiement et de reconstruction. Cette captation viendra agrémenter les informations disponibles sur ce bâtiment et continuer à raconter son histoire. Ainsi, seront collectés les bruits du chantier : ceux des corps de métiers qui vont se succéder, mais aussi ceux des oiseaux circulant librement dans le bâtiment… Tout cela agrémente le modèle sonore de ND.

©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe Acoustique

Joachim Poutaraud, assistant ingénieur en spatialisation sonore :

Cette pratique de l’étude du paysage sonore permet d’étudier la relation de l’Homme avec les sons de son environnement. On évalue des « marqueurs sonores », des sonorités signalétiques qui vont nous permettre de cartographier l’environnement sonore de la cathédrale.

Mylène Pardoen :

C’est l’histoire sonore du chantier. On peut repérer les porosités – des interférences qui existent entre les ambiances internes de la cathédrale et celles venant de l’extérieur qui sont le reflet des activités urbaines essentiellement – et la pollution sonore qui rentrent dans la cathédrale pour préserver sa quiétude. Car, quand on sort, on est agressé par le bruit tant la sérénité de la cathédrale est encore présente.

Ce second objectif fait écho aux travaux de Mylène Pardoen, archéologue des paysages sonores qui reconstitue des ambiances sonores du passé.

Avec le modèle virtuel créé, on pourra recréer une acoustique de n’importe quelle époque de ND : par exemple, au Moyen-Âge, on peut retrouver tous les éléments sonores qui étaient présents à cette époque dans ND en prenant en compte l’évolution de l’urbanisme, si le tissu urbain a changé ou non, si les rues ont été modifiées. Après, il faut retrouver qui travaillait autour, les corps de métiers, les bruits des gestes et des outils utilisés.  Mes sources sont les almanachs de l’époque pour recherche la localisation des artisans, les registres administratifs. Il n’y avait pas d’historique des précédents chantiers de ND. Tout le travail sera valorisé tout au long de la mission par des reportages, des enregistrements et des vidéos.

 

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Encart

Les chiffres clefs de la mission au niveau technique

Pour la mission :

– 350 Kg de matériel répartis en 6 flight cas pour : le matériel de diffusion et de captation pour l’acoustique, le matériel de captation pour les ambiances sonores,  l’ensemble des matériels pour documenter notre travail (GoPro, caméra JVC, micro binaural…) ;

– 8 kits EPI (2 combinaisons pour les frileux) ;

– 1 pistolet d’alarme et 8 cartouches (pour l’étalonnage) ;

– des ballons à gonfler et à faire éclater (également pour l’étalonnage) ;

– des kits d’éclairage ;

– 4 trépieds à roulettes.

©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe Acoustique

Nos 4h sur site représentant une distance de déplacement d’environ 20 km par personne (uniquement dans l’enceinte polluée au plomb. C’est ce que l’on nomme la zone sale.).

Pour l’équipe lyonnaise, le bilan vidéo représente : 47 min de rushs JCV ; 31 min de GoPro ; 90 Go de vidéos immersive (images robot, GoPro sur micros, timelapse). Le bilan audio : 6,52 Go de fichiers ambisoniques (soit près de 3h d’enregistrement).

Pour l’équipe équipe parisienne : 12h de vidéo (toutes caméras confondues, dont celles du robot) ; 110 Go de fichier audio (pour l’élaboration du modèle acoustique et ses volumes).

Voir la vidéo réalisée par Christian Dury lors de leur première entrée dans ND : Emotion en entrant – 10 juillet 2020.

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Pop’Sciences | Pourquoi est-ce important de reconstituer l’ambiance sonore de ND ? Qu’avez-vous ressenti en entrant dans ND ?

Mylène Pardoen :

Il est important de toucher du doigt les porosités et de les mettre en parallèle avec notre ressenti, nos émotions. Le confinement que nous venons de subir nous a fait prendre conscience de la dimension bruyante de nos villes, de nos vies. Des bruits ont ressurgit, les bruits de la nature ont ré-émergés. J’étais bien pendant le confinement ! Aujourd’hui il y a du « surbruit » comme si on voulait faire fuir la Covid comme quand on faisait le charivari pour faire fuir la peste …

Joachim Poutaraud :

Notre rapport au bruit dépend du contexte. Quand on s’intéresse, par exemple, aux paysages sonores indiens dans les quartiers type bidonville (Dharavi, Bombay) la perception du bruit est différente : les habitants de ces quartiers ont peur du silence, un espace sans son est un espace mort. Proverbe indien : « qui mendie en silence, meurt de faim en silence ».

Reconstituer l’ambiance sonore de ND c’est finalement lui rendre son âme.

Pop’Sciences | L’anecdote qui vous reste de cette expérience !

L’anecdote de Joachim : « le moment où on a déposé le boitier (pour enregistrer les sons du chantier) sous la rosace sud, on était à 10 cm des vitraux, voir les motifs de si près était extraordinaire… »

L’anecdote de Mylène : « ce fut un moment intense et la récolte très riche. Un souvenir inoubliable : les chaussures fendues de Joachim à force de marcher ! »

L’anecdote de Christian Dury – Ingénieur, Co-responsable du Pôle Image Animée et Audio : « je fais partie des rares personnes au monde à m’être retrouvé 5 minutes presque tout seul à 3 heures du matin dans ND endormie… »

L’équipe de Pop’Sciences ne manquera pas de vous faire vivre cette aventure scientifique. Rendez-vous lors d’un prochain retour de mission pour en savoir plus sur l’évolution des enregistrements, des relevés et de la construction du modèle sonore de Notre-Dame…

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Notes :
[1] l’équipe « Lutheries – Acoustique – Musique » de l’Institut Jean Le Rond d’Alember
[2] La Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne est sous tutelles des établissements suivants : CNRS / Université Lumière Lyon 2 / Université Jean Moulin Lyon 3 / Université Claude Bernard Lyon 1 / Université Jean Monnet Saint-Étienne / École normale supérieure de Lyon / Science Po Lyon

 

PPour aller plus loin

Coups de projecteurs sur la galerie médiévale du Musée des Moulages | Collections & Patrimoine

CCoups de projecteurs sur la galerie médiévale du Musée des Moulages | Collections & Patrimoine

La galerie médiévale du Musée des Moulages prend de nouvelles couleurs ! En collaboration avec Véronique Rouchon (Université Lumière Lyon 2/CIHAM), Géraldine Victoir (Université Paul Valéry Montpellier 3 / CEMM) et Jonathan Richer (entreprise d’art numérique Theoriz), le Musée des moulages de l’Université Lumière Lyon 2 a mis en place un système de vidéo mapping qui permet de projeter des couleurs et des motifs sur trois statues de sa galerie médiévale.

Au cours de cette vidéo, les acteurs de ce projet exposent les procédés scientifiques et techniques qui ont permis de reconstituer la polychromie de ces moulages. Vous pourrez bientôt découvrir cette nouvelle forme de médiation au MuMo, 87 cours Gambetta, Lyon, 3e arrondissement. 

Pour en savoir plus sur les recherches menées pour ce projet de colorimétrie : De l’ombre à la lumière. Quand les arts numériques redonnent vie et couleurs aux statues médiévales.

Le couple des Tyrannoctones au centre de l’acte fondateur de la démocratie athénienne | Collections & Patrimoine

LLe couple des Tyrannoctones au centre de l’acte fondateur de la démocratie athénienne | Collections & Patrimoine

Au cours de cet article, nous parlerons tyrannie, car paradoxalement c’est de la tyrannie qu’est issue la démocratie athénienne. Pour l’aborder, nous regarderons de plus près deux moulages conservés au MuMo : Harmodios et Aristogiton.

Dans la Grèce antique, la tyrannie n’a pas du tout le sens qu’on lui donne aujourd’hui. Le terme de tyran renvoie à un homme qui s’est emparé du pouvoir. Dans cette démarche, il reçoit souvent l’aide des classes populaires las du règne politique et économique des grandes familles aristocratiques. Il peut être issu d’une famille exilée, ou d’importance secondaire, mais il est souvent lui-même membre de ces grandes familles.

Le tyran maintient les lois et les institutions, mais place son action au-dessus d’elles. C’est ainsi que procède le tyran Pisistrate, lorsqu’il prend le pouvoir à Athènes en 561 av. J.-C. Il est le chef du parti populaire. Il respecte les lois en vigueur, s’attire les faveurs du peuple des campagnes par des avances d’argent, et de celui de la ville par le développement du commerce. Puis ses fils, Hippias et Hipparque, lui succèdent. On parle alors de la famille ou de la dynastie des Pisistratides. A la mort de Pisistrate en 527 av. J.-C., son fils et successeur Hippias tente une vaine réconciliation avec les familles nobles exilées sous le règne de son père. Il rappelle alors la famille des Alcméonides et Clisthène est élu premier archonte (magistrat) d’Athènes en 524 av. J.-C. Mais la paix ne dure pas. Hipparque est assassiné par les « tyrannoctones », c’est-à-dire « Les meurtriers des tyrans ». Le MuMo expose justement un groupe statuaire qui représente les « tyrannoctones », Harmodios et Aristogiton (inv.L342 et L343). ©C.Mouchot et A.Grattier/Univ. Lumière Lyon 2. Les originaux sont des statues en bronze, œuvres d’Anténor, érigées sur l’agora d’Athènes au début du Ves. av.J.-C.

© C. Mouchot – Université Lumière Lyon 2

Harmodios est alors tué par les gardes d’Hipparque et Aristogiton est arrêté plus tard, torturé puis exécuté. Acte fondateur de la démocratie, il ne marque pas cependant tout de suite la fin de la tyrannie. Profondément marqué par ce tyrannicide, Hippias instaure une répression sanglante dès 512 av. J.-C. tandis que les Alcméonides tentent de reprendre le pouvoir. Sur recommandation de la Pythie de Delphes, ces derniers demandent alors l’appui de Sparte et de son roi Cléomène qui réussit à chasser le tyran en 510 av. J.-C.

Ce premier groupe en bronze représentant Harmodios et Aristogiton est emporté par le roi perse Xerxès Ier lors de la seconde guerre Médique (-480). Il est remplacé par un autre groupe en 476 av. J.-C. Celui du MuMo est le moulage d’une copie romaine du second groupe, retrouvée dans la villa d’Hadrien à Tivoli (Italie) et conservée à Naples, au musée archéologique national. Nous connaissons les grandes sculptures classiques grecques grâce à la passion des romains pour la copie en marbre, qui ne peut être fondue et revendue comme le bronze. Les deux statues ont été réunies dans les années 1970.

© C. Mouchot – Université Lumière Lyon 2

Aristogiton cache l’action d’Harmodios à droite avec l’étoffe pendant que ce dernier porte le coup fatal au tyran. La tension de l’action est renforcée par le fait que le spectateur qui regarde ces statues de face se retrouve à la place de la victime. Leur figure devient un puissant symbole pour le régime démocratique ; après le sac d’Athènes durant les guerres médiques, ce sont les premières statues que l’on refait et que l’on replace dans l’espace public. Athènes ne veut plus du « pouvoir d’un seul » qui mène à des révoltes entre factions. Elle veut un régime d’avantage démocratique pour contrer l’influence des puissants.

Après la fuite du dernier Pisistratide, elle retrouve le bon fonctionnement de ses anciennes magistratures mais un processus de démocratisation du pouvoir s’accélère, qui devient progressivement plus égalitaire. La première réforme qui jette les bases de l’isonomie (égalité devant les lois) est due à Solon (640-558 av. J.-C.), mais c’est l’action réformatrice de Clisthène (vers 565 – vers 500 av. J.-C.) qui va profondément remanier le système politique athénien.

Pour en apprendre davantage sur les actions de Solon et la réforme de Clisthène, rendez-vous ici: https://popsciences.universite-lyon.fr/ressources/democratie-et-bande-dessineecollectionspatrimoine/

 

Jillian Akharraz, doctorant en histoire et archéologie grecque (Univ. Lumière Lyon 2 – Hisoma UMR 5189) et médiateur au MuMo.

En savoir plus :

MuMo

Démocratie et bande dessinée | Collections & Patrimoine

DDémocratie et bande dessinée | Collections & Patrimoine

Dans le cadre de la conférence Le tirage au sort au service de la démocratie qui s’est tenue le 5 février 2020 au Musée des Moulages, Alecos Papadatos (écrivain et illustrateur de bandes dessinées) retrace l’émergence et les fondements de la démocratie athénienne grâce à la réforme de Clisthène, histoire que l’auteur a adaptée dans une bande dessinée intitulée « Démocratie (ou comment une idée peut changer le monde) » publiée en 2015.

Cette conférence s’est tenue à l’occasion de l’arrivée au MuMo de la reconstitution d’un klèrôtèrion, accessible au grand public aux horaires d’ouverture du Musée.

Jillian Akharraz, doctorant en histoire et archéologie grecque (Univ. Lumière Lyon 2 – Hisoma UMR 5189) et médiateur au MuMo, nous en dit plus sur les grandes réformes qui ont inspirées le travail d’Alecos Papadatos.

Solon (640-558 av. J.-C.) est une personnalité importante dans la mise en place de la démocratie athénienne. Vers -584, il abolit les dettes, abolit l’esclavage pour dette, et soumet tous les Athéniens à la loi, qui est désormais la même pour tous. Il crée quatre classes de citoyens selon leur revenu. Le corps civique est désormais organisé selon le nombre de mesures de blé, de vin et d’huile possédées par le citoyen.

Clisthène (vers 570-vers 492 av. J.-C.) propose une série de réformes, vers -508, qui reposent sur la réorganisation de l’espace civique : les anciennes structures politiques reposant sur la richesse et les groupes familiaux sont remplacées par un système de répartition territorial formant des tribus. Ces mesures sont destinées à prévenir un retour de la tyrannie.

Le nombre de tribus passe de 4 à 10. Les tribus sont des groupements civiques et politiques, et par son éclatement géographique elle permet de briser les réseaux de proximité. Ainsi des citoyens vivant à distance les uns des autres, sur la côte, dans la campagne, ou dans la ville d’Athènes, sont regroupées au sein d’une même tribu qui, à l’origine unissait les descendants d’un même ancêtre. Ce système décimal est la base de toute la démocratie.

Ce nouveau découpage permet d’associer plus de nouveaux citoyens à la vie politique en les insérant dans une circonscription nouvelle, ce qui a pour effet de briser les cadres géographiques traditionnels et par conséquent, le clientélisme local des anciennes familles dirigeantes. Ce brassage incite également les groupes n’ayant pas les mêmes activités et intérêts professionnels à mieux s’écouter, se soutenir et collaborer.

Réalisation du support audiovisuel : Jérémy Frenette (SLA– DACDS), Alexis Grattier (COM), et Stéphane Marquet (SLA– DACDS).
Contribution au projet : Sarah Betite (MuMo – DACDS), Michèle Busnel (COM), Pascal Cornet (DACDS), Irini Djeran-Maigre (Association Defkalion), Marie Lauricella (DACDS) et Hélène Wurmser (IRAA).

 

 

 

Le tirage au sort dans l’Athènes classique | Collections & Patrimoine

LLe tirage au sort dans l’Athènes classique | Collections & Patrimoine

Dans le cadre de la conférence « Le tirage au sort au service de la démocratie«  qui s’est tenue le 5 février 2020 au Musée des Moulages, Liliane Lopez (archéologue et chercheure associée à l’IRAA/MOM) s’est prêtée à une interview au cours de laquelle elle revient sur ses travaux de recherche portant sur la reconstitution d’un klèrôtèrion, machine à tirer au sort sous la démocratie athénienne antique (VIe siècle avant J.-C.). Cette reconstitution est aussi bien un outil pédagogique à destination des étudiant.es et des élèves du secondaire, qu’un outil de recherche pour comprendre le fonctionnement politique de cette cité grecque.

Cette conférence s’est tenue à l’occasion de l’arrivée au MuMo (87 cours Gambetta, Lyon 3ème arrondissement) de la reconstitution d’un klèrôtèrion, accessible au grand public aux horaires d’ouverture du Musée.

Réalisation du support audiovisuel : Jérémy Frenette (SLA– DACDS), Alexis Grattier (COM), et Stéphane Marquet (SLA– DACDS).
Contribution au projet : Sarah Betite (MuMo – DACDS), Michèle Busnel (COM), Pascal Cornet (DACDS), Irini Djeran-Maigre (Association Defkalion), Marie Lauricella (DACDS) et Hélène Wurmser (IRAA).

Le klèrôtèrion, machine emblématique de la démocratie | Collections & Patrimoine

LLe klèrôtèrion, machine emblématique de la démocratie | Collections & Patrimoine

Liliane Lopez, archéologue et chercheure associée à l’IRAA (MOM) présente l’histoire et le fonctionnement du klèrôtèrion, machine emblématique du tirage au sort au service de la démocratie athénienne pour faire participer massivement les citoyens volontaires à la vie politique (VIe siècle avant J.-C.). Cette reconstitution est aussi bien un outil pédagogique à destination des étudiant.es et des élèves du secondaire, qu’un outil de recherche pour comprendre le fonctionnement de la démocratie athénienne dans l’Antiquité.

La reconstitution du klèrôtèrion est exposée au Musée des Moulages (87 cours Gambetta, Lyon 3ème arrondissement). Au cours de visites thématiques, venez découvrir une dimension originale de l’histoire de la démocratie !

Réalisation du support audiovisuel : Jérémy Frenette, Philippe Fricaud, et Stéphane Marquet (SLA– DACDS).
Contribution au projet : Sarah Betite (MuMo – DACDS), Michèle Busnel (COM), Pascal Cornet (DACDS), Marie Lauricella (DACDS), et Hélène Wurmser (IRAA).

Les lutteurs impassibles | Collections & Patrimoine

LLes lutteurs impassibles | Collections & Patrimoine

Vous vous disputez avec vos co-confinés ? On espère que vous n’en arriverez pas au même point que ces deux-là : aujourd’hui on vous présente les Lutteurs Medicis.

Les Lutteurs sont une œuvre en marbre réalisée au Ier siècle av. J.-C., et conservée à Florence, à la Galerie des Offices (inv. 1914 n.216).

Deux hommes nus ont été précipités au sol. Ils sont en pleine action, le premier maintenant le second au sol grâce à la tenaille formée par ses jambes. L’homme du dessus semble faire une clef de bras à celui du dessous. Ils échangent un regard, mais leurs expressions semblent impassibles. La tension des muscles, bandés juste après la chute montre à quel point l’artiste a su saisir, capter un instant du combat, comme suspendu depuis une vingtaine de siècles.

Si le groupe semble être une copie d’après un bronze réalisé au IIIe siècle av. J.-C. par un artiste de l’école de Lysippe*, les têtes n’appartiennent pas à l’original. Celle de l’homme du dessus est moderne, et celle de l’homme du dessous est antique mais provient d’une autre œuvre. Cela expliquerait en partie le peu d’expressivité des visages.

© C. Mouchot – Université Lumière Lyon 2

La lutte est un des sports grecs par excellence. Les lutteurs, dont le corps est préalablement enduit d’huile et de poussière pour rendre les prises plus difficiles, ont pour but de faire tomber leur adversaire trois fois au sol. C’est ainsi qu’ils obtiennent la victoire. La lutte intègre les épreuves des Jeux olympiques en 708 av. J.-C. et il s’agit aussi de l’une des cinq épreuves qui constituent le pentathlon (avec la course, le saut, le disque et le javelot).

Ce groupe a été retrouvé vers 1583 près de Saint-Jean de Latran à Rome, non loin d’un groupe représentant les Niobides* dont nous vous parlions récemment [« Gloire et déboires de Niobé et sa fille »]. Il est même possible qu’il fasse partie de cet ensemble, car certains textes précisent que les plus jeunes fils de Niobé sont transpercés par les flèches d’Apollon alors qu’ils s’exerçaient à la lutte.

Les Lutteurs sont achetés l’année même de leur découverte par le cardinal Ferdinand de Médicis (1549-1609), et ils sont envoyés à Florence en 1677.

Dans les années 1800, pour les protéger de l’ambition napoléonienne qui a tendance à rapporter beaucoup d’œuvres italiennes en France, Les Lutteurs sont cachés pour les protéger. Ils sont réexposés en 1803.

Le tirage* conservé au MuMo a été réalisé en 1896 : une commande de l’emballeur Gerfaud, conservée au Pôle archives de l’Université Lumière Lyon 2 nous l’apprend.

Néanmoins, l’œuvre ne porte pas d’estampille, ce qui devrait être le cas pour un moulage réalisé à cette date par les ateliers de moulage des musées nationaux. Peut-être ce moulage vient-il des ateliers de l’Ecole nationale des Beaux-arts, pour laquelle Gerfaud est aussi l’emballeur officiel.

Vous pouvez de nos jours admirer ce moulage au MuMo, dans la section dédiée au corps masculin… On espère vous y voir très vite !

 

Glossaire

*Tirage : Ce terme désigne le résultat du processus de prise d’empreinte sur une œuvre et de reproduction de celle-ci. Le tirage est donc la copie résultant de l’opération de moulage.

*Lysippe : Bronzier qui travaille entre 370 et 310 av. J.-C., il est très réputé et dit avoir deux maîtres : Polyclète (un sculpteur de l’époque du Haut classicisme vers 450 av. J.-C. – 430 av.J.-C.) et la nature. Il est connu pour avoir remis en cause le canon physique des statues masculines de Polyclète en les allongeant. Il est aussi le portraitiste officiel d’Alexandre le Grand.

*Niobides : Les Niobides, dans la mythologie grecque, sont les quatorze enfants de Niobé. Celle-ci a le malheur de se vanter de son abondante progéniture auprès de Léto, la mère d’Apollon et Artémis, qui en prend ombrage. Pour venger leur mère, les jumeaux poursuivent les enfants de Niobé, qu’ils tuent tous à l’aide de leurs arcs et flèches.

 

Lina Roy – Musée des moulages, Université Lumière Lyon 2

Musée des moulages

 

L’amour « brulant » d’Eros et Psyché | Collections & Patrimoine

LL’amour « brulant » d’Eros et Psyché | Collections & Patrimoine

Aujourd’hui, on vous raconte l’histoire d’Eros et Psyché, un mythe qui finit bien, pour vous remonter le moral !

Eros et Psyché est une copie romaine d’un original hellénistique inconnu, réalisé en marbre au IIe siècle après J.-C. et conservé à Rome, au musée du Capitole (inv. MC 0408).

Le MuMo en possède un moulage en plâtre, réalisé vers 1899 par le mouleur romain Leopoldo Malpieri, et présenté dans la section Monstres et Mythologie (inv. L741).

 

©C. Mouchot – Université Lumière Lyon 2

 

Le groupe, composé d’un jeune homme nu et d’une jeune femme dont la nudité n’est voilée que par un drapé noué à son bassin, est plus petit que nature (environ 1.30m). Les deux personnages sont campés sur leurs appuis, leurs jambes nous font fasse. Mais leurs torses et leurs bras sont rapprochés l’un de l’autre dans une étreinte suggérant qu’Éros donne un baiser à Psyché.

On trouve les aventures de ces amoureux chez Apulée*. Psyché est une femme très belle, mais elle ne trouve pas d’époux : les hommes préfèrent la vénérer, et en oublient même de rendre hommage à Aphrodite*. Cette dernière, jalouse, demande à son fils Eros, de faire tomber Psyché amoureuse du plus misérable des mortels pour se venger. Éros obéit, mais ce faisant se blesse avec une de ses flèches et tombe lui-même amoureux de Psyché.

Abandonnée par son père sur un rocher, Psyché se retrouve finalement dans un magnifique palais, où son époux la rejoint chaque soir dans l’obscurité de sa couche. Il est formel, elle ne doit pas tenter de découvrir son identité. Mais Psyché s’ennuie et demande à ce que ses sœurs puissent venir au palais. Cela lui est accordé, et ce sont elles qui la convainquent qu’elle doit savoir qui est son amant. Profitant du sommeil d’Éros, Psyché allume une lampe à huile afin de découvrir les traits de son époux. Mais une goutte d’huile brulante tombe sur Éros, qui se réveille et s’enfuit, trahi.

Psyché part alors à la recherche de son amour et atterrit dans le palais d’Aphrodite qui lui impose toute une série d’épreuves pour reconquérir Éros. Elle triomphe et ils se marient sur le mont Olympe.

Ce groupe a été découvert en 1749 à Rome, près de l’église Santa Balbina, sur l’Aventin. Il est tout de suite acquis par Benoît XIV*, qui en fait don au musée du Capitole. La tête d’Éros n’a pas été retrouvée, et a été remplacée par une autre tête d’Éros antique. L’œuvre est emportée en France selon les termes du Traité de Tolentino en 1797, mais restituée dès la chute de Napoléon.

Cette œuvre est très admirée dès sa découverte, et largement reproduite : que ce soit en intaille par Wedgwood* (manufacture très réputée), en bronze par Zoffoli ou en dessin : Ingres*, par exemple, s’est prêté plusieurs fois à cet exercice.

C’est à la réinterprétation de ce groupe qu’ Antonio Canova* (1757-1822) doit ses œuvres les plus réputées : il en fait une première lecture, très personnelle et dont le succès ne se dément pas jusqu’à aujourd’hui entre 1797 et 1793, conservée à Paris au musée du Louvre.

 

© Jorg Bittner Unna – Creative Commons

 

Sa seconde lecture, en 1808, est encore plus proche de l’original (conservée à Saint-Pétersbourg, au musée de l’Ermitage).

 

©Anonyme – Creative Commons

 

Le tirage de l’Éros et Psyché antique conservé par le MuMo a été réalisé par Malpieri, après 1899 : un cachet métallique fixé au plâtre porte son nom.

 

En effet, le Pôle Archives de l’Université Lumière Lyon 2 conserve une lettre de Henri Lechat, conservateur du musée, qui indique qu’il sera très heureux de payer ce moulage à l’artisan italien, à partir du moment où il aura reçu celui-ci. Cette lettre date du 11 juin 1899, on peut donc en déduire que l’œuvre a dû arriver au musée quelques mois plus tard.

Vous pourrez venir admirer ce couple d’heureux amoureux dès la réouverture du musée !

Glossaire

*Apulée : (c. 125-170) est un orateur, écrivain et philosophe né en actuelle Algérie, à l’époque romaine. Il a été rendu célèbre par son roman Les Métamorphoses : c’est dans cet ouvrage que l’on trouve l’histoire d’Éros et Psyché, récit le plus célèbre issu de sa plume.

*Aphrodite : déesse grecque de l’Amour au sens large, les Romains la nomment Vénus. Si Héphaïstos est généralement reconnu comme son époux, on lui a attribué de nombreux amants (Arès, Poséidon, Adonis, Anchise etc.). Elle est traditionnellement reconnue comme la mère d’Éros.

*Benoît XIV : (1674-1758), issu de la famille Lambertini, il accède au pontificat en 1740. Passionné de littérature, il est connu pour son ouverture d’esprit envers les idées des Lumières. C’est aussi un grand mécène, comme le montre son achat du groupe d’Eros et Psyché, mais aussi son financement de l’embellissement de la façade de l’église Sainte-Marie-Majeure, à Rome.

*Wedgwood : Il s’agit d’une manufacture de porcelaine, faïence et poteries créée en 1759 par Thomas Wedgwood et qui connaît une importante vogue au XVIIIe siècle. Les plus grands succès de cette manufacture sont des objets dévolus aux arts de la table représentant des sujets antiques.

*Ingres : Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) est un peintre du XIXe siècle, élève de Jacques-Louis David dont il reprend les aspirations néoclassiques. Directeur de l’Académie de France à Rome, il est très familier des antiquités romaines, qu’il étudie par le biais de croquis, et qu’il utilise parfois dans ses travaux.

*Canova : Antonio Canova (1757-1822) est un sculpteur et peintre vénitien. Régulièrement appelé au service de la famille Napoléon, son intérêt se porte largement sur la réinterprétation de sujets antiques. C’est lui qui est chargé de négocier le retour des œuvres d’art pillées par l’Empire en Italie à la chute de Bonaparte.

 

Lina Roy – Musée des moulages – Université Lumière Lyon 2

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Le portrait de la réussite : Jules Hardouin-Mansart | Collections & Patrimoine

LLe portrait de la réussite : Jules Hardouin-Mansart | Collections & Patrimoine

Jules Hardouin-Mansart

© J.-P. Cherinian – Université Lumière Lyon2

« Est-ce Louis XIV ? Est-ce Molière ? » Demandent souvent les visiteurs du MuMo. Il s’agit en réalité de Jules Hardouin-Mansart. Aujourd’hui on vous en dit plus sur ce personnage.

Le buste de Jules Hardouin-Mansart a été sculpté par Jean-Louis Lemoyne en 1703. Il s’agit d’une œuvre en marbre conservée à Paris, au musée du Louvre (inv. M.R.2640).

Le MuMo en conserve une version en plâtre réalisée au XIXe ou XXe siècle, et exposée dans l’espace d’accueil du musée (inv. M484).

Jules Hardouin-Mansart

© J.-P. Cherinian – Université Lumière Lyon2

Un homme au visage replet regarde vers sa gauche. Il porte une imposante perruque de cheveux bouclés, qui viennent couvrir sur son buste son jabot de dentelles. Les textures des tissus en linon, des dentelle ou velours, des cheveux cascadant et de la peau légèrement détendue sont caractérisées de façon très sensible.

Cet homme dans la fleur de l’âge est Jules Hardouin-Mansart (1645-1708), petit-neveu de François Mansart à qui l’on doit le château de Maisons-Laffite* ou l’église du Val de Grâce*. Il suit la même carrière que son ancêtre et reste le célèbre architecte du château de Versailles, de Marly* ou encore des Invalides*. Il est, au moment de la réalisation de ce portrait, Surintendant des bâtiments du roi Louis XIV.

Ce portrait d’apparat le montre en pleine réussite sociale : il porte la croix de l’Ordre de Saint-Michel, ce qui est une consécration pour un artiste. Son sourire est présent mais légèrement hautain, distant, soulignant sa supériorité sociale.

© J.-P. Cherinian – Université Lumière Lyon 2

Cette sculpture est le morceau de réception à l’Académie royale de Peinture et de Sculpture de Jean-Louis Lemoyne (1665-1755). C’est grâce à ces morceaux de réception que les artistes peuvent entrer à l’Académie et bénéficier d’une certaine sécurité, aussi bien sociale que financière. Il s’agit d’un procédé proche des chefs d’œuvre qui doivent parachever la formation des compagnons du devoir.

Lemoyne se compare ici à son maître, Coysevox, qui avait réalisé un portrait du même Jules Hardouin-Mansart quelques années plus tôt, en réutilisant l’iconographie d’un autre portrait de son maître décrivant cette fois Louis XIV.

Si Lemoyne n’est pas resté parmi les sculpteurs les plus célèbres du XVIIIe siècle, il devient néanmoins le portraitiste du Régent, Philippe d’Orléans, et réalise plusieurs portraits de Louis XIV.

Il a obtenu un certain succès avec cette œuvre représentant Jules Hardouin-Mansart, qui a été fondue en bronze aux frais du modèle et exposée dès l’année suivante au Salon* de 1704. Elle a aussi été diffusée sous la forme de reproductions en plâtre.

Bien que nous ne connaissions pas d’archives relatives à cette collection, il est probable que le moulage du MuMo fasse partie de la collection moderne qui arrive au musée dans les années 1920. Néanmoins, la présence du cachet sur le piédouche (base du buste) pourrait indiquer que l’œuvre a été réalisée dans les ateliers de moulages des musées nationaux, au Louvre. On ne saurait cependant dire précisément à quelle date.

Pour profiter de cette bouffée de XVIIIe siècle, il suffira de franchir les portes du Musée des Moulages et de vous tourner sur votre droite. On vous y accueillera avec joie dès que possible.

 

Glossaire

*Château de Maisons-Laffite : Ce château situé dans les Yvelines, œuvre de François Mansart (1598-1666), est bâti vers 1640. Il est resté célèbre car il incarne la transition entre une Renaissance française finissante et une architecture classique dont Mansart est le grand précurseur français.

*Eglise du Val de Grâce : Elle a également été érigée en suivant des plans de François Mansart, à partir de 1645. Il s’agissait de l’église de l’Abbaye royale du Val de Grâce, qui a depuis été transformé en hôpital militaire.

*Marly : Il s’agit de l’un des principaux châteaux de plaisance de Louis XIV : il se trouvait à Marly-le-Roi, dans les Yvelines. Malheureusement détruit, il avait été érigé entre 1678 et 1696, au sein d’un parc paysagé créé pour en être à ce monument qui s’organisait en une série de pavillons.

*Les Invalides : Ce monument a été réalisé sur un ordre donné par Louis XIV en 1670 : il souhaite bâtir un lieu pour abriter les invalides de guerre. Cet édifice est un des manifestes de l’architecture classique française. Il accueille aujourd’hui le musée de l’armée.

*Salon : Le Salon est une manifestation artistique créée à la demande de Mazarin en 1673, qui a eu lieu jusqu’en 1880. Il permettait aux artistes appartenant à l’Académie Royale de peinture et de sculpture d’y montrer leurs travaux. Il avait traditionnellement lieu dans le Salon carré du Louvre, et réunissait l’art le plus contemporain. C’était aussi un des lieux où s’exprimait le plus vivement la critique d’art.

 

Lina Roy – Musée des moulages – Université Lumière Lyon 2

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L’architecture du musée des Confluences vue par les équipes | Collections & Patrimoine

LL’architecture du musée des Confluences vue par les équipes | Collections & Patrimoine

Vaisseau spatial ou animal marin : l’architecture du musée des Confluences ne laisse pas indifférents ses visiteurs…

Visionner un reportage sur l’architecture, vue par les équipes du musée.
Une réalisation OnStage Production, disponible en exclusivité pour la durée du confinement.

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