Pop’Sciences répond à tous ceux qui ont soif de savoirs, de rencontres, d’expériences en lien avec les sciences.

EN SAVOIR PLUS

L’interculturalité

LL’interculturalité

Dans un monde où la diversité culturelle est à la fois richesse et défi, ce livre invite à repenser l’interculturalité comme un chemin d’ouverture, de compréhension et d’échange authentique.

Aujourd’hui la rencontre avec l’autre est devenue inévitable, l’interculturalité n’est plus un concept abstrait mais une réalité quotidienne, source de richesses autant que de tensions. Cet ouvrage explore les compétences et savoir-faire indispensables pour naviguer dans cette diversité, en décryptant les malentendus, les défis et les opportunités qu’elle engendre. À travers exemples concrets, témoignages, anecdotes et éclairages inattendus – des émotions au goût, jusqu’à l’innovation – les auteures invitent à un voyage sensible et réflexif. Un cheminement vers une compréhension plus fine de soi, des autres et de la richesse des différences.

Ouvrage disponible en librairie ou par correspondance (ISBN 978-2-86272-820-9 / 116 pages / 9€), ou en version anglophone sur la plateforme HAL-SHS

Plus d’informations sur le site des Presses universitaires de Saint-Étienne :

PUSE

© PUSE, 2026.

Territoires : la culture scientifique comme trait d’union | #3 – Dossier Pop’Sciences « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations »

TTerritoires : la culture scientifique comme trait d’union | #3 – Dossier Pop’Sciences « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations »

« Un pays qui rêve est un pays qui vit » : cette devise du CCSTI de l’Ardèche est partagée aux acteurs présents au séminaire Pop’Sciences du 28 avril 2026 « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations«  qui mettent en œuvre des actions diversifiées pour lutter contre l’éloignement des publics vis-à-vis de l’offre culturelle. Résultat : un foisonnement de coopérations animant les territoires hors des grandes agglomérations, pour faire partout société grâce à la culture scientifique.

Même si le terme « éloignement » peut interroger, un diagnostic s’impose : l’offre culturelle, sur les territoires, est loin d’être homogène et accessible. De surcroît, l’existence d’équipements et d’animations n’empêche pas que de larges pans de la population se trouvent empêchés de les investir pleinement. Que faire, face à cette mise à distance multiforme ?

Aller vers et faire venir : l’itinérance

© Pop’Sciences

« Du vent, de la science et des étoiles… Et si la culture scientifique nous unissait ? » : c’est le pari raconté par Mathilde Cognet, Directrice du Pôle Culture à la Communauté de communes Val’Eyrieux et Séverine Morin, Responsable du CCSTI de l’Ardèche.  Tout part d’un héritage commun. Trois équipements, non reliés, se trouvant dans des zones « dites » éloignées en Ardèche : l’Arche des Métiers, au Cheylard, l’École du Vent à Saint-Clément et l’observatoire Planète Mars, dans la commune du même nom.  Comment mieux faire vivre ces lieux qui ont 20 ans d’existence et permettre la rencontre des publics ? Il est décidé que le dénominateur commun sera la culture scientifique. Avec l’objectif d’une part de faire venir les habitants « du coin » et « ceux de plus loin » (de la Région Auvergne Rhône-Alpes) dans les sites, et d’autre part, d’aller au-devant des publics grâce à une offre et une flotte dédiée. Une équipe mutualisée de 12 employés va ainsi « faire d’une contrainte, l’itinérance, une marque de fabrique », précise Mathilde Cognet. Les médiateurs se déplacent partout dans le département, 7 jours sur 7 : 447 demi-journées ont ainsi été effectuées hors les murs en 2025. En Ardèche, La Fête de la Science dure un mois (au lieu de 10 jours à l’échelle nationale) et le Village des Sciences change de lieu chaque année. En 2025, il s’est déroulé à Mirabel et a accueilli 3000 visiteurs : « On arrive à faire venir un public et un « non public[1] » transporté en bus » précise Mathilde Cognet. Dans cette aventure, la transversalité et l’expérimentation permettent aussi la collaboration avec d’autres secteurs (recherche, enseignement, culture, acteurs économiques, tissu social, enfance) afin de diversifier la programmation (par exemple pour l’évènement Printemps de l’esprit critique).

 

Tous chercheurs, où que l’on soit

© EbulliScience

Face à l’inégalité territoriale de l’offre culturelle et aux difficultés de déplacement, l’association EbulliScience, implantée à Vaulx-en-Velin dans le Rhône, a décidé de faire également de l’itinérance un crédo pour aller vers les publics, en créant le concept des Labomobils. Morgane Gil, Directrice de l’association et Anaïs Debourg, référente du dispositif l’affirment : « On veut être les plus accessibles vers celles et ceux qui sont éloignés ». Labomobils est un dispositif itinérant de médiateurs et médiatrices qui se déplacent avec du matériel pédagogique pour « être là où l’on nous le demande » : école, médiathèque, cinéma, centre pénitencier, lycée, classe verte… Ils interviennent dans un rayon maximum de 2h30 autour de Vaulx-en-Velin. Par exemple, à l’école du Biot, en Haute-Savoie, 4 ateliers sciences, pour chacune des 3 classes du village, ont été créés. La pédagogie active, véritable ADN de l’association qui met le public dans la posture d’un chercheur, est au cœur de l’action. Bilan : cet outil est précieux, nécessaire, car il crée une vraie relation de proximité nouvelle, mais il comporte des contraintes : une logistique exigeante, une mobilisation gourmande en temps pour les médiateurs et une certaine fragilité du modèle économique.

 

Faire corps avec le territoire

© Pop’Sciences

L’itinérance, l’équipe Pop’Sciences connaît bien : « En 2017, nous avons créé un festival ayant pour objectif de rendre les sciences attractives et d’aller à la rencontre de publics éloignés dans la Métropole de Lyon et en territoire hors des grandes agglomérations » rappelle Cécile Rondeau, responsable communication et partenariats. La 5ème édition s’est déroulée à Belleville-en-Beaujolais. Bilan : 3 jours festifs au cœur de la ville avec 70 animations, 190 intervenants (issus des établissements de la ComUE Université de Lyon) qui ont accueilli 5000 visiteurs, dont 1000 scolaires. 75 % de ces publics, heureux de découvrir la culture scientifique, étaient des habitants du territoire de la Communauté de communes Saône-Beaujolais (CCSB).

Quelle est la clé d’une telle réussite ? « On travaille en amont, pas à pas, avec le territoire : 2 ans avant l’événement, on va voir ses acteurs pour identifier ses spécificités, volontés, besoins. On réalise une véritable co-construction du festival » raconte Cécile Rondeau. Autre atout de l’édition 2025 : un territoire très engagé, doté d’une volonté politique forte de développer la culture scientifique, en lien avec un axe majeur, la transition écologique. Ce qui a permis un travail avec tous les acteurs locaux (collectivités, écoles, médiathèques) et de proposer des animations en amont du festival. « On a parlé du festival Pop’Sciences toute l’année dans le territoire » évoque Charline Maurice, Directrice culture et patrimoine de la CCSB.

La pensée, un sport de combat

Remédier à l’éloignement peut également conduire à repenser le service en adéquation avec les besoins de son époque. C’est ce que relève Rémi Vassieux, chargé de l’élaboration d’un Contrat territoire-lecture pour la CCSB. Relier 20 bibliothèques présentes dans 35 communes et rendre plus visibles leurs services est un premier défi. Mais il y a aussi l’adaptation du service, la nécessité de « faire rentrer la bibliothèque dans la vie des gens ». L’avis de la population est ainsi sollicité dans la réflexion menée sur le futur des bibliothèques du territoire. Par ailleurs, la médiathèque doit faire face aux pratiques numériques du jeune public : la tranche d’âge des 7-19 ans consacre, en moyenne, 18 minutes par jour à la lecture d’un ouvrage et 3 heures devant un écran. Cet usage, amplifié par l’IA, a des effets alarmants : baisse de la pensée critique et des facultés de mémoire, fatigue cognitive. Comment les médiathèques peuvent-elles innover sans perdre le sens de leur mission ? La culture scientifique est un levier possible : faire découvrir comment les sciences éclairent les grands enjeux de notre temps (environnement, santé, numérique, alimentation) ; développer une pratique de la pensée, du débat (EMI, philosophie, conférences, rhétorique) : comme l’évoque Rémi Vassieux, « faire de la bibliothèque une salle de sport de l’esprit, un lieu d’entraînement aux capacités mentales à la créativité et au jugement ».

Créer l’attractivité scientifique

© Pop’Sciences

« Donner envie » peut découler enfin d’une révélation de richesses scientifiques du territoire : c’est cette démarche qui est à l’origine du Musée géologique de Fossilea situé à Saint-Jean-des-Vignes. « Dans le beaujolais, les choses sont venues de la base, des passionnés de culture scientifique » raconte Bruno Rousselle, conservateur de Fossilea. À l’origine, une reconversion d’une zone périphérique de la carrière Lafarge Ciments en 1987, a permis la mise au jour de fossiles à l’intérêt scientifique avéré. Un tissu d’associations, dont l’Espace Pierres Folles (regroupant universitaires, enseignants, amateurs éclairés, élus), a accompagné le développement du site. Les extensions successives de ce qui avait débuté comme sentier géologique et jardin botanique ont abouti à un musée ambitieux. Soutenu par les collectivités et ministères, il est aujourd’hui l’un des géosites pilotes du pays Beaujolais, labellisé Géoparc par l’UNESCO en 2018. « Le beaujolais est maintenant reconnu au niveau mondial pour sa diversité géologique : on a quasiment toutes les catégories de roches de la planète. Les applications humaines sont multiples : habitat, patrimoine, histoire et économie » conclut Bruno Rousselle. Un gain d’attractivité acquis grâce à la volonté de partager la science qui se cache sous nos pieds…

 

Un article rédigé par Anne Guinot-Delemarle

Co-rédactrice en chef du Pop’Sciences Mag – Juin 2026

 

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Note :

[1] C’est en 1968 avec le manifeste de Villeurbanne, rédigé par Francis Jeanson, qu’apparaît pour la première fois de manière formalisée la notion de « non-public ». « Il y a d’un côté le public, notre public et peu importe qu’il soit selon les cas actuel ou potentiel (c’est-à-dire susceptible d’être actualisé au prix de quelques efforts supplémentaires sur le prix des places ou sur le volume du budget publicitaire) ; et il y a de l’autre un non-public : une immensité humaine composée de tous ceux qui n’ont aucun accès ni aucune chance d’accéder prochainement au phénomène culturel. »

Francis Jeanson, L’action culturelle dans la cité, Seuil, 1973.

Source : Les non-publics : les arts en réceptions : 6es Rencontres internationales de sociologie de l’art de Grenoble, Bulletin des bibliothèques de France (BBF), 2005.

 

>>> Revenir à la page d’introduction du dossier :

Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations

 

Culture et publics : une relation en mutation ? | « Dis pourquoi ? »

CCulture et publics : une relation en mutation ? | « Dis pourquoi ? »

Dis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche.

 

> Émission du 26 mai 2026

Comment les publics questionnent-ils les pratiques et la vision de la culture ? C’est la question à laquelle tente de répondre Camille Jutant dans ses recherches. Elle est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication Université Lumière Lyon 2 et chercheuse au laboratoire ELICO (Équipe de Recherche de Lyon en Sciences de l’Information et de la Communication).

Écoutez le podcast :

> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site :

RCF Lyon

PPour aller plus loin

Camille Jutant est intervenue lors du séminaire Pop’Sciences en avril 2026 sur la thématique « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations ». Deux articles vont paraître sur le portail Pop’Sciences en juin 2026.

Les Journées arts & culture dans l’enseignement supérieur reviennent dans les campus !

LLes Journées arts & culture dans l’enseignement supérieur reviennent dans les campus !

La culture s’invite sur les campus durant les Journées Arts & Culture dans l’Enseignement supérieur – JACES. L’occasion de mettre en lumière la créativité, les talents artistiques et les projets culturels des étudiantes et étudiants de nos établissements membres.

Ces journées offrent aux étudiants une immersion dans la création sous ses multiples facettes, qu’elle s’inscrive dans un cursus de formation, dans une pratique individuelle ou collective, dans une expérience d’amateur ou une démarche professionnalisante. Les Journées sont l’occasion de mêler les disciplines, d’explorer et de manifester de nouvelles façons de penser, de créer, de découvrir et d’apprécier. Elles offrent aussi une opportunité unique de rencontrer des artistes, des chercheurs et des professionnels de la culture et de s’impliquer davantage dans la vie culturelle et sociale du campus. Elles peuvent être enfin l’occasion pour le public de franchir le seuil d’infrastructures culturelles parfois exceptionnelles, fortement ancrées dans un territoire.

Extrait de l’éditorial du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace
>>Découvrez le programme sur le site Lyon Saint-Étienne : 

Programme

Festival Magnifique Printemps

FFestival Magnifique Printemps

Organisé chaque année au mois de mars, Magnifique Printemps est le festival de la poésie et de la francophonie.

Né de la volonté de rassembler sur le territoire régional le Printemps des Poètes et la Semaine de la langue française et de la francophonie, Magnifique Printemps est une invitation à s’émerveiller par les mots.  Plus d’une cinquantaine de rendez-vous, dont certains en lien avec les sciences, sont proposés par de nombreuses structures sur tout le territoire afin de partager le plaisir des mots.

> Quelques rdv à noter : 

Un moment musical et poétique pour interroger notre place dans le cosmos, notre lien d’animal aux autres animaux, sonder le mystère de notre aventure terrestre. Des mots tramés de sourires et de larmes, enveloppés d’une musique sensible et entêtante, où résonnent mandoline, clarinette, guitare électrique, percussions, piano… On murmure que quelques animaux sauvages, un océanographe et des poétesses, pourraient bien joindre leurs voix à la nôtre…

Une approche philosophique, politique et littéraire du sujet. Rencontre, débat et lectures de textes par Pascal Coulan (Jean Jaurès, Albert Camus, Germaine Tillion, Étienne Klein…).

Dans ce recueil, le poète franco-turc Seyhmus Dagtekin poursuit sa méditation sur l’origine, la langue et la relation au monde, en les abordant comme autant de naissances toujours recommencées. Construit en plusieurs mouvements, le livre propose un cheminement poétique qui va de la mémoire intime aux paysages traversés, en passant par l’écoute obstinée du vivant – humain, animal, végétal, minéral.  Le recueil offre au lecteur un voyage sensible vers les sources des émotions et une réflexion sur ce que signifie habiter la terre avec justesse et attention à l’autre.

>> Pour plus d’informations sur la programmation, rendez-vous sur le site :

MAGNIFIQUE PRINTEMPS

Cinéthnographies – S’immerger dans d’autres cultures par le cinéma

CCinéthnographies – S’immerger dans d’autres cultures par le cinéma

© PUL

En tant que cinéaste et anthropologue, Laurent Van Lancker s’emploie à transmettre une expérience vécue. C’est tout l’objet de l’ethnographie cinématographique, que l’auteur renomme ici cinéthnographie, afin de souligner que l’expérience sensorielle vient, dans la rencontre avec l’Autre, avant la mise en mots, en sons et en images.

Les Presses universitaires de Lyon – PUL – vous convient à une rencontre-projection autour du livre de Laurent Van Lancker Cinéthnographies. S’immerger dans d’autres cultures par le cinéma, publié dans la collection Nouvelles écritures de l’anthropologie. C’est un voyage à la fois audiovisuel et textuel au cœur de la cinéthnographie qui est ici proposé, à travers ses composantes, à travers les approches sensorielles qu’elle souhaite mettre en avant, à travers une démarche collaborative sans laquelle elle perd tout son sens.

Laurent Van Lancker est cinéaste et professeur d’anthopologie audiovisuelle à l’université d’Aix-Marseille où il est titulaire d’une chaire d’excellence A*Midex et où il a créé un groupe de recherche sur les formes narratives alternatives en anthropologie audiovisuelle (ANFAA).

> Programme :

  • Présentation du livre, par Laurent Van Lancker (auteur), avec Olivier Givre et Axel Guïoux (dir. collection).
  • Projection du film Surya (2006, 76 min.)
  • Discussion-débat avec Amélie Bussy, maîtresse de conférences en Création documentaire au laboratoire PASSAGES XX-XXI, Université Lumière Lyon 2.

Pour en savoir plus :

PUL

La bibliothèque célèbre Ina Césaire

LLa bibliothèque célèbre Ina Césaire

Ina Césaire-CCA Lyon

À l’occasion de la réouverture de la bibliothèque Ina Césaire, nous avons le plaisir de vous proposer deux événements exceptionnels, organisés en hommage à l’autrice éponyme, disparue il y a quelques mois. Figure remarquable de la Martinique, ethnologue, dramaturge et conteuse, Ina Césaire a œuvré toute sa vie à transmettre et célébrer la richesse des récits populaires caribéens et à interroger les identités créoles.

Ces rencontres seront l’occasion de mettre en lumière son héritage, mais aussi celui des voix féminines qui ont marqué la pensée et la littérature antillaises. Éclaireuse de la mémoire, Ina Césaire a donné voix aux racines populaires de la Martinique et aux imaginaires de l’âme afro-caribéenne. Cette saison, nous lui rendons hommage à travers contes, échanges et célébrations.

Nous vous invitons à participer à ces moments forts de mémoire, de partage et de création, pour célébrer Ina Césaire et poursuivre le dialogue qu’elle a ouvert autour de la culture caribéenne et de ses multiples voix.

> Programme :

  • Jeudi 6 novembre de 19h à 21h : Veillée Ina Césaire, contée par Twa Fwa Bèl Kont

Veillée-vivant : « Contes de jour et de nuit aux Antilles » – Venez découvrir un recueil de contes collectés dans les campagnes martiniquaises grâce au travail ethnologique d’Ina Césaire. La compagnie Twa fwa bèl kont (trois fois un beau conte, en créole) en proposera une mise en scène vivante, accompagnée de musique.

Cette soirée se clôturera par un pot de l’amitié, un moment convivial de partage et d’échanges.

  • Vendredi 7 novembre de 18h30 à 20h30 : conférence « Suzanne et Ina Césaire, les voix insoumises de la Martinique »

Si le nom d’Aimé Césaire est connu dans le monde entier, l’héritage intellectuel et littéraire de sa femme Suzanne et de leur fille Ina reste trop souvent dans l’ombre. Ces deux grandes autrices et penseuses ont pourtant proposé une lecture puissante et originale de l’identité caribéenne face à la tradition littéraire européenne.

Intervenants :

– Daniel Maximin, auteur et spécialiste reconnu de la famille Césaire,

– Vanessa Lee, chercheuse en littératures et théâtres postcoloniaux.

 

Pour en savoir plus :

Carrefour des cultures africaines

Rentrée littéraire : Le rôle culturel essentiel des librairies malgré une économie instable

RRentrée littéraire : Le rôle culturel essentiel des librairies malgré une économie instable

Entre baisse de rentabilité, charges qui explosent et concurrence accrue, les librairies françaises traversent une période délicate. Pourtant, elles demeurent des acteurs incontournables de la diversité culturelle et de la découverte littéraire.

L’étude Xerfi l’a confirmé : avec à peine 1 % de rentabilité moyenne, la librairie est le commerce le moins rentable de France. Baisse des ventes, explosion des coûts, ralentissement du marché de la BD, pressions d’Amazon, nouvelles règles du Pass Culture… autant de défis qui mettent leur modèle à rude épreuve.

Mais au-delà des chiffres, le rôle des libraires reste unique. Véritables passeurs culturels, ils sélectionnent, recommandent et défendent des milliers de titres souvent éloignés des tendances médiatisées. Leur mission : préserver un écosystème littéraire riche et diversifié, où les petits éditeurs et les auteurs émergents trouvent encore leur place.

Alors que la production de nouveautés explose et que les ventes se concentrent sur quelques succès, la librairie se bat pour ne pas céder à la “best-sellerisation” du livre. Un combat qui soulève une question essentielle : jusqu’où ce modèle pourra-t-il tenir ?

Une analyse à découvrir dans un article écrit par David Piovesan, maître de conférences HDR (habilitation à diriger des recherches) en sciences de gestion, Université Jean Moulin Lyon 3

>> Lire l’article :

THE CONVERSATION  

Algérie, Tunisie, Maroc : comment l’opéra est passé d’un héritage colonial à un outil diplomatique

AAlgérie, Tunisie, Maroc : comment l’opéra est passé d’un héritage colonial à un outil diplomatique

Longtemps symbole de domination coloniale, l’opéra connaît aujourd’hui une renaissance inattendue au Maghreb. Importé par les européens, réservé aux élites et longtemps perçu comme un art étranger, il se réinvente désormais comme vecteur de diplomatie culturelle et outil de rayonnement international.

De l’Algérie, qui a transformé son ex-opéra colonial en scène nationale, à la Tunisie, où un réseau lyrique panarabe se construit, en passant par le Maroc, qui vient d’inaugurer son spectaculaire Grand Théâtre de Rabat, l’art lyrique devient un pont entre héritage et modernité. Mélangeant répertoire occidental, créations locales et adaptations en darija, il attire de nouveaux publics et s’ouvre à la jeunesse.

Cette transformation raconte plus qu’une histoire musicale : elle révèle comment l’opéra, autrefois instrument d’influence, est devenu un outil de soft power au cœur des stratégies culturelles et diplomatiques nord-africaines.

Une analyse à découvrir dans un article écrit par Frédéric Lamantia, Docteur en géographie et maître de conférences, UCLy – Institut catholique de Lyon

>> Lire l’article :

THE CONVERSATION

Entre la Syrie romaine et la Gaule, itinéraires de Thaïm

EEntre la Syrie romaine et la Gaule, itinéraires de Thaïm

Dans l’Empire romain, le Proche-Orient a joué un grand rôle commercial et culturel

La personnalité de Thaïm né en Syrie et mort à Lyon permet d’éclairer les itinéraires qui, à travers la Méditerranée, ont mis en relation les différentes provinces et les différentes populations qui composaient l’Empire.

Intervenant : Jean-Baptiste Yon, Chercheur au CNRS – Laboratoire Hisoma, Maison de l’Orient et de la Méditerranée

>> Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site :

LUGDUNUM – MUSÉE ET THÉÂTRES ROMAINS