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Le pouvoir d’achat, et si l’on se focalisait sur autre chose ? | The Conversation

LLe pouvoir d’achat, et si l’on se focalisait sur autre chose ? | The Conversation

Depuis des décennies, c’est lui qui alimente la majeure partie des contenus des journaux télévisés, fait les titres de la presse écrite et vampirise les sujets des campagnes électorales. Sa baisse aurait provoqué le mouvement des « gilets jaunes » et il affole les gouvernants qui adoptent des « primes » successives et ciblées afin de le maintenir.

Lui, c’est le pouvoir d’achat bien sûr… Est-il cette notion indépassable et incontournable pour identifier les besoins des individus dans nos sociétés occidentales ? Qu’est-ce que la centralité de ce terme signifie ? Notre pouvoir d’achat étant notre pouvoir d’acheter, sommes-nous réductibles à notre statut de consommateurs ? Serait-il possible d’utiliser d’autres notions équivalentes pour mesure les niveaux de vie des individus ?

Article publié par The Conversation le 21 novembre 2022

Auteure : Emmanuelle Mazuyer, Directrice de recherche en droit au CNRS et à l’Université Lumière Lyon 2.

>>  L’article complet à lire sur :

The conversation

 

Pour une écologie juridique

PPour une écologie juridique

Que peut le droit face aux enjeux d’un monde anthropocène ?

Le propos de cette conférence part d’un constat : le code de l’environnement a beau être traversé d’interdictions, d’obligations, de conditions et de sanctions, notre ordre juridique peine lourdement à intégrer, de façon systémique et inclusive, les préoccupations écologiques (biodiversité, climat, « ressources » naturelles en tête). Notre hypothèse de départ est que le droit contemporain, en tant qu’outillage ingénieux et parfois efficace, faute d’avoir su échafauder une réflexion autour des notions de liberté et de toute-puissance, ne sait plus fondamentalement prendre en charge l’indispensable rapatriement du souci d’un monde habitable. Pareille exigence (instituer authentiquement l’écologie dans le droit) suppose et implique une délicate repolitisation substantielle de notre « être-au-monde commun ». Elle suggère notamment une nouvelle « inter-diction », consistant à produire des contrats de renoncement par une délibération publique renouvelée. Le droit, entre l’amont et l’aval, en représenterait d’ailleurs un moyen d’énonciation relatif, c’est-à-dire situé parmi d’autres…

Intervenant : Laurent Fonbaustier est Professeur agrégé des Facultés de Droit, enseignant-chercheur à l’Université Paris-Saclay.

Laurent Fonbaustier était invité d’honneur de la Rentrée Anthropocène 2022, initiée par l’École urbaine de Lyon avec l’Université de Lyon et les établissements de Lyon Saint-Étienne.

>> Retrouvez la vidéo de la conférence :

 

Ruptures à l’ère de l’Anthropocène

RRuptures à l’ère de l’Anthropocène

L’ère de l’Anthropocène induit un profond renouvellement des rapports de l’Homme à son environnement et, partant, réinterroge les rapports juridiques à celui-ci.

Elle impose de sortir du cadre dans lequel ces rapports étaient traditionnellement inscrits, dès lors que la distinction traditionnelle entre les personnes et les choses est bousculée par l’attribution de la personnalité juridique à des animaux ou des éléments naturels.

L’École urbaine de Lyon vous propose ces 5 vidéos de « Cours publics » donnés par le juriste Philippe Billet sur ce sujet.

Intervenant : Philippe Billet, Professeur agrégé de droit public à l’Université Jean Moulin Lyon 3, directeur de l’Institut de droit de l’environnement de Lyon, membre du Labex IMU – Université de Lyon.

Sommaire des cours :

  • Séance #1 : La personnification de la nature.
  • Séance #2 : Le service de pollinisation vu du droit.
  • Séance #3 : Le sol, arlésienne du droit.
  • Séance #4 : La protection juridique de la nuit.
  • Séance #5 : Voisinage et injustices environnementales.

Voir la vidéo de la 1re séance :

>> Voir les vidéos de toutes les séances sur le site de :

École urbaine de Lyon

Le nom de famille : impact des réformes sur les métiers de notaire, généalogiste et officier de l’état civil

LLe nom de famille : impact des réformes sur les métiers de notaire, généalogiste et officier de l’état civil

La Faculté de Droit de l’UCLy organise une conférence sur le nom de famille. Le choix de nom et le double-nom de famille issus des lois de 2002 et 2003 ont-ils complexifié la pratique ?

Chaque intervenant, de son point de vue pratique, évoquera les incidences actuelles ou à venir des réformes des vingt dernières années ayant eu une incidence sur le nom de famille.

Intervenants :

  • Carole Petit, Maître de conférences, Directrice-adjointe de la Faculté de Droit de l’UCLy et Directrice pédagogique du DU Personnes, Familles, état civil
  • Maître Laurent Specht, Notaire, office notarial Specht et Jose-Louis Gothland, Généalogiste, étude Guenifey
  • Pierre Rubondy, Directeur Général Adjoint, Mairie du 8e arrondissement de Lyon
  • Jean-Louis Begon, responsable affaires publiques, Mairie du 7e arrondissement de Lyon

Pour en savoir plus :

UCLy

Pour une écologie juridique

PPour une écologie juridique

Pour une écologie juridique : redécouvrir les fonctions anthropologiques du droit à l’ère anthropocène.

Une conférence donnée par Laurent Fonbaustier, Professeur agrégé des Facultés de Droit, enseignant-chercheur à l’Université Paris-Saclay, dans le cadre de la Rentrée Anthropocène 2022, sous les auspices de la Fête de la Science.

Résumé :

Le propos de cette conférence part d’un constat : le code de l’environnement a beau être traversé d’interdictions, d’obligations, de conditions et de sanctions, notre ordre juridique peine lourdement à intégrer de façon systémique et inclusive les préoccupations écologiques (biodiversité, climat, « ressources » naturelles en tête). Notre hypothèse de départ est que le droit contemporain, en tant qu’outillage ingénieux et parfois efficace, faute d’avoir su échafauder une réflexion autour des notions de liberté et de toute-puissance, ne sait plus fondamentalement prendre en charge l’indispensable rapatriement du souci d’un monde habitable. Pareille exigence (instituer authentiquement l’écologie dans le droit) suppose et implique une délicate repolitisation substantielle de notre « être-au-monde commun ». Elle suggère notamment une nouvelle « inter-diction », consistant à produire des contrats de renoncement par une délibération publique renouvelée. Le droit, entre l’amont et l’aval, en représenterait d’ailleurs un moyen d’énonciation relatif, c’est-à-dire situé parmi d’autres…

L’intervenant :

Laurent Fonbaustier est Professeur agrégé des Facultés de Droit, enseignant-chercheur à l’Université Paris-Saclay. Il s’intéresse à l’histoire des espaces constitutionnels et des idées politiques (John Locke. Le droit avant l’État, Michalon, 2000 ; La déposition du pape hérétique. Une origine du constitutionnalisme ?, Mare & Martin, 2016) ainsi qu’à la théorie du droit et des libertés fondamentales.

Ses travaux, au carrefour du droit de l’environnement, du droit constitutionnel et de l’écologie politique, s’inscrivent dans une réflexion d’ensemble s’employant à repenser la façon dont l’outillage juridique et les sociétés politiques peuvent aujourd’hui faire face aux défis environnementaux globaux qui apparaissent désormais au grand jour…

<S’inscrire à la conférence

Laurent Fonbaustier a participé au projet artistique et juridique « Dessiner le Droit dans l’Anthropocène« , initié par l’Ecole urbaine de Lyon

 

Illustration haut de page : Isaac Cordal
Site : http://cementeclipses.com/

Rentrée Anthropocène 2022 à Lyon et Saint-Étienne

RRentrée Anthropocène 2022 à Lyon et Saint-Étienne

La Rentrée Anthropocène, initiée par l’École urbaine de Lyon – Université de Lyon, sous les auspices de la Fête de la Science, a pour but de mobiliser les étudiants, enseignants et les personnels autour des enjeux du changement global que nous expérimentons, pour mieux répondre aux attentes fortes des nouvelles générations.

Pour sa 3e édition, l’évènement présente une nouvelle programmation dynamique mise en œuvre par et avec les établissements du site universitaire Lyon Saint-Étienne.

>> Découvrez la nouvelle programmation (conférences, expositions, balades, ateliers…) :

Rentrée Anthropocène 2022 : PROGRAMME

>> A travers 5 grandes thématiques (catastrophe, risque, espace, droit, décision publique), retrouvez les textes, dessins, podcasts, vidéos qui explorent les enjeux du changement global et la crise d’habitabilité de notre monde :

Rentrée Anthropocène 2022 : les RESSOURCES

 

Avec la participation de :

  • Université Claude Bernard Lyon 1 (BU Sciences)
  • Université Lumière Lyon 2
  • Université Jean Moulin Lyon 3
  • Université Jean Monnet Saint-Étienne
  • ENSAL (Laboratoire LAURE).

Ruptures créatrices en période transitionnelle de post-conflit | Ruptures créatrices

RRuptures créatrices en période transitionnelle de post-conflit | Ruptures créatrices

A la rentrée 2022, le Collège des hautes études Lyon sciences (CHEL[s]) vous propose de suivre dans le cadre de son cours commun, une série de 12 conférences originales sur la thématique « Ruptures créatrices » qui sera traitée de manière pluridisciplinaire par les enseignants-chercheurs des 6 écoles du CHEL[s].

L’intitulé de « Ruptures créatrices » interpelle immédiatement par son aspect antithétique. D’un côté, la rupture peut évoquer la destruction, la désunion et l’interruption brusque d’une situation d’harmonie antérieure. De l’autre, la création a trait à l’invention, à la nouveauté, à la fécondité. Cette formule oxymorique entraine donc à envisager la dimension productive des ruptures : comment un processus de fracture, a priori destructeur, peut-il engendrer de la nouveauté ?

Chaque conférence dure 1h30 et laisse la place à un temps d’échange entre l’intervenant et le public. Par un choix de thématiques variées et faisant écho à des enjeux de société, le cours commun est pensé pour un large public.

 

  • Conférence du 1er décembre : Ruptures créatrices en période transitionnelle de post-conflit

« Après des conflits armés, des crimes de masse, des crises, s’ouvrent des périodes de transitions politiques et juridiques qui devront poser les bases du nouveau régime, le plus souvent démocratique. Ces périodes transitionnelles invitent à questionner l’articulation entre rupture et transition et à réfléchir sur les façons dont se manifeste la rupture créatrice en période transitionnelle. Face aux limites du droit, la créativité des acteurs a permis d’ériger de nouveaux outils pour répondre à ces phénomènes de violences extrêmes »

Intervenante : Kelly Picard, Maître de conférences en droit public à l’Université Jean Monnet, vacataire à Sciences Po Lyon, membres du CERCRID

 

Kelly Picard UJM 

Plus d’informations ici :

Collège des hautes études Lyon sciences

Dessiner le droit dans l’Anthropocène : 9 émissions de Radio Anthropocène à écouter

DDessiner le droit dans l’Anthropocène : 9 émissions de Radio Anthropocène à écouter

Une programmation de 9 émissions spécialement conçues dans le cadre du projet « Dessiner le droit dans l’Anthropocène ».
Initié par l’Ecole urbaine de Lyon, ce projet artistique et juridique a mobilisé 93 juristes et artistes issus de 20 pays. Il a permis la production de 51 dessins, présentés dans le cadre d’une exposition qui s’est déroulée à Strasbourg en juin 2022, ainsi que d’un journal dédié.

Retrouvez les émissions qui explorent les enjeux du droit face aux défis du changement global : « Regards sur l’actualité », « Habiter ici et le monde », « On the other side of the world », « Entretiens anthropocènes », « Sciences dessinées », « Sons anthropocènes », « Le quart d’heure de l’Art », « Les Mercredis de l’anthropocène », pour aborder le changement global et la crise de l’habitabilité de notre Monde.

Une production École urbaine de Lyon, réalisée en partenariat avec Radio Bellevue Web, avec le soutien du LabEx Intelligence des Mondes Urbains.

 

Lien d’écoute de l’ensemble des programmes

En savoir plus sur le détail et le descriptif/podcast de chaque émission

 

Dessiner le droit dans l’Anthropocène

DDessiner le droit dans l’Anthropocène

Un projet artistique et juridique qui a mobilisé 93 juristes et artistes issus de 20 pays, donne à voir la force créative du dessin pour répondre aux multiples défis contemporains qui touchent le vivant et l’environnement. Il donnera lieu à une exposition dans l’espace public, du 2 au 15 juin, et à une série d’événements les 8 et 9 juin prochains à Strasbourg : lancement et distribution d’un journal dédié, programmation spéciale de Radio Anthropocène et débat des « Mercredis de l’Anthropocène ».

Au programme :

  • Mercredi 8 juin |Édition spéciale de Radio Anthropocène et débat des Mercredis de l’Anthropocène.
    – 12h-18h : Enregistrement et diffusion, dans le parc du Lieu d’Europe, d’une édition spéciale de Radio Anthropocène consacrée au droit, au dessin et à l’Anthropocène (entrée libre dans le parc).
    – 18h30-19h30 : Émission en public, au Lieu d’Europe, des « Mercredis de l’Anthropocène » sur la créativité du droit et la créativité artistique (entrée libre).
    >> Retrouvez le détail de la programmation spéciale de Radio Anthropocène : 11 émissions entre 12h et 19h30 qui seront dédiées aux enjeux du droit face aux défis du changement global.

Une production École urbaine de Lyon, réalisée en partenariat avec Radio Bellevue Web, avec le soutien du LabEx Intelligence des Mondes Urbains.

  • Jeudi 9 juin | Vernissage de l’exposition (sur invitation)

18h30 : ouverture en présence de la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg et de la directrice du Lieu d’Europe, Sophie Kimenau-Danet.
19h00 : discussion, en anglais, on the Right to a healthy environment in the Anthropocene, by Judge Luc Lavrysen and Professor Michel Lussault.
19h30 : cocktail et présentation du projet « Dessiner le droit dans l’Anthropocène », le journal, l’exposition.

>> Retrouvez les dessins illustrant 51 affaires juridiques

Pour en savoir plus :

École urbaine de Lyon

La copossession du monde

LLa copossession du monde

Ce que l’on peut appeler l’ « idéologie propriétaire » peut être réduit à cinq affirmations fondamentales : 1- le droit de propriété est un droit naturel, 2- le droit de propriété s’acquiert par le travail, 3- le droit de propriété sanctionne le mérite individuel, 4- le droit de propriété est le droit de disposer de la façon la plus absolue ce qui nous appartient, et 5- nul n’a le droit d’interférer sur la propriété d’autrui pas même l’État.

On peut retrouver la justification de ces thèses au chapitre 5 du Second traité du gouvernement de John Locke (1690) qui, à ce titre, peut être considéré comme un des pères de l’idéologie propriétaire.

Or, il est possible de critiquer chacune de ces thèses pour défendre, au contraire, le bienfondé d’une copossession fondamentale du monde. Celle-ci s’analyse de la façon suivante : 1 – Le propriétaire ne doit plus être conçu comme despote absolu sur son domaine mais doit être vu comme membre de communautés et d’écosystèmes dans lesquels il se pense comme inclus. 2 – Les droits et privilèges dont il est titulaire sur les choses ne sont pas des droits absolus et exclusifs mais des droits partiels et relatifs. 3 – Les droits de propriété ne sont pas tant des droits de se séparer que des droits qui nous mettent en relation avec les autres. 4 – Les choses sur lesquelles portent ces droits sont conçues non comme une matière inerte sur laquelle s’exercerait la maîtrise de l’individu, mais ce sont des lieux dont les parties interagissent et dans lesquels nos existences sont hébergées.

Intervenant : Pierre Crétois, maître de conférences – Université Bordeaux – Montaigne

Dans le cadre du cycle de conférences de la Société rhodanienne de philosophie.

Pour en savoir plus :

Université Jean Moulin Lyon 3