EExposition Dystopie sauvage Les crises écologiques contemporaines sont souvent évoquées sans que leurs origines profondes soient véritablement interrogées. Elles relèvent d’une crise des sociétés humaines et, plus encore, d’une crise de la sensibilité. L’appauvrissement sentimental et perceptif, propre à la modernité, fragilise les liens entre humains et nature.Cette crise des relations au vivant se joue sur les plans sociopolitique et existentiel. Dans cette perspective, Dystopie Sauvage s’affirme comme un manifeste mettant en lumière des dynamiques destructrices telles que l’éco-fragmentation urbaine, l’exploitation des ressources naturelles et la surconsommation, révélatrices d’un aveuglement envers le non-humain. Le projet s’inscrit aussi dans une profondeur historique marquée par le dualisme hiérarchisé entre Nature et Culture, ainsi que par l’héritage du naturalisme occidental, qui a légitimé l’exploitation de l’environnement.Les artistes réuni.e.s interrogent les nouvelles conditions de notre coexistence et de nos manières d’habiter avec le vivant, au-delà des cadres consuméristes et objectivistes qui assignent les non-humains à l’altérité.Dès lors, les humains ne se sont-ils pas eux-mêmes constitués comme « autres » ? Le sauvage reconfigure ici la domination, tandis que la dystopie désigne un appauvrissement des relations et des affects. L’exposition esquisse enfin un récit où, devenus minoritaires, les humains sont contraints de réinventer des formes de perception et de diplomatie envers la nature.Texte et commissariat de l’exposition : Zlata Teplyshova. Exposition avec Suan Muller, Charlotte Goffette, Fantine Lacroix, Jeanne Held, Mélanie Planche et Alan Croissant. >> Pour en savoir plus : Dystopie sauvage
IImposture posthume Nous sommes en 2099, ce temps futur où les robots ont supplanté les êtres humains. Imposture posthume est un voyage halluciné, entremêlant fiction, dystopie, projection dans le temps et récit intime, dans un équilibre exquis et jouissif.À l’aube des révolutions technologiques en cours, Imposture posthume est une véritable expérience qui nous déstabilise autant qu’elle nous fait rire et nous laisse en bouche un petit arrière-goût d’incertitude quant aux possibles bouleversements à venir.Ecriture, mise en scène, jeu : Joël MaillardSNAUTPlus d’informations sur : www.tng-lyon.fr
ÉÉcrans et IA chez Black Mirror, entre utopie et dystopie | CONFÉRENCE« Fermons la télé, Ouvrons les yeux »Objet incontournable du quotidien, l’écran cristallise de nombreuses critiques adressées à l’évolution des nouvelles technologies. Symbole de la captation des attentions et des addictions contemporaines, l’écran colonise les imaginaires.La série dystopique Black Mirror, qui explore les scénarios d’une société façonnée par les réseaux sociaux ou l’intelligence artificielle, fait de l’écran l’un des catalyseur de ce futur inquiétant. Fenêtre ouvrant sur le monde, l’écran est aussi un moyen d’interroger les mutations du monde actuel, en ce qu’il influence nos perceptions, nos désirs, nos connaissances et les formes artistiques. À travers l’étude d’extraits choisis de la série Black Mirror, le philosophe Mauro Carbone, spécialiste de la culture des écrans, partagera ses réflexions sur cet objet et sur l’intelligence artificielle avec Amélie Cordier.<InvitésAmélie Cordier | Chief Scientific Officer – Hoomano Mauro Carbone | Professeur de Philosophie, spécialiste d’esthétique, ancien membre senior de l’Institut Universitaire de France – Université Jean Moulin Lyon 3, Institut de Recherches Philosophiques de Lyon. European Lab Forum