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EN SAVOIR PLUS

Semaine de l’eau 2026

SSemaine de l’eau 2026

Du 16 au 20 mars 2025, l’École Universitaire de Recherche H2O’Lyon et ses partenaires proposent une semaine d’université ouverte en résonance avec la Journée mondiale de l’eau du 22 mars.

Un programme riche pour explorer la diversité des approches et favoriser les échanges. À suivre en présentiel ou à distance : webinaires, conférences, visites, témoignages… Des événements pour faire dialoguer chercheurs, étudiants, professionnels du monde de l’eau et toute personne intéressée par ces enjeux !

>> Au programme : 

Lundi 16 mars 

  • Balade urbaine Les arbres de pluie, science, ville et climat en action | De 9h30 à 11h30, rue Vauban, à Lyon 6e

Venez découvrir les arbres de pluie au côté de chercheurs qui les étudient à Lyon et à Melbourne (Australie). Ces ouvrages de gestion des eaux pluviales permettent d’infiltrer, de stocker et restituer l’eau mais leur rôle ne s’arrête pas là puisqu’ils contribuent également au microclimat et à la biodiversité urbaine. Ces dispositifs sont au coeur de recherches pluridisciplinaires passionnantes pour comprendre leur fonctionnement et impacts.

  • Webinaire Regard croisé sur l’IA pour les sciences de l’eau (1/2) : IA et télédétection au service des rivières | de 14h à 15h

Dans une série de deux webinaires, les étudiants du master « Integrated Watershed Sciences » vous propose d’explorer comment l’intelligence artificielle transforme les approches en recherche dans les sciences de l’eau. Le première webinaire explore l’utilisation conjointe de l’IA et de la télédétection pour faire progresser nos connaissances sur les rivières, en mettant en évidence à la fois de nouvelles opportunités et des angles morts persistants de la recherche.

En anglais et français avec traduction simultanée.

Mercredi 18 mars

  • Webinaire Faire réseau – intersectoriel, interuniversitaire, interdisciplinaire : bâtir des communautés qui transforment les pratiques | de 11h à 12h

Nous vous proposons d’explorer les coulisses de dispositifs qui transforment les pratiques de recherche et d’action : comment « faire réseau », ce que recouvre le « décloisonnement des savoirs », et la manière dont ces alliances transforment à la fois le monde académique et la société. Au cœur des discussions deux expériences québécoises structurantes, le Réseau Inondations Intersectoriel du Québec (RIISQ) et le Groupe de Recherche Interuniversitaire en Limnologie (GRIL).

  • Webinaire Regard croisé sur l’IA pour les sciences de l’eau (2/2) : Utilisation de l’IA pour modéliser, comprendre et gérer durablement l’eau | De 14h à 15h

Dans une série de deux webinaires, les étudiants du master « Integrated Watershed Sciences » vous propose d’explorer comment l’intelligence artificielle transforme les approches en recherche dans les sciences de l’eau. Ce deuxième webinaire s’intéresse aux outils pour une gestion durable de l’eau, des risques et pour une meilleure résilience face aux changements globaux.

En anglais et français avec traduction simultanée.

Jeudi 19 mars 

  • Webinaire Extraction de granulats en rivière : peut-on y faire face dans un contexte d’urbanisation généralisée | De 16h à 18h 

Un webinaire international dans le cadre du projet ANR GloUrb avec le LabEx IMU.

En anglais et français avec traduction simultanée.

Vendredi 20 mars 

  • Webinaire Les pieds dans l’eau : du laboratoire au terrain, partageons nos savoirs avec Réseau Rivières TV | De 11h à 12h

Sur le concept de Ma thèse en 180 secondes, quatre doctorantes et doctorants de la communauté H2O’Lyon viennent présenter leurs sujets fétiches et discuter avec des gestionnaires et professionnels du domaine de l’eau.

>> Pour en savoir plus :

Semaine de l’eau 2026

 

Programmation semaine de l'eau

©H20Lyon

Une piste vers des stations de traitement d’eau plus sobres en énergie grâce aux bactéries… électriques

UUne piste vers des stations de traitement d’eau plus sobres en énergie grâce aux bactéries… électriques

Afin d’éviter la pollution de l’environnement et ses impacts potentiels sur la santé humaine, il est essentiel de traiter les eaux usées. Pour cela, différentes pistes existent dans l’objectif de rendre les stations d’épurations plus efficientes, et par conséquent, de réduire le prix de l’eau. 

En France, le coût du traitement de l’eau (ou « assainissement collectif ») représente 40 % de son prix de vente. Un ménage paie en moyenne 260 euros par an juste pour l’assainissement… dont plus de 35 euros directement imputable à la consommation d’énergie des stations d’épuration.

Au vu de la volatilité du prix de l’énergie, de nouvelles solutions émergent pour réduire drastiquement la consommation énergétique des stations de traitement. Des solutions qui utilisent des bactéries électriques ! […]

Un article de Grégory Bataillou, ingénieur recherche en bio-électrochimie à Centrale Lyon – The Conversation – 1er fév. 2026

>> Lire l’article complet :

THE CONVERSATION

Pollutions, sécheresses, inondations, quel est le bon sens pour la gestion de l’eau ?

PPollutions, sécheresses, inondations, quel est le bon sens pour la gestion de l’eau ?

 

Une question à laquelle tentera de répondre Florence Habets, Directrice de Recherche CNRS et Professeure attachée à l’ENS Paris.

Lors de cette rencontre, la conférencière abordera les pressions et les processus qui conduisent à l’augmentation des problèmes de pollutions, de sécheresses et d’inondation. La discussion s’ouvrira ensuite sur les éléments de la politique de l’eau, en illustrant des situations où la gestion de ce bien commun a conduit à des dégradations et à l’inverse à des améliorations.

Conférence présentée par : le Conseil scientifique de l’OSUL Observatoire des Sciences de l’Université de Lyon

Pour en savoir plus, consultez le site :

Université Jean Monnet

Rivières sauvages : faut-il laisser l’eau reprendre sa place ?

RRivières sauvages : faut-il laisser l’eau reprendre sa place ?

Est-il souhaitable et réaliste de redonner de l’espace aux rivières ? Les renaturations sont-elles réalistes et acceptables ?

Un temps d’échange ouvert pour discuter des enjeux, des freins et des perspectives autour de la restauration des rivières et des stratégies foncières : cette rencontre sera l’occasion de croiser les regards et d’échanger sur l’avenir de nos rivières.

Intervenants :

  • Nathalie Sureau-Blanchet, sociologue de l’environnement à l’Agence de l’eau Rhône méditerranée Corse ;
  • Betty Cachot, responsable du département environnement CNR ;
  • Jean-Charles Kohlaas, président du syndicat du bassin versant de l’Yzeron, VP Métropole de Lyon ;
  • Patrick Roche, chef de projet  » Réalimentation des paléochenaux de l’île de la Platière au Conservatoire d’espaces naturels Isère.

Organisé par : les étudiants des Master RISE – Risques et environnement (Université Lumière Lyon 2) et IWS – Sciences de l’eau (H2O Lyon).

Pour en savoir plus :

 

Les Castors, la rivière et nous

LLes Castors, la rivière et nous

Whitefish_Channel/Wikimedias Commons

Alors que les milieux humides qui assuraient le dialogue riche entre terres et rivières sont sans cesse réduits et bouleversés par les activités humaines, alors que les rivières sont bétonnées, leurs méandres brisés, comment rendre l’eau à la terre, comment ramener l’eau à la vie ?

Et si le castor, qui entretient des liens étroits aux rivières depuis des millions d’années, pouvait nous y aider ? Comment s’inspirer du castor pour régénérer l’eau des rivières et des terres ?

Une rencontre débat autour de la projection de deux courts métrages de Suzanne Husky « Le Son d’une nouvelle cascade »  et « Barrages » coréalisé avec Christina Valverde (Doc, 2022, 32min et 21min, coul).

Intervenant : Martin Jouve, expert Eau et milieux aquatiques à France Nature Environnement – FNE Rhône.

En partenariat avec : FNE Rhône, SMIRIL (Syndicat Mixte du Rhône des Iles et des Lônes) et avec le soutien de la Métropole de Lyon.

Pour en savoir plus, consultez le site :

Cosmos

PFAS et dépollution de l’eau : les pistes actuelles pour traiter ces « polluants éternels »

PPFAS et dépollution de l’eau : les pistes actuelles pour traiter ces « polluants éternels »

©com77380 de Pixabay

Surnommés les « polluants éternels », les PFAS sont partout, dans l’eau, les sols, l’air et ils s’accrochent.

Ultra résistants, ces composés chimiques sont un vrai casse-tête environnemental. Si leur interdiction est en marche, reste un défi immense : comment les extraire de l’environnement et surtout les détruire, pour de bon ?

Aujourd’hui, deux grandes familles de solutions sont testées : d’un côté, des procédés pour séparer les PFAS de l’eau (charbon actif, résines échangeuses d’ions, membranes, flottation par mousse…) — efficaces mais générant des déchets qu’il faut ensuite gérer ; de l’autre, des technologies pour les dégrader chimiquement, ce qui suppose de briser la très tenace liaison carbone-fluor, l’un des liens les plus solides de la chimie organique.

Entre procédés d’oxydation avancée, sonochimie, plasma, ou encore catalyse piézoélectrique, plusieurs techniques prometteuses émergent, capables de réduire certains PFAS en composants moins toxiques. Mais à ce stade, elles restent souvent coûteuses, complexes à industrialiser, et parfois génératrices de nouveaux sous-produits problématiques.

Face à ces limites, des approches hybrides ou biologiques pointent le bout de leur nez : combinaisons de filtration et d’électrochimie, matériaux imprimés en 3D sur mesure, et même utilisation de champignons ou de bactéries pour dégrader lentement ces molécules en les rendant plus accessibles à la nature.

Malgré ces avancées, une évidence s’impose : on ne pourra pas se contenter de réparer les dégâts. Limiter dès maintenant les rejets industriels de PFAS reste la priorité absolue. La France, par exemple, vise un arrêt total dans les cinq ans. Car traiter ce qui est déjà contaminé coûterait potentiellement des centaines de milliards d’euros. Mieux vaut prévenir que guérir… surtout quand les polluants ne veulent pas mourir.

Une analyse à découvrir dans un article écrit par Julie Mendret, Maître de conférences, HDR, Université de Montpellier et Mathieu Gautier, Professeur des Universités, INSA Lyon – Université de Lyon

>> Lire l’article :

THE CONVERSATION

H2O, l’Odyssée de l’eau : l’eau se dévoile au musée Claude Bernard

HH2O, l’Odyssée de l’eau : l’eau se dévoile au musée Claude Bernard

Du 14 juin au 2 novembre 2025, le musée Claude Bernard vous initie aux mystères de l’eau. Qu’elle soit liquide, solide ou gazeuse, l’eau est partout. Puissante et fragile à la fois, elle possède des propriétés incroyables que l’exposition vous dévoile au compte-goutte.

Une plongée au cœur de la matière pour comprendre comment cette fascinante molécule peut être à la fois nourricière, dévastatrice, consolatrice, artiste, productrice d’énergie, puissante, et bien sûr vitale. Cette exposition vous propose de parler de l’eau sous toutes ses formes. Maquettes, panneaux, manipulations, vidéos, tableaux, ou encore réalité virtuelle, font de la visite une parenthèse bienvenue. De la chimie de l’eau à ses relations avec l’homme, en passant par les enjeux actuels, partez à la rencontre de cette précieuse molécule à travers cette exposition conçue pour toute la famille.

>> Pour en savoir plus :

H2O, l’Odyssée de l’eau

Musée Claude Bernard

Affiche de l'exposition

H2O, l’Odyssée de l’eau. Illustration Eric Martin. Musée Claude Bernard

Festival entre Rhône et Saône | Édition 2025

FFestival entre Rhône et Saône | Édition 2025

©Festival entre Rhône et Saône

Un festival à la découverte de l’eau ! Nous traversons leurs ponts, nous flânons le long de leurs berges, nous empruntons leurs quais.

Mais que savons-nous vraiment du Rhône et de la Saône ?

Leur prête-t-on toute l’attention qu’ils méritent ?

Le Festival Entre Rhône et Saône invite à les observer de plus près pour mieux les célébrer, les découvrir et les protéger.

Lyon est née de la confluence entre le fleuve Rhône et la rivière Saône. De cette ligne de vie devenue une voie de communication majeure, Lyon a tissé son histoire, tirant avantage de cette double ascendance pour devenir un carrefour économique, industriel et culturel.

Le Festival Entre Rhône et Saône est l’occasion de retrouver cette histoire, de renouer avec des traditions ou des usages, festifs ou rituels, de redécouvrir l’histoire de Lyon à travers ses cours d’eau, en remontant le temps jusqu’à Lugdunum.

>> Retrouvez nos partenaires lors d’activités organisées pour ce festival :

Tout au long du week-end, 18 associations adhérentes de la Maison de l’Environnement les accompagneront pour présenter leurs actions et proposer des animations. Venez  échanger et partager des bonnes idées pour agir concrètement dès maintenant.

Pour en savoir plus, consultez le site de la Maison de l’environnement

 

 

 > Lyonnais d’eau douce ! Exposition « Les pieds dans l’eau »

2021 musee gadagne ©muriel chaulet

Ils coulent en silence… mais portent en eux mille récits.
Laissez-vous surprendre par ce que le Rhône et la Saône murmurent depuis des siècles, au fil d’une expo qui retrace, salle après salle, l’influence des cours d’eau sur la vie des Lyonnais d’hier et d’aujourd’hui.

Dimanche de 11h à 12h | Durée : 1h | Lieu : Musée Gadagne – 1 place du Petit Collège, Lyon 5e

Réservation  

> Vivre avec les cours d’eau

2025 Saône vieux lyon5 Muriel Cholet VdL ©M Chaulet

Depuis l’Antiquité, les fleuves rythment la vie des Lyonnais et des Lyonnaises.
Des enjeux commerciaux aux défis urbains du XIXe siècle, découvrez ces histoires fascinantes !

Vendredi de 18h à 19h30 – Samedi et dimanche de 15h à 16h30 | Durée : 1h30 | Départ : 2 quai Victor Augagneur, Lyon 3e – Arrivée : Place du Change, Lyon 5e

Réservation 

> Vogue la ville, Lyon et son fleuve

2025 Photo 050©Terence O’Neil

Entre quais et souterrains, marchez sur les traces d’un passé fluvial insoupçonné… et remontez le temps jusqu’au XVIIIe siècle. Vous ne rêvez pas, c’est bien une barque de 8 m de long qui vous attend dans les sous-sols du parking de la Fosse aux Ours !

Samedi et dimanche de 10h à 12h | Durée : 1h | Départ : Place Raspail, Lyon 7e – Arrivée : aval du pont Morand

Réservation

©2025 FNE69 Petit Peuple

Castor et Ragondin, des cousins (re)venus de loin, comment vivre en harmonie avec ses voisins ? En apprenant à les connaître… surtout quand ils ont des moustaches et une passion pour les berges du Rhône. Une promenade pédagogique pour ouvrir l’œil et le bon lors de vos prochaines balades.

Vendredi 27 juin 2025, de 10h à 12h | Durée : 2h | Départ : Arrêt Halle Tony Garnier du Tramway T1 – Lyon 7e

Réservation

©DR

L’eau, bien commun sous tension : conflits d’usages, nouvelles gouvernances, alliances territoriales. Cette table-ronde réunit acteurs publics, usagers et chercheurs pour aborder les tensions autour de l’eau et explorer des solutions de gouvernance coopérative.

Vendredi de 17h à 18h30 | Durée : 1h30 | Lieu : Hôtel de la Métropole de Lyon, salle C

©Cosmos

Anita Conti, la Dame de la mer, première femme océanographe, aventurière, écrivaine, poétesse, photographe, réalisatrice, journaliste, pionnière de l’écologie, lanceuse d’alerte sur l’exploitation des océans et la surpêche… Partons à la rencontre d’Anita Conti, une femme marquante du XXe siècle, au destin extraordinaire, et pourtant encore méconnue !

Samedi de 14h à 16h | Durée : 2h | Lieu : UGC Confluence, 112 Cr Charlemagne, 69002 Lyon

réservation

 

>> Consultez le programme complet : 

Festival entre Rhône et Saône

Explorations Kaypacha au fil de l’eau

EExplorations Kaypacha au fil de l’eau

Marcher à la rencontre de personnes inspirantes et d’initiatives engagées !

Entre juin et août 2025, l’association Kaypacha propose un cycle de randonnées dans la Métropole de Lyon, des explorations collectives au fil des cours d’eau et leurs enjeux.

Ces parcours à pied, à la journée, sont ponctués de rencontres de personnes ressources et d’initiatives locales pour comprendre les enjeux de nos cours d’eau : biodiversité, pollutions, aménagements, risque de crues, ressource en eau et chercher collectivement des solutions.

> Le programme : 

Deux jours pour comprendre et raconter ce territoire, de l’histoire des aménagements industriels impactants de la vallée de la chimie aux enjeux de protection et de préservation des espaces naturels. Un parcours entre ville et nature organisé en partenariat avec le SMIRIL et les Nuits des Forêts.

> Samedi 7 juin | Pierre-Bénite à Vernaison (15 km de gare à gare) avec 50 personnes.

> Dimanche 8 juin | Vernaison à Givors (12 km de gare à gare) avec 50 personnes.

S’inscrire

Nous voyagerons dans le temps et dans l’espace pour comprendre comment la métropole de Lyon s’est construite et évolue avec la ressource en eau potable tout en découvrant des espaces naturels préservés en pleine ville. Une randonnée entre la colline de la Fourvière et le parc de la Feyssine à Villeurbanne.

> Plusieurs départs possibles le samedi 28 juin, entre 8h et 10h ou à 14h. Prix libre à partir de 5€.

S’inscrire

  • Samedi 30 août | Grande rando « Remonter l’Yzeron »

Une exploration de l’Yzeron, petit cours d’eau qui se jette dans le Rhône à Oullins. Remonter l’Yzeron c’est découvrir des paysages très contrastés, de zones urbaines denses à des vallons forestiers où le la rivière serpente. Une immersion dépaysante qui permet aussi de comprendre l’impact que les activités humaines ont sur les petits cours d’eau.

Intervenants :

Marina Coquery, chercheuse à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement – INRAE – Lyon Grenoble Auvergne Rhône Alpes –  et membre de la ZABR, sur l’impact des activités humaines sur les petits cours d’eau comme l’Yzeron, notamment les pollutionsMathieu ;

Mathieu Hervé, directeur du SAGYRC, sur le contexte global de l’Yzeron et ses enjeux de restauration écologique ;

Chloé Laffay, bénévole de la LPO sur la biodiversité et les moyens de la préserver ;

Marie Perin, Agir pour l’eau, sur les enjeux de la gestion du Vallon de l’Yzeron, un espace naturel sensible soumis à une forte fréquentation ;

Charlotte Renouf, de la Direction de l’eau de la Métropole de Lyon, sur les enjeux spécifiques autour de l’assainissement.

> Plusieurs départs proposés à 8h30, 9h10, 9h50 et 14h. À la journée ou à la demi-journée | Prix libre à partir de 5€ | Inscription obligatoire 

S’inscrire

 

>> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site :

KAPAYCHA

Ce cycle de randonnées est organisé grâce au soutien de la Métropole de Lyon.

De la ville entonnoir à la ville perméable : gestion des eaux pluviales sur le campus de LyonTech-la Doua | #1 – Dossier Pop’Sciences : Les actualités de l’eau

DDe la ville entonnoir à la ville perméable : gestion des eaux pluviales sur le campus de LyonTech-la Doua | #1 – Dossier Pop’Sciences : Les actualités de l’eau

Depuis la seconde moitié du 20e siècle, avec le développement de l’urbanisation, les sols en ville ont été de plus en plus artificialisés et imperméabilisés, limitant l’infiltration de l’eau de pluie. Conséquence : l’eau ruisselle sur le sol, augmentant le risque d’inondation et entraînant des polluants présents en ville vers les milieux naturels environnants. Pour remédier à cette situation, de nouvelles pratiques et modes de gestion ont été mis en œuvre. Le campus de LyonTech-la Doua à Villeurbanne en est un bon exemple, étant un terrain d’expérimentation pour les aménagements de gestion de l’eau pluviale depuis plus de vingt ans.

Un article rédigé par Camille Dianoux, Rémi Combeaux, Mathis Fléret, Marina Benavides Guedes, Almudena Plichon Alberola (étudiants du master 2 IWS) et la classe Terminale 3 du lycée Robert Doisneau (Vaulx-en-Velin) de Mme Valérie Corneloup (la liste des élèves est mentionnée en fin d’article) – Mars 2024

Une ville imperméable

Au 19e siècle[1], la décision fut prise de collecter les eaux usées dans un réseau d’égouts centralisé plutôt que de les relâcher au bord des habitations. L’eau ruisselante était vue comme un vecteur de maladie, elle devait être évacuée par le réseau d’égouts pour s’en débarrasser au plus vite.

Les premiers réseaux d’égouts construits en France étaient unitaires : un réseau unique collectait à la fois les eaux usées domestiques et les eaux pluviales. Toutefois, lors de pluies trop intenses, des eaux non traitées, et donc potentiellement polluées, débordaient du réseau et étaient directement rejetées dans l’environnement : ce qui a inévitablement un impact sur la qualité de l’eau. Il subsiste encore des réseaux unitaires à Lyon, si bien qu’en 2015, 7 % des volumes collectés par les réseaux ont été rejetés sans traitement[2]. La pollution issue de ces 7 % est aussi importante que la pollution rejetée par les eaux traitées en station d’épuration, soit les 93 % restants.

Dans certaines villes, un second réseau d’égouts, réseau séparatif, a été construit pour y accueillir uniquement les eaux pluviales. Elles sont déversées directement dans le milieu naturel sans traitement, pour éviter qu’elles ne se mélangent aux eaux usées et se chargent en polluants. Cette solution est coûteuse, mais elle a permis de diminuer la pollution apportée au milieu naturel en limitant les déversements d’eau usée non traitée, comme dans le cas de débordements de réseaux unitaires.

Pour éviter la surcharge du réseau par l’eau de pluie, mais aussi pour prendre en compte l’intensification des pluies, due au changement climatique[3], les métropoles sont en transition vers un nouveau modèle de gestion des eaux de pluie en ville.

Vers la ville éponge

Changer de mode de gestion des eaux de pluie en ville, c’est passer du concept de « ville entonnoir », où l’eau est collectée dans des égouts puis emmenée hors de la ville, à celui de « ville éponge » où la pluie est infiltrée dans le sol de la ville. Cela permet aussi d’empêcher que l’eau emporte des polluants provenant des transports ou de l’industrie lors de son ruissellement. Mais pour cela, les sols doivent être perméables, laisser l’eau s’infiltrer, et non goudronnés ou bétonnés.

Illustration de la ville entonnoir © Méli Mélo – GRAIE

Illustration de la ville éponge. © Méli Mélo – GRAIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si l’eau ne rejoint pas les égouts, elle peut réintégrer son cycle naturel, humidifier les sols et recharger les nappes phréatiques. Cela limite les inondations, aide à végétaliser les villes et donc à atténuer les îlots de chaleur*. Ces différents aménagements ont fait évoluer la perception de l’eau de pluie en ville : on ne la considère plus seulement comme une nuisance, mais également comme une potentialité. C’est ainsi que le projet « ville perméable » a émergé dans la métropole de Lyon : il s’agit d’un projet d’aménagement pour favoriser l’infiltration de l’eau, grâce à des ouvrages concrets.

Le campus de Lyon-Tech-la Doua : un exemple de ces nouveaux aménagements

Lorsque l’eau de pluie tombe, on peut la faire ruisseler jusqu’à de grands bassins d’infiltration. Ils retiennent l’eau pendant maximum 24 heures, pour laisser le temps à l’eau de s’infiltrer progressivement dans le sol. On en trouve un à côté de l’IUT Lyon 1 capable de contenir 4000 m3 d’eau, soit la consommation annuelle d’eau de 75 habitants. Il draine les 2,5 hectares alentour.

Le bassin d’infiltration des eaux pluviales de l’IUT Lyon 1, campus LyonTech-la Doua. | © GRAIE

On peut aussi infiltrer l’eau de pluie « à la source », c’est-à-dire là où elle tombe, plutôt que de la laisser ruisseler. Ainsi, les installations sont moins consommatrices d’espace et plus discrètes. C’est le cas des noues, fossés de terre qui infiltrent les eaux de pluie tombées à proximité, ou des parkings en béton perméable.

L’utilisation de plantes dans les ouvrages, l’ingénierie végétale, améliore la capacité d’infiltration des ouvrages. On utilise, par exemple, des noues végétalisées, des jardins de pluie*, des toitures végétalisées. Les racines facilitent l’infiltration de l’eau dans le sol. La végétation filtre naturellement une partie de la pollution, et préserve la biodiversité.

La végétalisation de la ville aide à filtrer la pollution. | © Méli Mélo – GRAIE

La gestion des eaux pluviales : un objet de recherche scientifique

Les aménagements de gestion des eaux pluviales sont des objets de recherche scientifique : ils ont été conçus après des années de recherches théoriques et pratiques et servent eux-mêmes de terrain d’étude, pour pouvoir collecter des données pour de futurs projets, et évaluer leur efficacité.

Toutes les installations du campus de LyonTech-la Doua sont des lieux d’expérimentation scientifique. On y teste des installations, telles que les noues et les bassins d’infiltration. Elles sont munies de différents capteurs qui mesurent, par exemple, la quantité de pluie tombée (pluviomètre*), les polluants (métaux lourds, pesticides) contenus dans la pluie, ou les débits* d’eau qui s’infiltrent dans le sol. Ainsi, on évalue la capacité de ces installations à filtrer la pollution présente dans l’eau de pluie.

Pluviomètre | © CambridgeBayWeather

Perception de ces techniques alternatives

Contrairement aux réseaux d’égouts, les nouveaux ouvrages ne servent pas qu’à recueillir la pluie. Ils ont d’autres usages, et donc d’autres usagers. Leur mise en place et leur entretien ne vont pas de soi.

Ces nouveaux ouvrages sont hybrides, à la fois espaces verts et ouvrages de gestion des eaux de pluie. Ils mêlent différents types de matériaux (minéral et végétal). Les collectivités doivent alors mobiliser différents services pour entretenir un seul aménagement. Pour une noue végétalisée, il peut être nécessaire de faire appel à un premier service pour tailler les arbres, un deuxième pour l’herbe, un troisième pour ramasser les déchets qui s’y seraient accumulés… Un vrai casse-tête organisationnel qui nécessite une nouvelle coordination entre les services mobilisés.

Une noue végétalisée du campus LyonTech-la Doua. | © Marina Benavides Guedes

C’est une toute nouvelle méthode de travail qui est nécessaire. Ce qui a des conséquences sur la manière dont les agents de la ville perçoivent leur métier. Certains craignent que le métier d’égoutier se perde et que l’évolution de leurs tâches détériore leurs conditions de travail[4].

Par ailleurs, les nouveaux aménagements de gestion des eaux de pluie sont plurifonctionnels. Par exemple, les parkings poreux du campus de LyonTech-la Doua permettent le stationnement des véhicules, en plus d’infiltrer les eaux de pluie ; une noue ou un jardin de pluie* peut accueillir des activités de loisirs[5] et fournir un habitat pour la biodiversité[6]. Dans certains cas, les usagers peuvent se réapproprier l’ouvrage et l’utiliser pour des activités autres que celles prévues. Les aménageurs doivent en tenir compte pour garantir la sécurité des usagers et éviter certaines nuisances (bruits, déchets…).

Les difficultés pour faire évoluer la ville vers un espace plus perméable et plus végétalisé ne sont pas seulement d’ordre technique ou financier, mais viennent aussi de la manière dont chaque acteur se représente ces nouveaux aménagements.


Notes

[1] John Snow, On the mode of communication of cholera (1855).

[2] Grand Lyon Métropole, Projet ville perméable : guide d’aide à la conception et à l’entretien (2017).

[3] Yves Tramblay et al., Impacts du changement climatique sur les pluies intenses et les crues en Méditerranée, LHB : Hydroscience Journal, vol. 107, no 1 (2021).

[4] Nina Cossais, Gestion intégrée des eaux pluviales : positions des services techniques urbains et évolution induite des métiers – Métropole de Lyon, URBIA, 5 (2019).

[5] Sébastien Ah Leung et al., Que fabrique-t-on avec les eaux pluviales urbaines ? Les dispositifs techniques et les usages du parc Kaplan dans l’agglomération lyonnaise, (2013).

[6] Émilie Gascon, Impacts et opportunités de la nouvelle gestion des inondations dans les domaines de la conception et de l’aménagement urbain, Projets de paysage. Revue scientifique sur la conception et l’aménagement de l’espace, 20 (2019).


Glossaire

Débit : volume d’eau qui s’écoule dans un point précis en un temps donné, généralement exprimé en m3/s ou en L/s.

Îlots de chaleur : zones urbaines où la température est nettement plus élevée que dans les zones environnantes, en raison de l’absorption et de la rétention de la chaleur par des surfaces urbaines telles que l’asphalte et le béton.

Jardin de pluie : ouvrage de gestion des eaux pluviales formé par une dépression avec des végétaux, où les eaux de ruissellement sont acheminées pour s’y infiltrer.

Pluviomètre : appareil permettant de mesurer la pluviométrie.

Pluviométrie : mesure de la quantité d’eau tombée dans un lieu donnée. Elle est généralement exprimée en centimètres, pour désigner la hauteur d’eau tombée.


Ont participé au travail d’écriture de cet article, en collaboration avec Camille Dianoux, Mathis Fleret, Marina Benavides Guedes, Almudena Plichon, Rémi Combeaux, étudiant·e·s de du master 2 IWS, les élèves de terminale du lycée Robert Doisneau (par ordre alphabétique) : ANOUAR  Jihane, ASSAOUI Medhi, BOUDEHANE Ismaël, AGKOZ, Naziré, BRAITIT Baasma, DEKAR Lina, DIA Mouhamed, GASMI Aldjia, HAMDAOUI Maryem, HAMRI Soumia, IBRAHIM Jindar, JACQUET Sonny, KEBBOUCHE Wafaa, KOC Hayrunissa, MAGHRAOUI Selsabil, MAHBOUB Nisrine, METRI Anis, MOHAMED HASSAN Abdifatah, NAAMANI Soumeya, NOKA Xhoveda, RANDRIAMAZAORO Gérald, SEMAKDJI – BEN HADJ KASSEM BOUBAKER Romayssa, SOK Panha, TALEB Delci, TANRIKULU Erdem, TOLA Dorian, YAPICI Rümeyssa, ZAGAI Mohamed, ZAHIR Narjis, ZINGARA Amine, ZITOUNI Maryam.