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Le futur de l’impression 3D ? La matière avant la machine

LLe futur de l’impression 3D ? La matière avant la machine

En impression 3D, tout se joue dans les matériaux : résistance, légèreté, durabilité, usages. Un enjeu clé pour l’industrie… et pour les ingénieur·es de demain.

Qu’il s’agisse de pièces de fusée, d’automobile, de pont ou même d’aliments, la fabrication additive (FA) redéfinit complètement le champ des possibles dans de très nombreux domaines d’activités. Elle offre des perspectives prometteuses en matière de matériaux, mais elle pose également des défis techniques, économiques et environnementaux qui nécessitent une maturation et une adaptation des procédés en lien avec les matériaux utilisés.

Plus connu sous la dénomination « impression 3D », ce procédé met en œuvre des polymères (plastiques) ou des alliages métalliques pour fabriquer des objets du quotidien. Les imprimantes 3D polymères sont accessibles au grand public pour quelques centaines d’euros. Elles permettent notamment de fabriquer des pièces prototypes (d’où le nom prototypage rapide), des coques de téléphone, des pièces de rechange, des prothèses, des bijoux, des jouets, des objets de décorations ou des maquettes.

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La théorie Gaïa | CIN&SCIENCES

LLa théorie Gaïa | CIN&SCIENCES

Et si un film devenait le point de départ d’une réflexion scientifique ?

Le cycle CIN&SCIENCES propose à chaque séance la projection d’un film grand public, suivie d’une discussion avec un spécialiste pour en explorer les résonances avec des enjeux scientifiques contemporains.

Cette séance explore plus particulièrement la théorie Gaïa : une écologie mondialisée peut-elle faire abstraction de la complexité géobiologique de notre planète ?

Pour en savoir plus :

Cin&sciences

 

La théorie du donut : un nouveau cadre pour penser l’économie de demain

LLa théorie du donut : un nouveau cadre pour penser l’économie de demain

La théorie du donut, développée par l’économiste britannique Kate Raworth, propose une nouvelle vision de l’économie intégrant les défis sociaux et environnementaux de notre siècle.

Elle définit un espace sûr et juste pour l’humanité, délimité par un plancher social et un plafond écologique.

Si ces travaux ont gagné en popularité ces dernières années, c’est notamment par leur représentation en forme de « donut », visuellement accessible et marquant.

Les fondamentaux du modèle développé par Kate Raworth ont d’ailleurs servi de base à plusieurs grandes villes européennes, qui s’en sont inspiré pour repenser leurs politiques économiques et urbaines.

L’ouvrage, intitulé « La Théorie du Donut, l’économie de demain en 7 principes » (éditions Plon, 2018), se présente comme un recueil d’idées pour avancer vers un monde plus juste et plus soutenable. […]

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Penser une écologie véritablement sincère | CIN&SCIENCES

PPenser une écologie véritablement sincère | CIN&SCIENCES

Des films décalés pour des questions qui ne le sont pas !

Et si un film devenait le point de départ d’une réflexion scientifique ? Le cycle CIN&SCIENCES propose à chaque séance la projection d’un film grand public, suivie d’une discussion avec un spécialiste pour en explorer les résonances avec des enjeux scientifiques contemporains.

Cette séance questionne plus particulièrement notre capacité à penser une écologie véritablement sincère. Les sciences ont objectivé voire réifié la nature. Alors, est-il possible de comprendre et de prendre soin de la nature quand elle nous est étrangère ?

Pour en savoir plus :

Cin&sciences

L’hybridation des roses, entre symbole de romantisme et génomique de pointe

LL’hybridation des roses, entre symbole de romantisme et génomique de pointe

Amour éternel, romantisme intemporel… Depuis l’Antiquité, la rose occupe une place à part dans l’imaginaire occidental et est une source intarissable d’inspiration pour les poètes, artistes et jardiniers. Pourtant, ce n’est qu’au XIXe siècle que la rose connaît sa véritable révolution : en quelques décennies, le monde des rosiers est passé d’une centaine de variétés à plus de 8 000 ! Une explosion de formes, de couleurs et de parfums qui marque ce que l’on peut appeler l’âge d’or des roses.

rosier sauvage, Laboratoire LBVPam

Une plongée dans les roses anciennes

Pour comprendre comment s’est opérée cette métamorphose, Thibault Leroy de l’INRAE d’Angers a mené un travail avec une équipe de chercheurs et le laboratoire LBVpam (Laboratoire de Biotechnologies Végétales appliquées aux plantes aromatiques et médicinales) de l’Université Jean Monnet. Les chercheurs ont étudié 204 variétés de rosiers encore présentes dans certaines collections botanique, ils ont pu dater avec précision la création de chaque variété, et grâce à l’analyse de leurs caractéristiques visibles (appelées « phénotypes ») et de leur ADN, ils sont parvenus à retracer leur histoire génétique en Europe.

Une véritable transformation génétique

Les résultats sont étonnants : en quelques générations seulement, le patrimoine génétique des rosiers européens s’est transformé, passant d’un héritage majoritairement local à un profil presque entièrement asiatique. Ce bouleversement s’explique par les échanges commerciaux du XIXᵉ siècle, lorsque des explorateurs et négociants rapportaient d’Orient des espèces exotiques aux fleurs et aux parfums si différents. Cependant cette transformation a eu un prix : la diversité génétique des rosiers s’est appauvrie, conséquence inévitable d’une sélection intensive. Certaines caractéristiques très prisées, comme le parfum dit « de thé » ou la floraison quasi continue jusqu’à l’automne, proviennent directement des rosiers chinois introduits à cette époque.

Un message pour la préservation des roses

Ce travail de recherche a également permis de créer le plus vaste catalogue d’associations génétiques (GWAS) jamais réalisé sur les rosiers, une ressource précieuse pour les futurs programmes de sélection. Il souligne aussi un message essentiel : préserver les anciennes variétés est crucial pour maintenir la richesse génétique des rosiers et assurer la sélection durable pour les générations à venir. A titre d’exemple, c’est dans ces collections que l’on pourra chercher des résistances naturelles aux pathogènes pour se passer des pesticides, ou de nouveaux parfums.

Cet article est publié en hommage à Laurence Hibrand-Saint Oyant, collègue d’Angers, décédée brusquement lors de ce travail.

>> Découvrez ici ce numéro de GENETICS

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Quand les éoliennes parlent : l’acoustique au cœur de la maintenance prédictive

QQuand les éoliennes parlent : l’acoustique au cœur de la maintenance prédictive

Vieillissement du parc éolien, coûts de maintenance élevés, objectifs climatiques ambitieux : la fiabilité des éoliennes est devenue un enjeu stratégique. À l’INSA Lyon, des chercheurs apprennent à lire les signaux vibratoires des machines pour anticiper les pannes et prolonger leur durée de vie.

Mieux vaut prévenir que guérir. La filière éolienne doit aujourd’hui faire face à un tournant majeur. Le parc existant en Europe est vieillissant : 50 % des éoliennes au Danemark ont plus de 15 ans, 40 % en Allemagne et, à ce stade seulement, 5% en France. D’ici à 2050, de nombreuses éoliennes devront encore être installées pour faire augmenter la part des énergies renouvelables et contribuer ainsi à l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050.

Dans ce contexte, la fiabilité des machines et leur maintenance sont des enjeux cruciaux. Anticiper les défauts de fonctionnement des éoliennes c’est intervenir au meilleur moment avant l’éventuelle panne pour éviter des dégâts majeurs et des coûts très importants, jusqu’à 450 000 euros rien que pour une boîte de vitesse d’une éolienne.

Au sein du Laboratoire de Vibrations Acoustique (LVA) de l’INSA Lyon, des chercheurs, pilotés par Jérôme Antoni, enseignant-chercheur au LVA et co-responsable (avec Didier Rémond du LAMCOS), du projet européen MOIRA (Monitoring Large-Scale Complex Systems), travaillent sur des méthodes mathématiques pour mieux percevoir les signaux vibratoires des machines et ainsi mieux anticiper les anomalies. Décryptage.

« Nous traitons ce que l’on appelle le signal vibratoire via des modèles mathématiques. Et chacun de ces signaux constitue une preuve de l’état de santé de ces machines tournantes », explique Jérôme Antoni, enseignant-chercheur au LVA.

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Recycler les plastiques « non recyclables » : la bi-injection ouvre une nouvelle voie

RRecycler les plastiques « non recyclables » : la bi-injection ouvre une nouvelle voie

À Oyonnax, au cœur de la Plastics Vallée, Ayoub Agourram, doctorant à l’INSA Lyon, s’attaque à un défi majeur : redonner une seconde vie à des plastiques jusqu’ici non recyclables. Grâce à la bi-injection, il explore un procédé innovant qui allie performance, esthétique et durabilité. Une recherche appliquée qui repense le cycle du plastique, de sa fabrication à sa réutilisation.

Jugés irrécupérables, incinérés ou enfouis : chaque année, sur les 6 millions de tonnes de plastiques consommées en France (50 millions en Europe), 60% ne sont pas recyclées. Quant à la fraction qui échappe à ces filières de traitement ou de stockage, elle finit dans l’environnement et devient alors extrêmement polluante.

C’est sur le campus d’Oyonnax, en pleine Vallée du plastique, région française emblématique de la plasturgie, qu’un jeune chercheur s’attelle à transformer ce défi écologique en innovation industrielle. Son sujet de thèse pourrait bien changer la donne : « Adaptation du procédé de Bi-injection aux matières plastiques recyclées imparfaitement triées».

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Apprendre à l’ère des algorithmes | Conférence participative

AApprendre à l’ère des algorithmes | Conférence participative

Les algorithmes façonnent désormais nos savoirs, nos opinions et nos compétences. Qu’est-ce qu’on gagne, qu’est-ce qu’on perd ? À l’heure où nos formations, nos infos et nos cerveaux passent à la moulinette de l’IA, comment garder la main sur ce que l’on apprend et ce que l’on retient ? Et surtout : comment cela transforme-t-il notre manière de penser le monde ?

Dans le cadre du festival Mode d’emploi de la Villa Gillet, l’Enssib accueille une conférence participative. Le principe : une table ronde où certaines chaises restent vides, pour que vous, public, puissiez rejoindre la discussion. Ce format dit « du bocal à poisson » favorise la participation et l’échange : chacun peut venir s’asseoir, prendre la parole et partager son expérience.

Le festival Mode d’emploi

Mode d’emploi, le festival des idées de la Villa Gillet propose de s’emparer des outils de la recherche, du journalisme, de la philosophie et de l’histoire des idées pour comprendre les grands débats de notre temps.

Deux invités pour ouvrir le débat :

  • Apolline Guillot,  professeure agrégée de philosophie, journaliste ; dirige rédaction de Philonomist, média indépendant qui aborde les enjeux du monde du travail et de l’économie sous l’angle de la philosophie. Ses domaines de prédilection sont la philosophie des sciences, de l’informatique et des nouvelles technologies.
  • Dan Geiselhart,  journaliste et auteur, cofondateur de divers médias indépendants. Passé par Radio Nova et Rolling Stone, il a dirigé le magazine Silex-ID avant de co-fonder le média Tech Trash et le studio de newsletter Courriel. Dan Geiselhart est aujourd’hui directeur de la publication de Climax, média indépendant qui raconte la révolution climatique avec humour et impertinence dans un fanzine trimestriel et une newsletter hebdomadaire.

Venez écouter, débattre, et pourquoi pas… vous asseoir dans le bocal !

Pour en savoir plus, consultez le site :

Enssib

 

Logo de la Villa Gillet

 

 

 

Les Castors, la rivière et nous

LLes Castors, la rivière et nous

Whitefish_Channel/Wikimedias Commons

Alors que les milieux humides qui assuraient le dialogue riche entre terres et rivières sont sans cesse réduits et bouleversés par les activités humaines, alors que les rivières sont bétonnées, leurs méandres brisés, comment rendre l’eau à la terre, comment ramener l’eau à la vie ?

Et si le castor, qui entretient des liens étroits aux rivières depuis des millions d’années, pouvait nous y aider ? Comment s’inspirer du castor pour régénérer l’eau des rivières et des terres ?

Une rencontre débat autour de la projection de deux courts métrages de Suzanne Husky « Le Son d’une nouvelle cascade »  et « Barrages » coréalisé avec Christina Valverde (Doc, 2022, 32min et 21min, coul).

Intervenant : Martin Jouve, expert Eau et milieux aquatiques à France Nature Environnement – FNE Rhône.

En partenariat avec : FNE Rhône, SMIRIL (Syndicat Mixte du Rhône des Iles et des Lônes) et avec le soutien de la Métropole de Lyon.

Pour en savoir plus, consultez le site :

Cosmos

Reprendre la terre aux machines ?

RReprendre la terre aux machines ?

ENS Éditions et l’association étudiante ENvertS proposent une soirée exceptionnelle organisée à l’occasion de la parution de l’ouvrage Comment les machines ont pris la terre. Enquêtes sur la mécanisation de l’agriculture et ses conséquences sous la direction de Sara Angeli Aguiton, Sylvain Brunier, Baptiste Kotras, Céline Pessis et Samuel Pinaud (septembre 2025).

> Programme :

  • 18h30 | Débat

Une table ronde qui réunira Sylvain Brunier (sociologue et historien), Samuel Pinaud (sociologue de l’économie), et Thomas Borrell (L’Atelier Paysan). Un maraîcher, une éleveuse et des représentantes de l’association des Ami·e·s de la confédération paysanne viendront compléter ce plateau. Un débat animé par Salomé Blanchet et Garance Jaumouillé de l’association ENvertS.

Entre images satellites pour doser l’engrais, drones pour traiter localement les parcelles, tracteurs et ruches connectés, l’agriculture numérique est-elle aujourd’hui une solution incontournable face aux défis alimentaires et environnementaux ? Comment les machines transforment-elles les pratiques professionnelles, les sociabilités et les mondes agricoles ? Représentent-elles un risque de délitement du lien de l’Homme à la nature ? Comment concilier agriculture et écologie ? Mais aussi, quelles logiques industrielles sous-tendent l’usage de plus en plus intensif des machines dans les fermes ? Par quels acteur·ices sont-elles portées ?

Autant de questions auxquelles ce débat ambitionne de répondre en croisant la parole des chercheur·es et celle des acteur·ices de terrain.

  • 20h | Apéro paysan

À la découverte des produits de l’AMAP.

  • 20h45 | Projection

La Ferme des Bertrand, un documentaire de Gilles Perret, César 2025 du meilleur film documentaire. Un film qui retrace un demi-siècle d’histoire de la vie d’une ferme en Haute-Savoie.

Pour en savoir plus, consultez le site :

ENS de Lyon