Plus vert, plus solidaire, plus durable… Un tourisme responsable est-il possible ?

PPlus vert, plus solidaire, plus durable… Un tourisme responsable est-il possible ?

À l’heure d’une crise du secteur touristique qui bouleverse tous les modèles et toutes les projections, comment voyagerons-nous demain ? Et dans 50 ans ?

Notre invité est Étienne Faugier, historien spécialiste des mobilités et du tourisme, Maître de conférence à l’Université Lumière Lyon 2 et rattaché au Laboratoire d’Études Rurales. L’entretien est animé par Samuel Belaud, rédacteur en chef de Pop’Sciences Mag.

Retrouvez, sous le lecteur, les réponses d’Étienne Faugier aux questions que vous avez posé pendant le live.

Une rencontre coorganisée par le musée des Confluences et Pop’Sciences, enregistrée au cœur de l’exposition « Makay, un refuge en terre malgache ».

Do : Certains pays comptent le tourisme comme une économie parfois « salvatrice » c’est un peu le problème non? car ils s’alignent vers le confort du touriste potentiel et ainsi se tirent une balle dans le pied

En effet, le problème du « tout-tourisme » comme développement territorial constitue une orientation à ne plus privilégier, car lorsque le tourisme n’est pas présent – du fait d’une crise sécuritaire ou sanitaire par exemple – l’économie n’est plus alimentée. Il faut penser les lieux et les activités de façon complémentaire quand c’est possible et limiter la cannibalisation de l’économie par le tourisme.

 

Sophie . Voyager responsable ne peut pas être aussi aider des populations qui n’ont que ça? Je pense aux îles Maldives par exemple ou 80% du PIB est dû au tourisme? La Tunisie , la Grèce dont vous parliez tout à l’heure. Rester en France ne veut pas dire se replier sur nous-même ?

Pour les espaces insulaires comme les Maldives, c’est ambivalent, car cela oblige les populations locales à être davantage dépendantes du continent pour l’approvisionnement (eau, nourriture, électricité…). La gestion des touristes doit être en adéquation avec la capacité de charge d’accueil sous peine de voir des problèmes environnementaux advenir (déchets, pollution). Il faut un subtil équilibre entre population/activités touristiques et population/activités locales.

Il ne s’agit pas nécessairement de se replier sur la France mais réguler nos déplacements intercontinentaux qui mobilisent l’avion. Privilégier des modes doux (train, vélo). Les lieux culturels – musées, cinéma, librairies, etc. – constitue un début d’ouverture vers l’altérité. A nous de faire des choix judicieux et avisés.

 

Joël. N’est-il pas difficile de dire à quelqu’un qui va au Pérou qu’il ne doit pas aller au Macchu Picchu ?

Il y a « voir » et « voir ». Si l’ambition est d’avoir la photo-facebook-instagram-snapchat, la plus-value n’est pas nécessairement forte en termes d’émancipation de l’individu, par contre s’il est question d’appréhender a minima la société péruvienne, cela me semble pertinent. Quoi qu’il en soit, voyager, c’est faire des choix. On peut aller à New York City et ne pas faire la visite de la Statue de la liberté, il y aura certes toujours quelqu’un en rentrant pour vous taper sur les doigts de ne pas être aller la voir.

 

Joseline. En voulant réduire les touristes, ne pénalisez-vous pas les populations, pour qui c’est souvent le seul revenu ?

C’est un risque, mais la transparence concernant le cheminement des fonds touristiques depuis les clients jusqu’aux sociétés locales n’étant pas clairement affichée, peu de gens savent ou se soucient de savoir si l’argent qu’ils dépensent atteint les sociétés visitées. Payer une chaîne d’hôtel dans un pays ne garantit pas que l’argent va à l’économie locale.

 

Cécile. Comment nous, touristes, on peut s’y retrouver pour choisir un projet de tourisme qui serait responsable sur différents points : environnementaux, économiques (retour économique pour les populations locales), rapport à l’autre…

Il existe des associations, des institutions qui promeuvent le tourisme responsable et durable. C’est notamment le cas d’Agir pour un tourisme responsable qui vous informe sur comment être responsable lorsque l’on touriste. Ou www.voyageons-autrement.com qui vous propose des offres de voyage pour un tourisme responsable.

 

Joël. Si tout le monde va où les autres ne vont pas on risque d’avoir de nouveaux lieux surbookés Non ?

Cela prend du temps pour les nouveaux lieux touristiques de devenir « à la mode » et la multiplication des sites touristiques entend répondre à ce sur-tourisme. Certes, la Méditerranée est prise d’assaut l’été, l’hiver les Alpes. Mais certaines personnes se détournent de ces lieux, décalent leurs vacances ou ne partent pas pour partir plus tard, plus loin ailleurs. Il s’agirait davantage de disperser l’activité touristique dans l’espace et le temps, plutôt que de la déplacer.

 

Hélène . Est-ce qu’il existe des recherches faisant le lien entre réduction du temps de travail (expérimentations de la semaine de 20h par exemple en Suède il me semble) et baisse de l’impact touristique ? Dans l’idée qu’une société apaisée où les personnes ont plus de temps au quotidien pour découvrir leur propre territoire aurait moins besoin de courir l’exotisme… (mais c’est peut être capilotracté…)

C’est une question pointue. Je n’ai pas connaissance de travaux sur le sujet. Il est vrai que les pays nordiques sont réputés pour leur qualité de vie. Voyagent-ils moins, je l’ignore. Il serait intéressant de savoir s’il y a un lien de cause à effet.

 

Annie . Peut-on parler de responsabilité lorsque la plupart des voyages nécessite la plupart du temps un moyen de locomotion très polluant ?

Il faut savoir que depuis les années 1970, les entreprises liées au transport se sont engagées dans le développement d’amélioration concernant leur bilan carbone. Plus récemment, on a vu apparaître le flagskam, soit la honte de prendre l’avion quasi à vide. Cela entraîne les compagnies à ajuster leur politique de gestion aérienne. Par ailleurs, les compagnies souhaitent développer le recours à l’électrique lors des déplacements des avions sur le tarmac afin de diminuer leur consommation de kérosène et leur bilan carbone. Il en va de même pour les croisières maritimes où des projets d’utiliser l’énergie solaire et éolienne est réfléchie pour diminuer les gaz à effet de serre. Mais on est loin d’un bilan carbone nul. Donc, c’est à nous que revient la responsabilité de faire du tourisme tout en étant averti de l’empreinte carbone que cela provoque.

Empreinte carbone et impact des gestes éco-citoyens individuels | Guide complet

EEmpreinte carbone et impact des gestes éco-citoyens individuels | Guide complet

L’empreinte carbone et écologique, les gestes éco-citoyens, les émissions gaz à effets de serres… Tous ces termes sont employés régulièrement dans les médias et sans une formation précise sur le sujet, il est parfois difficile de s’y retrouver.

Nous avons décortiqué ces concepts pour vous dans un guide complet. Vous retrouverez des définitions importantes, mais aussi des liens vers des calculateurs d’empreinte carbone. Enfin, nous vous présentons les gestes individuels éco-citoyens qui ont le plus de conséquence sur votre empreinte carbone. Vous serez ainsi en mesure de les cibler et de réduire l’impact de votre mode de vie sur l’environnement.

A vous de jouer !

Comment la dentelle du Puy en Velay va sauver la barrière de corail !

CComment la dentelle du Puy en Velay va sauver la barrière de corail !

Deux utopies concrètes pour penser autrement l’économie des communs et le sauvetage de la barrière de corail en utilisant la dentelle du Puy.

David Vallat et Jérémy Gobé nous démontrent qu’en mettant en commun ses compétences et ses convictions, même les utopies peuvent se réaliser !

En 14 minutes, un condensé de la conférence de la Confluence des savoirs données par David Vallat et Jérémy Gobé.

A l’École de l’Anthropocène 2021 : les vidéos et podcasts

AA l’École de l’Anthropocène 2021 : les vidéos et podcasts

Revivez l’intégralité de la grande semaine de réflexion qui a eu lieu début janvier 2021 : débats sur le changement global et les mondes urbains anthropocènes !

Retrouvez les vidéos et podcasts des débats, cours publics, ateliers, portraits d’espaces, book-club et émissions de radios sur le site dédié :

A l’École de l’Anthropocène

 

 

Guide du naturaliste #1 : Les oiseaux de France

GGuide du naturaliste #1 : Les oiseaux de France

Apprendre à reconnaître 12 espèces d’oiseaux communs

Nous sommes souvent subjugués par les connaissances de nos grands-parents en ce qui concerne la biodiversité qui nous entoure. Nos générations ont en effet quelque peu perdu ce lien à la nature. De ce fait, il nous est bien trop souvent difficile de savoir identifier les espèces communes avec lesquelles nous vivons. L’objectif de ce premier guide du naturaliste est donc de vous fournir toutes les informations nécessaires pour vous permettre de reconnaître 12 espèces d’oiseaux communs, tout en éveillant votre curiosité ! 

Pour ce faire, vous retrouverez tout d’abord la présentation de 12 espèces d’oiseaux rencontrées fréquemment en France. À la fin de ces présentations vous pourrez télécharger les fiches d’identités correspondantes !

Nous vous donnerons ensuite des astuces de nourrissage pour les aider à survivre à l’hiver.

Et enfin, nous vous présenterons quelques précieux conseils pour vous permettre d’installer des nichoirs adaptés aux oiseaux qui visitent vos jardins, et ainsi de participer à la diminution de la fragmentation de leur habitat.

>> Pour tout savoir et devenir de vrais naturalistes, rendez-vous juste ici :

Guide du naturaliste #1 : Reconnaître 12 espèces d’oiseaux communs

 

Ville et architecture pour les humains et les non humains

VVille et architecture pour les humains et les non humains

Dans le cadre des Mercredis de l’Anthropocène (saison 4) créés et mis en œuvre par l’Ecole urbaine de Lyon

Devons-nous questionner le modèle de la concentration urbaine et reconsidérer celui des périphéries multipolaires ou des cités jardins ?
Avons-nous à repenser les espaces habités pour qu’ils constituent des milieux de vie équilibrés sains et protecteurs pour tous ceux qu’ils abritent ?

Intervenants :

  • Bernard Kaufmann, maître de conférences en écologie et zoologie à l’Université Claude Bernard Lyon 1. Ses recherches conduites au Laboratoire Écologie des Hydrosystèmes Naturels et Anthropisés se focalisent sur l’écologie urbaine et l’écologie des invasions biologiques.
  • Pascal Rollet, architecte (agence Lipsky+Rollet), Professeur à l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble, et responsable scientifique de la Chaire Habitat du Futur aux Grands Ateliers.

Animation : Valérie Disdier, École urbaine de Lyon

Écouter le podcast

Énergies. Une transition à petits pas [Pop’Sciences Mag #7]

ÉÉnergies. Une transition à petits pas [Pop’Sciences Mag #7]

La production, le transport et la consommation d’énergie ont des impacts environnementaux et climatiques si néfastes que la pierre angulaire de la transition écologique, à laquelle se sont engagés les États participants à la COP-21 (2015), consiste en une reconversion massive du modèle énergétique mondial. Pourtant, la fin de règne des énergies fossiles se fait toujours attendre.

1er décembre 2020

Découvrez le nouveau n° de Pop’Sciences Mag


[Édito de Stéphane Martinot, Administrateur provisoire de l’Université de Lyon]

L’énergie consommée dans le monde provient à plus de 80% de combustibles fossiles. À ce rythme, et dans la perspective d’une planète à 9 voire 10 milliards d’habitants, la plupart des ressources en pétrole, charbon, ou gaz naturel auront disparu d’ici 150 ans, après que leurs stocks naturellement présents dans nos sols se soient taris.

En à peine 3 siècles, depuis la première révolution industrielle, l’espèce humaine aura épuisé les ressources énergétiques dont elle aura eu besoin pour se développer et se moderniser à vitesse exponentielle. Comment s’extirper de cette conviction collective qui consiste à croire que cette surexploitation peut perdurer sans fin ? Et, par la même occasion, mettre un terme aux effets délétères que la combustion de ces énergies fossiles a sur l’environnement et le climat ?

Le défi de la transition énergétique est sur toutes les lèvres, pourtant les moyens de sa mise en œuvre ne font pas consensus.

Un paradoxe subsiste entre, d’un côté, le volontarisme politique affiché en faveur de la transition énergétique et de l’autre, la lente mise en œuvre des alternatives technologiques nécessaires à son accomplissement. Ce nouveau numéro permet de comprendre pourquoi la diminution des combustibles polluants dans le « mix énergétique » est si longue à aboutir.

Quelles nouvelles innovations scientifiques permettraient d’accélérer le mouvement ? Comment inverser la vapeur d’une économie encore très dépendante de la capitalisation sur des ressources fossiles et tarissables ? Enfin, comment peut-on profiter de cette transition pour définir une production d’énergie qui soit plus résiliente, plus acceptée et moins créatrice d’inégalités ?

C’est ce que l’Université de Lyon, au travers de ce nouveau numéro de Pop’Sciences Mag, vous propose de décrypter.


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Énergies. Une transition à petits pas [Pop’Sciences Mag #7]

ÉÉnergies. Une transition à petits pas [Pop’Sciences Mag #7]

La production, le transport et la consommation d’énergie ont des impacts environnementaux et climatiques si néfastes que la pierre angulaire de la transition écologique, à laquelle se sont engagés les États participants à la COP-21 (2015), consiste en une reconversion massive du modèle énergétique mondial. Pourtant, la fin de règne des énergies fossiles se fait toujours attendre.

Découvrez le nouveau n° de Pop’Sciences Mag


[Édito de Stéphane Martinot, Administrateur provisoire de l’Université de Lyon]

L’énergie consommée dans le monde provient à plus de 80% de combustibles fossiles. À ce rythme, et dans la perspective d’une planète à 9 voire 10 milliards d’habitants, la plupart des ressources en pétrole, charbon, ou gaz naturel auront disparu d’ici 150 ans, après que leurs stocks naturellement présents dans nos sols se soient taris.

En à peine 3 siècles, depuis la première révolution industrielle, l’espèce humaine aura épuisé les ressources énergétiques dont elle aura eu besoin pour se développer et se moderniser à vitesse exponentielle. Comment s’extirper de cette conviction collective qui consiste à croire que cette surexploitation peut perdurer sans fin ? Et, par la même occasion, mettre un terme aux effets délétères que la combustion de ces énergies fossiles a sur l’environnement et le climat ?

Le défi de la transition énergétique est sur toutes les lèvres, pourtant les moyens de sa mise en œuvre ne font pas consensus.

Un paradoxe subsiste entre, d’un côté, le volontarisme politique affiché en faveur de la transition énergétique et de l’autre, la lente mise en œuvre des alternatives technologiques nécessaires à son accomplissement. Ce nouveau numéro permet de comprendre pourquoi la diminution des combustibles polluants dans le « mix énergétique » est si longue à aboutir.

Quelles nouvelles innovations scientifiques permettraient d’accélérer le mouvement ? Comment inverser la vapeur d’une économie encore très dépendante de la capitalisation sur des ressources fossiles et tarissables ? Enfin, comment peut-on profiter de cette transition pour définir une production d’énergie qui soit plus résiliente, plus acceptée et moins créatrice d’inégalités ?

C’est ce que l’Université de Lyon, au travers de ce nouveau numéro de Pop’Sciences Mag, vous propose de décrypter.

Rachel Carson, mère de l’écologie

RRachel Carson, mère de l’écologie

Rachel Carlson, Itinéraire bouillonnant d’une icône environnementaliste

Avant de devenir, aux yeux de tous, une des théoriciennes de l’écologie aux États-Unis, Rachel Carson a été une biologiste marine reconnue. Cette notoriété lui a permis de populariser auprès du grand public les questions environnementales liées aux mers et aux océans.

L’œuvre de Rachel Carson s’inscrit dans une histoire singulière de l’environnement aux États-Unis. Marqué par les écrits naturalistes de Jean-Jacques Audubon et la philosophie de Henry David Thoreau, ce pays a inventé au XIXe siècle les parcs naturels. Mais il est également un de ceux où l’industrialisation et l’élevage intensif ont fait des ravages. En s’immisçant dans cette longue généalogie du regard américain sur la nature, Rachel Carson participe activement à la démocratisation de l’écologie.

Rachel Carson est considérée comme l’une des premières lanceuses d’alerte, un fait remarquable dans l’univers très masculin qu’est la science. En cela, elle s’inscrit dans le courant de pensée de l’éco-féminisme, qui théorise que la destruction de la nature aurait pu être évité si les femmes avaient été davantage au pouvoir ces dernières décennies.

>> Lire l’article sur :

l’influx, le magazine qui agite les neurones

Pourquoi et comment préserver la biodiversité ? Toutes les astuces pour agir à votre échelle !

PPourquoi et comment préserver la biodiversité ? Toutes les astuces pour agir à votre échelle !

Si le réchauffement climatique fait partie des enjeux cruciaux de notre décennie, il est important d’avoir conscience qu’il n’est pas le seul. Préserver la biodiversité constitue également un défi majeur de nos sociétés, que nous devons relever ENSEMBLE ! 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, petit rappel de ce qu’est la biodiversité : ce terme englobe l’ensemble des diverses espèces vivantes qui peuplent un écosystème (animaux, végétaux, microorganismes).

Dans cet article nous vous proposons de découvrir pourquoi la biodiversité est importante pour notre survie (oui oui, pour nous les humains) et comment vous pouvez, à votre échelle, participer à sa protection !

 

Pour tout savoir et passer à l’action, rendez-vous juste ici :

Pourquoi et Comment préserver la biodiversité ? | Le Guide |