Juillet 1969- Juillet 2019 : l'Homme marchait sur la Lune il y 50 ans !

Pour un nouveau paradigme économique plus sobre et frugal

PPour un nouveau paradigme économique plus sobre et frugal

 

Gilles Dufrénot

Professeur de sciences économiques à Aix-Marseille Université et membre de l’École d’Économie de Marseille

 

Dans son ouvrage Les pauvres vont-ils révolutionner le XXIe siècle ? paru en 2018, Gilles Dufrénot met en exergue un paradoxe saisissant. Les moyens de sortir de la pauvreté et d’être plus riche n’ont jamais été aussi importants. Pourtant la réalité montre que les différences sont de plus en plus fortes entre les plus puissants et les plus pauvres.

Les deux révolutions industrielles du XXe siècle ont forgé un système de production de masse mondialisé, standardisé, libéral et basé sur une logique de marchés. Les travailleurs se sont toujours inscrits dans cette innovation permanente comme les pierres angulaires du profit marchand. D’une part, notre modèle économique nous rend capables de produire en surabondance, de concentrer les richesses et de surexploiter les ressources. D’autre part, il fait la part belle aux privations involontaires et à de plus en plus de précarité et d’inégalités. Pour l’économiste, c’est cet équilibre parfois non-soutenable qui produit de l’exclusion sociale et qui est à l’origine de conflits sociaux ou de crises financières. Pour lui, « le système de redistribution du XXe siècle a maintenu et quelque peu contraint la pauvreté, mais il ne suffit plus. » Notre société de croissance incite à faire en sorte d’augmenter le niveau de vie moyen, mais en considérant les bombes démographiques en devenir (en Asie et en Afrique) nous sommes, pour ce chercheur, face aux limites du système de surproduction et de surconsommation.

Propos recueillis par Samuel Belaud. Une interview vidéo réalisée par Visée.A, pour le Pop’Sciences Mag#4 : LE MEILLEUR EST-IL A VENIR ?

Devra-t-on tous devenir pauvres ? Non, mais pour bon nombre de chercheurs et d’intellectuels, nos standards devront être revus à la baisse pour maintenir la planète stable économiquement, socialement et écologiquement. Un nouveau paradigme économique doit voir le jour pour Gilles Dufrénot, auquel il faudra appliquer une certaine dose de sobriété et de frugalité.

Retrouvez l’enquête Demain quelle sera la place du travail ? dans le 4e numéro de Pop’Sciences Mag

Balade « Le fleuve Rhône »

BBalade « Le fleuve Rhône »

Découvrez le Rhône avec l’association Promenades & Santé

En juin, laissez vous porter par le fleuve et découvrez ses trésors !

Une promenade de la Passerelle de la Paix jusqu’au Pont de la Guillotière pour découvrir l’influence du fleuve Rhône sur l’urbanisation et l’économie lyonnaise.

Retrouvez toute la programmation de la Maison de l’Environnement et les activités de nos associations membres sur www.maison-environnement.fr à la rubrique « Agenda« 

Qui va payer la ville intelligente ?

QQui va payer la ville intelligente ?

Le 3 décembre 2018 dans le cadre du Pop’Sciences Forum, 40 étudiants, aménageurs, chercheurs, associatifs et citoyens se sont retrouvés pour un workshop créatif avec deux objectifs : dessiner un modèle de financement et de gouvernance équilibré de la ville où le numérique aurait une place de plus en plus prépondérante et rédiger un manifeste de la ville intelligente.

Le numérique et la gestion des masses de données sont de plus en plus saisis par nos villes comme des catalyseurs d’innovations et comme des outils d’optimisation des services qu’elles nous rendent. Dans le même temps, le finances publiques locales ont un modèle en crise. Comment créer des conditions de financement des innovations sans que les collectivités ne perdent la main sur les services rendus ? Quelle place laisser aux entreprises du numériques qui proposent des solutions clés en main et peu onéreuses, en échange d’un accès aux données générées par les usagers ?

DÉCOUVREZ LES RESULTATS SUR LE SITE DÉDIÉ !

Le workshop en image

Ludovic Viévard / Isabelle Baraud Serfaty / Cathy Veil / Alexandrine Lapoutte

Groupe de participants réalisant un travail de brainstorming quant à la réalisation d’une ville catastrophe

Mind mapping : Brainstorming sur la nature de la ville cauchemar. Réalisation de différents scénariis du pire puis création de lien et hiérarchisation de ces derniers.

Micros-trottoirs : Questionner les individus dans la ville pour connaitre leur définition de la ville cauchemar.

Mini-reportage photos : illustration photos de ce à quoi ressemblerait la ville catastrophe


Résultat du travail de mind mapping au sein du groupe 1

Constitution de schéma de ville intelligente à l’aide de différentes cartes
Prototypage et élaboration d’un schéma de la ville intelligente

Restitution graphique du schéma du groupe 3 « Vers une gouvernance circulaire autour de plateformes d’intermédiations »


Rédaction du manifeste : Restitution de la compréhension des nouveaux modèles économiques et de gouvernances de ville intelligente de chaque butineur auprès de Julie notre facilitatrice pour la rédaction d’un manifeste collectif.

Restitution graphique du manifeste réalisé en commun

Les dernières nouvelles des trottinettes électriques | « Edito économique » de Trensistor

LLes dernières nouvelles des trottinettes électriques | « Edito économique » de Trensistor

Les dernières nouvelles des trottinettes électriques

L’Edito économique de Trensistor est une chronique du Journal radiophonique amplifié. À partir de faits d’actualité, illustration, commentaire et questionnement des grands principes à l’œuvre dans le monde économique contemporain.

Dans cet épisode Charlotte analyse la politique de transports présentée la semaine dernière par le gouvernement.

Ecouter le podcast de l’émission

JECO | Les Journées de l’Economie

JJECO | Les Journées de l’Economie

La Fondation Pour l’Université de Lyon organise la 11e édition des Journées de l’Economie dont la vocation est de rapprocher le grand public de l’économie. Pendant trois jours participez aux conférences, débats, rencontres, entièrement consacrés à l’économie ! 

L’angle choisi pour l’édition 2018 des Jéco, « Que sait-on de notre futur ? » sera décliné en plus de 50 conférences.

De nombreux intervenants prestigieux ont confirmé leur venue :

Daniel Cohen, Muriel Pénicaud, Jean-Luc Tavernier, Daniel Cohn-Bendit, Sheherazade Semsar, Elie Cohen, Pierre-André de Chalendar, André Orléan, Jean Pisani-Ferry, Xavier Ragot, Claudio Borio, Sylvie Goulard, François Villeroy de Galhau, Agnès Benassy-Quéré, Philippe Aghion, Michel Aglietta, Patrick Artus, et bien d’autres…

Les conférences traiteront de sujets variés :

  • Une crise grave est encore possible
  • Mieux comprendre les inégalités aujourd’hui ?
  • Les nouveaux médicaments sont-ils trop chers ?
  • La révolution blockchain
  • Faut-il s’inquiéter des Etats-Unis ?
  • Relancer l’Europe : le débat politique
  • Economie de l’intelligence artificielle
  • Y-a-t-il une modèle de développement asiatique ?
  • L’avenir de l’emploi et la gouvernance des entreprises
  • Les économistes sont-ils mieux outillés ?
  • et bien d’autres…

 

Nous avons réalisé un clip de moins de 2 minutes, sur le thème C’est quoi les Jéco ?  N’hésitez pas à le partager avec ceux qui ne connaissent pas les Jéco !

En savoir plus :

JECO

Les pauvres vont-ils révolutionner le 21e siècle ? Transcender le capitalisme | Avec G. Dufrénot

LLes pauvres vont-ils révolutionner le 21e siècle ? Transcender le capitalisme | Avec G. Dufrénot

La pauvreté, les injustices sociales et les inégalités n’ont été nulle part dans l’histoire durablement vaincues. Or, les laisser s’accroître à des niveaux insupportables, pour les pauvres eux-mêmes dont la capacité de résistance est considérable mais pas infinie, c’est prendre le risque d’un embrasement et de destructions majeures à travers des révolutions violentes ou des guerres profitant des troubles et de l’instabilité.

La conférence proposera une analyse historique à partir l’état des connaissances et les différentes thèses des économistes, en s’appuyant sur d’autres disciplines que l’économie : l’anthropologie, parce que la culture façonne des visions du monde différentes, assignent à l’individu, et au pauvre en particulier, des places différentes, appréhende différemment les questions d’inégalité et d’injustice ; l’histoire car pour chaque pays, la situation de la pauvreté est liée à l’évolution de son développement, de ses institutions, elles-mêmes influencées par sa géographie, par le contexte mondial; la sociologie et la psychologie qui donnent un éclairage sur les comportements individuels et collectifs des pauvres et de ceux qui ne le sont pas vis-à-vis de la pauvreté; la politique…

Le capitalisme peut-il se transformer en élevant le niveau de vie de toutes les couches de la population, en produisant moins d’inégalité et plus de justice sociale ?

Oui, répond Gilles Dufrénot qui voit dans la prolifération des économies collaboratives et de partage, dans les nouveaux courants de production mieux adaptés aux besoins, moins coûteux et plus respectueux de l’environnement, une chance pour le capitalisme de s’inverser : les économies solidaires, s’inspirant des stratégies développées par les pauvres pour survivre, conduiraient ces derniers à s’approprier des pouvoirs économiques jusqu’à présent aux seules mains des grandes multinationales et de la finance. Le levier de ce retournement, ce sont les nouvelles technologies qui favorisent la diffusion, les regroupements et l’auto organisation de personnes.

Paradoxalement, et malgré le développement du cinéma, puis de la télévision, et enfin d’Internet, jamais le théâtre, et en particulier le théâtre d’amateurs, n’a été aussi vivant ! Peut-être parce qu’il est, qu’il a toujours été, une innovation frugale ! Il ne nécessite souvent que des moyens très limités pour procurer du plaisir aux spectateurs… et la passion des comédiens et créateurs !

Le Micro-Socio-Théâtre est, parmi d’autres, une méthode qui permet un groupe de volontaires de créer, écrire, répéter et jouer une pièce d’une quinzaine de minutes en moins d’une journée !

Intervenants : 

  • Gilles Dufrénot, Professeur de Sciences Economiques à Aix-Marseille Université et membre de l’Ecole d’Economie de Marseille, écrivain,
  • et un sketch créé et réalisé avec des volontaires de la compagnie Croquemiscène par la méthode du Micro-Socio-Théâtre sous la direction de Jean-Félix Hurbin

Conférence organisée par : la Confluence des Savoirs

 

Plus d’informations et inscriptions sur le site :

Confluence des savoirs

Inégalités territoriales ? Gérer la complémentarité économique et culturelle entre grandes métropoles et autres territoires ? avec Olivier Bouba-Olga et Lorraine Chenot

IInégalités territoriales ? Gérer la complémentarité économique et culturelle entre grandes métropoles et autres territoires ? avec Olivier Bouba-Olga et Lorraine Chenot

Présentation de la Conférence

Conférence organisée par la Confluence des Savoirs (qui fait intervenir sur un sujet de société un scientifique et un artiste), en partenariat avec les Journées de l’économie et la Fondation Terre d’Initiatives Solidaires.

Il y a actuellement un mouvement naturel de concentration du dynamisme économique et social dans les métropoles, qui constituent des écosystèmes de croissance et d’innovation et tirent l’économie nationale. De nombreuses études confirment que la concentration spatiale des activités économiques a un impact positif sur la productivité.

Cette tendance à la concentration dans les métropoles s’observe également en ce qui concerne les activités scientifiques et culturelles qui privilégient l’organisation des évènements importants au « cœur des métropoles », de plus en concentrant les savoirs et décision sur une élite.

Dès lors, hors des métropoles, point de salut ? N’y-a-t-il que des gains économiques à tirer d’une concentration spatiale des activités ? Un tel développement économique et culturel conduit-il inéluctablement à une France coupée en deux avec des pôles dynamiques autour de métropoles d’une part et une France « oubliée », «périphérique» d’autre part, rurale ou périurbaine à l’écart de la croissance, condamnée au chômage et marquée par une plus grande pauvreté ?

Olivier Bouba Olga  proposera de faire émerger un autre « récit territorial », estimant que le « récit métropolitain », aussi séduisant soit-il, ne résiste pas à l’épreuve des faits et que la capacité de création de richesses, d’innovation et d’insertion dans l’économie mondiale n’est pas l’apanage des seules métropoles. Dès lors il est important d’analyser, plus que cela n’est fait, les autres catégories de territoires — « villes moyennes », « petites villes », « territoires ruraux » « banlieues »— pour montrer ce qui s’y passe, identifier les problèmes et les opportunités auxquels font face les acteurs, ainsi que les réponses à apporter en termes d’action publique.

Lorraine Chenot présentera le parcours artistique « La ligne de partage des eaux » qui s’est imposée comme matrice et identité liée à l’histoire du territoire et de sa géographie : de cette ligne vient l’eau qui a fabriqué les paysages que l’on a sous les yeux aujourd’hui. Entre océan et méditerranée, le Parc est situé sur une frontière qui ne divise pas mais qui relie.

Contrairement à une œuvre dans un musée, soigneusement veillée par un conservateur, les œuvres en pleine nature sont entretenues, racontées par ceux qui vivent à proximité et les ont vu naître. La Ligne de partage des eaux est une des fiertés des habitants du Parc et rayonnera au-delà de notre montagne. Elle est ainsi le symbole de l’alliance réussie de l’Auvergne et de Rhône-Alpes.

Intervenants :

  • Olivier Bouba-Olga, Professeur des Universités à l’UFR de Sciences Economiques de l’Université de Poitiers, chercheur en sciences sociales.
  • Lorraine Chenot, Présidente du Syndicat Mixte du Parc naturel Régional des Monts d’Ardèche

Informations et inscriptions sur le site de la :

Confluence des savoirs

Oui, on se tuera moins en voiture à 80 km/h

OOui, on se tuera moins en voiture à 80 km/h

Mais on comprend que vous soyez quand même contre la mesure.

 

Un article à lire sur Sciences pour Tous

UP Conférence : Place aux financiers responsables !

UUP Conférence : Place aux financiers responsables !

Les crises financières des dernières années ont révélé les failles d’un système économique trop orienté vers les marchés et les places financières : règne du court-termisme, déconnexion de l’économie réelle, multiplication des comportements à risques, … Dans ce paysage économique complexe, est-il encore possible de réconcilier durablement l’économie, le marché et les logiques de long terme ? Plus encore, la finance peut-elle se convertir en solution d’avenir pour les défis sociétaux et environnementaux ?

Ces questionnements seront au cœur de cette nouvelle UP Conférence lyonnaise, organisée en partenariat avec le Forum de l’Investissement Responsable (FIR), Acteurs de l’Économie – La Tribune, ainsi que l’Université de Lyon et iaelyon School of Management – Université Jean Moulin.

Si la société civile ne cesse de prouver sa capacité d’innovation en imaginant des solutions nouvelles aux enjeux actuels, elle manque parfois de moyens pour les déployer à grande échelle et transformer en profondeur notre société. Ainsi, les besoins de financements de l’économie sociale et solidaire sont en hausse, les finances publiques sous pression, et les banques traditionnelles, seules, ne peuvent répondre à cette nécessité. De fait, un nouveau paysage économique et financier se met en place, ouvrant la voie à de nouveaux investisseurs solidaires, et notamment à ce qu’on appelle les investissements socialement responsable (ISR), ou encore l’impact investing.

La finance peut dès lors s’éloigner des schémas opaques qui lui sont reprochés pour s’allier à l’innovation sociale, et contribuer efficacement à un nouvel équilibre de notre économie et de notre société, d’autant plus si le cadre législatif et réglementaire l’y encourage. Qui sont donc ces nouveaux investisseurs responsables et comment accompagner leur essor ? Quelles formes prendront les nouvelles coopérations financières de demain ? Comment renouer avec une finance plus responsable qui se place au service d’un développement économique durable et équitable ?

Pour éclairer ce débat, les UP Conférences sont heureuses d’accueillir à la tribune trois acteurs représentant chacun un nouveau visage de cette finance :

Jean-Louis BANCEL

Président du Crédit Coopératif

Hayat  BOAIRA

Déléguée Générale de la Fondation Entrepreneurs de la cité

Andréas GALL

Directeur Général Délégué de XAnge

Marco HEIMANN

Maitre de Conférences à iaelyon School of Management – Université Jean Moulin

Grégoire COUSTE

Délégué général et Secrétaire général du Conseil du FIR

Co-organisé avec :

Inscription gratuite mais obligatoire (lien dans la colonne de droite)

 

Les Journées de l’économie

LLes Journées de l’économie

La Fondation Pour l’Université de Lyon organisera les 7, 8 et 9 novembre 2017 la dixième édition des :

Journées de l’Economie

Pendant trois jours, 50 conférences, débats, rencontres, consacrés à l’économie !

L’angle choisi pour l’édition 2017 des Jéco, « Comprendre le passé pour construire l’avenir » sera décliné en plus de 50 conférences, avec des thèmes aussi variés que « Regards sur les 10 dernières années pour mieux anticiper le monde de demain », « Les frontières du salariat », « Une guerre commerciale est-elle inévitable ? », « Les perspectives de long terme pour l’énergie et le climat », « le Brexit », « Les trois capitalismes », « Les nouveaux territoires de la culture : le cas du cinéma » ou encore « Fallait-il faire l’euro ? ».

De prestigieux intervenants ont d’ores et déjà confirmé leur venue : Louis Gallois, Martin Hirsch, Sylvie Goulard, Patrick Pouyanné, François Villeroy de Galhau, Agnès Benassy-Quéré, Isabelle Kocher, Emmanuel Farhi, Benoit Coeuré, Philippe Aghion, Michel Aglietta, Patrick Artus, et bien d’autres…

Cet évènement est entièrement gratuit
et accessible à tous après inscription sur :
www.journeeseconomie.org