Tous menteurs ? La fraude à l’épreuve de l’économie comportementale

TTous menteurs ? La fraude à l’épreuve de l’économie comportementale

Avec Marie Claire Villeval, directrice de recherche CNRS au Groupe d’Analyse et de Théorie Économique Lyon-Saint-Étienne

Petites et grandes fraudes ont un coût non négligeable pour la société. Quels sont les mécanismes qui nous poussent à la prise de décisions malhonnêtes ? Une conférence participative pour découvrir l’économie expérimentale.

Dans le cadre des 80 ans du CNRS

Plus d’informations sur le site du :

Musée des Confluences

Les Journées de l’économie | JECO 2019

LLes Journées de l’économie | JECO 2019

Environnement, numérique, société… la décennie de tous les dangers

Pendant trois jours participez aux conférences, débats, rencontres, consacrés à l’économie ! L’angle choisi pour l’édition 2019 des Jéco, Environnement, numérique, société… la décennie de tous les dangers sera décliné en plus de 50 conférences.

Les conférences traiteront de sujets variés :

  • La transition c’est maintenant
  • Comprendre les populismes
  • L’économie et la violence
  • Les nouveaux fronts de la recherche économique
  • Comment la mondialisation déplace les inégalités ?
  • Le grand procès du libéralisme
  • Plus de femmes pour croître plus et mieux ?
  • Lutte contre la pauvreté : expériences de terrain
  • A-t-on vraiment progressé sur la régulation financière ?
  • ou encore Dialogue social : les clés de l’avenir et bien d’autres…

De nombreux intervenants prestigieux ont confirmé leur venue : Joseph E. Stiglitz, Dani Rodrik, Branko Milanovic, Michel Aglietta, Laurence Parisot, Elie Cohen, Alain Grandjean, Yann Algan, Xavier Ragot, Sylvie Goulard, François Villeroy de Galhau, Agnès Benassy-Quéré, Philippe Aghion, Patrick Artus, et bien d’autres…

Les inscriptions aux conférences sont ouvertes, n’hésitez pas à réserver vos places dès aujourd’hui en allant sur le site :

JECO

 

C’est quoi les Jéco ?

 

Pour un nouveau paradigme économique plus sobre et frugal

PPour un nouveau paradigme économique plus sobre et frugal

 

Gilles Dufrénot

Professeur de sciences économiques à Aix-Marseille Université et membre de l’École d’Économie de Marseille

 

Dans son ouvrage Les pauvres vont-ils révolutionner le XXIe siècle ? paru en 2018, Gilles Dufrénot met en exergue un paradoxe saisissant. Les moyens de sortir de la pauvreté et d’être plus riche n’ont jamais été aussi importants. Pourtant la réalité montre que les différences sont de plus en plus fortes entre les plus puissants et les plus pauvres.

Les deux révolutions industrielles du XXe siècle ont forgé un système de production de masse mondialisé, standardisé, libéral et basé sur une logique de marchés. Les travailleurs se sont toujours inscrits dans cette innovation permanente comme les pierres angulaires du profit marchand. D’une part, notre modèle économique nous rend capables de produire en surabondance, de concentrer les richesses et de surexploiter les ressources. D’autre part, il fait la part belle aux privations involontaires et à de plus en plus de précarité et d’inégalités. Pour l’économiste, c’est cet équilibre parfois non-soutenable qui produit de l’exclusion sociale et qui est à l’origine de conflits sociaux ou de crises financières. Pour lui, « le système de redistribution du XXe siècle a maintenu et quelque peu contraint la pauvreté, mais il ne suffit plus. » Notre société de croissance incite à faire en sorte d’augmenter le niveau de vie moyen, mais en considérant les bombes démographiques en devenir (en Asie et en Afrique) nous sommes, pour ce chercheur, face aux limites du système de surproduction et de surconsommation.

Propos recueillis par Samuel Belaud. Une interview vidéo réalisée par Visée.A, pour le Pop’Sciences Mag#4 : LE MEILLEUR EST-IL A VENIR ?

Devra-t-on tous devenir pauvres ? Non, mais pour bon nombre de chercheurs et d’intellectuels, nos standards devront être revus à la baisse pour maintenir la planète stable économiquement, socialement et écologiquement. Un nouveau paradigme économique doit voir le jour pour Gilles Dufrénot, auquel il faudra appliquer une certaine dose de sobriété et de frugalité.

Retrouvez l’enquête Demain quelle sera la place du travail ? dans le 4e numéro de Pop’Sciences Mag

Balade « Le fleuve Rhône »

BBalade « Le fleuve Rhône »

Découvrez le Rhône avec l’association Promenades & Santé

En juin, laissez vous porter par le fleuve et découvrez ses trésors !

Une promenade de la Passerelle de la Paix jusqu’au Pont de la Guillotière pour découvrir l’influence du fleuve Rhône sur l’urbanisation et l’économie lyonnaise.

Retrouvez toute la programmation de la Maison de l’Environnement et les activités de nos associations membres sur www.maison-environnement.fr à la rubrique « Agenda« 

Qui va payer la ville intelligente ?

QQui va payer la ville intelligente ?

Le 3 décembre 2018 dans le cadre du Pop’Sciences Forum, 40 étudiants, aménageurs, chercheurs, associatifs et citoyens se sont retrouvés pour un workshop créatif avec deux objectifs : dessiner un modèle de financement et de gouvernance équilibré de la ville où le numérique aurait une place de plus en plus prépondérante et rédiger un manifeste de la ville intelligente.

Le numérique et la gestion des masses de données sont de plus en plus saisis par nos villes comme des catalyseurs d’innovations et comme des outils d’optimisation des services qu’elles nous rendent. Dans le même temps, le finances publiques locales ont un modèle en crise. Comment créer des conditions de financement des innovations sans que les collectivités ne perdent la main sur les services rendus ? Quelle place laisser aux entreprises du numériques qui proposent des solutions clés en main et peu onéreuses, en échange d’un accès aux données générées par les usagers ?

DÉCOUVREZ LES RESULTATS SUR LE SITE DÉDIÉ !

Le workshop en image

Ludovic Viévard / Isabelle Baraud Serfaty / Cathy Veil / Alexandrine Lapoutte

Groupe de participants réalisant un travail de brainstorming quant à la réalisation d’une ville catastrophe

Mind mapping : Brainstorming sur la nature de la ville cauchemar. Réalisation de différents scénariis du pire puis création de lien et hiérarchisation de ces derniers.

Micros-trottoirs : Questionner les individus dans la ville pour connaitre leur définition de la ville cauchemar.

Mini-reportage photos : illustration photos de ce à quoi ressemblerait la ville catastrophe


Résultat du travail de mind mapping au sein du groupe 1

Constitution de schéma de ville intelligente à l’aide de différentes cartes
Prototypage et élaboration d’un schéma de la ville intelligente

Restitution graphique du schéma du groupe 3 « Vers une gouvernance circulaire autour de plateformes d’intermédiations »


Rédaction du manifeste : Restitution de la compréhension des nouveaux modèles économiques et de gouvernances de ville intelligente de chaque butineur auprès de Julie notre facilitatrice pour la rédaction d’un manifeste collectif.

Restitution graphique du manifeste réalisé en commun

Les dernières nouvelles des trottinettes électriques | « Edito économique » de Trensistor

LLes dernières nouvelles des trottinettes électriques | « Edito économique » de Trensistor

Les dernières nouvelles des trottinettes électriques

L’Edito économique de Trensistor est une chronique du Journal radiophonique amplifié. À partir de faits d’actualité, illustration, commentaire et questionnement des grands principes à l’œuvre dans le monde économique contemporain.

Dans cet épisode Charlotte analyse la politique de transports présentée la semaine dernière par le gouvernement.

Ecouter le podcast de l’émission

JECO | Les Journées de l’Economie

JJECO | Les Journées de l’Economie

La Fondation Pour l’Université de Lyon organise la 11e édition des Journées de l’Economie dont la vocation est de rapprocher le grand public de l’économie. Pendant trois jours participez aux conférences, débats, rencontres, entièrement consacrés à l’économie ! 

L’angle choisi pour l’édition 2018 des Jéco, « Que sait-on de notre futur ? » sera décliné en plus de 50 conférences.

De nombreux intervenants prestigieux ont confirmé leur venue :

Daniel Cohen, Muriel Pénicaud, Jean-Luc Tavernier, Daniel Cohn-Bendit, Sheherazade Semsar, Elie Cohen, Pierre-André de Chalendar, André Orléan, Jean Pisani-Ferry, Xavier Ragot, Claudio Borio, Sylvie Goulard, François Villeroy de Galhau, Agnès Benassy-Quéré, Philippe Aghion, Michel Aglietta, Patrick Artus, et bien d’autres…

Les conférences traiteront de sujets variés :

  • Une crise grave est encore possible
  • Mieux comprendre les inégalités aujourd’hui ?
  • Les nouveaux médicaments sont-ils trop chers ?
  • La révolution blockchain
  • Faut-il s’inquiéter des Etats-Unis ?
  • Relancer l’Europe : le débat politique
  • Economie de l’intelligence artificielle
  • Y-a-t-il une modèle de développement asiatique ?
  • L’avenir de l’emploi et la gouvernance des entreprises
  • Les économistes sont-ils mieux outillés ?
  • et bien d’autres…

 

Nous avons réalisé un clip de moins de 2 minutes, sur le thème C’est quoi les Jéco ?  N’hésitez pas à le partager avec ceux qui ne connaissent pas les Jéco !

En savoir plus :

JECO

Les pauvres vont-ils révolutionner le 21e siècle ? Transcender le capitalisme | Avec G. Dufrénot

LLes pauvres vont-ils révolutionner le 21e siècle ? Transcender le capitalisme | Avec G. Dufrénot

La pauvreté, les injustices sociales et les inégalités n’ont été nulle part dans l’histoire durablement vaincues. Or, les laisser s’accroître à des niveaux insupportables, pour les pauvres eux-mêmes dont la capacité de résistance est considérable mais pas infinie, c’est prendre le risque d’un embrasement et de destructions majeures à travers des révolutions violentes ou des guerres profitant des troubles et de l’instabilité.

La conférence proposera une analyse historique à partir l’état des connaissances et les différentes thèses des économistes, en s’appuyant sur d’autres disciplines que l’économie : l’anthropologie, parce que la culture façonne des visions du monde différentes, assignent à l’individu, et au pauvre en particulier, des places différentes, appréhende différemment les questions d’inégalité et d’injustice ; l’histoire car pour chaque pays, la situation de la pauvreté est liée à l’évolution de son développement, de ses institutions, elles-mêmes influencées par sa géographie, par le contexte mondial; la sociologie et la psychologie qui donnent un éclairage sur les comportements individuels et collectifs des pauvres et de ceux qui ne le sont pas vis-à-vis de la pauvreté; la politique…

Le capitalisme peut-il se transformer en élevant le niveau de vie de toutes les couches de la population, en produisant moins d’inégalité et plus de justice sociale ?

Oui, répond Gilles Dufrénot qui voit dans la prolifération des économies collaboratives et de partage, dans les nouveaux courants de production mieux adaptés aux besoins, moins coûteux et plus respectueux de l’environnement, une chance pour le capitalisme de s’inverser : les économies solidaires, s’inspirant des stratégies développées par les pauvres pour survivre, conduiraient ces derniers à s’approprier des pouvoirs économiques jusqu’à présent aux seules mains des grandes multinationales et de la finance. Le levier de ce retournement, ce sont les nouvelles technologies qui favorisent la diffusion, les regroupements et l’auto organisation de personnes.

Paradoxalement, et malgré le développement du cinéma, puis de la télévision, et enfin d’Internet, jamais le théâtre, et en particulier le théâtre d’amateurs, n’a été aussi vivant ! Peut-être parce qu’il est, qu’il a toujours été, une innovation frugale ! Il ne nécessite souvent que des moyens très limités pour procurer du plaisir aux spectateurs… et la passion des comédiens et créateurs !

Le Micro-Socio-Théâtre est, parmi d’autres, une méthode qui permet un groupe de volontaires de créer, écrire, répéter et jouer une pièce d’une quinzaine de minutes en moins d’une journée !

Intervenants : 

  • Gilles Dufrénot, Professeur de Sciences Economiques à Aix-Marseille Université et membre de l’Ecole d’Economie de Marseille, écrivain,
  • et un sketch créé et réalisé avec des volontaires de la compagnie Croquemiscène par la méthode du Micro-Socio-Théâtre sous la direction de Jean-Félix Hurbin

Conférence organisée par : la Confluence des Savoirs

 

Plus d’informations et inscriptions sur le site :

Confluence des savoirs

Inégalités territoriales ? | O. Bouba-Olga et L. Chenot

IInégalités territoriales ? | O. Bouba-Olga et L. Chenot

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Gérer la complémentarité économique et culturelle entre grandes métropoles et autres territoires.

Hors des métropoles, point de salut ?

Il y a actuellement un mouvement naturel de concentration du dynamisme économique et social dans les métropoles qui constituent des écosystèmes de croissance et d’innovation et aspirent l’économie nationale. De nombreuses études confirment que la concentration spatiale des activités économiques a un impact positif sur la productivité.

Cette tendance s’observe également pour les activités scientifiques et culturelles qui privilégient l’organisation des évènements importants au « cœur des métropoles », en concentrant, de plus, les savoirs et décision sur une élite.

Dès lors, hors des métropoles, point de salut ? N’y-a-t-il que des gains économiques à tirer d’une concentration spatiale des activités ? Un tel développement économique et culturel conduit-il inéluctablement à une France coupée en deux avec des pôles dynamiques autour de métropoles d’une part et une France « oubliée », « périphérique » d’autre part, rurale ou périurbaine à l’écart de la croissance, condamnée au chômage et marquée par une plus grande pauvreté ?

Olivier Bouba Olga propose de faire émerger un autre « récit territorial », estimant que le « récit métropolitain », aussi séduisant soit-il, ne résiste pas à l’épreuve des faits et que la capacité de création de richesses, d’innovation et d’insertion dans l’économie mondiale n’est pas l’apanage des seules métropoles. A ce stade, il est important d’analyser, plus que cela n’est fait, les autres catégories de territoires — « villes moyennes », « petites villes », « territoires ruraux » « banlieues » — pour montrer ce qui s’y passe, identifier les problèmes et les opportunités auxquels font face les acteurs, ainsi que les réponses à apporter en termes d’action publique.

Lorraine Chenot présentera le parcours artistique La ligne de partage des eaux  qui s’est imposée comme une matrice et une identité liée à l’histoire du territoire et de sa géographie : de cette ligne s’écoulent les eaux qui façonnent les paysages que l’on admire aujourd’hui. Entre océan Atlantique et mer Méditerranée, le Parc naturel Régional des Monts d’Ardèche est situé sur une frontière qui ne divise pas, mais qui relie.

Contrairement à une œuvre dans un musée, soigneusement surveillée par un conservateur, les œuvres en pleine nature sont entretenues, racontées par ceux qui vivent à proximité et les ont vu naître. La ligne de partage des eaux est une des fiertés des habitants du Parc naturel Régional des Monts d’Ardèche et rayonnera au-delà de notre montagne. Elle est ainsi le symbole de l’alliance réussie de l’Auvergne et de Rhône-Alpes.

Intervenants :

  • Olivier Bouba-Olga, Professeur des Universités à l’UFR de Sciences Economiques de l’Université de Poitiers, chercheur en sciences sociales.
  • Lorraine Chenot, Présidente du Syndicat Mixte du Parc naturel Régional des Monts d’Ardèche.

Conférence organisée par : la Confluence des Savoirs (qui fait intervenir sur un sujet de société un scientifique et un artiste)

En partenariat avec : les Journées de l’économie et la Fondation Terre d’Initiatives Solidaires.

Informations et inscriptions sur le site :

Confluence des savoirs

Oui, on se tuera moins en voiture à 80 km/h

OOui, on se tuera moins en voiture à 80 km/h

Mais on comprend que vous soyez quand même contre la mesure.

 

Un article à lire sur Sciences pour Tous