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Quand le climat bouscule le modèle électrique français

QQuand le climat bouscule le modèle électrique français

Le débat sur la transition énergétique s’intéresse d’ordinaire à l’offre : comment décarboner l’électricité que nous produisons. La demande, elle, est en train d’être remodelée par le changement climatique lui-même. À mesure que la France se réchauffe, la question se déplace vers le quand et le de la consommation. Les données ouvertes du gestionnaire de réseau RTE et du service météorologique national Météo-France permettent de retracer ce déplacement région par région, et le tableau qui se dégage est celui d’une reconfiguration profonde. Bien lire cette reconfiguration déterminera la vaste vague d’investissements de réseau que la France prépare aujourd’hui.

Un pays câblé pour l’hiver

En France, la consommation d’électricité réagit fortement aux variations de température. La raison est connue : une large part des logements est chauffée à l’électricité. Résultat, chaque baisse du thermomètre se traduit par une hausse de la demande plus prononcée que dans la plupart des pays européens, un phénomène largement documenté par les chercheurs en économie de l’énergie.

RTE estime qu’en hiver, chaque degré perdu ajoute de l’ordre de 2 400 MW à la demande nationale.

Une analyse régionale de la consommation quotidienne confirme que le chauffage domine le paysage : la réponse hivernale atteint environ 300 MW par degré pour la seule Île-de-France. Dans la majeure partie du pays, l’été est comparativement plat. C’est la ligne de base historique que le réchauffement est en train de modifier.

[…]

Auteur : Jean-Baptiste Vaujour, professeur spécialisé en conseil et en finance verte, emlyon business school

 

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knowledge@emlyon

 

Canicule : pourquoi le vrai coût des coupures d’électricité n’apparaît dans aucun chiffre officiel

CCanicule : pourquoi le vrai coût des coupures d’électricité n’apparaît dans aucun chiffre officiel

Combien coûtent les coupures d’électricité provoquées par les canicules ? Si ce chiffre reste absent des données officielles, le chercheur en économie de l’énergie Jean-Baptiste Vaujour s’est néanmoins attelé à une estimation de ce coût pour la dernière vague de chaleur extrême, en agrégeant les différents chiffres disponibles. Il nous montre, à travers cet exercice, combien notre système semble voué à subir plutôt qu’à anticiper si l’on ne prend pas ce coût en compte.

Le 23 juin 2026, vers 21 heures, une explosion au poste électrique de Squividan près de Quimper, prive de courant jusqu’à 120 000 foyers du sud-ouest du Finistère. La préfecture attribue l’incident aux fortes chaleurs. La France traverse alors une canicule d’une sévérité exceptionnelle : le 25 juin deviendra la journée la plus chaude jamais relevée à l’échelle nationale depuis 1947. […]

Un article de Jean-Baptiste Vaujour, senior professor of practice et directeur du Master in Strategy & Consulting – Energy Economist à l’emlyon business school The Conversation – 30 juin 2026

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THE CONVERSATION

Le nucléaire, une industrie du temps long face aux défis d’aujourd’hui

LLe nucléaire, une industrie du temps long face aux défis d’aujourd’hui

Dans un contexte de transition énergétique marqué par l’urgence climatique et la polarisation des débats, le nucléaire continue de cristalliser interrogations, oppositions et attentes. Directrice de la centrale nucléaire du Bugey, Elvire Charre, alumna INSA Lyon diplômée en 1994 et formée au sein du département génie électrique, partage sa vision d’une filière en transformation permanente, sommée de conjuguer exigence technique, responsabilité sociale et transparence démocratique.

Pilier historique du mix électrique français, le nucléaire est aujourd’hui au cœur de multiples transitions : énergétique, industrielle, sociétale. À la tête de la centrale du Bugey, Elvire Charre, alumna INSA Lyon, incarne un nucléaire en mouvement, fondé sur la sûreté, la pédagogie et la conviction que la transition se construit dans la durée, sur le terrain. « Nous devons à nos concitoyens d’ouvrir nos portes et d’expliquer ce que nous faisons. La transparence doit s’exprimer en permanence, y compris lorsque nous ne sommes pas satisfaits de nous-mêmes », assure-t-elle.

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La Gazette de la Fête de la science #20

LLa Gazette de la Fête de la science #20

##20 – Comment le courant pourrait-il mieux passer ?

L’électricité est une énergie indispensable dans notre société. Cependant, sa transmission d’un endroit éloigné à un autre est difficile, car elle engendre des pertes d’énergie sur les lignes électriques. Le 4 octobre 2025 à l’occasion de la Fête de la science, le centre de recherche et d’innovation SuperGrid Institute nous a ouvert ses portes. Situé à Villeurbanne, il se concentre sur les moyens électriques du futur et notamment le développement du courant continu. Au travers d’explications sur les deux types de courants électriques communs, nous verrons quel est l’état des lieux ainsi que les pistes à envisager pour le futur.

Les pertes d’électricité s’expliquent par le type de courant qui est généralement utilisé. L’électricité que nous recevons chez nous arrive sous la forme de courant alternatif. Dans ce type de courant, les électrons suivent un mouvement de va-et-vient sur l’ensemble du circuit, provoquant une forme dite « sinusoïdale ». Il s’agit du type de courant qui est produit dans les centrales électriques. L’avantage est que l’intensité électrique délivrée va être variable et peut donc s’adapter aux besoins de nos appareils. Malheureusement, le transport de cette électricité va se heurter à des problèmes de pertes d’énergie tout au long de son parcours, sous la forme de chaleur.

Dans le courant alternatif, les électrons font des va-et-vient provoquant une forme dite « sinusoïdale ». ©MikeRun Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0

Il existe donc une alternative : le courant continu. Ici, les électrons se déplacent d’un point à l’autre du circuit de manière linéaire et dans une seule direction. Ce type de courant est principalement utilisé pour le stockage d’énergie. On va retrouver le courant continu dans les piles et batteries. Il est produit par une réaction chimique dans un circuit fermé. Le transport est ici beaucoup moins sujet à des pertes.

Dans le courant électrique continu, les électrons se déplacent d’un point à l’autre du circuit. © MikeRun Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0

Pourquoi le courant continu n’est-il pas plus développé ?

Pour modifier des infrastructures de courant alternatif en courant continu, cela nécessiterait des transformateurs dont le coût serait très important. Une autre solution serait de créer des infrastructures permettant une utilisation complète du courant continu, mais cela serait également très onéreux. Les pertes d’énergie lors du transport de courant alternatif sont donc ignorées. L’utilisation du courant continu pour le transport d’énergie ne serait financièrement intéressante que dans le cas de très grandes distances (d’un pays à un autre, par exemple).

Maquette du disjoncteur à courant continu développé par le SuperGrid Institute (échelle 1/6). © Maxime Tanghe

De plus, pour pouvoir démocratiser le transport de courant continu à très longue distance, des équipements sont nécessaires. C’est cette thématique principale qui est au cœur du travail du SuperGrid Institute. Par exemple, s’il y a un problème sur une ligne électrique, il faut pouvoir couper le courant. Les disjoncteurs traditionnels ne fonctionnent pas avec le courant continu, mais uniquement avec le courant alternatif. Il existe, cependant, des disjoncteurs pour courant continu, mais qui ne peuvent couper que de faibles intensités. Un projet du SuperGrid Institute est de développer un disjoncteur pour courant continu qui puisse arrêter des courants allant jusqu’à 20 kA ! Le développement et la mise sur le marché de ce type de disjoncteur pourraient permettre un développement plus important du courant continu dans le futur.

Par Maxime Tanghe, étudiant en Master 1 Information et Médiation Scientifique et Technique, Université Claude Bernard Lyon 1, avec Pop’Sciences.

Allons-nous manquer d’électricité ?

AAllons-nous manquer d’électricité ?

Pour atténuer le réchauffement climatique, nous devons réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Il faut diminuer notre consommation d’énergies carbonées : gaz, pétrole et charbon, et augmenter indéniablement le recours à l’énergie électrique, d’origine nucléaire ou renouvelable.

L’électricité est constamment là pour nous, elle garantit le bon fonctionnement de nos éclairages publics, des établissements publics (santé, éducation…), des commerces et des industries, des appareils électroménagers dans nos foyers, ordinateurs, téléphones, téléviseurs….

Et comme pour tout, on ne mesure vraiment l’importance d’une chose que lorsqu’elle vient à manquer. Mesure-t-on à quel point nous dépendons de l’électricité ?

Intervenant :

  • Alain Beltran, directeur de recherche au CNRS ; ses travaux portent sur l’histoire des entreprises de service public, en particulier dans le secteur de l’énergie. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire économique et industrielle de la France.

Pour en savoir plus, consultez le site :

Bibliothèque municipale Lyon 1er

Festival Ampère

FFestival Ampère

©Musée Ampère

Un week-end festif pour la commémorations du 250e anniversaire de la naissance d’Ampère.

Les Amis d’André-Marie Ampère et les associations de Poleymieux vous proposent de nombreuses activités ludiques et culturelles pour petits et grands.

> Au programme du festival :

Samedi 14 juin

  • 14h – 18h | Animations au Musée Ampère et Chemins d’Art à Poleymieux.
  • 16h – 16h30 | Remise des prix concours international Ampère.
  • 18h30 – 20h | Spectacle La famille du Grand Ampère – Salle Claude Pillonel
    Lecture théâtralisée de textes de la correspondance d’Ampère, danse, vidéo.

> Tarifs : Plein 12 € – Réduit 6 € (enfant moins de 12 ans, sans emploi, mobilité réduite et étudiant).

> Réservation : ici

  • 20h30-23h30 | Soirée festive sur les terrasses du Musée Ampère

> Tarif repas : Plein 16 € – Réduit 12 € (enfant moins de 12 ans)

> Réservation : ici

Dimanche 15 juin :

  • 9h30 – 12h30 | Balade « sur les traces d’Ampère » et visite du Musée Ampère à Poleymieux.
    Informations à venir
  • 14h – 16h30 | Animations au Musée Ampère ; musée ouvert jusqu’à 18h.
  • 17h – 18h30 | Spectacle La famille du Grand Ampère – Salle Claude Pillonel
    Lecture théâtralisée de textes de la correspondance d’Ampère, danse, vidéo

> Tarif : Plein : 12 € – Réduit 6 € (enfant moins de 12 ans, sans emploi, mobilité réduite et étudiant(e))

> Réservation : ici

>> Pour en savoir plus :

MUSÉE AMPÈRE

 

©Musée Ampère

Maison d’Ampère – Musée de l’électricité | 250 ans d’Ampère

MMaison d’Ampère – Musée de l’électricité | 250 ans d’Ampère

Créé en 1928 dans la maison où André-Marie Ampère (1775-1836) passa sa jeunesse, à Poleymieux-au-Mont-d’Or, le musée de l’électricité regroupe des documents sur la vie d’Ampère et celle de sa famille, ainsi qu’une importante collection de tous objets ayant rapport à l’invention de l’électricité et son histoire.

Suivez les bénévoles de la Société des Amis d’André-Marie Ampère qui vous font visiter ce petit musée consacré à l’histoire de l’électricité.

Pour en savoir plus :

Maison d’Ampère

250 ans d’Ampère : Ampère en continu …

2250 ans d’Ampère : Ampère en continu …

Il y aura des étincelles ! En préparation du 250e anniversaire de la naissance d’André-Marie Ampère en 2025, la Bibliothèque universitaire et ses partenaires célèbrent Ampère et ses découvertes. Pour être au jus, venez redécouvrir l’histoire de l’électricité, les découvertes d’aujourd’hui et les nouveaux défis pour la science de demain.

La BU vous invite à plonger dans la vie de ce scientifique de génie qui a révolutionné l’électricité et dont les intuitions ont inspiré nombre de ses successeurs.
L’exposition proposera différents coups de projecteurs sur l’homme et ses découvertes. Pour cela elle vous propose des visites de l’exposition en compagnie de spécialistes de ce scientifique lyonnais de génie.

> Les dates :

  • Mardi 26 novembre à 13h
  • Jeudi 5 décembre à 13h
  • Lundi 9 décembre à 13h
  • Mardi 17 décembre à 13h
  • Lundi 13 janvier à 13h
  • Jeudi 16 janvier à 13h
  • Mardi 21 janvier à 13h

Les recherches en cours dans des laboratoires lyonnais feront écho aux instruments et documents d‘époque pour éclairer l’élaboration de l’électricité.

En savoir plus :

BU Lyon 1

Leçons d’electricité appliquée, professées en 1899-1900 | Livre numérisé

LLeçons d’electricité appliquée, professées en 1899-1900 | Livre numérisé

À l’occasion des 250 ans de la naissance d’André-Marie Ampère, la bibliothèque universitaire de l’Université Claude Bernard Lyon 1 propose de feuilleter en ligne le cours manuscrit de Pierre Weiss sur l’électricité.

Physicien originaire de Mulhouse, Pierre Ernest Weiss (1865-1940) est un spécialiste du magnétisme : ses travaux sont à l’origine de l’invention d’électroaimants très puissants. Après avoir été maître de conférences à la Faculté des sciences de Rennes, il accepte en 1899 le poste que lui propose l’Université de Lyon. Ses cours, retranscrits par son préparateur Marius Perrigot, sont imprimés à Lyon.

La BU Lyon 1 en conserve un exemplaire qui a été numérisé avec le soutien de la BNF.

Weiss quitte Lyon en 1902 pour devenir professeur à l’École polytechnique fédérale de Zurich. En1919, il revient en France, à l’Université de Strasbourg, où il crée un Institut consacré à la recherche sur le magnétisme, sur le modèle de celui qu’il dirigeait à Zurich. En 1939, il ne suit pas le repli de l’Université de Strasbourg à Clermont-Ferrand et revient à Lyon où il décède en 1940.

>> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : 

BU LYON 1

Cycle de l’énergie

CCycle de l’énergie

La bibliothèque Marie Curie de l’Institut National des Sciences Appliquées – INSA Lyon – et son pôle médiation proposent une programmation scientifique et culturelle construite autour de cycles thématiques rejoignant les objectifs de la stratégie Ambitions 2030 et représentant les valeurs de l’INSA Lyon en matière de transition énergétique, environnementale, écologique, sociale, numérique et de modèle économique.

Ce cycle, composé d’ateliers, de visites, de conférences, de temps d’échange littéraire et d’exposition vous permettra de découvrir la gestion de l’énergie sur l’INSA Lyon, mais aussi au niveau national et international, par le biais d’échange avec le gestionnaire de flux de l’INSA, des enseignants chercheurs et d’entreprises.

>> Programme : télécharger le programme en PDF

©INSA Lyon

>> Pour plus d’information rendez-vous sur le site :

INSA Lyon