TOUTE L’ÉQUIPE POP'SCIENCES VOUS SOUHAITE UNE BELLE NOUVELLE ANNÉE.

LUMINA à bord de l’ISS

LLUMINA à bord de l’ISS

Pour la toute première fois, un dosimètre à fibre optique va être envoyé au sein de la Station Spatiale Internationale. Ce projet, appelé LUMINA, est coordonné par Sylvain Girard, enseignant-chercheur de l’Université Jean Monnet, au laboratoire Hubert Curien (UJM/CNRS/IOGS) et responsable scientifique du LabH6 (UJM, CNRS et la société française de hautes technologies iXblue).

<UNE TECHNOLOGIE DÉVELOPPÉE PAR DES CHERCHEURS DE L’UNIVERSITÉ JEAN MONNET SAINT-ÉTIENNE EMBARQUERA PROCHAINEMENT À BORD DE L’ISS !

L’optimisation de la tenue aux radiations des fibres optiques fait partie des différents axes de recherche menés au sein du laboratoire Hubert Curien. La qualité des résultats obtenus a permis à ses chercheurs d’acquérir une reconnaissance au niveau européen et même mondial.

C’est ainsi que le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) a souhaité que le dosimètre à fibres optiques conçu par les chercheurs de l’UJM en étroite collaboration avec iXblue et le CERN, puisse intégrer la Station Spatiale Internationale (ISS) grâce au projet LUMINA. Cette opération se fera dans le cadre (si le calendrier ne bouge pas d’ici-là) de la mission ALPHA menée par le célèbre astronaute de l’Agence Spatiale Européenne, Thomas Pesquet.

L’utilisation de la fibre optique permet de détecter de très faibles niveaux de radiation. En effet, les radiations créent des défauts dans la fibre qui affaiblissent sa capacité à propager la lumière. Petit à petit, la fibre s’opacifie et la puissance détectée en sortie de fibre diminue… Avec le dosimètre à fibres optiques, on peut corréler la perte de cette puissance lumineuse au niveau de radiation reçue par la fibre.

LUMINAtest@CosimoCampanella

Concrètement, des données seront récoltées en temps réel pendant plusieurs mois. Thomas Pesquet, ou un autre astronaute, pourra se connecter en Bluetooth sur le dosimètre, récupérer les données et les renvoyer sur terre pour analyse.

Le challenge de LUMINA est de pouvoir détecter des niveaux de radiation extrêmement faibles…Il faut savoir que le niveau de radiation, fort heureusement pour les astronautes, est plutôt bas au sein de l’ISS. C’est un niveau de radiation presque comparable à celui que l’on peut recevoir sur un vol Paris-New-York.

Mais ce niveau peut fortement varier dans l’espace et en fonction des missions envisagées d’où l’importance du dosimètre à fibre optique. A terme, cette technologie pourrait être intégrée dans de futures missions spatiales et permettre de prévenir les astronautes de l’imminence d’une tempête solaire très fortement chargée en radiations et donc très dangereuse.

La reconnaissance des travaux menés au sein du laboratoire Hubert Curien permettra l’application d’autres expériences à mener dans l’espace. Une belle réussite à suivre dans les mois à venir ! 

Dépolluer avec… des tissus lumineux

DDépolluer avec… des tissus lumineux

Platonium, une œuvre à la croisée des sciences et de l’art.

Du 8 au 10 décembre 2016, les visiteurs de la Fête des lumières, à Lyon, ont pu admirer Platonium, une œuvre inédite dressée à l’initiative du CNRS. (Re)découvrez, dans cette vidéo publiée en partenariat avec Le Monde, une technologie utilisée dans cette installation et développée par des chercheurs lyonnais : un textile « intelligent » comprenant des fibres optiques et capable d’absorber certains polluants présents dans l’environnement.

Pour visionner le film, rendez-vous sur le site de :

CNRS Le journal

 

PPlatonium

Platonium- ©Vanessa Cusimano-Com CNRS-DR07

Trois voyages en un vous attendent avec Platonium : le premier est une plongée vertigineuse dans l’infiniment petit et l’infiniment grand ; c’est aussi une œuvre qui vous transporte d’un espace sombre, foisonnant d’images mystérieuses, vers un autre, très grand, où un puits de lumière monumental joue avec façades et fontaine ; enfin, derrière cette production se cache une dimension scientifique prodigieuse que chacun peut explorer avant ou après sa visite sur ce site.

Cette œuvre immersive a été conçue dans le cadre de l’Année internationale de la lumière à partir de recherches scientifiques lyonnaises de pointe et réinterprétées par des yeux d’artistes. Certaines font écho à la COP21, conférence internationale sur le climat (Paris, nov-dec. 2015).

Initialement prévue pour la Fête des lumières 2015, annulée, elle a été présentée pour la première fois lors de l’édition 2016 de cette manifestation.

En partenariat avec : Université Claude Bernard Lyon 1, Université de Lyon.

Avec la participation de : ILM, IRCELYON – Institut de recherches sur la catalyse et l’environnement de Lyon, CRAL.

 

Platonium