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Botascopia : un projet de reconnaissance des plantes mêlant numérique et basse technologie

BBotascopia : un projet de reconnaissance des plantes mêlant numérique et basse technologie

C’est lors d’une formation en permaculture dans la Vallée de la Roya qu’Éric Tannier, chercheur à l’Inria de Lyon (l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique), s’est questionné sur le sens de son travail. Comment mieux intégrer des enjeux environnementaux et sociétaux à la recherche scientifique ? De cette remise en question est née son association au projet Botascopia, une base de données collaborative conçue avec d’autres chercheurs pour créer des outils de reconnaissance des plantes. 

Aujourd’hui, de nombreuses méthodes et outils permettent d’identifier la flore qui nous entoure. On peut feuilleter un guide sous forme de livre ou utiliser des applications de sciences participatives comme Pl@ntNet, capables de reconnaître une plante à partir d’une simple photo. Pourtant, ces outils présentent des limites. Les guides se confrontent à un paradoxe : soit ils tentent d’être exhaustifs et sont difficilement utilisables par un public non spécialiste, soit ils réduisent leur périmètre, mais perdent certaines espèces communément observables dans certaines régions. Du côté des applications misant sur l’instantanéité et l’accès rapide aux données, elles nécessitent un smartphone et une connexion pour fonctionner.

Particulièrement attentif à ces défis, Éric Tannier a rejoint des chercheurs présents dans toute la France. Ils sont issus de la botanique, de l’informatique et des sciences sociales. Le projet de recherche transdisciplinaire Botascopia est né de cette volonté de créer un outil de partage des connaissances et de reconnaissance des plantes. Sur le site de Lyon, botanistes, écologues, informaticiens et philosophes collaborent pour œuvrer à l’échelle locale, tout en gardant un lien avec les autres chercheurs présents à Rennes, Paris ou Montpellier. « Je souhaitais rejoindre un projet transdisciplinaire, tout en répondant à des enjeux environnementaux et écologiques », avance Éric Tannier, devenu aujourd’hui spécialiste des interfaces sciences environnements sociétés.

Ce projet a divers objectifs : constituer une base de connaissances sur les plantes à fleurs, partager des savoirs en botanique et sur la perception du vivant, et développer des outils informatiques, le tout pour parler à un public le plus large possible.[1]

Le site internet Botascopia

Au contraire des applications existantes, le site Botascopia, en ligne depuis 2024, présente une approche sobre du numérique. Le site n’est pas l’outil numérique final, mais sert de passerelle entre un collectif humain et le terrain. Nous pouvons alors le qualifier d’outil low-tech ou basse technologie, c’est-à-dire qui utilise une technologie à faible impact environnemental et qui est accessible à tous.

Alimenté de manière collaborative et contributive au fur et à mesure des projets, il recense aujourd’hui plus de 500 espèces de plantes. Pour cela, les collaborateurs entrent des données sur les plantes, comme leur description morphologique, leur altitude de développement ou encore leur période de pollinisation. Des photos sont ajoutées pour rendre plus visibles la plante, ses feuilles, son fruit ou encore sa fleur. Chaque observation correspond à un lieu précis, ce qui permet de cibler la présence des plantes sur un territoire donné. Cela crée une base de données riche, regroupant les espèces les plus communes en France.

La création d’un livret

L’originalité du projet, en lien avec cette base de connaissances, réside dans sa capacité à générer un livret personnalisé et imprimable en version A5 ou A4. Ce guide fonctionne comme un arbre de décision : nous, utilisateurs, sommes orientés pas à pas à travers une suite de choix logiques et connectés.

Par exemple, à la première étape, nous identifions si la plante est soit un arbre, un buisson, une liane, soit une herbe ou une fleur. En fonction de la réponse choisie, nous sommes guidés vers une page du livret. À cette nouvelle page, de nouveaux choix se présentent à nous : les feuilles partent-elles du sol ? Les fleurs sont-elles en forme d’entonnoir ? Ou encore, les fleurs sont-elles jaunes ? Ces questions, dont les réponses sont fournies à la suite d’observations, permettent de regrouper les caractéristiques et d’aiguiller vers une plante. Ces fiches descriptives regroupent les informations présentes dans la base de connaissances du site.

La création de ce livret, conçu comme un outil de médiation, repose sur un inventaire et un recensement préalables de la flore du territoire concerné. Cette mise en œuvre nécessite donc des compétences naturalistes en botanique.

Exemple d’un livret « Fleurs indicatrices de Biovallée » – © Botascopia

Un outil de médiation propice à la réflexion

Éric Tannier raconte : « Un collectif humain s’intéresse à une communauté de plantes. » Par cette phrase, il explique qu’il est nécessaire que la demande initiale soit formulée par les usagers du territoire eux-mêmes. Botascopia, ici, s’émancipe de la logique des applications classiques prêtes à une utilisation immédiate. Le projet démarre toujours par une démarche participative. Un collectif d’usagers (qu’il s’agisse d’un centre social, d’étudiants ou d’une association) se constitue autour et en fonction d’un territoire (un campus, un jardin ou un parc) afin de se mobiliser ensemble.

Ce dynamisme collectif se traduit par des actions de médiation sur le terrain, par exemple poser un panneau en ardoise vierge que les participants doivent compléter en identifiant la plante située juste à côté. Le projet permet alors de mobiliser l’attention, de discuter et de s’interroger sur la flore qui nous entoure. C’est tout ce processus qui crée un lien social indispensable pour faire vivre la base de données et transformer un simple inventaire botanique en un moment de partage et d’échange. Aujourd’hui, Botascopia se développe grâce à son réseau, aux enseignants, aux médiateurs, aux associations et même grâce aux particuliers, par le mécanisme du bouche-à-oreille.

Des exemples de réalisations

Le projet répond donc à des besoins spécifiques pour un territoire donné. À Lyon et au sein de sa métropole, une dizaine d’actions de ce type ont déjà été réalisées, et près d’une cinquantaine dans la région rennaise.

Récemment, des étudiants en botanique sur le campus de la Doua à Villeurbanne ont réalisé un inventaire de la flore présente sur le site. À la suite de ce travail de terrain, un guide des plantes du campus a été édité pour valoriser la flore présente sur le campus.

Nous pouvons également citer un livret réalisé sur la flore du parc René Dumont, à Villeurbanne, objet d’une animation avec le Centre social et culturel Charpennes Tonkin et le groupe Botascopia. Le livret généré a été utilisé par les animateurs et les habitants du quartier pour découvrir la biodiversité urbaine présente au pied des immeubles.

Le jardin médiéval de la ferme de la Croix-Rousse a formulé une demande pour la création d’un livret auprès des chercheurs. Cette ferme d’animation pédagogique, dédiée à la sensibilisation à l’environnement et au développement durable, a pu concevoir sa propre collection de plantes. Cela permet aux enfants et aux familles de découvrir ces plantes médiévales grâce à un support ludique, de manière autonome ou accompagnés d’un médiateur.

La suite ?

Quel sera le devenir de Botascopia ? Avec l’objectif de développer des outils de transmission et de partage des connaissances botaniques, nous pouvons imaginer que, dans 5 ans, la base de données pourrait avoir doublé grâce aux contributions locales. Cela permettrait de couvrir une bonne partie de la flore française. Le projet tend donc à s’élargir, que ce soit par l’enrichissement de sa base de connaissances ou par le nombre d’animations réalisées.

Malgré sa nouveauté, le projet se confronte à différentes limites. Pour concevoir un livret, il faut déjà avoir des connaissances en botanique et, le cas échéant, faire intervenir un spécialiste. De plus, avec « seulement » 500 espèces répertoriées, cela ne couvre pas tout le spectre de la flore mondiale existante, qui se compte à près de 350 000 espèces. Néanmoins, avec sa démarche de sobriété technologique et numérique, ce projet reste une alternative intéressante aux applications alliant smartphones, connexions permanentes et intelligence artificielle.

Un article rédigé par Mélie Bousson pour Pop’Sciences – Juin 2026

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Note

[1] La démarche Botascopia

PPour aller plus loin

Rencontres végétales du Massif Central à Lyon | Édition 2024

RRencontres végétales du Massif Central à Lyon | Édition 2024

Visuel Rencontres vegetales du massif central

Pendant trois jours, professionnels et amateurs œuvrant à la connaissance, à la préservation et à la valorisation de la flore sauvage du Massif central se retrouveront à Lyon pour échanger sur leurs travaux et leurs découvertes.

Au cours de cet évènement, des animations seront également proposées à un plus large public pour découvrir le patrimoine végétal régional.

Ces rencontres s’organiseront en trois temps :

  • Rencontres scientifiques – 10 et 11 avril : 17 communications scientifiques destinées préférentiellement à un public professionnel pour présenter et échanger autour de travaux récents d’amélioration des connaissances et de préservation de la diversité végétale.
  • Regards croisés – 10 et 11 avril : durant les journées consacrées aux communications scientifiques, deux tables rondes et une conférence permettront un échange soutenu entre le public et les intervenants.
  • Curiosités botaniques – du 10 au 12 avril : de nombreux ateliers animés et visites guidées sont proposés gratuitement à l’intention de tous les publics.

Organisées par :  Conservatoire botanique national du Massif central

En partenariat avec : Métropole de Lyon, Région Auvergne-Rhône-Alpes, École normale supérieure de Lyon, ainsi qu’avec la contribution de la Ville de Lyon et de la Société linnéenne de Lyon.

>> Téléchargez et consultez dès à présent le programme détaillé (encore susceptible de modification) ou feuilletez-le sur Calameo !

Pour en savoir plus :

4E RENCONTRES VÉGÉTALES

Quand la lumière éclaire le vivant | Un dossier Pop’Sciences

QQuand la lumière éclaire le vivant | Un dossier Pop’Sciences

Pour son dossier consacré à la lumière, Pop’Sciences est allé à la rencontre des scientifiques et professionnels des métiers de la lumière de la région Lyon Saint-Étienne. Un dossier sous les feux de la rampe … Un dossier en clair-obscur !

« Ce n’est pas Versailles ici ! ». Au-delà du slogan publicitaire qui nous enjoint, à juste titre, d’appliquer des gestes éco-responsables, la lumière, et l’absence de lumière, a de multiples implications dans le monde vivant. Action sur notre biorythme, innovations en matière d’éclairages, impact environnemental, mise en lumière dans les arts de la scène, pollution lumineuse… sont quelques unes des multiples facettes que Pop’Sciences vous propose de découvrir tout au long de ce dossier.

  Les articles du dossier

  • #1 Comment la lumière régule notre santé

©Pixabay

Comment la lumière agit-elle sur notre biorythme ? Pour le savoir, des dispositifs expérimentaux ont été spécialement conçus à Lumen, la Cité de la lumière de Lyon. À la clé, une étude qui s’intéresse aux troubles du sommeil des travailleurs de nuit. Reportage.

Lire l’article #1

 

  • #2 En ville, innover pour éclairer mieux et moins 

©PxHere.com

Double innovation de rupture, la led présente des atouts qui permettent d’envisager son utilisation dans l’éclairage urbain en limitant au mieux ses impacts sur l’environnement. Mais d’autres solutions innovantes émergent qui utilisent la capacité du vivant à émettre de la lumière, sans électricité.

Lire l’article #2

 

  • #3 Concevoir la lumière et faire rêver les spectateurs, tout un art 

©Ensatt

Illuminer un sujet, savamment, c’est le mettre en valeur. C’est vrai pour les paysages nocturnes lyonnais, mais aussi, et surtout, pour une pièce de théâtre. Un exercice qui demande d’avoir l’œil sensible et de suivre certaines règles pour créer l’émotion, comme l’explique Christine Richier, éclairagiste et responsable du master Conception Lumière à l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre – Ensatt – de Lyon.

Lire l’article #3

 

  • #4 Préserver la nuit : un enjeu de sciences pour nous tous

L’environnement lumineux de Lyon la nuit. / monlyon – free download

Responsable d’effets en cascade sur la biodiversité et de dégradation de la qualité du ciel, la pollution lumineuse s’est accentuée au cours de la dernière décennie. Des solutions technologiques existent pour en diminuer les impacts en ville. À nous toutefois de redécouvrir comment la nuit est belle !

Lire l’article #4

 

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MMerci !

Ce dossier a été réalisé grâce à la collaboration de différents chercheuses et chercheurs en sciences de l’Université de Lyon :

  • Raphaël Labayrade, chercheur au Laboratoire de Tribologie et Dynamique des Systèmes – LTDS (École Nationale des Travaux Publics de l’État – ENTPE, École Centrale de Lyon, CNRS Rhône Auvergne) ;
  • Dominique Dumortier, chercheur en physique au LTDS ;
  • Claude Gronfier, spécialiste en chronobiologie chercheur au Centre de recherche en neurosciences de Lyon – CRNL, au sein de l’équipe Waking (UMR CNRS, Inserm, Université Claude Bernard Lyon 1) ;
  • Christine Richier, spécialiste conception lumière, chercheuse au Laboratoire Passages Arts et Littérature – XX-XXI – de l’Université Lumière Lyon 2 ;
  • Isabelle Vauglin, astrophysicienne au Centre de recherche en astrophysique de Lyon – CRAL (CNRS / Université Claude Bernard Lyon 1 / ENS de Lyon).

Ainsi qu’avec la participation de :

  • Philippe Badaroux, président du Cluster Lumière, Lyon ;
  • François Brunet, directeur général du Cluster Lumière, Lyon ;
  • Hélène Foglar, écologue et conseillère en éclairage public au sein du bureau d’étude Athena-Lum, membre de l’Observatoire de l’environnement nocturne (CNRS) ;
  • Pascal Moeschler, biologiste, ex-conservateur au Muséum d’histoire naturelle de Genève et co-fondateur de la noctilogie ;
  • Éric Achkar, ex-président de la société astronomique de Genève et co-fondateur de la noctilogie.

Nous les remercions pour le temps qu’ils nous ont accordé.

Un dossier rédigé par : Caroline Depecker, journaliste scientifique, pour Pop’Sciences.

 

 

Fête des mares : à la découverte de la biodiversité des zones humides

FFête des mares : à la découverte de la biodiversité des zones humides

À l’occasion de la Fête des mares, découvrez la nature près de chez vous en participant à plusieurs activités au sein de la zone humide des Prolières.

Visuel Fete des mares FNE rhone

Lors de cette matinée, vous pourrez prendre part à deux activités :

  • Pêche des petites bêtes de la mare à l’épuisette et observation de larves de libellules dans un aquarium
  • Balade découverte de la zone humide des Prolières et des libellules

Vous pouvez participez à ces deux animations ou ne prendre part qu’à une seule.

Cet évènement grand public est organisé en partenariat avec l’association Sympetrum et labellisé « Fête des mares » et soutenu par la Métropole de Lyon.

Plus d’informations ici

Balade en bateau : exploration de la zone Natura 2000 de Belleville-en-Beaujolais

BBalade en bateau : exploration de la zone Natura 2000 de Belleville-en-Beaujolais

FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT RHÔNE vous embarque sur son bateau pour une balade sur l’eau dans la zone Natura 2000 située à Belleville-en-Beaujolais.

Visuel FNE Rhone Natura 2000

Vous découvrirez la faune et flore de ses rives ainsi que les enjeux autour de la préservation de cet espace.

Rendez-vous le 7 juin au Port de Belleville pour prendre part à l’aventure. Deux créneaux de balade sont prévus, le premier de 12 h 30 à 14h et le second de 14 h à 15 h 30.

 

plus d’informations ici

Rendez-vous aux jardins à l’ENS de Lyon

RRendez-vous aux jardins à l’ENS de Lyon

L’objectif de cette manifestation est de faire découvrir à un large public la richesse et la diversité des parcs et jardins. C’est aussi sensibiliser le public aux actions mises en œuvre par le ministère de la Culture pour favoriser la connaissance, la protection, la conservation, l’entretien, la restauration et la création de jardins ainsi qu’à la transmission des savoir-faire, tout en s’attachant à mettre en valeur leur dimension artistique et culturelle.

Cette année, la thématique est « musique du jardin ». Deux « ateliers musique » sont donc au programme :

  • un atelier avec la fanfare Fanfarovis ;
  • un atelier flûte de pan proposé par le RDP et le laboratoire de physique.
  • En plus de ces 2 ateliers, s’ajoutent une station météo, de l’astronomie, la découverte de la faune du jardin, de la mission pollinisation, un parcours avec des mots et des graines, des visites guidées du jardin, la découverte de quelques plantes et leurs usages !

>> Découvrez tout le programme :

RDV AUX JARDINS

 

« Au fil de l’eau » : Stage d’avril pour les enfants de 8 à 11 ans

«« Au fil de l’eau » : Stage d’avril pour les enfants de 8 à 11 ans

La Maison de l’Environnement a missionné 5 associations expertes pour concocter un programme riche autour du cycle de l’eau.

5 jours pour découvrir, tester, s’épanouir et s’amuser au travers de jeux pour tout comprendre sur l’eau et se projeter vers des imaginaires ; d’ateliers manuels pour s’approprier des techniques d’upcycling ; des sorties en nature pour observer et découvrir la flore et faune aquatique ; de création de podcast pour partager ces nouvelles expériences !

Visuel Stage enfant au fil de l'eau

Ce stage vous est proposé par la Maison de l’Environnement, les activités seront assurées par les associations : Conscience et Impact Écologique, Naturama, Zéro Déchet Lyon, Imagineo, Fédération de pêche du Rhône

Programme détaillé de la semaine ici

 

Faire renaître une forêt primaire en Europe

FFaire renaître une forêt primaire en Europe

Le botaniste Francis Hallé et son association ont le rêve de créer un vaste espace de dimension européenne et de grande superficie – environ 70 000 hectares – dans lequel une forêt intacte évoluera de façon autonome, renouvelant et développant sa faune et sa flore sans aucune intervention humaine, et cela sur une période de plusieurs siècles.

Avec Francis Hallé, botaniste

Animé par Frédéric Denhez, auteur, journaliste

>> Diffusion simultanée sur Facebook et YouTube

Plus d’informations sur le site du :

Musée des Confluences

Biodiversité

BBiodiversité

Images de la semaine, la plante du mois, les espèces à ne pas confondre, des dossiers, des liens vers des sites de référence en matière de faune et flore, et biologie… une foule de ressources sur la biodiversité mises à disposition par le Département de Biologie de l’ENS de Lyon.

Ressources Biodiversité