FFormation à la médiation scientifique : Parler de sciences et de travaux scientifiques à des publics non spécialistes Vous êtes chercheur, ingénieur, technicien ou autre acteur de la recherche ? Pop’Sciences propose une formation à la médiation scientifique le 26 mars 2026 pour vous permettre de présenter vos travaux et ceux de votre laboratoire de manière claire, captivante et accessible à tous types de publics.Publics de la formation : Acteurs et actrices de la recherche (chercheurs et chercheuses, ingénieurs et ingénieures de recherche, techniciens et techniciennes).Pré-requis : aucun. Si vous avez un projet de médiation, il sera utile pour la formation mais ce n’est pas obligatoire.Objectif :Apprendre à présenter des travaux scientifiques (les vôtres, ceux du laboratoire, d’autres travaux…) de manière claire et engageante à des publics non spécialistes.Se préparer à intervenir dans des événements de culture scientifique, comme la Fête de la Science, des visites de laboratoire, des cafés des sciences ou des rencontres avec des partenaires institutionnels.Description : Cette formation accompagne les participants pour parler de sciences et de travaux scientifiques de manière précise et captivante. La journée alterne entre études de cas, exercices pratiques, apports théoriques et retours d’expériences.ProgrammeComprendre les publics non spécialistes,Découvrir différents formats de médiation,Construire un message adapté aux contraintes (publics, conditions…),Adapter son discours à un public empêché (inclusion),Éviter les grands écueils de la médiation scientifique.
LLa Gazette de la Fête de la science 2025 : des reporters en herbe racontent ! Dans le cadre d’un partenariat avec l’équipe Pop’Sciences, les étudiants du Master Information et Médiation scientifique de l’Université Claude Bernard Lyon 1 ont joué les reporters et herbe et parcouru divers ateliers de la Fête de la science autour de la thématique des Intelligences, mise à l’honneur pour l’édition 2025. Cette démarche a donné lieu à la production d’articles publiés en ligne sur notre site. Scientifiques, médiateurs professionnels, étudiants, bénévoles : chaque année, ces acteurs essentiels font vivre la Fête de la science au sein des campus, laboratoires, bibliothèques et dans divers lieux de la cité… Afin de mettre en lumière la richesse de leurs actions, nous avons initié, en 2023, une démarche commune : proposer à de futurs professionnels de la médiation scientifique de retranscrire cette aventure au sein d’une gazette.Accompagnés par l’équipe Pop’Sciences, les étudiants du Master 1 IMST de l’Université Claude Bernard Lyon 1 ont pu, cette année encore, s’initier à l’investigation et à l’écriture journalistique. Ce partenariat fécond, entre Pop’Sciences et le Master IMST, permet de faire revivre cette 35e édition de la Fête de la science, rendez-vous incontournable avec les sciences chaque automne, et d’offrir une expérience professionnelle unique aux étudiants.À la suite d’enquêtes sur le terrain, d’interviews de professionnels, ils vous proposent cette nouvelle Gazette de la Fête de la science, à travers leurs différents récits accueillis sur le site Pop’Sciences.Bonne lecture !SSommaireLes intelligences animales#1 – Les poissons : une sensibilité insoupçonnée, par Abel Giraud#2 – Quand soigneurs et animaux apprennent à se comprendre !, par Corentin Legrand#3 – Les super-pouvoirs des animaux, par Léa Despre#4 – Quand la musique fait vibrer le vivant, par Sabrina ChabbiLes intelligences humaines#5 – Comment ne pas se faire submerger par nos émotions, par Arthur Tillet#6 – Les frontières floues des symptômes psychiatriques, par Cindy López#7 – Un seul cerveau, deux sexes ?, par Damaouia Anli#8 – Sagesse des foules : sommes-nous plus intelligents à plusieurs ?, par Kana Yasmine Kunihiro#9 – Quand notre intestin nous dit des choses, par Leslie Cejudo#10 – Voyager sans bouger, c’est possible !, par Margaux Michel#11 – Penser l’intelligence : un atelier pour se questionner, par Noah Mamola#12 – Être TDC/TDL, ça fait quoi ?, par Soline Massardier#13 – Échapper au jeu social, par Swann Beldo-Ngoyos#14 – À la découverte des tissus antiques : devenez archéologue pour un jour !, par Youna Couëron#15 – Le secret des bactéries rebelles, par Yousra OuledLes intelligences artificielles#16 – Recenser la faune européenne… grâce à une IA ?, par Anaïs Plautard#17 – L’IA fabriquée à notre image ?, par Assia Ali Kada#18 – L’archéologue augmenté : l’IA à la rescousse du passé, par Kévin Lalanne#19 – IA : des conséquences psychologiques préoccupantes chez les scolaires, par Léna Ehrsam#20 – Comment le courant pourrait-il mieux passer ?, par Maxime Tanghe#21 – Intelligence artificielle : progrès ou menace ?, par Mélie Bousson#22 – « L’intelligence artificielle va toujours dans notre sens » Nicoleta Petroiu, par Gaylord Philippe#23 – IA : déceler la réalité de l’artificiel, par Théo FornariLes intelligences végétales#24 – Les super-pouvoirs des plantes, par Claire Urdanabia#25 – Biomimétisme : lorsque l’humain s’inspire du vivant, par Matthieu Chane-Woa#26 – Respire la nature, expire le stress !, par Violette LefortLLe Mot des formatricesNous félicitons les étudiants du master IMST pour s’être prêtés au jeu de l’investigation, pour leur travail assidu d’enquête, de rédaction et de réécriture, dans le cadre d’un véritable atelier pédagogique sur l’écriture journalistique.Léa Bolliet, Samantha Dizier, Anne Guinot – Pop’Sciences
FFormation à la médiation scientifique : participez au dialogue entre la science et la société ! Vous êtes chercheur, doctorant ou autre acteur de la recherche ?Vous travaillez dans un laboratoire et vous souhaitez parler de vos recherches avec du grand public, vous investir dans la médiation scientifique ?Pop’Sciences vous accompagne dans votre projet !<Formation à la médiation scientifique pour les doctorantsDepuis 2017, Pop’Sciences forme les doctorants et doctorantes du site Lyon Saint-Etienne pour venir échanger et témoigner auprès de collégiens et lycéens de la Métropole de Lyon et du Rhône. Ces rencontres visent à répondre aux interrogations des élèves sur les études supérieures, la diversité des parcours, le monde de la recherche et les métiers scientifiques.Ces rencontres se déroulent tout au long de l’année dans différents établissements scolaires. Elles permettent aux collégiens et lycéens impliqués de discuter successivement avec plusieurs scientifiques de disciplines différentes : histoire, nanotechnologie, philosophie, sciences du langage…Objectifs de la formation ? Permettre aux doctorantes et doctorants de parler de leur recherche de manière concise et convaincante, d’adapter leurs discours en fonction des publics, et de savoir présenter leur parcours de manière accessible et encourageante.En savoir plus | Inscrivez-vous à la prochaine formation doctorale (26 février et 5 mars 2026)<Formation à la médiation scientifique pour les différents acteurs de la recherchePop’Sciences s’engage pour rendre accessible le monde des sciences – la méthode scientifique, les résultats de la recherche, les hommes et femmes qui les font vivre, les lieux dans lesquels elles se fabriquent – pour permettre au plus grand nombre de s’approprier les connaissances scientifiques et d’agir pour notre monde.Dans cette optique Pop’Sciences propose une formation généraliste à la médiation scientifique pour les différents acteurs de la recherche (début 2026). Cette formation permettra d’aborder les principaux formats de médiation qui existent, les possibilités d’adaptation aux publics concernés et les bonnes pratiques en termes de médiation.En savoir plus | Inscrivez-vous à la prochaine formation (26 mars 2026)<accompagnement POUR VOS INTERVENTIONS AUPRÈS DU GRAND PUBLIC ET DES SCOLAIRESPour toute participation à un projet Pop’Sciences, vous serez accompagnés par un professionnel de la médiation scientifiqueObjectifs ? Favoriser des échanges enrichissants entre les scientifiques et le grand public et garantir un dialogue science et société de qualité !
ÊÊtre danseur (jazz) aujourd’hui Baptiste Le CloarecAprès deux articles déjà publiés traitant à la fois de la relation entre les danses jazz1 et hip-hop, mais aussi des processus créatifs en danse2, cette chronique vient clore ce triptyque réflectif s’inscrivant dans une recherche doctorale portant sur La transmission de la danse jazz aujourd’hui en France. Après avoir abordé des points historiques, des relations actuelles entre esthétiques et la création en danse jazz, il était important de créer un focus sur les acteurs fondamentaux de l’art chorégraphique : les danseurs et plus spécifiquement ceux en danse jazz. Si parfois la carrière d’un ou d’une danseuse est attachée à un seul lieu durant sa vie d’artiste3, pour la majorité d’entre eux et surtout en danse jazz, la réalité est toute autre. Ceci est dû au régime de l’intermittence du spectacle qui pousse souvent à partir en quête des 507 heures obligatoires4 selon l’annexe 10 pour les artistes du spectacle vivant. Aussi, cette esthétique est peu (pour ne pas dire pas) attachée aux scènes conventionnées5. Elle fait davantage partie du monde du divertissement et ce depuis le début de sa structuration6.« C’est aussi un choix de carrière, une volonté d’explorer et d’aller d’expérience en expérience à l’image de la danse qui demeure dans un mouvement perpétuel.” Véritable caméléon de la danse, Baptiste Le Cloarec, artiste chorégraphique, professeur diplômé d’état en danse jazz (Certificat d’Aptitude en cours de validation), nous éclaire sur le sujet de par son expérience.Le métier de danseur (jazz) à partir d’une formation pluridisciplinaire et d’une filiation assumée Bien que cela ne soit pas encore acquis dans tous les esprits, être danseur, artiste interprète, est un véritable métier, une activité professionnelle à temps plein. Ce sont les artistes qui fleurissent et investissent les scènes nationales, théâtres privés, spectacles d’animation, les clips ou encore les plateaux télévisés. Ils nous permettent de ressentir des émotions par sensibilité kinesthésique7 par le médium du corps. Ils nous transportent soit dans des histoires imaginaires, soit en nous mobilisant autour de sujets de société actuels toujours dans une envie de rassembler et de questionner.Si nous nous approchons de la fiche ROME8 – Métier de la danse L1201 – voici la définition donnée : “ Conçoit et/ou interprète des œuvres chorégraphiques […], selon le projet artistique défini par une école, une compagnie de danse et les impératifs de programmation. Ce métier est accessible avec une formation en danse […] complétée par une expérience professionnelle dans un ou plusieurs genres chorégraphiques”.9C’est le chemin qu’a suivi Baptiste Le Cloarec. Vannetais d’origine, né en 1992, il a débuté par des cours de danse en Bretagne au sein d’une association, puis dans une école privée, avec des professeurs de danse jazz issus de la lignée française Mattox, influencé par le travail de Bruno Collinet, Bruce Taylor, Wayne Barbaste et Alain Gruttadauria. Tout au long de sa formation amateur, Baptiste Le Cloarec a aussi été accompagné par Lhacen Hamed Ben Bella et Cathy Bisson10, professeurs intervenant régulièrement auprès de la compagnie amateur de son école dont il faisait partie. Tout ceci avant d’arriver en formation professionnelle aux métiers du danseur à EPSE Danse11, créée et dirigée par Anne-Marie Porras12. Une formation qui le marquera à vie. Tellement qu’il considère le travail d’Anne-Marie Porras et de son équipe comme sa propre filiation, comme quelque chose qui s’est ancré en lui.Même si la danse jazz a été son coup de cœur et que cette esthétique est devenue aussi une philosophie de vie de par ses valeurs, il a reçu une formation pluridisciplinaire grâce à l’inculcation des danses classique, contemporaine et jazz. Ceci est assez fréquent dans les centres privés de formation aux métiers de danseur. Même si l’identité de base du ou de la directeur/directrice est souvent associée à la danse jazz, il est habituel que le contenu de la formation soit pluridisciplinaire. En 2013, Baptiste Le Cloarec poursuit sa formation à New York au Peridance Capezio Center, où il s’initie, en partie, à la danse moderne notamment à la technique Limon, dispensée à la Limon School affiliée au Peridance Capezio Center13. Il découvre et apprécie également le travail de Marijke Eliasberg et Jana Hicks, qui s’inscrivent dans la lignée de Lynn Simonson, et qu’il considère aujourd’hui comme faisant partie intégrante de son ADN. Baptiste Le Cloarec commence d’ailleurs sa carrière de danseur professionnel en rejoignant leur compagnie, The Next Stage Project14.A son retour en France, il s’installe à Paris où il rencontre Martine Curtat-Cadet. Cette rencontre l’enrichit en tant que pédagogue et le familiarise avec la filiation de Matt Mattox ainsi qu’avec l’enseignement de Gianin Loringett, dont elle est issue.Être danseur avant tout À la question êtes-vous danseur ou danseur jazz ? Baptiste Le Cloarec se définit davantage comme danseur avant tout, de part son parcours pluriel. Par contre son état de corps et les fondamentaux en termes de dynamiques corporelles qui le constituent restent jazz. L’esthétique jazz est présente chez lui par son traitement du temps, du poids et de l’espace. De par sa formation pluridisciplinaire et son métier de danseur non associé à une structure fixe, il a exploré différentes esthétiques selon les demandes. Il se définit donc comme un danseur mais avec un état de corps jazz. Mais comment pourrions-nous définir ce corps jazz et en quoi serait-il fondamental au métier ?Selon Baptiste Le Cloarec, “L’état de corps jazz permet une grande polyvalence et ainsi une aisance pour aller d’une stylistique à une autre. La danse jazz est elle-même un métissage qui la rend plurielle. Ce qui caractérise son état de corps, c’est selon moi, le rapport au poids. On peut être dans l’abandon mais c’est souvent associé à une reprise rapide, une notion de durée où l’abandon est bref. Eliane Seguin15 évoque l’image du chat, aux aguets prêts à surgir ou à rebondir. Le Corps jazz est également un corps profondément engagé, incarné et musical.”Pluridisciplinarité et hybridationMême si sur les avis d’audition l’esthétique jazz est très souvent référencée et demandée, l’hybridation et la pluridisciplinarité au sein du métier de danseur sont très présentes. Les frontières entre les disciplines étant de moins en moins visibles, Baptiste Le Cloarec a déjà eu à réaliser des projets où les danses jazz et contemporaines – ou d’autres esthétiques – étaient mélangées. Aussi, le problème de dénomination de la danse étant une véritable question actuelle, les jeunes artistes danseurs s’inscrivent dans un décloisonnement. Ils peuvent changer les noms des danses pratiquées en leur donnant des appellations loin d’un certain académisme : contemporary emprunté aux États-Unis qui s’apparenterait au moderne jazz en France, ou encore Afro hybrid ou Urban Movement16. Cependant elles restent pour le danseur professionnel associées à un état de corps jazz. Il observe “une manière différente d’aborder le mouvement et la musicalité par la nouvelle génération. Elle est parfois discutable sur certains points mais on ne peut pas nier cela.” Beaucoup de danseurs aujourd’hui rassemblent leur pratique sous le terme de “danse” comme cela peut être déjà le cas dans la création où le mot contemporain ne définit plus le courant de la Nouvelle danse française17, mais bien une danse actuelle en lien avec notre société.Aussi, pour Baptiste Le Cloarec il est essentiel d’être en phase avec son époque, notamment quand il s’agit d’aborder le répertoire chorégraphique actuel. Il faut donc naviguer entre la danse contemporaine et la danse jazz. C’est d’ailleurs ce qu’il a traversé au sein de sa formation. Il précise cependant que : “tout dépend des ambitions de chacun. Les contrats et chorégraphes sont pluriels et hybrides. Par exemple, j’ai dû me diversifier vers les danses urbaines qui ne faisaient pas partie de ma formation initiale et pour lesquelles je n’avais pas d’aisance au départ. J‘ai dû apprendre sur le terrain mais aujourd’hui, je pense qu’il est essentiel que les étudiants sortent de leur formation avec cette polyvalence pour maximiser leurs chances lors des auditions. Les danses urbaines sont de plus en plus présentes dans les contrats qui étaient traditionnellement destinés aux danseurs jazz, et le niveau de maîtrise exigé est aujourd’hui plus élevé. Il faut savoir se diversifier. J’ai d’ailleurs pu danser du tango, des danses de caractère, de la valse, … on n’en devient pas expert mais on sait s’adapter à un style et vite comprendre les dynamiques et les formes nécessaires.”Il fait facilement des analogies avec les danses abordées dans ses contrats et la danse jazz. C’est le cas avec le Bollywood et Jack Cole18 – considéré comme le père de la danse jazz – qui a beaucoup étudié le Bharata Natyam. Concernant les danses urbaines, le rapport aux dynamiques, les isolations et la musicalité sont proches du jazz, plus particulièrement du street jazz. Par contre, le flow, le style changent. Baptiste Le Cloarec a pu aussi traverser lors de ses expériences la stylistique de Bob Fosse mais aussi l’afro jazz ou les claquettes avec une vélocité du bas de jambe présente également en jazz.Avec sa formation jazz, il n’a pas eu de mal à passer d’une esthétique à une autre. À savoir que beaucoup des disciplines qu’il a pu traverser lors de ses contrats, rappellent toute la palette rythmique présente en danse jazz. Cette palette rythmique est d’ailleurs abordée en formation au diplôme d’État de professeur de danse. Ceci a été un outil lui permettant de s’adapter. Il témoigne : “le fait d’avoir passé mon D.E assez tôt a eu ses avantages et ses inconvénients. Je crois que ma formation en pédagogie a développé ma capacité d’analyse et m’a familiarisé avec la palette rythmique jazz.” Pour rappelle Baptiste Le Cloarec a obtenu son diplôme d’État à EPSE Danse avant d’amorcer sa carrière de danseur professionnel, et ce à 20 ans.Quelle place pour le danseur issu du jazz dans le milieu professionnel ? De son point de vue et de par son expérience, il avoue n’avoir jamais eu de souci pour travailler même en ayant un fort bagage jazz. Il réussit à obtenir son statut avec le double d’heures demandées. Il évoque de nombreuses offres d’emploi, tant que le danseur est polyvalent et ouvert à différentes esthétiques. Bien évidemment, il évoque la précarité de ce statut avec parfois l’acceptation de dates que l’on pourrait nommer “alimentaires”. Il souligne une appréhension en début de carrière de pouvoir rassembler le bon nombre d’heures afin d’accéder à une certaine stabilité.Cependant, ces contrats sont davantage associés au divertissement qu’à la danse dite “savante”. Il a abordé ce contexte de travail “savant” uniquement lors de son expérience new-yorkaise et en formation. Le reste du temps il a effectué davantage des terrains grand public ou commerciaux, en lien avec la comédie musicale, l’événementiel, la télévision, les tournages de clips ou de films, ou encore à Disneyland Paris… Ces rares expériences avec les institutions, ont été avec les Opéras de Rouen ou de Lausanne. Il souligne “qu’un danseur jazz désirant travailler en dehors du secteur du divertissement, peut se retrouver dans une situation financière malheureusement complexe s’il reste uniquement associé à cette discipline ou s’il ne se diversifie pas, par exemple en enseignant. Cependant il avoue “avoir trouvé parfois du savant dans des contrats commerciaux ou destinés au grand public, ce n’est pas binaire. Ce fut notamment le cas pour Shadowland, un passage chorégraphié du spectacle Le Roi Lion à Disneyland Paris, où, à mon sens, au-delà de la narration, il est possible d’avoir une lecture questionnant notre lien avec notre planète, la biodiversité et l’écologie. De même, dans la comédie musicale, Notre Dame de Paris, on peut observer une critique sociale, notamment à travers les tableaux “Les sans papiers” ou “La cour des miracles”. Je l’ai vécu comme ça en tout cas, et ça a participé à donner du sens à ma danse et à mon métier. L’un peut se nourrir de l’autre.Les atouts d’un corps formé “jazz” Tout comme Baptiste Le Cloarec, beaucoup de danseurs issus notamment d’une formation jazz arrivent à trouver du travail. Soit dans le milieu du divertissement soit en étant employés par des chorégraphes associés à la danse contemporaine. Pour ne citer qu’eux, Jean-Claude Gallotta, Angelin Preljocaj ou encore Cathy Testa ont employé souvent des danseurs issus de cette esthétique de part leur formation. Ils le font notamment pour leur construction corporelle mais aussi pour leur musicalité.Le danseur professionnel, de par sa prise de recul sur son expérience, a observé que : “ La danse jazz, de par son exigence technique et son rapport à la musicalité ainsi que sa vivacité, favorise à mon sens une optimisation de la vitesse d’apprentissage du danseur. Cette caractéristique est très appréciée sur les contrats, car dans le domaine du divertissement, issu de productions privées, le temps alloué à la création est souvent limité. Nous devons être efficaces, nous sommes guidés par l’idée d’une rentabilité puisqu’il n’y a ni subvention ni soutien financier pour nous accorder plus de temps.”Le fait de n’avoir jamais eu de difficultés pour trouver du travail n’est pas réservé à Baptiste Le Cloarec. Il y a beaucoup de danseurs dans ce cas : “en continuant à me former et à développer un regard critique et analytique, j’ai identifié qui je suis, ma filiation, mon organisation corporelle. Les formations D.E et C.A apportent une pratique réflexive sur notre danse et ce que nous sommes. Cependant beaucoup de mes collègues danseurs sur le terrain n’ont pas identifié, conscientisé ou porté un intérêt à cela. Je pense qu’ils se considèrent plus comme des danseurs, sans étiquette et n’envisage pas forcément une reconversion vers la pédagogie. Tous mes collègues sont pratiquement passés par une formation qui contenait la pratique de la danse jazz. Ils n’ont pas de souci à trouver du travail. On se retrouve sur des contrats et on se rend compte que beaucoup ont été formé chez Rick Odums19, Anne-Marie Porras, Choréia ou à l’AID20 de part la passerelle avec la vie pro avec CFA21…” Catégoriser les danses et la danse de divertissement ou savante : un problème ? Pour Baptiste Le Cloarec “ il est important lors des formations pédagogiques d’identifier ce que l’on fait, la filiation que l’on transmet, nos racines, d’où l’on vient. Mais au sein du métier de danseur il y a une telle hybridité que c’est compliqué parfois de nommer. Il reste cependant dubitatif au fait qu’une danse soit aujourd’hui complètement jazz ou contemporaine suite aux différentes fusions passées et influences actuelles.Il faut cependant savoir qu’il y a selon Baptiste Le Cloarec une danse jazz française reconnue et très appréciée notamment aux États-Unis et au Canada : “Il y a des aspects négatifs à cloisonner, mais je constate que de par mes expériences à l’étranger comme en Suisse, en Espagne, en Corée du sud, qu’il y a un style français unique. Il y a une identité de la danse moderne jazz française.”Concernant la question de la danse de divertissement ou la danse savante, le danseur professionnel n’aime pas ce terme de “savant”. Pour Baptiste Le Cloarec : “c’est comme si c’était vulgaire, léger ou sans fond de travailler dans le divertissement, alors que j’assume complètement le fait d’aimer les deux. J’ai un certain plaisir à travailler dans le divertissement malgré certains mauvais jugements. D’ailleurs pour certain la RB Dance Company s’inscrit plus dans ce milieu. Le pièce Stories, à mon sens, à sa place au sein des scènes nationales d’autant plus que l’on évoque aujourd’hui beaucoup l’idée de démocratisation culturelle dans l’enseignement, quand est-il au niveau de la diffusion ? Le spectacle fait partie du paysage actuel, il connaît un certain succès et il est salué par la critique tant il est qualitatif. Je trouve dommage de segmenter les choses.”Aussi, les chorégraphes contemporains sautent de plus en plus le pas d’une frontière à l’autre. La présente recherche doctorale démontre d’ailleurs des relations d’influences réciproques entre les deux esthétiques – contemporaine et jazz. Nous l’observons à la fois dans les processus créatifs mais aussi dans les inspirations, les influences, les états de corps et aussi dans les contextes de diffusion. Par exemple, Yoann Bourgeois a travaillé avec le groupe Coldplay ou encore Sidi Larbi Cherkaoui a chorégraphié la nouvelle version de la comédie musicale Starmania. Une comédie musicale qui se voulait être une dystopie en 1979, mais qui est aujourd’hui le reflet de notre réalité. Des domaines créatifs que les danseurs jazz connaissent parfaitement. Cette étude pousserait à penser qu’une évolution de la perception des œuvres de par les programmateurs serait à envisager afin de décloisonner aussi les programmations pour une meilleure circulation des spectacles et des danseurs, le tout sans aprioris et sans pour autant oublier d’où l’on vient.Un article écrit par Frédérique Seyve, doctorante, pour Pop’Sciences – 29 août 2024.——————————————————————-Notes[1] : Des danses jazz aux danses hip-hop, il n’y a qu’un pas (de charleston) : des racines communes pour des inspirations chorégraphiques multiples, article Pop’Sciences , Frederique Seyve – Mar. 2023[2] : Processus créatifs en danse jazz, article Pop’Sciences , Frédérique Seyve – Nov. 2023[3] : Compagnies nationales telles que celle de l’Opéra de Paris, ou encore certaines équipes fixes des Centres Chorégraphiques Nationaux.[4] : En savoir plus sur le régime de l’intermittence[5] : Le label des scènes conventionnées[6] : SEGUIN Eliane, Histoire de la danse jazz, Édition Broché, 2002[7] : Définition kinesthésique[8] : Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois[9] : Fiche Rome – L1201 – Danse[10] : Ce sont tous des enseignants de danse jazz. Matt Mattox, Lhacen Hamed Ben Bella, Alain Gruttadauria, Wayne Barbaste et Bruce Taylor étant chorégraphes de compagnies jazz.[11] : Epsedanse[12] : Compagnie Anne-Marie Porras[13] : Peridance[14] : The Next Stage Project[15] : SEGUIN Eliane, Histoire de la danse jazz, Édition Broché, 2002[16] : Disciplines proposées par le Lax Studio, ecole de danse de références depuis quelques années à Paris.[17] : La Nouvelle Danse Française[18] : Chorégraphe, danseur et acteur américain, Jack Cole est né le 27 avril 1911 à New Brunswick, New Jersey et décédé à Hollywood, Californie le 17 février 1974.Selon le dictionnaire Larousse : “ Il fut l’un des maîtres de la danse jazz, à laquelle il a incorporé le double héritage de la danse classique et des danses ethniques. Il a beaucoup travaillé pour Broadway et Hollywood (Les hommes préfèrent les blondes, H. Hawks, 1953 ; Certains l’aiment chaud, B. Wilder, 1959 ; Kismet, V. Minnelli, 1955 ; les Girls, G. Cukor, 1957).”[19] : Directeur artistique et pédagogique au Centre International de Danse Rick Odums, de IFPRO et des Ballets Jazz Rick Odums.[20] : Académie Internationale de la Danse[21] : Centres de formation des ApprentisPPour aller plus loinAutour de Matt Mattox et du travail de recherche effectué par Carole Bordes : Danser mattox Les chorégraphes en danse jazz et leurs processus créatifs : Processus créatifs en danse jazz, article de Frédérique Seyve pour Pop’Sciences – Nov. 2023La terminologie jazz et ses racines communes avec la danse hip-hop : Des danses jazz aux danses hip-hop, il n’y a qu’un pas (de charleston) : des racines communes pour des inspirations chorégraphiques multiples, article de Frédérique Seyve pour Pop’Sciences – Mars 2023.La vocation de danseur, Dancer’s Calling, documentaire de Clément Godet avec le Centre Chorégraphique James Carlès : NumeridanseComment transmettre la danse jazz aujourd’hui ?, chronique scientifique « Dis pourquoi » de RCF, avec Frédérique Seyve, en partenariat avec Pop’Sciences, 4 juin 2024.
AAméliorer les performances des marathoniens d’élite grâce aux formations de meneurs d’allure Tous les athlètes de haut niveau savent que la frontière entre la victoire et la défaite est mince. Les premières places se jouent à peu de chose, et les records sur des épreuves mythiques comme le marathon ont souvent atteint un plateau au fil du temps. Il est essentiel désormais d’optimiser tous les facteurs contribuant au succès, ce qui a donné naissance au concept de gains marginaux. Le célèbre entraîneur britannique Dave Brailsford a résumé ce concept dans une citation bien connue : « Améliorer chaque petit détail de l’organisation et de la préparation sportive de 1 % permet d’obtenir un avantage significatif lorsque tout est combiné ». Initialement appliquée au cyclisme, cette approche est devenue populaire dans presque toutes les disciplines sportives. >> Aller lire la suite de l’article sur le site :École central de Lyon
LL’enseignant qui façonne l’ingénieur de demain | Visages de la science L’ingénierie n’est-elle qu’affaire de technique ? Romain Colon de Carvajal, fait partie de ces scientifiques pour qui l’ingénierie est bien sûr une affaire de technique, mais aussi d’éthique et de philosophie. Enseignant en génie mécanique à l’INSA Lyon, il est aussi spécialiste des low-techs. Selon lui, il est temps de préparer demain, et pour cela, il faut que les ingénieurs sortent du rang et partent à la reconquête de leur liberté.Les low-techs comme médium pédagogiqueAu sein de l’école d’ingénieur lyonnaise, Romain Colon de Carvajal met un point d’honneur à initier ses étudiants à la philosophie « low-tech ». « À partir du moment où l’on a bien compris les usages et à qui est destiné un produit technique, je dirais qu’on conçoit low-tech. (…) Le low-tech permet d’explorer une piste concrète et de mettre en lumière la chaîne de responsabilité, plus facile à appréhender lorsqu’un objet technique est plus simple », introduit l’enseignant au micro des « Cœurs audacieux ».Pour une technologie juste, adaptée« Pour moi, concevoir low-tech, c’est déjà concevoir intelligemment. Je montre qu’il est nécessaire d’avoir une bonne adéquation entre la réponse technologique et le besoin. Le point de départ est de questionner le besoin. Et ce questionnement peut aller très loin : on peut vraiment remettre en cause certains besoins, comme caractériser le côté gadget de certains produits par exemple, qui serait un travers du high-tech. »Une question de responsabilité et de liberté« La société actuelle demande à l’ingénieur de travailler sur plusieurs échelles de valeurs : l’utilité sociale, le prix, la valeur environnementale, la performance, le contenu scientifique… On ne le forme pas à jongler entre ces échelles de valeurs. Et souvent, il y a des conflits de valeurs : il existe des produits complètement inutiles socialement, mais très sympas à construire d’un point de vue technique. Et quelle liberté les ingénieurs ont d’aller d’une échelle à l’autre ? » Enseignant au département génie mécanique de l’INSA Lyon, Romain Colon de Carvajal était l’invité du podcast « Les cœurs audacieux », un contenu audio proposé par l’INSA Lyon (Saison 1- Épisode 2)
550 ans de la formation en urbanisme à Lyon 1973 – 2023 : l’Institut d’urbanisme de Lyon fête ses 50 ans.L’Institut d’urbanisme de Lyon – IUL – forme des praticien.nes et des chercheur.euses dans les domaines de la production et de la gestion de la ville et de l’espace aménagé. Il s’agit d’un champ d’action complexe, qui mobilise des acteur.trices et des organisations de nature différente (publique, privée), aux logiques (finalités, modes de raisonnement, …), aux systèmes de contraintes (légales, budgétaires, sociales, …) et aux ressources (financières, procédurales, professionnelles, …) extrêmement variables afin de répondre à des enjeux urbains et territoriaux en constante évolution.L’IUL célèbre le 16 juin ses 50 ans. Au programme de l’après-midi : un temps d’échange autour des enjeux contemporains de la formation aux métiers de la ville avec des ancien·ne·s étudiant·e·s, des professionnel·le·s, des enseignant·e·s et des élu·e·s, la présentation en exclusivité d’une performance proposée par les étudiant·e·s de l’Institut d’urbanisme de Lyon – « Lyon 1973-2023 ». À 19h, un cocktail pour célébrer cet anniversaire sera offert !Pour en savoir plus :IUL
AA°2022 : le magazine annuel de l’Ecole urbaine de Lyon Le troisième numéro du magazine annuel de l’Ecole urbaine de Lyon explore le changement global et la crise de l’habitabilité, à l’aide de nouveaux registres d’expression (photos, cartes, dessins, enquête, extraits d’ouvrages, lectures, entretiens), en résonance avec les activités et la programmation de l’Ecole.Auteurs : Sénamé Koffi Agbodjinou, Philippe Billet, Bonnefrite, Jérémy Cheval, commune (Antoine Begel, Martin Rollin, Alexis Stremsdoerfer), Isabelle Daniel, François Deladerrière, Claire Delfosse, Valérie Disdier, Bérénice Gagne, Marina Garcès, Gilles Gesquière, Arthur Grimonpont, Lou Herrmann, Pablo Jensen, Bernard Kaufmann, Eric Klinenberg, Michel Lussault, Kader Mokaddem, Adrien Pinon, Alfonso Pinto, Vipulan Puvaneswaran, María Grace Salamanca González, Marc Saint-Upéry, Marta Segarra, Bertrand Stofleth, Lucie Taïeb, Patrick Thollot, Jean-Yves Toussaint, Karine Vanthuyne.Une coédition École urbaine de Lyon et Éditions deux–cent–cinq dans la collection « À partir de l’Anthropocène ». >> En savoir plus sur le site des Éditions deux-cent cinq :A°2022
AAppel à candidatures pour formation au néo-latin L’école thématique CNRS NEOLATINLYON, avec le soutien du Labex COMOD, lance un appel à candidatures pour son édition 2019. Les candidatures peuvent être envoyées jusqu’au mercredi 15 mai. L’école aura lieu du 1er au 5 juillet 2019, à l’ENS de Lyon.Cette école propose une formation intensive en néo-latin à travers l’étude de textes relevant de différentes disciplines (littérature, philosophie, droit, théologie, sciences). On définit comme « néo-latins » les ouvrages rédigés en latin depuis la fin du Moyen-Âge et jusqu’à nos jours, mais, dans le cadre de cette école, les périodes visées seront en particulier la Renaissance et l’Âge classique. Si pour le domaine du latin « classique », on dispose au niveau de l’enseignement universitaire de cursus systématiques et, de manière générale, de la possibilité de lire les « grands auteurs » à l’aide d’éditions scientifiques et de traductions récentes, pour le « néo-latin » l’offre de formation est plus restreinte et l’accès aux sources souvent plus difficile, car, bien que les recherches dans ce domaine soient en plein essor, de nombreux écrits de la Renaissance et de l’Âge classique ne bénéficient pas encore d’éditions et traductions modernes.Cette formation s’adresse donc à celles et ceux qui souhaitent s’initier ou améliorer leur compréhension (par la lecture, par la traduction) du latin de ces périodes. Le programme des quatre jours de formation comprend des ateliers de lecture encadrés par des leçons visant à assurer le cadre théorique indispensable à la compréhension des textes choisis, et à répondre, à partir d’exemples précis, à des questions plus générales : comment aborder un texte néo-latin, non seulement d’un point de vue philologique, mais aussi historique, conceptuel ? Quels sont les milieux culturels, intellectuels, scientifiques ou religieux de production de ces textes ? Comment se servir des notions d’histoire du livre et d’ecdotique pour mieux les comprendre ? Quel est leur rapport aux langues vernaculaires ?Conditions d’admission Public visé : personnel CNRS, étudiant(e)s en master, doctorant(e)s et post-doctorant(e)s, enseignant(e)s du secondaire, chercheur(e)s et enseignant(e)s-chercheur(e)s en littérature, philosophie, histoire, histoire des sciences, histoire des religions.Pour les doctorants relevant des écoles doctorales ED 484 (3LA) et ED 487 de l’Université de Lyon, cette formation peut être prise en compte, avec l’accord du/de la directeur/directrice de thèse, dans le cadre de la « formation dans la spécialité ».Niveau : Tous les niveaux de latin, sauf débutant, sont admis. Chaque candidat(e) précisera son niveau de latin dans son CV.Les organisateurs transmettront aux participants les matériaux qui seront analysés dans les ateliers.Nombre de places : le nombre des places étant limité, les candidat.e.s intéressé.e.s doivent envoyer par courrier électronique un bref CV et une lettre de motivation (en français ou en anglais) jusqu’au mercredi 15 mai 2019 aux adresses suivantes : neolatinlyon@sciencesconf.org et smaranda.marculescu@ens-lyon.fr (merci d’indiquer dans l’objet : « Neolatinlyon »).Les dossiers seront étudiés par un comité de pilotage. L’hébergement et une partie des frais de repas des candidats retenus seront pris en charge par les organisateurs.Comité scientifique Raphaële Andrault (CNRS – IHRIM_UMR 5317), Martine Furno (Université Grenoble-Alpes, IHRIM-UMR 5317), Sylvie Laigneau-Fontaine (Université de Bourgogne, Dijon), Pierre-François Moreau (ENS de Lyon, Labex COMOD, IHRIM-UMR 5317) Tristan Vigliano (Université de Lyon II, IHRIM-UMR 5317) Smaranda Marculescu (ENS de Lyon, IHRIM-UMR 5317)
ÉÉcole de formation au néo-latin L’école thématique CNRS NEOLATINLYON, avec le soutien du Labex COMOD, lance un appel à candidatures pour son édition 2019. Les candidatures peuvent être envoyées jusqu’au vendredi 15 mai. L’école aura lieu du 1er au 5 juillet 2019, à l’ENS de Lyon.Cette école propose une formation intensive en néo-latin à travers l’étude de textes relevant de différentes disciplines (littérature, philosophie, droit, théologie, sciences). On définit comme « néo-latins » les ouvrages rédigés en latin depuis la fin du Moyen-Âge et jusqu’à nos jours, mais, dans le cadre de cette école, les périodes visées seront en particulier la Renaissance et l’Âge classique. Si pour le domaine du latin « classique », on dispose au niveau de l’enseignement universitaire de cursus systématiques et, de manière générale, de la possibilité de lire les « grands auteurs » à l’aide d’éditions scientifiques et de traductions récentes, pour le « néo-latin » l’offre de formation est plus restreinte et l’accès aux sources souvent plus difficile, car, bien que les recherches dans ce domaine soient en plein essor, de nombreux écrits de la Renaissance et de l’Âge classique ne bénéficient pas encore d’éditions et traductions modernes.Cette formation s’adresse donc à celles et ceux qui souhaitent s’initier ou améliorer leur compréhension (par la lecture, par la traduction) du latin de ces périodes. Le programme des quatre jours de formation comprend des ateliers de lecture encadrés par des leçons visant à assurer le cadre théorique indispensable à la compréhension des textes choisis, et à répondre, à partir d’exemples précis, à des questions plus générales : comment aborder un texte néo-latin, non seulement d’un point de vue philologique, mais aussi historique, conceptuel ? Quels sont les milieux culturels, intellectuels, scientifiques ou religieux de production de ces textes ? Comment se servir des notions d’histoire du livre et d’ecdotique pour mieux les comprendre ? Quel est leur rapport aux langues vernaculaires ?Conditions d’admission Public visé : personnel CNRS, étudiant(e)s en master, doctorant(e)s et post-doctorant(e)s, enseignant(e)s du secondaire, chercheur(e)s et enseignant(e)s-chercheur(e)s en littérature, philosophie, histoire, histoire des sciences, histoire des religions.Pour les doctorants relevant des écoles doctorales ED 484 (3LA) et ED 487 de l’Université de Lyon, cette formation peut être prise en compte, avec l’accord du/de la directeur/directrice de thèse, dans le cadre de la « formation dans la spécialité ».Niveau : Tous les niveaux de latin, sauf débutant, sont admis. Chaque candidat(e) précisera son niveau de latin dans son CV.Les organisateurs transmettront aux participants les matériaux qui seront analysés dans les ateliers.Nombre de places : le nombre des places étant limité, les candidat.e.s intéressé.e.s doivent envoyer par courrier électronique un bref CV et une lettre de motivation (en français ou en anglais) jusqu’au mercredi 15 mai 2019 aux adresses suivantes : neolatinlyon@sciencesconf.org et smaranda.marculescu@ens-lyon.fr (merci d’indiquer dans l’objet : « Neolatinlyon »).Les dossiers seront étudiés par un comité de pilotage. L’hébergement et une partie des frais de repas des candidats retenus seront pris en charge par les organisateurs.Comité scientifique Raphaële Andrault (CNRS – IHRIM_UMR 5317), Martine Furno (Université Grenoble-Alpes, IHRIM-UMR 5317), Sylvie Laigneau-Fontaine (Université de Bourgogne, Dijon), Pierre-François Moreau (ENS de Lyon, Labex COMOD, IHRIM-UMR 5317) Tristan Vigliano (Université de Lyon II, IHRIM-UMR 5317) Smaranda Marculescu (ENS de Lyon, IHRIM-UMR 5317)