Mission en Indonésie avec le géo-archéologue Jean-Philippe Goiran

MMission en Indonésie avec le géo-archéologue Jean-Philippe Goiran

Le CNRS participe aux chroniques estivales de l’émission Dis, pourquoi ? sur RCF Lyon. Au micro d’Alice Forges, les scientifiques ont 5 minutes et pas une de plus pour répondre à une question du quotidien !

Jean-Philippe Goiran, chercheur CNRS au laboratoire Archéorient, nous narre une mission qui l’a particulièrement marqué, à Palu, en Indonésie.

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Océan. Une plongée dans l’invisible | Pop’Sciences Mag #6

OOcéan. Une plongée dans l’invisible | Pop’Sciences Mag #6

Les milieux marins, bien qu’ils soient encore peu explorés, subissent de plein fouet les contrecoups des activités humaines. Pollutions plastiques ou industrielles, réchauffement des eaux, fonte des glaces, acidification généralisée des mers… L’hasardeuse gestion des ressources terrestres et océaniques par les humains a mis en péril l’équilibre de l’océan, pilier du vivant.

ÉÉDITO

Malgré cela, une lueur d’espoir s’est ravivée pendant la longue période de confinement que nos sociétés ont traversé entre mars et mai 2020. Le volume et l’intensité de nos activités a baissé de telle sorte que le vivant a rapidement repris ses marques là où on ne l’attendait plus. À Venise, en Méditerranée et sur une majeure partie de nos littoraux nous avons constaté – stupéfaits et rassurés – que le reste du monde vivant était doué d’une capacité de résilience plus importante que nous l’escomptions.

 

Du constat à l’action, la marche est grande et ce nouveau numéro de Pop’Sciences Mag contribue à rappeler que les milieux marins sont essentiels à notre subsistance. Partons du principe que (mieux) connaître les océans, c’est déjà (mieux) les protéger. De nombreuses équipes de recherche de l’Université de Lyon, bien que ni la ville de Lyon ni Saint-Étienne n’aient de façade maritime, étudient de nombreux phénomènes sous-marins : mécanique des fluides, chimie des océans, acoustique, microbiologie, géologie, archéologie sous-marine, droit international … Autant de disciplines à l’affut de phénomènes parfois imperceptibles, mais primordiaux pour la compréhension et la préservation des fonds marins.

La part invisible de l’océan

Dans le creux des courants, à la surface et dans les profondeurs des mers, se cachent des sons, une faune, des édifices, des microparticules et des phénomènes chimiques presque insaisissables. C’est à cette part invisible et mystérieuse que l’Université de Lyon via Pop’Sciences Mag s’intéresse. Une exploration de l’univers océanique en saisissant son rôle crucial dans la régulation du climat, en traversant les frontières invisibles qui le morcelle, en observant les surprenants phénomènes de bioluminescence qui se produisent dans les abysses, en écoutant les complexes paysages sonores qui s’y dessinent et en partant à la recherche des ports perdus de l’Antiquité.

Allez au-delà de ce que vous pensez connaître de l’océan en étudiant ce qu’il nous cache le plus. Car, c’est dans l’imperceptible et l’inexploré des milieux marins que se dissimulent les raisons de croire à leur préservation.

Plongez dans l’invisible !

Stéphane Martinot, Administrateur provisoire de la COMUE Université de Lyon


Avec la participation des laboratoires de l’Université de Lyon suivants :

Géologie en astronomie ou astronomie en géologie ?

GGéologie en astronomie ou astronomie en géologie ?

Pour sa deuxième conférence en direct, l’Observatoire de Lyon vous donne rendez-vous avec Pierre Thomas, chercheur au Laboratoire de Géologie de Lyon Terre, Planètes, Environnement – LGL-TPE et professeur à l’ENS de Lyon. Ils vous parlera des impacts et des cratères provoqués par les météorites.  Une conférence entre géologie et astronomie ! 

Pour assister à cette conférence, il vous suffit de vous connecter de chez vous à la chaîne Twitch de l’Observatoire de Lyon. La création d’un compte Twitch n’est pas nécessaire, sauf pour pouvoir interagir en live avec le public et les organisateurs de la conférence.

Vous pourrez également poser vos questions sur le compte Twitter de l’observatoire @obsLyon

>>> Se connecter :

La chaîne Twitch de l’Observatoire de  Lyon

Un p’tit plongeon dans le Jura ?

UUn p’tit plongeon dans le Jura ?

La chaîne du Jura n’a pas toujours été un massif de moyenne montagne en climat tempéré. A d’autres périodes, ce fut une plaine aride, un fond marin ou un chapelet de petites îles tropicales.

A l’aide de cartes, de roches et de fossiles, il vous sera brièvement présenté l’histoire géologique du Jura.

Proposé par : Patrick Thollot, professeur agrégé, et Damien Mollex, chargé des collections, ENS de Lyon

 

Université Ouverte

 

                                                                   

 

Pour en savoir plus sur les ateliers scientifiques :

<UNIVERSITE OUVERTE LYON 1

Et si l’on pouvait percer le mystère de l’origine de l’eau sur Terre ? | Visages de la science

EEt si l’on pouvait percer le mystère de l’origine de l’eau sur Terre ? | Visages de la science

A 29 ans, Bogdana Radu est une chercheuse en géologie déjà expérimentée. Le prix Ami Boué 2019 lui a d’ailleurs été décerné par la Société Géologique de France pour sa thèse portant sur l’étude des xénolithes éclogitiques des cratons d’Afrique du Sud et de Sibérie.
Comment cette jeune roumaine en est-elle venue à explorer les profondeurs terrestres et quels souvenirs garde-t-elle de son passage à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne ?

Portrait d’une ancienne doctorant du laboratoire Magmas et Volcans de Saint-Étienne

 

Sur le terrain en Ecosse pour la conférence Granulites and Granulties 2018

C’est une rencontre avec un chercheur, Oscar Edelstein, qui va marquer l’orientation de Bogdana. En dernière année de lycée, elle a l’opportunité d’assister ce géologue, dans le cadre d’une exposition sur les minéraux.  Bogdana se prend alors à rêver en l’écoutant parler de ses explorations au Chili et dans le désert d’Atacama. Elle l’écoute expliquer que chaque roche ou cristal est composé de molécules et qu’il existe une science appelée chimie minérale.
Depuis longtemps passionnée par la chimie et attirée par les voyages et les endroits exotiques, Bogdana a trouvé sa voie. Elle étudiera la géologie !

 

 

2013, Bogdana quitte sa Roumanie natale et arrive à Saint-Etienne. Elle s’inscrit en Master 2 Magmas et Volcans (laboratoire LMV) financée par une bourse Erasmus de l’Université de Bucarest. Une étape déterminante puisque c’est précisément son sujet de master qu’elle va développer dans le cadre d’une thèse entre octobre 2014 et 2018, en cotutelle entre l’UJM et l’Université de Cap Town en Afrique du Sud sous la co-direction de Bertrand Moine, Jean Yves Cottin et Chris Harris.

 

LLA THÈSE

Pour comprendre les travaux de Bogdana, il faut remonter loin, très loin dans le temps… il y a plus de 2,5 milliards d’années.
Des roches enfouies très profondément, à environ 150-200 km, sont, au fil du temps, remontées à la surface sous forme de fragments à la faveur d’éruptions volcaniques extrêmement violentes appelées éruption kimberlitiques.

« Mon étude a consolidé et parfois prouvé que ce type de roche est le plus ancien témoin du recyclage de la croûte océanique précoce et que, malgré leur enfouissement dans la terre profonde par subduction 1, ces roches ont pu incorporer, préserver et ré-introduire de l’eau de surface dans le manteau terrestre ».

Ces roches ont donc interagi avec l’eau de mer des océans anciens avant d’être transférées dans le manteau2. Une découverte de taille, permettant d’évoluer dans notre compréhension sur les différentes enveloppes terrestres, sur la quantité d’eau présente sur notre planète mais également sur les tremblements de terre actuels.
Ces fragments de roche nous permettent de mieux comprendre le cycle de l’eau (de l’Hydrogène) sur Terre et en particulier les échanges entre l’Hydrogène des eaux de surface et l’Hydrogène des roches profondes. Les résultats obtenus vont permettre de discuter l’origine de l’eau sur Terre dont la source, lors sa formation il y a 4,56 milliards d’années, n’est pas encore précisée !

DDE L’ÉTUDIANTE À LA CHERCHEUSE

En repensant à ses années stéphanoises, Bogdana se souvient avec plaisir des personnes avec qui elle a travaillé. De bons souvenirs, et des soutiens, qui l’ont aidé dans cette expérience « intense, très constructive, parfois agréable, parfois difficile ».
Entre randonnées dans le Pilat et concerts expérimentaux, Bogdana confie : « cette expérience dans une université française, c’est ce qui m’a le plus formée comme chercheuse ».

Avril 2018, elle soutient magistralement sa thèse après avoir obtenu le Prix d’excellence de la Fondation de l’UJM pour son travail de thèse.
Mais ne vous y trompez pas, la curiosité de Bogdana est loin d’être assouvie. Elle poursuit aujourd’hui sa recherche sur l’eau préservée dans le manteau terrestre ainsi que sur des météorites en tant que post-doctorante au Musée d’Histoire Naturelle de Suède, à Stockholm.
Nul doute que nous entendrons sûrement parler de ses recherches dans les années à venir.

[1] La subduction est le processus par lequel une plaque tectonique océanique s’incurve et plonge sous une autre plaque avant de s’enfoncer dans le manteau terrestre.

[2] Le manteau terrestre est la couche intermédiaire entre le noyau terrestre et la croûte terrestre. Il représente 82 % du volume de la Terre et environ 65 % de sa masse

 

RETROUVER D’AUTRES PORTRAITS DE CHERCHEURS

AA LIRE POUR EN SAVOIR PLUS

 

#FDS2019 | 9 milliards d’années d’histoire de la terre : déjà 4 de faits, encore 5 à venir…

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On connaît bien l’état et le fonctionnement de la Terre depuis quelques centaines de millions d’années, avec des « étapes » climatiques ou biologiques cruciales et parfois terribles. Mais la Terre n’a pas toujours ressemblé à ce qu’elle est depuis 500 millions d’années. C’était une « boule de neige » il y a 750 Ma, l’atmosphère n’avait pas d’oxygène avant 2,5 milliards d’années, l’océan avait une température d’au moins 60-70°C il y a 3,5 à 4 milliards d’années. Et c’est dans ce bouillon chaud et riche en CO2 qu’est née la vie. Le passé éclaire l’avenir probable de la Terre pour laquelle les perturbations humaines n’auront été qu’un très bref feu de paille. La vie va continuer à évoluer, mais comment ? Les océans vont se mettre à bouillir dans environ 2 Ga, et l’histoire de la Terre s’achèvera par sa vaporisation totale dans 5 Ga, quand le soleil deviendra géante rouge. Pierre Thomas, géologue renommé et extraordinaire vulgarisateur, propose de resituer l’anthropocène dans le temps long de l’histoire de la terre.

 

 

CONSULTEZ LE PROGRAMME COMPLET SUR
LA MÉTROPOLE DE LYON ET LE DÉPARTEMENT DU RHÔNE

 

Sur la Métropole de Lyon et le Rhône, la Direction Culture, Sciences et Société de l’Université de Lyon coordonne la Fête de la Science.

 

La conquête spatiale a-t-elle un sens ?

LLa conquête spatiale a-t-elle un sens ?

Les stratégies spatiales des grandes puissances reprennent des forces et promettent pour les prochaines décennies des alunissages en série ou des explorations martiennes plus nombreuses. Allons-nous vers l’installation permanente de l’homme en dehors de la Terre ?

Nous assistons à l’augmentation généralisée des fonds dédiés à l’exploration spatiale depuis et au delà de notre planète. En quoi cette course aux étoiles est-elle utile ou rentable pour nos sociétés ? Ce ciné débat vise à comprendre la formidable épopée spatiale, depuis les programmes américains et russes de la guerre froide, jusqu’aux récentes découvertes sur les trous noirs en passant par les mission à destination de Mars.

Invités :

  • Ghaouti Hansali. Maître de conférences, astrophysicien (ENISE, Centre de Recherche Astronomique de Lyon).
  • Patrick Thollot. Enseignant-chercheur, géologue (Laboratoire de Géologie de Lyon, ENS de LYON)
  • Modération : Florence Belaën (Université de Lyon)

Extraits :

  • First Man. Le Premier homme sur la Lune (Damien Chazelle, 2018)
  • Seul sur Mars (Ridley Scott, 2015)
  • Interstellar (Christopher Nolan, 2014)

Guillaume Suan, enseignant-chercheur en géologie – Médaillé du CNRS | Visages de la science

GGuillaume Suan, enseignant-chercheur en géologie – Médaillé du CNRS | Visages de la science

Enseignant-chercheur en géologie au Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes et environnement, Guillaume Suan est spécialisé dans les liens entre changements environnementaux et perturbations géochimiques globales dans les temps anciens. Il a reçu en 2018 la Médaille de Bronze du CNRS.

À l’occasion de cette distinction, Guillaume Suan retrace son parcours…

 » Les chasses aux fossiles dans les terrains jurassiques de mes Ardennes natales m’ont initié dès l’enfance aux mystères du temps profond. Ce penchant pour les vieux cailloux m’a amené, plus récemment, à longer les falaises rocheuses de l’Éocène des îles de Nouvelle-Sibérie (Russie), au cœur de l’Océan Arctique.

Avec mes collègues européens et russes, nous avons démontré qu’il y a de cela 55 millions d’années, de la mangrove et des palmiers poussaient près du pôle Nord, sous un climat exceptionnellement chaud. L’arrivée d’un ours polaire nous a contraints à n’étudier qu’une petite partie de la série exposée. Lui comme nous sommes restés sur notre faim, mais une seconde expédition sera nécessaire pour mieux tracer l’histoire de ces paysages polaires extraordinaires !  »

 

Découvrir tous les portraits des médaillés :

Talents CNRS

L’Observatoire de Lyon ouvre ses portes

LL’Observatoire de Lyon ouvre ses portes

UUn programme pour petits et grands

Au programme de cette édition 2018 des Portes Ouvertes de l’Observatoire de Lyon, des contes, des ateliers (fouilles paléontologiques, formation des planètes, fusées à eau, …), des conférences, un café-débat, des observations du Soleil, un concert ou encore une pièce de théâtre scientifique. 

Temps fort du week-end : la soirée d’observation où tous les instruments d’observation, dont l’impressionnant télescope de 1 mètre de diamètre, seront pointés vers le ciel. La Lune, Jupiter, Vénus ou encore Saturne se sont donnés rendez-vous ce soir-là.

Le programme complet est à venir sur le site de l’Observatoire de Lyon.

De nombreux partenaires scientifiques et culturels participent à l’événement :

  • le Planétarium de Vaulx-en-Velin,
  • Météo France,
  • Planète Sciences Auvergne Rhône-Alpes,
  • les clubs d’astronomie de la Région (CALA, SAL, CAML),
  • le Labo Junior Géophysique de l’ENS Lyon
  • et la compagnie de théâtre les Non-Alignés.

LLe festival biannuel de l’observatoire de lyon

Tous les deux ans, l’Observatoire de Lyon (Université Claude Bernard Lyon 1, CNRS/INSU, ENS Lyon) ouvre les portes de son site historique à Saint-Genis-Laval et propose de nombreuses activités scientifiques pour petits et grands. L’édition 2018, sur la thématique du Temps et de l’Évolution, se déroulera les 23 et 24 juin prochains. L’entrée est gratuite, sans inscription. Dès 3ans.

Pour plus d’informations, veuillez consulter la page dédiée sur le site de l’Observatoire de Lyon :

En savoir plus

 

Soutiens financiers

Le Labex LIO, l’Université Claude-Bernard Lyon 1, le CNRS/INSU, la ville de Saint-Genis-Laval, le Centre de Recherche Astrophysique de Lyon (CRAL), le Laboratoire de Géologie de Lyon (LGL-TPE).

La Société Française d’Astronomie et d’Astrophysique (SF2A) a également soutenu le projet d’une frise chronologique de l’Univers géante qui sera présentée pour la première fois lors des Portes Ouvertes 2018.

Les gaz de schiste, nouvel Eldorado, impasse ou catastrophe à venir ?

LLes gaz de schiste, nouvel Eldorado, impasse ou catastrophe à venir ?

Conférence présentée par Pierre Thomas du Laboratoire de Géologie de Lyon

Depuis 2011 avec des permis d’exploration accordés puis supprimés, on parle beaucoup de gaz de schiste. Et ça ne va pas s’arrêter avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. Que sont, géologiquement parlant, les gaz de schiste ? Indépendamment de raisons économiques, y a-t’il de bonnes raisons écologiques et environnementales de les exploiter ? J’en proposerai cinq. Y a-t’il de bonnes raisons écologiques et environnementales de ne surtout pas les exploiter ? J’en proposerai onze. A chaque citoyen ensuite de se faire son opinion.

Cette conférence a lieu dans le cadre de la célébration des 30 ans de l’ENS à Lyon.

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