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Les ateliers de l’observatoire de Lyon

LLes ateliers de l’observatoire de Lyon

L’observatoire de Lyon propose de nombreux ateliers en géologie et en astronomie à destination du public scolaire, de la primaire au lycée. En voici quelques exemples.

 

Dans la peau d’un paléontologue

Cycle 2

Les élèves travaillent en petits groupes autour d’un bac de fouilles, en utilisant les outils du paléontologue. Ils recherchent des fossiles, tentent de les identifier et d’en déduire leur milieu de vie.

 

 

Le système solaire

Cycle 2

Chaque planète de notre système solaire est présentée aux élèves : ses particularités, sa couleur, sa taille, etc… Les élèves doivent ensuite retrouver quelle serait la taille de chaque planète si le Soleil faisait 15 cm de diamètre, et quelle serait la distance entre le Soleil et les planètes.

 

Qu’est-ce qu’un séisme ?

Cycles 2 et 3

Grâce à différentes expériences, les élèves tentent d’expliquer pourquoi il y a des séismes, comment ils se propagent et comment les scientifiques les mesurent.

 

 

 

Les phases de la Lune

Cycles 2 et 3

Il s’agit de faire comprendre aux élèves le mécanisme des phases de la Lune et des éclipses ainsi que les liens entre les mouvements Lune / Terre / Soleil et les phases de la Lune observables depuis la Terre.

 

 

 

Crédits photographiques : Eric Le Roux / Direction de la communication Université Lyon 1

Objectif Mars

Cycles 2 et 3

Cet atelier a été développé en partenariat avec le Jardin des sciences de l’université de Strasbourg.

Les élèves doivent remplir une mission : choisir une planète pour y installer une base scientifique. Après avoir étudié la planète en question et choisi le lieu d’atterrissage de la mission, chaque groupe doit construire une partie de la base de vie qui accueillera les scientifiques.

 

Pour connaître l’ensemble de notre offre, n’hésitez pas à consulter notre site internet :

Observatoire de Lyon : offres pour les scolaires

 

LLa salle de diffusion des savoirs

Les ateliers sont proposés sur le site de Saint-Genis-Laval et / ou sur le campus de la Doua dans la toute nouvelle salle de diffusion des savoirs qui intègre notamment une sphère de projection 3D, un outil pédagogique très efficace pour expliquer de nombreuses notions scientifiques aux élèves.

La salle d’ateliers… côté atelier !

L’entrée sur l’espace de la sphère de projection 3D

 

 

 

Geology rocks : quand la musique rencontre les sciences de la Terre

GGeology rocks : quand la musique rencontre les sciences de la Terre

L’observatoire de Lyon vous propose une nouvelle conférence en ligne et en direct ce mardi 24 novembre à 18 h. Ivan Jovovic, docteur en géochimie organique au LGL-TPE, évoquera les liens entre géologie et musique. Une thématique pour le moins originale !

Géologie et musique, voilà un tandem bien audacieux à première vue. Et pourtant, les géologues, bien connus pour faire parler les pierres, savent aussi les faire chanter. A travers les époques, la Terre a inspiré les musiciens, depuis les premiers instruments primitifs jusqu’à ce géologue qui révolutionnera l’industrie musicale à la fin des années 90. Mais ce n’est pas tout, car la Terre est elle-même un instrument de musique d’une richesse incroyable… à défaut d’être plate, serait-elle le plus grand disque que nous connaissions ?

La conférence sera accessible en ligne via la chaîne twitch de l’observatoire.

Plus d’informations sur le site de l’observatoire

La grande éruption du Vésuve

LLa grande éruption du Vésuve

En janvier 2020, Hervé Bertrand a proposé une conférence brulante et passionnante sur la grande éruption du Vésuve, en 79, à travers les écrits de Pline le Jeune.

Volcan italien bordant la baie de Naples, cette éruption très destructrice ensevelit un certain nombre de localités de la Campanie antique, parmi lesquelles Pompéi et Herculanum.

Intervenant : Hervé Bertrand, Maître de conférence Université Claude Bernard Lyon 1, Laboratoire de Géologie de Lyon, Terre, Planète, Environnement – LGL-TPE

Voir ou revoir la conférence :

La grande éruption du Vésuve

Patrimoine géologique : des histoires particulières racontées par les cailloux | Un article Pop’Sciences

PPatrimoine géologique : des histoires particulières racontées par les cailloux | Un article Pop’Sciences

Notion assez peu connue, celle de patrimoine géologique fait référence aux sites naturels dotés d’un intérêt géologique …ou parfois même de “curiosités géologiques” comme des traces de vie antérieures (par exemple, des empreintes de pas de dinosaures !) ou des mouvements particuliers de la Terre, dont la mémoire est gravée de façon spectaculaire dans les paysages. Pourquoi est-t-il important de protéger et valoriser ce patrimoine au-delà des sites naturels déjà recensés? Les Géoparcs en font leur cheval de bataille !

Un article rédigé par Nathaly Mermet, Docteur en Neurosciences,

journaliste scientifique & médicale, Lyon, pour Pop’Sciences – 29-10-2020

De l’échelle micro- à macroscopique, l’exploration du patrimoine géologique fait appel à toutes les disciplines des sciences géologiques qui consistent à « parler de la Terre » (du grec geo-logos, racine de la géologie) : sédimentologie, paléontologie, minéralogie, tectonique, géomorphologie, pétrologie, stratigraphie, hydrogéologie, etc. sont à la source de la collecte d’indices. Celles-ci s’inscrivent dans un champ d’exploration encore plus vaste que sont les géosciences [encart 1].  « Le travail du géologue est d’apporter les connaissances de base sur la compréhension des processus et phénomènes géologiques, et de construire le socle du savoir qui servira à l’interprétation » rappelle Clément Cazé [voir minibiographie – encadré ci-contre], chargé de projet Géoparc Beaujolais [encart 2]. Parfois dénommé « géopatrimoine », le patrimoine géologique se distingue du patrimoine naturel dans le sens où il englobe à la fois les sites naturels présentant un intérêt géologique, mais aussi les « objets » symbolisant la mémoire de la Terre : roches et minéraux, structures, indices des climats anciens et d’évolution des sols ou sous-sols et bien sûr, traces de vie (fossiles, habitats, mines…). Une subtilité pleine de sens.

 

De la protection à la valorisation : l’enjeu du juste équilibre

Fossiles Espace Pierres Folles, Saint-Jean-des-Vignes@deBeauxLentsDemains

Le caractère patrimonial, scientifique, pédagogique, historique ou autre d’un territoire peut justifier de son recensement dans le cadre d’un inventaire du patrimoine naturel. Il va alors s’agir de trouver le compromis « parfait » entre la valorisation, qui passe par la communication auprès du public, et la protection eût égard à sa fragilité. « Dès lors que des sites deviennent connus, se pose le problème de la (sur)fréquentation et de dégradations potentielles » pointe C. Cazé, soulignant que l’enjeu de l’inventaire d’un territoire est avant tout de mieux connaître pour mieux protéger. Mieux le prendre en compte dans la protection des espaces est le leitmotiv des Géoparcs. Par exemple, les empreintes fossilisées de pas de dinosaures, à l’instar de la piste d’un théropode gigantesque datant de -155 millions d’années (traces du site de Loulle, dans le Jura, et de Plagne, dans l’Ain), représentent un patrimoine fragile voué à disparaître s’il n’était pas protégé. « Dans le Beaujolais comme ailleurs, il existe des sites naturels sensibles pour la faune et la flore qu’il nous appartient d’identifier pour les préserver » insiste-t-il.

Géoparc mondial UNESCO : un nouveau label pour quoi et pour qui ?

La carrière de Glay et sa pierre calcaire de couleur dorées. Saint-Germain-Nuelles / ©Gael Fontaine

Des mal pensants pourrait imaginer que lorsque l’on n’a pas le Mont Blanc sur son territoire, il faut s’inventer une distinction ! L’idée en est loin : « Géoparc » est un réseau mondial lancé à l’échelle européenne en 2000 qui rassemble aujourd’hui 161 Géoparcs à travers 44 pays, dont 7 en France. Il convient de poser les définitions pour comprendre la différence : le statut de Parc Naturel Régional (PNR) est octroyé par l’État et les collectivités, et une charte d’engagement est signée par tous concernant le développement et l‘aménagement du territoire (par exemple, pour soutenir les agriculteurs sur les territoires ruraux). Les Parcs Nationaux concernent quant à eux des territoires protégés de l’action de l’Homme, tels les Cévennes, les Calanques de Cassis, de Marseille ou encore de Piana. Enfin, le label territorial de Géoparc est donné par l’Unesco. « Il faut déposer un dossier de candidature argumenté pour obtenir ce label, accordé pour 4 ans, et souvent les PNR sont aussi labellisés Géoparc » indique C.Cazé, soulignant que pour le Géoparc du Beaujolais, dont c’est la seule distinction, elle est précieuse [encart 2].

Des pierres aux pouvoirs magiques ?

Minéraux de Lantignié / ©Jean-Claude Fourez

Le Géoparc du Beaujolais recèle plusieurs anciennes mines dans lesquelles il est encore possible de trouver de magnifiques cristaux de fluorite et barytine, et si l’objectif des chercheurs est de faire parler les cailloux pour comprendre le patrimoine géologique, la fascination pour les pierres et minéraux mène aussi à certains fantasmes pour leur attribuer des propriétés plus ou moins exotiques. Une tendance actuelle forte dans nos sociétés en manque de repères qui ont besoin de se rattacher à la Terre et aux pierres …mais certaines croyances sont parfois bien loin de la science.

Ainsi les défenseurs de la lithothérapie racontent qu’« une pierre portée en bijou ou au creux de la main enclenche un processus de résonance vibratoire qui stimulera les minéraux dans le corps pour pallier d’éventuels dysfonctionnements organiques ! » La revendication portée est que « chaque pierre possède une vibration qui lui est propre et nous pénètre de son énergie en activant nos portes énergétiques, c’est-à-dire nos chakras ».

Qu’en pense les géologues ? Le vrai du faux avec Vincent Balter, Directeur de recherche au sein du Laboratoire de Géologie de Lyon – Terre Planètes et Environnement (LGL – TPE) à l’ENS de Lyon  [voir minibiographie ci-contre]. « Une pierre est une structure cristallographique qui se répète et qui ne vibre pas si on ne l’excite pas. La lithothérapie n’a donc aucun fondement scientifique » dénonce-t-il, rappelant par ailleurs qu’il faut certaines conditions physiques, notamment un dipôle, pour créer un champs magnétique… démontant un autre argument parfois avancé. « Au laboratoire, nous sommes très rationalistes et, autant le créationnisme est un combat, car les dérives peuvent être dangereuses, autant la lithothérapie ne fait pas débat » déclare-t-il, soulignant que dans la mesure où il n’y a pas de remboursement par la sécurité sociale elle ne porte pas préjudice à la société ! La réponse scientifique est donc sans appel : sauf à avaler les cailloux et donc à absorber les minéraux dont ils sont riches (fer, manganèse, soufre, etc.) il n’y a aucune incidence sur la santé à les toucher. Nombreuses sont en revanche les pierres utilisées en joaillerie et mises en valeur dans des parures très esthétiques…

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          Encart 1

          Les géosciences : des sciences braquées sur notre planète Terre

Rassemblant toutes les disciplines de l’étude de la Terre et de son fonctionnement, les sciences géologiques, ou géosciences, couvrent 4 champs : la lithosphère (croûte terrestre), l’hydrosphère (ensemble des eaux à la surface du globe), l’atmosphère (couche d’air permettant la vie) et enfin la biosphère (faune et flore vivant sur Terre).

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          Encart 2

         Zoom sur le Géoparc du Beaujolais

« La démarche pour aller chercher le label Géoparc mondial UNESCO a quasiment démarré de zéro pour le Beaujolais, dont la géologie n’est à première vue pas visible comme dans le massif alpin, par exemple » déclare Clément Cazé, ajoutant : « Mais la géologie du Beaujolais s’exprime dans les paysages, les milieux naturels ou agricoles, elle est visible dans le patrimoine bâti des villages, et est de fait une grande composante de l’identité du territoire ».

Le Géoparc du Beaujolais répond en effet au concept de Géoparc qui repose sur la notion de patrimoine géologique au service du développement des territoires ruraux et véhicule 4 grandes valeurs que sont la protection, l’éducation, la valorisation et le travail en réseau. « Nous développons une étroite collaboration au sein des réseaux et abordons ensemble des aspects techniques de fond lors des rencontres scientifiques telles la RST (Réunion des sciences de la Terre) » précise Clément Cazé. « La reconnaissance par l’UNESCO nous apporte une certaine notoriété et nous conforte dans la démarche de mise en valeur de notre patrimoine et de nos sites géologiques » se réjouit-t-il.

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PPour aller plus loin

  • 27e édition de la Réunion des Sciences de la Terre (RST) : reportée du 18 au 22 oct. 2021 au centre de Congrès de Lyon impliquant l’Université Claude Bernard Lyon 1, le Laboratoire de géologie de Lyon, Terre, Planètes, Environnement – LGL – TPE (CNRS, ENS de Lyon, UdL, UCBL), l’ENS de Lyon et l’Université Jean Monnet Saint-Étienne – UJM.

Organisée depuis 1973 sous l’égide de la Société Géologique de France, la RST est LE congrès national bisannuel qui couvre l’ensemble des géosciences, rassemblant les acteurs du monde industriel, de l’enseignement et de la recherche. Il s’agit d’un moment de prédilection pour transmettre les résultats des dernières études, présenter les grands axes de développement et communiquer en matière de savoir-faire et d’innovation. L’occasion aussi pour les professionnels du secteur de rencontrer les spécialistes des différents domaines des géosciences, créer une dynamique d’échanges, prendre contact avec de futurs partenaires et communiquer sur les métiers et carrières des Sciences de la Terre.

EN SAVOIR PLUS

Géologue : la passion du sol, la variété des métiers

GGéologue : la passion du sol, la variété des métiers

Qui n’a jamais ramassé de cailloux en s’interrogeant sur leur matière, leur formation, leur histoire ? Derrière une discipline qui peut paraître poussiéreuse avec ses fossiles, la géologie révèle des champs de connaissance très divers. De la découverte de nos origines lointaines à la découverte d’autres vies ailleurs en passant par la préservation de nos sols et sous-sols, le terrain de recherche et les objectifs sont vastes… Portraits de chercheurs, professeurs et scientifiques qui ont gardé en tête, leurs questions d’enfant !

A la conquête de Mars !

Un amas de cratères sur Mars

Cathy Quantin-Nataf. Passionnée par les montagnes, la petite fille ramassait des cailloux avec intérêt sans même savoir qu’un jour, ce sont les roches de Mars qu’elle découvrirait. Cette enseignante chercheuse, planétologue de 43 ans s’intéresse à la composition des roches sur Mars pour savoir si la vie a pu émerger… Et si oui : où et quand ? « il n’y a pas de végétation sur mars donc la géologie se lit facilement ». Ainsi Cathy a supervisé la mission du choix du site d’atterrissage du Rover (robot -laboratoire) sur Mars. Depuis janvier 2019, l’exploration des roches et la détection des mesures se fait à distance ; aujourd’hui elle fait partie de l’équipe qui analyse les données et les publie dans des revues scientifiques. La terre de Mars abonde de traces d’écoulement d’eau, un environnement qui a sans doute été favorable à l’apparition de la vie. La prochaine mission dite 20-20 menée par une équipe californienne est de ramener des échantillons de Mars sur Terre ! Cathy reste en contact avec les équipes de cette mission quotidiennement.

Quand elle n’encadre pas ses élèves à l’Université, elle est connectée en permanence pour donner ou suivre des conférences. « Peu encouragée par mes professeurs à l’école malgré mes très bons résultats, je ne m’imaginais pas être chercheur. Je n’étais pas non plus férue de science-fiction. C’est à l’Université que l’horizon s’est ouvert. J’ai un master de géophysique puis j’ai poursuivi en doctorat, mon moteur est la connaissance et la science, c’est fascinant d’être exploratrice. C’est comme si j’avais la mission de Christophe Colomb ! ». A la question de se sentir utile, elle répond qu’elle avait hésité avec la médecine car passionnée par les sciences du vivant globalement. En temps d’épidémie de Covid, elle regretterait presque. Ce sont les questions fondamentales qui continuent d’émerveiller Cathy : sommes-nous seuls dans l’univers ? N’y aurait-il pas d’autres combinaisons de molécules dans les matières carbonées pour faire de la vie ?

Pour en savoir plus :

 

A la recherche des tous premiers animaux !

Jean Vannier, paléontologue, son objectif depuis l’enfance : connaître l’origine du monde animal. A 62 ans, la question passionne toujours le chercheur qui fouille les sols datant d’un demi-milliard d’années, période du Cambrien. Cette période est marquée par la découverte des premiers fossiles animaux, des organismes marins. D’abord fixes, ces ancêtres de crustacés appelés ostracodes, se seraient mis à se déplacer. « Les restes fossiles, c’est en Chine, en Russie, au Canada que l’on peut le mieux les saisir » assure Jean. D’abord parti au Japon après son doctorat, il a sillonné le monde à la recherche de gisements et pour établir des collaborations internationales. Les apports de chacun et de son équipe ainsi que les technologies redéfinissent le métier né au 19ème siècle où le chercheur œuvrait seul. Aussi lorsqu’un fossile est découvert aujourd’hui, on peut explorer l’intérieur à l’aide de la microtomographie (technique d’imagerie 3D) sans ouvrir ou détériorer l’objet, se réjouit Jean.

La peluche (grandeur nature) représente le plus gros prédateur du Cambrien : l’anomalocaris (500 millions d’années).

La double formation géologie/biologie lui profite : comprendre comment les fossiles ont été conservés et quels sont les minéraux et sédiments qui ont permis de les conserver restent les objets de questionnement du scientifique et pour cela, il se rapproche de la biologie. Pour tester ses hypothèses sur l’origine de la mobilité animale, il doit pourvoir utiliser le génome des espèces actuelles et établir des déductions à propos de l’ADN sur des possibles  liens de parenté entre les espèces. Finalement pour sa thèse, Jean n’aura pas hésité très longtemps entre la tectonique des plaques et les ostracodes, « c’est comme la généalogie, c’est prenant, on reconstitue notre histoire, notre origine ». Et des ostracodes, il y en a même au Parc de la Tête d’Or à Lyon !

Pour en savoir plus :

 

De la recherche appliquée !

Étienne Cossart, ce n’est pas tant le sous-sol que son interprétation paysagère qui est à l’origine de la passion de Étienne Cossart, 41 ans.

Géomorphologue, le chercheur travaille sur l’érosion, il fait rimer ses 2 domaines de cœur : la géographie et la géologie. Ne pensant d’abord pas se diriger dans l’enseignement supérieur et la recherche, Etienne Cossard opte pour la poursuite d’études longues avec une thèse sur l’érosion comme enregistrement des variations glaciaires sur le secteur de Briançon (Alpes du sud), soit : comment la déglaciation a un signal érosif particulier. L’amour de la montagne l’a conduit à s’intéresser à ces questions et à toujours les creuser, comme par exemple, l’origine anthropique (conséquence de la présence humaine) de l’érosion dans les pratiques des viticulteurs et agriculteurs. « Il faut sortir du schéma de causalité binaire, du type : dès qu’il y a des agriculteurs, il y a défrichement, c’est plus complexe que cela ». Préserver la ressource du sol est un défi déterminant et insuffisamment médiatisé d’après lui.

Etienne Cossart étudie dans quelle mesure les signaux érosifs enregistrent les changements climatiques (Alpes, Islande) et les effets de pratiques anthropiques (terroirs viticoles, notamment).

Étienne a été encouragé : sa directrice de thèse tout d’abord puis les rencontres qui jalonnent son parcours, constituent un cercle vertueux pour atteindre ce niveau. Aujourd’hui c’est lui qui forme les étudiants. Professeur des Universités, il encadre leur travail et leur impulse des objectifs. La recherche fondamentale doit être valorisée, elle est utile pour la société et ses enjeux contemporains à savoir : le problème de gestion des ressources des sols, la sensibilisation au réchauffement climatique…  De la recherche fondamentale oui, mais avec des retombées sociales. Les étudiants apprennent à se forger une vision dépassionnée. Avec ses trois casquettes, Étienne jongle entre l’enseignement, la recherche et la gestion de la recherche ; cela lui convient bien, il est très attaché à faire progresser sa discipline… La formation et la diffusion du savoir lui tiennent à cœur.

Pour en savoir plus :

 

Les mystères du temps profond

Guillaume Suan, enseignant-chercheur en géologie, est spécialisé dans les liens entre changements environnementaux et perturbations géochimiques globales dans les temps anciens.

Autre chercheur en géologie : Guillaume Suan

 

Mission en Indonésie avec le géo-archéologue Jean-Philippe Goiran

MMission en Indonésie avec le géo-archéologue Jean-Philippe Goiran

Le CNRS participe aux chroniques estivales de l’émission Dis, pourquoi ? sur RCF Lyon. Au micro d’Alice Forges, les scientifiques ont 5 minutes et pas une de plus pour répondre à une question du quotidien !

Jean-Philippe Goiran, chercheur CNRS au laboratoire Archéorient, nous narre une mission qui l’a particulièrement marqué, à Palu, en Indonésie.

Écouter le podcast

Océan. Une plongée dans l’invisible | Pop’Sciences Mag #6

OOcéan. Une plongée dans l’invisible | Pop’Sciences Mag #6

Les milieux marins, bien qu’ils soient encore peu explorés, subissent de plein fouet les contrecoups des activités humaines. Pollutions plastiques ou industrielles, réchauffement des eaux, fonte des glaces, acidification généralisée des mers… L’hasardeuse gestion des ressources terrestres et océaniques par les humains a mis en péril l’équilibre de l’océan, pilier du vivant.

ÉÉDITO

Malgré cela, une lueur d’espoir s’est ravivée pendant la longue période de confinement que nos sociétés ont traversé entre mars et mai 2020. Le volume et l’intensité de nos activités a baissé de telle sorte que le vivant a rapidement repris ses marques là où on ne l’attendait plus. À Venise, en Méditerranée et sur une majeure partie de nos littoraux nous avons constaté – stupéfaits et rassurés – que le reste du monde vivant était doué d’une capacité de résilience plus importante que nous l’escomptions.

 

Du constat à l’action, la marche est grande et ce nouveau numéro de Pop’Sciences Mag contribue à rappeler que les milieux marins sont essentiels à notre subsistance. Partons du principe que (mieux) connaître les océans, c’est déjà (mieux) les protéger. De nombreuses équipes de recherche de l’Université de Lyon, bien que ni la ville de Lyon ni Saint-Étienne n’aient de façade maritime, étudient de nombreux phénomènes sous-marins : mécanique des fluides, chimie des océans, acoustique, microbiologie, géologie, archéologie sous-marine, droit international … Autant de disciplines à l’affut de phénomènes parfois imperceptibles, mais primordiaux pour la compréhension et la préservation des fonds marins.

La part invisible de l’océan

Dans le creux des courants, à la surface et dans les profondeurs des mers, se cachent des sons, une faune, des édifices, des microparticules et des phénomènes chimiques presque insaisissables. C’est à cette part invisible et mystérieuse que l’Université de Lyon via Pop’Sciences Mag s’intéresse. Une exploration de l’univers océanique en saisissant son rôle crucial dans la régulation du climat, en traversant les frontières invisibles qui le morcelle, en observant les surprenants phénomènes de bioluminescence qui se produisent dans les abysses, en écoutant les complexes paysages sonores qui s’y dessinent et en partant à la recherche des ports perdus de l’Antiquité.

Allez au-delà de ce que vous pensez connaître de l’océan en étudiant ce qu’il nous cache le plus. Car, c’est dans l’imperceptible et l’inexploré des milieux marins que se dissimulent les raisons de croire à leur préservation.

Plongez dans l’invisible !

Stéphane Martinot, Administrateur provisoire de la COMUE Université de Lyon


Avec la participation des laboratoires de l’Université de Lyon suivants :

Géologie en astronomie ou astronomie en géologie ?

GGéologie en astronomie ou astronomie en géologie ?

Pour sa deuxième conférence en direct, l’Observatoire de Lyon vous donne rendez-vous avec Pierre Thomas, chercheur au Laboratoire de Géologie de Lyon Terre, Planètes, Environnement – LGL-TPE et professeur à l’ENS de Lyon. Ils vous parlera des impacts et des cratères provoqués par les météorites.  Une conférence entre géologie et astronomie ! 

Pour assister à cette conférence, il vous suffit de vous connecter de chez vous à la chaîne Twitch de l’Observatoire de Lyon. La création d’un compte Twitch n’est pas nécessaire, sauf pour pouvoir interagir en live avec le public et les organisateurs de la conférence.

Vous pourrez également poser vos questions sur le compte Twitter de l’observatoire @obsLyon

>>> Se connecter :

La chaîne Twitch de l’Observatoire de  Lyon

Un p’tit plongeon dans le Jura ?

UUn p’tit plongeon dans le Jura ?

La chaîne du Jura n’a pas toujours été un massif de moyenne montagne en climat tempéré. A d’autres périodes, ce fut une plaine aride, un fond marin ou un chapelet de petites îles tropicales.

A l’aide de cartes, de roches et de fossiles, il vous sera brièvement présenté l’histoire géologique du Jura.

Proposé par : Patrick Thollot, professeur agrégé, et Damien Mollex, chargé des collections, ENS de Lyon

 

Université Ouverte

 

                                                                   

 

Pour en savoir plus sur les ateliers scientifiques :

<UNIVERSITE OUVERTE LYON 1

Et si l’on pouvait percer le mystère de l’origine de l’eau sur Terre ? | Visages de la science

EEt si l’on pouvait percer le mystère de l’origine de l’eau sur Terre ? | Visages de la science

A 29 ans, Bogdana Radu est une chercheuse en géologie déjà expérimentée. Le prix Ami Boué 2019 lui a d’ailleurs été décerné par la Société Géologique de France pour sa thèse portant sur l’étude des xénolithes éclogitiques des cratons d’Afrique du Sud et de Sibérie.
Comment cette jeune roumaine en est-elle venue à explorer les profondeurs terrestres et quels souvenirs garde-t-elle de son passage à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne ?

Portrait d’une ancienne doctorant du laboratoire Magmas et Volcans de Saint-Étienne

 

Sur le terrain en Ecosse pour la conférence Granulites and Granulties 2018

C’est une rencontre avec un chercheur, Oscar Edelstein, qui va marquer l’orientation de Bogdana. En dernière année de lycée, elle a l’opportunité d’assister ce géologue, dans le cadre d’une exposition sur les minéraux.  Bogdana se prend alors à rêver en l’écoutant parler de ses explorations au Chili et dans le désert d’Atacama. Elle l’écoute expliquer que chaque roche ou cristal est composé de molécules et qu’il existe une science appelée chimie minérale.
Depuis longtemps passionnée par la chimie et attirée par les voyages et les endroits exotiques, Bogdana a trouvé sa voie. Elle étudiera la géologie !

 

 

2013, Bogdana quitte sa Roumanie natale et arrive à Saint-Etienne. Elle s’inscrit en Master 2 Magmas et Volcans (laboratoire LMV) financée par une bourse Erasmus de l’Université de Bucarest. Une étape déterminante puisque c’est précisément son sujet de master qu’elle va développer dans le cadre d’une thèse entre octobre 2014 et 2018, en cotutelle entre l’UJM et l’Université de Cap Town en Afrique du Sud sous la co-direction de Bertrand Moine, Jean Yves Cottin et Chris Harris.

 

LLA THÈSE

Pour comprendre les travaux de Bogdana, il faut remonter loin, très loin dans le temps… il y a plus de 2,5 milliards d’années.
Des roches enfouies très profondément, à environ 150-200 km, sont, au fil du temps, remontées à la surface sous forme de fragments à la faveur d’éruptions volcaniques extrêmement violentes appelées éruption kimberlitiques.

« Mon étude a consolidé et parfois prouvé que ce type de roche est le plus ancien témoin du recyclage de la croûte océanique précoce et que, malgré leur enfouissement dans la terre profonde par subduction 1, ces roches ont pu incorporer, préserver et ré-introduire de l’eau de surface dans le manteau terrestre ».

Ces roches ont donc interagi avec l’eau de mer des océans anciens avant d’être transférées dans le manteau2. Une découverte de taille, permettant d’évoluer dans notre compréhension sur les différentes enveloppes terrestres, sur la quantité d’eau présente sur notre planète mais également sur les tremblements de terre actuels.
Ces fragments de roche nous permettent de mieux comprendre le cycle de l’eau (de l’Hydrogène) sur Terre et en particulier les échanges entre l’Hydrogène des eaux de surface et l’Hydrogène des roches profondes. Les résultats obtenus vont permettre de discuter l’origine de l’eau sur Terre dont la source, lors sa formation il y a 4,56 milliards d’années, n’est pas encore précisée !

DDE L’ÉTUDIANTE À LA CHERCHEUSE

En repensant à ses années stéphanoises, Bogdana se souvient avec plaisir des personnes avec qui elle a travaillé. De bons souvenirs, et des soutiens, qui l’ont aidé dans cette expérience « intense, très constructive, parfois agréable, parfois difficile ».
Entre randonnées dans le Pilat et concerts expérimentaux, Bogdana confie : « cette expérience dans une université française, c’est ce qui m’a le plus formée comme chercheuse ».

Avril 2018, elle soutient magistralement sa thèse après avoir obtenu le Prix d’excellence de la Fondation de l’UJM pour son travail de thèse.
Mais ne vous y trompez pas, la curiosité de Bogdana est loin d’être assouvie. Elle poursuit aujourd’hui sa recherche sur l’eau préservée dans le manteau terrestre ainsi que sur des météorites en tant que post-doctorante au Musée d’Histoire Naturelle de Suède, à Stockholm.
Nul doute que nous entendrons sûrement parler de ses recherches dans les années à venir.

[1] La subduction est le processus par lequel une plaque tectonique océanique s’incurve et plonge sous une autre plaque avant de s’enfoncer dans le manteau terrestre.

[2] Le manteau terrestre est la couche intermédiaire entre le noyau terrestre et la croûte terrestre. Il représente 82 % du volume de la Terre et environ 65 % de sa masse

 

RETROUVER D’AUTRES PORTRAITS DE CHERCHEURS

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