Antoine de Saint-Exupéry, un combattant singulier pour la liberté

AAntoine de Saint-Exupéry, un combattant singulier pour la liberté

Arrivé à New-York en 1940, Antoine de Saint-Exupéry souhaite profiter de sa notoriété acquise grâce au succès de Terre des hommes (traduit en anglais, Wind, Sand and Stars est « National Book Award » en 1939) pour persuader les États-Unis de renoncer à leur neutralité et d’entrer en guerre contre le nazisme. C’est aux États-Unis qu’il écrira : Pilote de guerre, la Lettre à un otage et bien sûr l’universel Le Petit Prince

C’est à partir de son épopée New-Yorkaise qu’une exposition a été réalisée et a rendu compte de l’engagement singulier d’Antoine de Saint-Exupéry pour la liberté durant la Seconde Guerre mondiale. L’exposition, qui s’est tenue de novembre 2014 à janvier 2015 à l’Université Jean Moulin Lyon 3, a permis de faire découvrir des images d’archives pour illustrer son combat et des photos actuelles des lieux où il avait coutume de se rendre : les cafés et restaurants où il écrivait jusque tard dans la nuit, chez les amis à qui il aimait lire le fruit de son travail, dans le « bocal », atelier d’un ami peintre où il côtoya le tout New York, mais aussi dans l’appartement de Greta Garbo où fut achevé Le Petit Prince, ou encore dans les studios de la NBC d’où il lança un appel pour l’union des Français, les invitant à rejoindre les forces américaines dans la guerre de libération de l’Europe.

Deux pièces fortes marquaient l’introduction de l’exposition : sa gourmette repêchée par miracle en Méditerranée en 1998 et l’édition clandestine de Pilote de guerre, publiée à Lyon en décembre 1943 par une coopérative ouvrière !

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Antoine de Saint-Exupéry

©Université Jean Moulin Lyon 3

La Faculté de droit dans la Grande Guerre : de la guerre du droit à la paix par le droit

LLa Faculté de droit dans la Grande Guerre : de la guerre du droit à la paix par le droit

La guerre du droit, naissance et diffusion d’un slogan

« Le thème d’une guerre menée par la France et ses alliés au nom du Droit et de la Civilisation a constitué une légitimation aussi précoce que durable de ce conflit survenu brutalement dans la chaleur de l’été 1914. […] »

Ainsi commence le recueil de Catherine Fillon, Professeur des Universités à la Faculté de droit de l’Université Jean Moulin Lyon 3, recueil dans lequel nous découvrons les correspondances des étudiants en droit lyonnais mobilisés sur le front. Des correspondances chargées d’histoire, de réalisme, de non-dits pourtant évocateurs… Des correspondances touchantes et émouvantes.

Ordre de mobilisation générale-recueil de Catherine Fillon, professeur des universités Faculté de droit Lyon 3

©Université Jean Moulin Lyon 3

Qualifiée dès son déclenchement de « Guerre du Droit », la Grande Guerre ne pouvait que puissamment retentir dans l’ensemble des Facultés juridiques françaises : celle de Lyon n’a pas fait exception à la règle.

Une exposition, qui a été présentée en février 2019 à Lyon, « retrace la genèse de ce slogan et son appropriation par un corps enseignant qui, dans sa très grande majorité, a succombé à la tentation d’un nationalisme intellectuel outrancier.

Mais le discours sur la guerre, tenu à l’arrière dans des amphithéâtres largement désertés, n’était évidemment pas la guerre elle-même, que de rares professeurs et des étudiants beaucoup plus nombreux durent affronter, trop souvent au prix de leur vie. Le grand écart entre discours sur le conflit et réalité combattante est palpable au travers des témoignages (carnets de route, correspondances, poésies, littérature de guerre…) laissés par les étudiants, combattants ordinaires certes, mais aussi combattants intellectuels et, à cet égard, combattants singuliers.

Bien au-delà du 11 novembre 1918, la Grande Guerre devait continuer à produire des effets intellectuels : volonté de rapprochement de traditions juridiques qui jusqu’alors s’ignoraient, rêve d’un droit commun mondial et espoir dans la Société des Nations caractérisent la Faculté de droit lyonnaise qui, jusque dans les années 1930, a cru à la possibilité d’une paix par le Droit. »

Cette exposition est « le fruit d’un travail historique de recherche mené par Catherine Fillon […]. Ce travail permet de découvrir comment les facultés de droit françaises se sont engagées intellectuellement dans la guerre dénonçant le droit bafoué […] » (Hervé de Gaudemar, Doyen Faculté de Droit)

La Faculté de Droit dans la grande Guerre - De la guerre du droit à la paix par le droit ? - Catherine Fillon - Université Jean Moulin Lyon 3Découvrir le recueil :

La Faculté de Droit

dans la Grande Guerre 

 

En partenariat avec : Faculté de Droit – Centre lyonnais d’histoire du droit et de la pensée politique – Université Jean Moulin Lyon 3, Archives départementales et métropolitaines, Département Ain, Archives municipales de Lyon, Ville de Lyon.

Arrivée d'un train de soldats rapatriés sanitaires en gare des Brotteaux-juillet 1917 / Archives municipales de Lyon

Arrivée d’un train de soldats rapatriés sanitaires en gare des Brotteaux-juillet 1917 / ©Archives municipales de Lyon

Rayons X – Une autre image de la Grande Guerre

RRayons X – Une autre image de la Grande Guerre

L’exposition « Rayons X. Une autre image de la Grande Guerre » revient !

D’octobre à décembre 2017, cette exposition avait été présentée aux Archives municipales de Lyon : une nouvelle façon de découvrir l’histoire de l’imagerie médicale et les transformations menées par quelques pionniers pour révolutionner les soins apportés aux blessés pendant la Grande Guerre.

En accompagnement de la commémoration de l’Armistice de la Guerre 14-18, elle devient une exposition virtuelle, pour visiter comme si vous étiez, sans contrainte de temps ni d’espace.

Le musée des Hospices civils de Lyon – HCL et la Maison de Pays de Mornant rendent accessible l’exposition : à l’aide de panoramas 360° où les œuvres et documents sont cliquables, intégrant les cartels d’information. 10 nouveaux panneaux reprennent le propos de l’exposition, les objets et documents présentés, et sont accompagnés des documents imprimés pour l’exposition.

 

Maison de Pays de Mornant

Hospices civils de Lyon

©Hospices civils de Lyon

« En avril, ne te découvre pas d’un fil… » Une histoire des enfants d’Izieu

«« En avril, ne te découvre pas d’un fil… » Une histoire des enfants d’Izieu

Marie Auger, en résidence d’artiste à l’Université Jean Moulin Lyon 3, nous invite à découvrir son exposition intitulée « En avril, ne te découvre pas d’un fil… ».

Avec le soutien du Mémorial des enfants d’Izieu, le Mémorial de la prison Montluc et le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, en partenariat avec le CROUS.

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« En avril, ne te découvre pas d’un fil… » Une histoire des enfants d’Izieu

«« En avril, ne te découvre pas d’un fil… » Une histoire des enfants d’Izieu

Marie Auger, en résidence d’artiste à l’Université Jean Moulin Lyon 3, nous invite à découvrir son exposition intitulée « En avril, ne te découvre pas d’un fil… » au travers plusieurs entretiens filmés ayant construit son projet.

Découvrez le projet de résidence de Marie Auger

Avec le soutien du Mémorial des enfants d’Izieu, le Mémorial de la prison Montluc et le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, en partenariat avec le CROUS. 

Copyright : Marie Auger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis plusieurs années, l’artiste plasticienne Marie Auger collecte la parole auprès de personnes qui souhaitent témoigner des pans de vie intime. Au fil du temps les dépôts se sont resserrés autour de la seconde guerre mondiale : femmes tondues à la Libération, enfants cachés, déportés des camps d’extermination…

Marie Auger aborde les choses du point de vue de la transmission, s’intéressant tout particulièrement aux jeunes générations : enfants victimes de la Shoah, enfants, petits-enfants de victimes… Ces paroles individuelles Marie Auger les coud et les brode dans des cahiers au fil rouge. Le fil est ténu mais il est actif : il relie entre elles ces histoires contemporaines d’une même époque, les rattachant à la grande Histoire. Il nous relie aussi à elles par-delà le temps et œuvre la passation.

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Les vidéos des conférences de la Confluence des Savoirs

LLes vidéos des conférences de la Confluence des Savoirs

Pour conduire le citoyen à se familiariser avec des notions imbriquées d’art et de science, onze partenaires publics et indépendants (musée des Confluences, ENS de Lyon et Association de la Confluence des Savoirs, constituée par neuf fondations lyonnaises œuvrant dans les domaines scientifique, éducatif ou culturel), organisent, depuis 2002, un cycle de conférences qui associent, sur un sujet de société des intervenants de renommée nationale et internationale, l’un scientifique, l’autre artiste.

Ces conférences, en croisant les visions de la science et de l’art, veulent élargir le dialogue qui naît de la confluence des savoirs.

Les conférences de la Confluence des Savoirs sont enregistrées, puis scindées en vidéos de 15 à 20 minutes de façon à être plus agréables à regarder. Quelques conférences sont également disponibles en podcast.

Informations sur ces conférences sur www.confluence-des-savoirs.fr/

Les vidéos les plus récentes :

  • Assurer la sécurité alimentaire mondiale : quel rôle pour la France ? (Sylvie Brunel et Marie Perrier (musée des Confluences)
  • la musique baroque et le sacre de Louis XIV (Thomas Leconte et Sébastien Daucé (chef d’orchestre)
  • Les pauvres vont-ils révolutionner le 21ème siècle ? (Gilles Dufrénot et Jean-Félix Hurbin et la compagnie Croquemiscène (théâtre))
  • Anti matière ou comment photographier l’invisible (Michael Doser et Linda Nagler (photographe)
  • Innovations sociales : Expérimentations territoriales zéro chômage de longue durée (Louis Gallois et Romain Weber et Khwezi Strydom (street-art) )
  • Du sang à la une : Justice, crime, médias et opinion publique de 1800 à nos jours (Michel Pierre et Anna Kupfer (cantatrice)
  • Deux utopies concrètes pour penser autrement l’économie, l’écologie, la société (David Vallat et Jérémy Gobé (plasticien)
  • Combattre l’indifférence contre la misère à Madagascar (Pedro Opeka et des chants et danses de Madagacar)
  • Hugo Pratt (Equipe qui a conçu l’exposition du musée des Confluences)
  • La géostratégie internationale de l’eau (Erik Orsenna et Camille Moirenc (photographe)
  • Les poisons de l’esprit (Patrick Lemoine en résonnance avec l’exposition « Venenum, un monde empoisonné » du musée des Confluences)
  • L’art, la domination, la magie et le sacré (Bernard Lahire et Nicolas Krief (photographe)
  • Un cerveau nommé désir : amour, sexe et neurosciences (Serge Stoléru et un court métrage créé sur ce thème par Charles Menut étudiant en master de l’Université Lumière)
  • Changer l’école c’est possible (Jérôme Saltet et Jérémie Liron (peintre et écrivain))
  • La plus petite autonomie soi-elle (Pascal Jacob et Paméla Bouthillier (danseuse))
  • La lumière : recherches et réalisations sur sa perception biologique, émotionnelle et artistique (Christophe Marty et Thomas Pachoud (créateur de spectacles lumière))
  • La société hyperindustrielle et ses territoires (Pierre Veltz et « Il sera une fois » (théâtre))
  • La goutte d’eau : dialogues scientifiques et artistiques sur un même objet de recherche (Elise Contraires, Matthieu Guibert et L Sanchez (Créatrice de vidéos)
  • Innovation et société : menaces et perspectives des technologies numériques (David Encaoua et la compagnie Cassandre (Théâtre)
  • Origines de la violence et de la guerre (Marylène Patou Mathis et troupe de théâtre)
  • Les grandes leçons de l’infiniment petit (Etienne Klein et des étudiants de l’ENS)
  • Le cerveau de cristal (Denis Le Bihan et Damien Pousset (GRAME, création musicale))
  • Le vote dans les 36 553 communes françaises : anthropologie, sociologie ou économie ?  (Hervé Le Bras et la compagnie « Il sera une fois (théâtre))
  • Mondialisation et infection : le cas du VIH/SIDA (Françoise Barré Sinoussi et Steeve Iunker (photographe))