Pop’Sciences répond à tous ceux qui ont soif de savoirs, de rencontres, d’expériences en lien avec les sciences.

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Contagion

CContagion

Stéphane est professeur d’histoire et « il sait ».
On assiste à la remise en question d’un homme qui croyait savoir et qui, dans le contexte de l’actualité des attentats et du terrorisme, et à travers trois rencontres, va voir s’ébranler ses convictions sur l’éducation, les médias, la culture, la radicalisation des jeunes…
On le suit là où il se débat pour essayer de comprendre la cacophonie ambiante. Comment y voir clair à travers toutes les images des médias, tous ces mots, toutes ces émotions ? Comment fuir ces sujets toxiques et s’extirper de ce climat de peur ? Un chemin à parcourir avec lui.

Distribution

Collectif Yggdrasil
Texte : François Bégaudeau

Mise en scène : Pierre-Hugo Proriol
Interprète : Colin Demonsais, Gwennael Mélé et Franck Regnier
Lumières et scénographie : Jonathan Argemi
Création vidéo : Le Pixel Mort

14 h : représentation scolaire, ouverte à tous les publics dans la limite des places disponibles, au tarifs habituels et sans réservation.
19 h 19 : représentation tout public. Un bord de plateau avec François Bégaudeau et la compagnie aura lieu à l’issue de la représentation.

La Russie envahit l’Ukraine : une guerre de communication

LLa Russie envahit l’Ukraine : une guerre de communication

Dans le prolongement de la semaine de l’Europe organisée par l’Université Jean Moulin Lyon 3, les bibliothèques universitaires Lyon 3 organisent une conférence-débat « Question de société » sur le conflit militaire en Ukraine et son traitement médiatique.

Huit ans après l’annexion de la Crimée par la Russie et le début de la guerre dans le Donbass, la Russie de Vladimir Poutine agresse l’Ukraine le 24 février 2022. Ce plus grand conflit militaire sur le territoire européen depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale s’impose sur les écrans de tous les médias et les réseaux sociaux et bouleverse l’opinion publique aussi bien en Ukraine, qu’en Russie et en France. La conférence vise à contextualiser les événements en cours et à offrir un éclairage info-communicationnel de la guerre. Dans cet objectif, il s’agit de rappeler les origines du conflit et de se pencher sur les éléments de la rhétorique des dirigeants de la Russie et de l’Ukraine et sur le rôle des médias et des réseaux socio-numériques dans la mise en discours et en images du conflit militaire en cours.

Animée par : Valentyna DYMYTROVA, maitre de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Jean Moulin Lyon 3

Pour en savoir plus : 

Université Jean Moulin Lyon 3

 

 

Prévention et réactions face au coronavirus. Étions-nous prêts ?

PPrévention et réactions face au coronavirus. Étions-nous prêts ?

En septembre 2016, l’Université de Lyon s’associait au Lyonbiopôle pour une consultation citoyenne de grande ampleur sur les épidémies – en simultané dans 8 pays européens. Au regard de la crise sanitaire actuelle, les résultats de l’époque sont éloquents.

L’objectif de la consultation était que, dans chacun de ces 8 pays, des groupes de citoyens représentatifs de la population fassent remonter aux autorités leurs recommandations liées à la prévention et la réaction des autorités publiques lors d’un risque épidémique et d’une épidémie. 425 personnes ont participé à ces journées dans toute l’Europe et l’ensemble des résultats de la consultation sont accessibles ici.

11 mai 2020, par Samuel Belaud

Photo by Martin Sanchez

La consultation citoyenne, qui s’inscrivait dans le cadre du projet européen ASSET, visait à identifier l’approche que les citoyens européens considéraient la meilleure pour communiquer sur les épidémies et gérer une crise sanitaire de grande ampleur. Près de quatre ans plus tard, les opinions et les attentes qui étaient ressorties de l’étude sont très riches d’enseignement. Au regard de ce que la population espérait de la gestion de crise épidémique, quelles sont les réussites et les échecs actuels des modes de gouvernance de la crise du Covid-19 ?

Annuler les J.O ? Oui !

Les participants étaient invités à se prononcer sur l’équilibre entre sécurité, santé publique et libertés individuelles. Globalement, l’ensemble des citoyens s’entendait sur l’importance de réduire l’activité et les déplacements, bien que 30% des français se prononçaient a priori contre la fermeture des services publics (contre 14% dans les autres pays européens). Conscients des grands principes de sureté publique en cas d’épidémie, les répondants affirmaient quasiment d’une seule voix la primauté des soignants et des plus fragiles dans l’accès aux soins spécifiques à la / aux maladie/s causée/s par le virus.

Suivant l’intuition des participants à la consultation de 2016, les olympiades japonaises initialement prévues à l’été 2020 ont bel et bien été déprogrammées du calendrier des grands événements internationaux.

Informer sur le nombre de cas et de décès ? Certainement pas….

En temps de crise, difficile de conjuguer : communication, information et transparence. Pour éviter certains écueils dans les stratégies d’information actuellement à l’œuvre, les enseignements de cette consultation n’ont d’ailleurs pas tous été tirés dès lors qu’on se penche sur l’ordre d’importance des informations que les répondants s’attendaient à recevoir en cas de crise. Pour seulement 2% des répondants (0% pour la France), il s’agissait de connaître la quantité de contaminations et de décès… Loin des décomptes et classements quotidiens – télévisés et très largement commentés – actuellement à l’œuvre un peu partout autour du globe !

Un des objectifs de l’exercice de consultation était de dresser un panorama des sources d’information et des canaux de communication à privilégier en cas de crise et des niveaux de confiance qui leur étaient accordés. Malgré certaines faiblesses, alors récentes, dans les process d’information sanitaire (en septembre 2016, l’épidémie d’infections liées au virus Zika battait son plein et les critiques sur la gestion de crise de la grippe H1N1 de 2009 n’étaient pas retombées – en particulier en France), les répondants affichaient une meilleure confiance dans les relais d’informations classiques : grands médias, organismes de santé publique et médecins généralistes.

Une confiance à rebâtir autour des acteurs de santé publique et de recherche

La figure tutélaire du médecin généraliste reste pour une grande majorité d’européens la porte d’entrée vers une information de santé la plus fiable. Mais cette confiance s’effrite au fur et à mesure que l’on remonte la chaine de responsabilité sanitaire : vers les autorités étatiques et les organismes de recherche. Le souhait d’avoir affaire à des institutions de santé publique totalement indépendantes est d’autant plus important que la méfiance des lobbies est grande. Dès lors, à la lecture détaillée des résultats, les gouvernances européennes ont eu tout intérêt à développer des processus d’informations clairs, transparents et moins basés sur de l’immédiateté anxiogène que sur le temps long de la réflexion et de la concertation.

Tiraillés entre le temps long de des recherches scientifiques et l’impatience du résultat.

Un paradoxe surgit entre la volonté (affichée en 2016) de se fier au temps long de la recherche scientifique et l’insoutenable effort (actuel) d’être contraints d’attendre les résultats scientifiques sur des traitements ou des vaccins. Hydroxychloroquine en tête, nombre de sondés contemporains souhaitent accélérer les processus classiques de la science et outrepasser quelques étapes pourtant indispensables à la fiabilité du-dît traitement. En 2016, alors non concernés directement par l’urgence pandémique, les répondants n’en attendaient pas tant :

Les niveaux d’appréciation des risques et de confiance différaient parfois beaucoup entre la France et l’Europe. Les vaccins en particulier faisaient l’objet d’une défiance plus forte chez certains français, rassemblant, selon-eux, des risques à la fois sanitaires et sécuritaires qui ne prévalent pas sur les bénéfices que nous pourrions tirer d’une couverture vaccinale généralisée. Pourtant dans le cas du Covid-19, l’immunité de groupe (le virus circule et atteint au moins 70% de la population, de telle sorte que la propagation du virus s’interrompt) tant convoitée par l’ensemble des états ne pourra pas être atteinte de si tôt. Tant et si bien que l’immunité collective vaccinale demeure pour l’instant l’échappatoire le plus fiable… Mais il faudra patienter au moins 18 mois avant d’espérer qu’un vaccin efficace et fiable soit proposé.

De quoi relativiser certains résultats de 2016 :

Qui en veut à l’imprimerie ? Les logiques de l’innovation ne menacent-elles pas les exigences de la transmission  ?

QQui en veut à l’imprimerie ? Les logiques de l’innovation ne menacent-elles pas les exigences de la transmission  ?

Comprendre aujourd’hui les conflits et les débats du XVIe siècle

Antoine du Verdier, Prosopographie, Lyon, 1573 © Michel Jourde

Nous faisons aujourd’hui l’expérience des inquiétudes que peut susciter une transformation radicale des moyens de communication : comment s’assurer que la quantité des informations disponibles ne va pas l’emporter sur leur qualité ? Les logiques de l’innovation ne menacent-elles pas les exigences de la transmission ? Comment concilier la recherche du profit et le souci de servir le public ?

Cette conférence montrera comment ces questionnements d’aujourd’hui peuvent nous aider à comprendre les débats, parfois vifs, que suscitèrent les progrès de l’imprimerie dans le premier siècle de son existence.

Intervenant : Michel Jourde, maître de conférences en littérature française du XVIe siècle à l’ENS de Lyon et chercheur à l’Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités – IHRIM.

Organisée par : Les Amis du Musée de l’imprimerie de Lyon 

Archives municipales de Lyon

Atelier Fake News

AAtelier Fake News

Nous sommes exposés à une diversité toujours plus grande d’informations. La télévision, les journaux, et internet en particulier sont autant de moyens pour saisir actualités et nouvelles quotidiennes. Mais peut-on réellement faire une confiance absolue et identique à toutes les informations que l’on décèle, notamment sur le web ?

Cet atelier, en partenariat avec les Bricodeurs, vous propose de vous entraîner à discerner les vraies des fausses informations, et vous invite à élaborer votre propre page web pour comprendre de quelle façon elles sont diffusées.

Atelier gratuit sur inscription (ici) et ouvert à tous

Algorithmes contre le baratin: “Une démarche citoyenne”

AAlgorithmes contre le baratin: “Une démarche citoyenne”

Depuis janvier 2016, deux équipes lyonnaises travaillent avec Le Monde.fr à une suite d’outils anti-bobards pour faciliter le travail des journalistes.

 

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