UN AN DÉJÀ : POP'SCIENCES SOUFFLE SA PREMIÈRE BOUGIE !

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La musique pour muscler le cerveau

LLa musique pour muscler le cerveau

Utiliser la musique pour augmenter les performances cognitives : ça sera peut-être notre quotidien demain.

A lire sur Sciences pour Tous

Dans la tête des bébés

DDans la tête des bébés

Une dizaine de babylabs en France font avancer la recherche sur l’apprentissage chez le nourrisson. Des maths au langage, les expériences imaginées par les chercheurs mettent en lumière les surprenantes capacités cognitives des bébés.

Jean-Rémy Hochmann et Olivier Mascaro, chercheurs à l’Institut des sciences cognitives Marc-Jeannerod présentent le dernier-né des babylabs français, ouvert en décembre 2016.

Pour consulter l’intégralité de l’article, rendez-vous sur le site de CNRS le Journal

Le langage : des origines à Twitter

LLe langage : des origines à Twitter

Depuis que des êtres vivants communiquent oralement sur Terre, une formidable vague de diversification a traversé les âges en accompagnant l’évolution des espèces. Aujourd’hui, le langage, tel qu’il se reflète dans une multitude de langues, est intimement lié à l’humanité. Pourtant une langue, l’anglais, semble massivement dominer la communication sur la planète.

Quelles conséquences cela a-t-il sur les autres langues ?

Cette question peut être replacée dans un ensemble d’interrogations plus vaste sur les processus d’émergence du langage et de transmission des langues. Le langage est-il inné ou acquis ? Comment évolue-t-il ? Comment et pourquoi des langues apparaissent ou disparaissent-elles ? Quelles conséquences les nouvelles technologies de communication ont-elles sur ces changements ?

«L’homme n’est pas le seul animal capable d’utiliser un langage pour exprimer ce qui est en train de se produire dans son esprit et capable de comprendre plus ou moins ce qui est exprimé de cette manière par un autre.»

En écrivant ces lignes en 1871, Darwin traduisait une réflexion qui touche chacun d’entre nous : d’où vient ma capacité à exprimer une pensée, à comprendre l’autre ? Le langage est-il le propre de l’espèce humaine ? Qu’est-ce qu’une langue ? Et « Twitter », c’est du langage ?

En quatre temps, découvrez des éléments de réponse à ces questions sur les origines du langage, sur l’impact des changements technologiques et sociaux sur la diversité et les usages des langues, ainsi que sur ce qui lie le langage humain à la communication à l’œuvre chez d’autres espèces.

  • Florence Levrero est enseignante-chercheure en communication animale, Neuro-PSI (Université Paris Sud, CEA, INRA, INSERM, CNRS, Université Jean Monnet Saint-Étienne) >Langage humain et communication animale : Quelles similitudes, quelles différences ?
  • Christophe Coupé travaille sur les origines du langage et de la cognition humaine, chargé de recherche au Laboratoire DDL (LabEx ASLAN/ CNRS, Université Lumière Lyon 2) >Aux origines du langage humain
  • Colette Grinevald est spécialiste des Langues en Danger et de leur revitalisation, professeure émérite de l’Université Lumière Lyon 2 et membre du Laboratoire DDL (LabEx ASLAN/ CNRS, Université Lumière Lyon 2) >Aujourd’hui des milliers de langues ; et demain ?
  • Jean-Philippe Magué travaille en sociolinguistique des réseaux sociaux numériques. Il est enseignant-chercheur de l’ENS de Lyon et membre du Laboratoire ICAR (LabEx ASLAN/ CNRS, ENS de Lyon, Université Lumière Lyon 2) >Les langues à l’ère de Twitter

Animation : Raphaël Ruffier-Fossoul (rédacteur en chef du mensuel Lyon Capitale)

Partenaires :

   newgiantlogo  

 

Découvrez d’avantage de ressources sur le langage, ses origines, ses mutations et ses pratiques sur le blog Et si on en parlait

Peter Ford Dominey : “Les robots ne sont plus des individus sans histoire”

PPeter Ford Dominey : “Les robots ne sont plus des individus sans histoire”

Pour évoluer dans le monde réel et interagir avec les humains, les robots doivent pouvoir s’adapter. Une faculté qui passe notamment par la mémoire.

 

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Mathématiques & langages

MMathématiques & langages

Vidéos de 5 conférences réalisées par la MMI dans le cadre de la 2nde édition du Forum Mathématiques vivantes organisée à Lyon par la MMI, le 18 mars 2017, à l’Académie des sciences, sur le thème « mathématiques et langages ».

Les conférences

  • Les mathématiques sont-elles un langage pour le cerveau ? par Jérôme Prado, Institut des sciences cognitives Marc Jeannerod
  • Les machines sont-elles analphabètes ? par Julien Velcin, Université Lyon 2
  • Littérature et mathématiques par Stefan Neuwirth, Université de Franche-Comté
  • Comptons (sur) les langues ! par François Pellegrino, Université Lyon 2, Labex Aslan
  • Nombres et calculs : des Babyloniens aux ordinateurs par Nathalie Revol, ENS de Lyon

Pour visionner toutes les conférences, rendez-vous sur la chaine Youtube MMI

 

En savoir plus sur le Forum Mathématiques vivantes 2017

Lyon : signes poétiques, graffitis et langages de la ville

LLyon : signes poétiques, graffitis et langages de la ville

Dans la ville, divers types d’inscriptions se déploient et sont exprimés par une hétérogénéité d’acteurs. À Lyon comme ailleurs, nos trajets quotidiens nous confrontent à d’innombrables signes et discours : graffitis et tags, panneaux de signalisations, inscriptions paysagères et architecturales, mobilier urbain … 

Quelle est la densité des significations de ces inscriptions aux niveaux symbolique et esthétique ? Y a-t-il une raison à ce qu’elles se trouvent dans un lieu ou sur un support spécifiques et pas un autre ? Pourquoi certaines paroles persistent (monumentales et muséales) alors que d’autres tendent à disparaitre (revendicatives ou poétiques) ?

Julien Thiburce (Doctorant en sciences du langage et membre de l’association Pas de côté) et Antonin Rêveur (artiste graffeur) ont animé deux promenades urbaines – dans le cadre du cycle « Soigne Ton Langage » organisé par le service Sciences et Société de l’Université de Lyon.

Regards croisés sur les langages parlés et inscrits dans la ville …

… à lire, écouter et regarder.

Par Samuel Belaud  –  Crédits photographiques : Université de Lyon – Science et société – Association Pas de côté


Le graffiti

Les tags et les graffitis à la spray ou au marqueur, sont présents dans la ville sur quantité de supports dès le début des années 1970. Des murs des bâtiments statiques aux surfaces des trains mobiles, les expériences que les passants s’en font dans leurs marches quotidiennes sont diverses.

Pas à pas, des stratégies et des tactiques de discours viennent déjouer des normes sociales et de nouvelles formes d’expression voient le jour. Au fil du temps, les graffitis, les architectures et les paysages de la ville évoluent ; les inscriptions se répondent, se recouvrent, se contrastent et s’annulent. Quelles mutations notre environnement a-t-il connu ? Comment la pratique du graffiti influence-t-elle et est-elle influencée par les autres pratiques de la ville ?

Le graffiti est ici découvert comme un discours dans l’espace. Les praticiens investissent des lieux pour les incarner et y discourir.

Où je laisse une trace … pourquoi le  graff ? La notion de territoire chez les graffeurs.

Sa dimension subversive lui vaut d’être rapidement (re)connu, tant il subsiste encore aujourd’hui une contradiction entre : d’une part la répression publique (nettoyage systématique, poursuites judiciaires, …) ; et d’autre part la récupération par d’autres institutions (publiques aussi) de ce mouvement comme un pan de la culture qu’il convient d’exposer, de célébrer ou encore de légaliser dans la rue (sous certaines contraintes), etc…

 

La suite de ce reportage à découvrir sur Et si on en parlait

L’illettrisme : comprendre, sensibiliser et prévenir

LL’illettrisme : comprendre, sensibiliser et prévenir

L’émission « La Tête au Carré » (15 novembre – France inter) a consacré un dossier complet consacré à l’illettrisme, en conviant deux des intervenants de la rencontre du 23 novembre 2016 : Les illettrés abandonnés, organisée dans le cadre du 11è cycle ‘Et si on en parlait’.

Comment lutter contre l’illettrisme ? Comment intervenir pour aider les enfants en difficulté ? Quelles méthodes ? Comment repérer les personnes ? Quelles sont les situations que ces personnes doivent affronter ? Mathieu Vidard reçoit Annie Magnan, professeur de psychologie cognitive du développement, chercheuse au laboratoire d’Études des Mécanismes Cognitifs (EMC) à l’université Lyon2, et Cécile Ladjali, professeure de lettres dans le secondaire et à la Sorbonne et auteur du roman Illettré

 

Plus d’informations sur Et si on en parlait

Un magnétisme entre rap et langue française ?

UUn magnétisme entre rap et langue française ?

Bettina Ghio est docteure en littérature et civilisation françaises, enseignante au lycée et chargée de cours à l’université Paris 3. Ce témoignage vient en écho aux échanges de la table-ronde « Rap, littérature et poésie … par amour ? », qui s’est tenue le 4 novembre 2016 au Sucre à Lyon dans le cadre des 11èmes rencontres « Et si on en parlait », organisées par l’Université de Lyon. Bettina est auteure de Sans fautes de frappe. Rap et littérature, un ouvrage qui propose une exploration du rap français au miroir de l’histoire littéraire.

ESOEP : En développant son argot, son parler-lascar et ses métagores, les rappeurs ont-ils fait éclore un mouvement artistique sur les braises d’une langue qui ne les représentait plus ?

B.G : La question de la langue, et notamment de la langue française, est plus que complexe dans le rap hexagonal. Contre toute attente, les rappeurs qui utilisent exclusivement le parler banlieusard dans leurs textes ne sont pas si nombreux que ça. En tant qu’artistes à part entière, ils sont plusieurs à choisir le registre de langue selon les exigences de rythme et de prosodie. Il n’est pas rare que des rappeurs emploient aussi un langage soutenu ou encore des termes désuets. Je pense qu’il y a une distinction essentielle à faire entre le rappeur en tant qu’individu qui a sa façon de parler (s’il vient ou non de banlieue) et son texte en tant qu’objet artistique.

Ce n’est donc peut-être pas la langue qui ne les représentait plus, mais l’expression de cette langue. Ils ont réussi à faire du français une langue littéraire qui parle aussi de la banlieue, des rapports avec les institutions, de racisme, etc. Il me semble que beaucoup de rappeurs s’approprient la langue française à la façon des écrivains de la négritude pour rappeler qu’elle leur appartient – à eux-aussi – à part entière. De là l’idée que je propose du rap comme le « lieu d’une réconciliation » entre l’univers marginal des banlieues et la « haute culture ».

ESOEP : On peut alors déceler une certaine continuité avec l’héritage culturel français, en particulier littéraire. Nombreuses sont les références aux classiques de la littérature et de la poésie française, comme si nous assistions à un mouvement continu des artistes à aller contre les institutions et de les remettre en cause. Est-ce une spécificité française du rap ?

Je ne suis pas certaine que les références à la littérature française soient dans le rap pour remettre en cause les institutions, même si dans certains cas on peut faire cette lecture : NTM avec l’oxymore de Corneille (« l’obscure clarté de l’espoir ») …

 

Découvrez la suite de cette interview sur Et si on en parlait

Petit carnet illustré d’une résidence artistique en laboratoire

PPetit carnet illustré d’une résidence artistique en laboratoire

Dans le cadre de la 11ème édition du programme Et si on en parlait sur le langage, le collectif grenoblois d’artistes « Un Euro ne fait pas le Printemps » a investit une semaine durant les murs du laboratoire Dynamiques de Langage pour une résidence artistique d’un nouveau genre.

Yves Béal et Heiko Buchholz, ont travaillé à une nouvelle exploration : celle des mots. Pour aller à la rencontre du mot, du langage, des sons et des sens que nous, humains, produisons en permanence, les artistes et chercheurs ont confronté la poésie et la science en scrutant les particules du langage, leurs sens et leurs impressions sur nous. La semaine a été ponctuée d’ateliers d’écriture, de rencontres, de temps d’échanges et d’investigations sensibles des travaux de recherches menés au sein du laboratoire.

Heiko Buccholz nous livre un témoignage délicat et curieux de cette expérience à travers son petit carnet illustré :
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Fig. 1 :

Yves Béal en train de se faire interviewer devant son plus long poème. Yves Béal ressemble ainsi beaucoup à un écrivain en train de se faire interviewer : cela lui donne un air important !

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Fig. 2 :

Yoonmi, doctorante au DLL, mange de façon modérée, mais continue, des MNMs colorés pendant notre entretien, et elle nous en propose. Selon elle, elle en a besoin pour assumer le RDV, alors que nous, on tourne au café noir et aux fisherman’s friends. « It’s a bit strong » selon la publicité de ces bonbons irlandais.

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Fig. 3 :

Salle sourde (détail). Cette salle est si sourde que l’on entend son propre corps. Moi, Heiko, j’entends mon acouphène. Mais comme j’aime bien mon acouphène, je ne suis pas inquiet, je me dis « Tiens, le voilà ».

J’aime mon acouphène parce que j’ai l’impression de m’entendre vivre.

 

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D’une langue à l’autre

DD’une langue à l’autre

Projection-débat avec la réalisatrice Nurith Aviv autour de son film documentaire « D’une langue à l’autre ».

Avec D’une langue à l’autre (Mesafa lisafa), Nurith Aviv utilise la forme du film-essai pour penser le rapport intime entre le sujet et ses langues. L’originalité de son approche consiste à aborder cette problématique à travers une parole vive soutenue par la voix et le corps. La cinéaste mène une véritable recherche qui fait passer la réflexion abstraite par le sensible. Elle met en scène une langue, l’hébreu, et l’interroge sous divers angles : poétique et politique, religieux et profane.

Dans ce documentaire, écrivains, poètes et artistes décrivent, à partir de leur propre histoire, le lien intime, souvent ambivalent et conflictuel, tissé entre l’hébreu, langue apprise et adoptée, et l‘autre langue, la langue de leur enfance. Ils évoquent ainsi le passage de la langue de l’enfance, « celle qui est comme du lait maternel », à l’autre langue, l’hébreu, parlé en Israël. Si cet hébreu a pu s’imposer en quelques décennies, cela n’a pas toujours été sans violence.

Intervenants

Nurith Aviv a réalisé douze films. Première femme à être reconnue comme directrice de la photographie par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), elle a fait l’image d’une centaine de  films de fictions et de documentaires. Elle enseigne dans des écoles de cinéma, en France, en Allemagne, et en Israël. Elle a aussi réalisé, pour le laboratoire de recherche d’Arte et l’émission Die Nacht, des petits films expérimentaux.

Les recherches de Laura Abou Haidar, Maîtresse de conférences en Sciences du langage : linguistique et phonétique générales (Université Grenoble Alpes), porent sur l’analyse phonétique de la parole (expérimentale, corrective, clinique).

Touriya Fili-Tullon, Maîtresse de conférences en littératures francophones, comparées, chercheure au laboratoire Passages XX-XXIe, s’intéresse aux littératures francophones et arabophones du Maghreb et du Machrek, aux littératures diasporiques et aux rapports entre mémoire, littérature et arts