Juillet 1969- Juillet 2019 : l'Homme marchait sur la Lune il y 50 ans !

Festival Pop’Sciences

FFestival Pop’Sciences

L’événement culturel et scientifique, populaire et gratuit, incontournable à Lyon, s’installe pendant deux journées et soirées au cœur de La Duchère, sur la place de marché. Le quartier devient le temps d’un festival un véritable laboratoire de recherche à ciel ouvert !

📍 5 espaces accessibles de 13H30 à 22H

  • L’Agora : un grand chapiteau où se dérouleront les débats, les rencontres, les projections cinéma, les plateaux radio …
  • Le Kiosque : un espace dédié aux ateliers, aux quiz et aux séances de recherche participative.
  • Les Labs : des stands thématiques pour accéder en continu à des expériences scientifiques, des démonstrations et voir la science en train de se faire.
  • La Bibliothèque : entre les ouvrages, les sciences s’installent dans tous les recoins de la bibliothèque.
  • Les Expos : sur toute la place, vous plongerez au cœur de préoccupations scientifiques au travers de différentes expositions.

Et des dispositifs itinérants : des balades commentées avec un chercheur sur le quartier, des déambulations artistiques, des valises de chercheurs, etc.

Restauration sur place

 

Téléchargez le programme complet

< L’Agora

Vendredi 17 mai 2019

Samedi 18 mai 2019

De 14h30 à 15h30   |   Théâtre scientifico-philosophico interactif et comique

La gravité c’était mieux avant

Université Claude Bernard Lyon 1

Où est la place de la vérité en ce début de XXe siècle. La post-vérité est un phénomène social réel et concurrentiel à la vérité telle qu’elle nous est transmise depuis l’antiquité. Qu’est qui dans cette vérité laisse la place à une autre vérité : crise de la raison et crise de la science, individualisme et libéralisme, manipulation…démocratie absolue, faut-il en rire ou en pleurer ? Commençons par en rire… Dès 14 ans.

De 14h30 à 15h30   |   Émission radio

Alimentation durable ? Tous à table !

Imagineo – Station sans fil – Lieu de liens

Comment mangeons-nous aujourd’hui et mieux manger demain ? “L’alimentation durable” ne fait pas l’unanimité autour de la table ! Qu’en pensent les enfants du quartier de la Duchère, les scientifiques … Et vous ? Pour tous.

 

 

 

De 16h00 à 17h30   |   Débat

Et 1, et 2, et 3 degrés… Est-ce un crime contre l’humanité ?

Master Ville, Environnement Urbains – Université de Lyon

Autour de chercheurs et d’acteurs de la société civile, plus de 100 lycéens et citoyens sont invités à venir débattre, comprendre et évaluer les solutions à imaginer pour davantage de justice climatique. Dès 14 ans.

Avec :

  • Isabelle Michallet (Université J.M. Lyon 3)
  • Sébastien Mabile (Sciences Po Paris, avocat)
  • Partager C’est Sympa (Olivier)
De 16h00 à 17h00   |   Émission radio

Fake-news. L’ère de la post-vérité ?

EuropeanLab Forum (Arty Farty)

L’ère numérique exacerbe la fabrique des fake-news et la manipulation des informations. Comment agir et se prémunir de cette vieille tendance qu’a l’Homme de détourner les nouvelles ? Dès 12 ans.

Avec :

  • Évelyne Cohen (Enssib ; Laboratoire de recherches historiques en Rhône-Alpes)
  • Raphaël Ruffier (Lyon Capitale)

 

 

De 18h00 à 19h30   |   Talks et rencontres

MT180. Ma recherche en 3 minutes !

Université de Lyon

Des doctorants du concours Ma thèse en 180 secondes viennent présenter leur travail de recherche devant les publics et se confronter pour la première fois à leurs questions ! Pour tous.

Avec :

  • Leila Ben Mahfoud (Université J.M. St-Étienne)
  • Virginie Blum (Université Lumière Lyon 2)
  • Martin Killian (Université J.M. St-Étienne)
  • Thomas Merlette (Université C.B. Lyon 1)
  • Christophe Ralite (Lab. Recherche Historique Rhône-Alpes)
  • Dorian Ziegler (Université C. Bernard Lyon 1)
De 17h30 à 18h30   |   Conférence – théâtre

Shakespeare écolo avant l’heure

ENS de Lyon

A l’heure du réchauffement climatique et de l’extinction massive des espèces, Shakespeare nous montre les inquiétudes climatiques et environnementales de ses contemporains … il y a 400 ans ! Conférence et théâtre.  Dès 12 ans.

Avec :

  • Sophie Lemercier-Goddard (ENS de Lyon)
  • 5 étudiants de l’ENS de Lyon joueront de courts extraits de pièces de l’œuvre de Shakespeare

 

De 19h00 à 20h00   |   Spectacle et débat

Vera, ce que nous ne voyons pas

Compagnie Hallet Eghayan

Une rencontre autour de la création de la Compagnie en 2019 : Vera, ce que nous ne voyons pas – spectacle danse-théâtre sur l’histoire de l’astrophysicienne Vera Rubin et l’hypothèse de la matière noire. La rencontre sera composée de danses de la Jeune Compagnie de La Duchère créées sur ce thème, d’extraits vidéos et d’un dialogue arts & sciences. Dès 8 ans.

Avec :

  • Sandrine Schlögel (Astrophysicienne et philosophe – Université de Namur, Belgique)
  • Margot Bain (Cie H. Eghayan- danseuse et pédagogue)
  • Gabriel Perez (acteur et auteur)
De 20h30 à 22h00   |   Cinéma et débat

La conquête spatiale a-t-elle un sens ?

Université de Lyon – LabEx LIO – Laboratoire de Géologie de Lyon

A partir d’images rares et d’extraits de films, dialogue entre un physicien et un géologue sur l’avancée de la recherche en sciences spatiales et à propos de la conquête de l’espace. A-t-on raison de vouloir aller sur Mars ? Pour tous.

Avec :

  • Patrick Thollot (ENS de Lyon)
  • Ghaouti Hansali (ENISE)
De 20h30 à 22h00   |   Cinéma et débat

Intelligence artificielle : ce sera pire demain ?

Université de Lyon

A partir d’extraits de films et de séries, dialoguez et débattez avec deux experts. Regards croisés à la fois critiques, drôles, philosophiques et scientifiques, sur l’avenir de nos sociétés à l’aune des nouvelles technologies du numérique. Pour tous.

Avec :

  • Amélie Cordier (Hoomano)
  • Mathieu Guillermin (Institut catholique de Lyon)

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  Le Kiosque

Vendredi 17 mai 2019

Samedi 18 mai 2019

De 15h00 à 16h00   |   Atelier

DATA BOUFFE, la récup qui fait de la data !

Association BelleBouffe

Représentez de manière créative et gustative des informations concernant le gaspillage alimentaire. Dans la peau de data enquêteurs.trices vous décrypterez ces informations par petits groupes. Dès 9 ans.

De 14h00 à 15h00   |   Atelier

DATA BOUFFE, la récup qui fait de la data !

Association BelleBouffe

Représentez de manière créative et gustative des informations concernant le gaspillage alimentaire. Dans la peau de data enquêteurs.trices vous décrypterez ces informations par petits groupes. Dès 9 ans.

De 16h30 à 18h   |   Atelier – conférences flash

Dyslexie à l’université

Laboratoire Interactions Corpus Apprentissages Représentations / LabEx ASLAN

Vous êtes curieux·ses ? Vous souhaitez mieux connaître la dyslexie ? Vous souhaitez mieux la comprendre ? Que vous soyez dyslexique ou pas, venez participer aux animations « dyslexie à l’université, (se) comprendre pour mieux réussir » ! Des spécialistes seront là pour répondre à toutes vos questions ! Dès 16 ans.

De 15h30 à 16h30   |   Quiz

Art Show Auction. Combien pour cette œuvre d’art ?

Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes

Venez vivre en direct une simulation de ventes aux enchères pour mieux comprendre le coût des œuvres d’art contemporaines. Dès 14 ans.

 

 

De 18h45 à 19h45   |   Quiz

Art Show Auction >> Combien pour cette œuvre d’art ?

Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes

Venez vivre en direct une simulation de ventes aux enchères pour mieux comprendre le coût des œuvres d’art contemporaines. Dès 14 ans.

De 16h45 à 18h15   |   Atelier

Je réduis ma consommation énergétique

Association Coexiscience

Vous avez déjà fait des aménagements chez vous pour réduire vos consommations d’énergie ? Vous avez des idées sur la transition énergétique ? Venez partagez votre expérience. Dès 14 ans.

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< La Bibliothèque

Vendredi 17 mai 2019

Samedi 18 mai 2019

Espace Revues

13h30-16h00   |   Atelier

Chiffroscope, j’apprends à compter

École des Dahlias & Institut Français de l’Éducation

Les élèves de l’école des Dahlias présenteront leur projet mené tout au long de l’année autour d’un jeu de collaboration sur l’apprentissage de la numérisation. En continu. Dès 7 ans.

 

Espace Revues

16h00-19h00   |   Atelier

Variations physiques. Plongeon artistique au cœur des particules

Laboratoire de Physique de Lyon – Alex Andrix (artiste)

Quand artistes et scientifiques se rencontrent… Cette œuvre immersive de réalité virtuelle vous plongera dans une expérience surprenante et esthétique. En continu. Dès 9 ans.

 

Espace atelier

De 15h à 16h   |   Atelier

Ville d’hier et de demain

le Tubà – Lyon

Quel impact a eu le numérique sur les villes ? Quelles révolutions a-t-on connues grâce à lui ? Imaginons maintenant et ensemble la ville de demain. Dès 9 ans.

Sur inscription -10 pers. par session d’une heure.

Espace atelier

De 17h30 à 19h30   |   Ciné-débat

Exils adolescents

LabEx ASLAN, Laboratoire Interactions, Corpus Apprentissages et Représentations

Projection-commentée du film documentaire « Exils adolescents » d’Antoine Dubos, portant sur les problématiques des demandeurs d’asile mineurs isolés. Dès 14 ans.

 

Espace numérique

A 13h30, 14h45 et 17h45   |   Ateliers

La science aux citoyens !

LabEx COMOD – Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités

Quand l’intelligence artificielle se met au service des sciences humaines et sociales et de la valorisation du patrimoine culturel. Participez à la correction et l’enrichissement du 1er périodique scientifique du monde (17e siècle). Dès 14 ans.

Sur inscription (10 pers. par session d’une heure).

 

Espace numérique

A 16h15 et à 17h15   |   Atelier

Découverte du portail Pop’Sciences !

Direction Culture, Sciences et Société – Université de Lyon

Avant d’être un festival, Pop’Sciences est un portail web qui vous informe de toute l’actualité de la culture scientifique sur le territoire de Lyon. Vous êtes curieux de sciences ? Découvrez Pop’Sciences ! Pour tous.

Sur inscription (10 pers. par session d’une demi-heure).

 

Espace expo

en continu   |   Exposition

Laïcité et religion dans la France d’aujourd’hui

LabEx COMOD & Institut Supérieur d’Étude des Religions et de la Laïcité

Faites un point pratique sur cette laïcité française si mal comprise par beaucoup et pourtant essentielle pour ce qu’on nomme le « vivre ensemble ». Trois chercheurs en Histoire religieuse et enseignants en lycée ont réalisés ces 12 panneaux qui reviennent sur l’histoire de la gestion du fait religieux en France. Pour tous.

de 14h00 à 15h 00 : Temps d’échange autour de l’exposition avec Boris Klein, enseignant d’histoire géographie au Lycée la Martinière Duchère .

Espace Revues

13h30-19h00  |   Atelier

Tout va mieux en le disant !

Association écritures plurielles

Les auteurs sont à l’honneur avec Écriture Plurielle. Venez les rencontrer, feuilleter leurs livres et participer à la Tour des Mots, un atelier interactif express. Dès 14 ans.

En continu.

 

Parvis

14h00 à 18h00  |   Atelier

Le numérique en toute humanité

Venez dialoguer avec nous sur Internet…

Un dispositif in-situ et co-construit sur le parvis de la bibliothèque de La Duchère. Design : Antoine Bouré. Pour tous.

En continu.

 

Espace numérique

A 15h et à 16h   |   Atelier

Découverte du portail Pop’Sciences !

Direction Culture, Sciences et Société – Université de Lyon

Avant d’être un festival, Pop’Sciences est un portail web qui vous informe de toute l’actualité de la culture scientifique sur le territoire de Lyon. Vous êtes curieux de sciences ? Découvrez Pop’Sciences ! Pour tous.

Sur inscription (10 pers. par session d’une demi-heure).

 

Espace atelier

De 15h15 à 16h15  |   Conférence

Pilotage du microscope à distance

Laboratoires MATEIS et IRCELYON

Mieux comprendre l’univers de la microscopie électronique en transmission. Quelles sont les grandes découvertes issues des recherches et travaux menés par les scientifiques ces dernières années ? Qu’est-il possible de faire aujourd’hui avec un microscope ? Dès 14 ans.

 

Espace atelier

de 17h00 à 19h00  |   Atelier

Une communication (im)possible ?

LabEx ASLAN, Laboratoire Interactions, Corpus Apprentissages et Représentations

Venez éprouver un aspect de l’expérience des personnes en migration. Désorientés face à des interactions dans une langue et des contextes qui vous sont inconnus. Dès 12 ans.

Sur inscription (10 à 15 pers. par session d’une demi-heure. Dès 15 ans)

 

Espace expo

en continu   |   Exposition

Laïcité et religion dans la France d’aujourd’hui

LabEx COMOD & Institut Supérieur d’Étude des Religions et de la Laïcité

Faites un point pratique sur cette laïcité française si mal comprise par beaucoup et pourtant essentielle pour ce qu’on nomme le « vivre ensemble ». Trois chercheurs en Histoire religieuse et enseignants en lycée ont réalisés ces 12 panneaux qui reviennent sur l’histoire te la gestion du fait religieux en France. Pour tous.

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< Les labs

👉 15 stands thématiques proposent des expériences scientifiques, des démonstrations et invitent à voir la science en train de se faire.

📍 13H30 à 19H – en continu

 

Lab#1 Ramène ta fraise !

Association Santé-Goût-Terroir

La fraise, vous pensez tout connaître d’elle ? Détrompez-vous car elle vous réserve encore bien des secrets… Partez à sa découverte lors d’ateliers de dégustation et d’échanges. Pour tous.

 

Lab#2 L’Eau et les sapeurs-pompiers, une histoire sans fin

Musée des sapeurs-pompiers Lyon-Rhône

Quel chemin suit l’eau avant d’arriver à notre robinet ? Le parcours était-il le même qu’à l’époque romaine ? (Re)découvrez le cycle de l’eau par le biais de jeux ludiques. Présentation de l’exposition « L’Eau et les sapeurs-pompiers, une histoire sans fin ». Dès 7 ans.

Pendant le festival Pop’Sciences, le Musée des sapeurs-pompiers Lyon-Rhône est ouvert le vendredi 17 mai de 14h à 18h, ainsi que le samedi 18 mai à 17h en préambule à la Nuit des musées.

 

Lab#3 Mathématiques & informatique

Maison des mathématiques et de l’informatique

  • Comme par hasard ! Venez confronter votre vision du hasard à celle des mathématiciens présents sur place. Vous participerez à différentes expériences et manipulations autour des principes d’aléas, de chance ou de malchance. Dès 8 ans.
  • Comment connecter des objets ? Venez voir ce qui se cache derrière un objet connecté, et même, comment on peut en fabriquer ! Dès 12 ans.

 

Lab#4 On fait genre ?!

Association Egal’in et ENS de Lyon

  • Partez à la rencontre des grandes femmes de l’histoire des sciences et des arts ! Jeux pour tous, dès 7 ans.
  • Fille, garçon : qui suis-je ? A la découverte d’un sujet méconnu : les enfants nés intersexes. Pour tous.

 

Lab#5 L’ADN sous vos yeux !

Centre International de Recherche en Infectiologie

L’ADN : on le nomme souvent, mais qu’est-ce que c’est et où se trouve-t-il ? Partez à sa découverte lors d’un atelier ludique ! Dès 12 ans.

 

Lab#6 Le temps dans tous ses états

Association APSOLY

C’était mieux avant ? Pourquoi en vient-on à se poser cette question ? Quelle est l’influence de l’environnement et de la perception du temps sur nos états d’esprit ? La psychologie sociale vous apporte des réponses. Dès 10 ans.

 

Lab#7 Dépeindre le système solaire

Association CréAct’IV Sciences

Venez comprendre et assister en direct à la création du système solaire, sous la bombe d’un street-artiste ! Pour tous.

 

Lab#8 Météo et climat dans la ville

Institut Français de l’Éducation – ENS de Lyon

Quel temps fera-t-il demain ? Venez percer les mystères d’une station météorologique. Dès 11 ans.

 

Lab#9 Retour vers le futur ! – ce LAB sera ouvert jusqu’à 21h30

Centre National de la Recherche Scientifique

De découvertes en innovations, la science avance, et les chercheurs repoussent toujours plus loin les limites de la connaissance. En écho à son 80e anniversaire, le CNRS emmène le public dans un voyage à travers le temps pour évoquer les progrès de la recherche scientifique. Dès 12 ans.

Avec la participation du Laboratoire de Géologie de Lyon, Terre, Planètes et Environnement (LGL-TPE) // du Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA) // du Collegium de Lyon // de l’IRCELYON // de l’Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon (IGFL) // du Laboratoire de Biologie et Modélisation de la Cellule (LBMC) // de l’Institut de Physique Nucléaire de Lyon (IPNL) // du laboratoire Histoire et Sources des Mondes Antiques (HiSoMA) // de l’Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod (ISC)  // du laboratoire MATEIS.

Vendredi 17 mai 2019

de 13h30 à 17h15 : programme scolaire / ouvert à tous à partir de 17h15 !

– Stand– « Dans l’œil du microscope : explorer la matière »
– Stand – « A la découverte des rayons cosmiques »
– Stand – « La trousse de toilette du passé : hygiène et beauté d’hier à aujourd’hui »

17h15 : scientific-dating

18h00 : conférence – « Dis-moi comment tu te formes et je te dirai qui tu es : comment et pourquoi compare-t-on la croissance des animaux ? »

18h45 : conférence – « Paléontologie 2.0 : les nouveaux explorateurs »

19h30 : Conférence – « La trousse de toilette du passé : hygiène et beauté d’hier à aujourd’hui »

20h15 : saynète de théâtre – « Le petit théâtre des sciences cognitives »

21h00 : conférence – « Antimatière – La première extinction »

Samedi 18 mai 2019

 

14h00 : conférence – « Paléontologie 2.0 : les nouveaux explorateurs »

14h45  : scientific-dating

15h30 : saynète de théâtre – « Le petit théâtre des sciences cognitives »

16h15 : conférence – « Dis-moi comment tu te formes et je te dirai qui tu es : comment et pourquoi compare-t-on la croissance des animaux ? »

17h00 : Conférence – « La trousse de toilette du passé : hygiène et beauté d’hier à aujourd’hui »

17h45 : scientific-dating

18h30 : conférence – « Antimatière – La première extinction »

 

Lab#10 La 3D au service de l’anatomie

Université Claude Bernard Lyon 1

Démonstration de la réalisation d’un os par une imprimante 3D. Pour tous .

 

[vendredi] Lab#11 Microbiote. Garant de notre santé

Élèves de première du Lycée la Martinière Duchère.

Enfilez votre blouse de biologiste et partez à la découverte d’un (micro)monde ! Un atelier pour comprendre ce qu’est le microbiote et l’influence qu’il a sur notre santé. Dès 12 ans.

 

[samedi] Lab#11 Dyslexie à l’université

Laboratoire Interactions Corpus Apprentissages Représentations / LabEx ASLAN

Vous êtes curieux·ses ? Vous souhaitez mieux connaître la dyslexie ? Vous souhaitez mieux la comprendre ? Que vous soyez dyslexique ou pas, venez participer aux animations « dyslexie à l’université, (se) comprendre pour mieux réussir » ! Des spécialistes seront là pour répondre à toutes vos questions ! Dès 16 ans.

 

[vendredi] Lab#12 Trace ton son !

LabEx Celya – Centre de Recherche en Acquisition et Traitement d’Images pour la Santé

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le son : comment il se forme, se propage ou encore se mesure. Dès 12 ans.

 

[samedi] Lab#12 Athènes et Rome antique

Maison de l’Orient et de la Méditerranée

Les autres chez les grecs et les romains. Jeux et mini-conférences pour découvrir les relations qu’entretenaient nos ancêtres avec les étrangers. Pour tous.

 

Lab#13 Noise Capture party

Labex CeLyA – Unité Mixte de Recherche en Acoustique Environnementale IFSTTAR-CEREMA – Association Acoucité

A l’aide de votre smartphone partez à la recherche des bruits qui vous entourent et établissez une cartographie participative de l’environnement sonore de la Duchère. Dès 16 ans.

 

Lab#14 Formations et métiers de la recherche

Association Un peu de bon sciences / Association des Amis de l’Université de Lyon

Découvrez le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche ! A quoi la vie et le travail en laboratoire ressemblent-ils ? A quels métiers se former pour demain ? Dès 16 ans.

 

Lab#15 Kosmopoli:t. Le jeu des langues

Laboratoire Dynamique du Langage en collaboration avec Les arTpenteurs, compagnie Théâtre et Lecture

Cosmopol’eat (Kosmopoli :t) est un jeu qui se déroule dans un restaurant de spécialités du monde où l’on peut passer sa commande dans (presque) toutes les langues ! Les joueurs deviennent tour à tour : serveur, chef de salle ou cuisiniers. Le serveur prend la commande (qui peut être passée dans 50 langues différentes !), la transmet au chef de salle qui à son tour la propose à ses cuisiniers. L’objectif est de servir un maximum de commandes dans le temps imparti. Et surtout ne pas hésiter à parler une langue que l’on ne connait pas ! Retrouverez-vous les langues parlées sur le quartier de la Duchère ? Dès 12 ans.

 

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< En continu SUR LA PLACE

Jeu de l’oie scientifique.

LabEx CORTEX, DEVweCAN, ECOFECT, LIO, PRIMES

Affrontez-vous en équipe sur un parcours semé d’embûches et de questions. Enfants et parents, creusez-vous les méninges pour atteindre le premier la case « arrivée ». Des questions sur l’espace, la biologie, les nouvelles technologies, la santé etc … Pour tous.

 

Valises de chercheurs

Ils ont 5 à 6 objets de leur quotidien de scientifiques. Saurez-vous trouver leur discipline et leur sujet de recherche ? Pour tous.

 

Expositions !

OCTOPUS II   |   Exposition et ateliers

Musée des Confluences

Les enfants embarquent à bord de cette base scientifique aquatique échouée à la Duchère. Après la mise en route, d’étranges créatures marines font leur apparition à travers les hublots de l’Octopus II. Accompagnés par un médiateur, les participants s’organisent en petits groupes pour analyser et observer les indices laissés par l’ancien équipage : comparaisons anatomiques, recherche d’archives, écoute de documents sonores ou encore observations à la loupe. La mission s’achève par la mise en commun des découvertes de chacun sur les mystérieux habitants des fonds marins. Création musée des Confluences (Lyon, France). Dès 7 ans.

 

NOCTURAMA   |   Exposition

Université de Lyon

La nuit n’est pas un désert. Les frontières temporelles du rythme de nos vies s’effacent entre le jour et la nuit ; le bruit et le silence ; le travail et le repos ; la civilité et la transgression…

À partir d’une sélection de photographies de la nuit sur terre vue depuis l’espace, déambulez à travers les différents champs scientifiques s’intéressant à la nuit. Sociologie, urbanisme, biologie, psychologie, histoire, lettres, sciences politiques … comment et pourquoi nos chercheurs ont intérêt à se saisir de la nuit comme objet d’étude ? Peut-être afin de mieux la comprendre et de participer à la sauvegarde de cet espace-temps encore “un peu” préservé de la main de l’homme. Pour tous.

 

Balades

Balade  » acoustique Duchéroise « 

LabEx Celya – Laboratoire de Mécanique des Fluides et d’Acoustique

(Re)visitez la Halle Diagana, la bibliothèque et le Lycée la Martinière … un gong, une guitare sèche et un claquoir entre les mains ! Accompagnés d’un ingénieur en acoustique, étudiez et testez la qualité sonore de vos lieux de vie. Pour tous.

Vendredi 17 mai. Départs de l’accueil à 13h30 et 15h15 (10 personnes max). Durée : 1H

 

Balade  » nature en ville « 

Société linnéenne de Lyon, École des Fougères, Centre social Sauvegarde, Association Santé-Goût-Terroir

Au départ de l’École des Fougères, traversez le Parc du vallon et le jardin collectif du centre social Sauvegarde, avant de revenir à la place abbé Pierre sur le stand « Ramène ta fraise ! ».

Tout au long de la balade interrogez-vous sur la place de la nature en ville, l’aménagement des espaces verts, les potagers urbains, la pratique du compostage… Dès 12 ans.

Vendredi 17 mai. Départs de l’école des Fougères à 14h15 et à 16h35  (15 personnes max). Durée 1h20

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Le corps, un acteur du langage

LLe corps, un acteur du langage

L’étude du langage a longtemps été dominée par une vision dualiste selon laquelle deux régions du cerveau étaient en charge de la production du langage pour l’une, et de sa compréhension pour l’autre.

Si ces régions cérébrales sont encore aujourd’hui au cœur des mécanismes langagiers, le regard porté par la communauté scientifique sur l’organisation du langage dans le cerveau a évolué : il en ressort une organisation plus complexe où le corps a lui aussi son « mot à dire ».

Intervenantes :

  • Alice C. Roy et Véronique Boulenger, Laboratoire Dynamique Du Langage

 

Évènement organisé dans le cadre de la Semaine du Cerveau :

Semaine du cerveau à Lyon

Comment les bébés apprennent-ils à parler ?

CComment les bébés apprennent-ils à parler ?

Pour un adulte, apprendre une nouvelle langue est une tâche longue et difficile. Le bébé, lui, acquiert sa langue maternelle à une vitesse remarquable grâce aux interactions avec son entourage.

Dans cette présentation à deux voix, nous vous ferons découvrir comment le nourrisson développe sa langue si rapidement. Nous détaillerons comment ses premiers cris évoluent en babillage, puis comment ses premiers mots émergent.

Intervenantes :

  • Mathilde Fort, Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod
  • Mélanie Canault, Laboratoire Dynamique du Langage

Évènement organisé dans le cadre de la Semaine du Cerveau :

Semaine du cerveau à Lyon

L’interview d’un sémioticien de l’espace

LL’interview d’un sémioticien de l’espace

Julien Thiburce est doctorant en Sciences du langage à l’Université Lumière Lyon 2 et au Laboratoire ICAR – UMR 5191 – LabEx ASLAN. Son travail de chercheur ? Ecouter la ville…

Découvrez comment Julien Thiburce est devenu « sémioticien de l’espace »  !

Une interview  exclusive Pop’Sciences (propos recueillis par Samuel Belaud)

 

Son travail de chercheur ? Écouter et lire la ville.

Crédits photographiques : © Julien Thiburce

Julien étudie les discours à l’œuvre dans la ville : du graffiti et du street-art, jusqu’à l’architecture, sans omettre les objets de la ville (signalétique, mobilier, publicité…). Sa recherche porte sur les langages dans l’espace urbain et les diverses formes d’appropriation que s’en font les usagers de la ville et les institutions publiques.

Pop’Sciences : Comment devient-on un sémioticien de l’espace ?

J.T : Voilà une question sidérale… je ne sais pas si on doit comprendre par-là que je viens de l’espace ou que mon travail porte sur des astres ou des aliens et leurs discours… trêve de plaisanteries. Ma recherche porte sur les langages présents dans l’environnement urbain. Cela veut dire que je m’intéresse aussi bien à des discours qui relèvent des langues naturelles, celles que nous parlons avec nos organes phonatoires, qu’à d’autres langages, qui relèvent d’autres modalités de discours que le verbal, tels que la peinture, le design ou l’architecture, comme vous venez de le présenter.

Comment (en) suis-je arrivé là ? J’ai rencontré les sciences du langage en licence à l’Université Lyon 2 où j’ai suivi en parallèle une licence de littérature langue et civilisations étrangère (LLCE) en anglais. Dans ce cadre-là, j’ai été confronté à un autre regard sur les langues que celui que j’avais eu jusqu’alors : il ne s’agissait plus seulement d’entretenir un rapport prescriptif aux langues qui relèverait d’un « on doit ou on ne doit pas dire/écrire », mais plutôt d’une approche descriptive située dans le temps et dans l’espace « ceci est dit comme cela dans tel contexte ». Petit à petit, je me suis dirigé vers la sémiotique plutôt que vers d’autres approches linguistiques car l’analyse sémiotique me semblait permettre de saisir non pas la langue que dans ses relations internes en tant que système particulier, mais plutôt en tant que médiation par laquelle on produit de la signification, en parlant, en recevant et en interprétant le discours d’un autre locuteur.

Pop’Sciences : Votre étude vise à comprendre comment la ville nous parle, c’est bien ça ?

J.T : Votre question présuppose de concevoir la ville comme une instance productrice de discours et douée d’une agentivité… c’est-à-dire comme une locutrice qui produirait des énoncés d’elle-même, de son vouloir, en mobilisant certains langages, avec son corps, sa sensibilité, sa voix et son ton propres.

Ce n’est pas la façon dont je conçois la ville dans mon travail de thèse (et au-delà). Pour moi – mais pour d’autres chercheurs également – il s’agit non seulement de porter un regard sur la ville en tant qu’espace où sont produits des discours plus ou moins éphémères, mais aussi de porter une attention au devenir de ces discours. Je me focalise ainsi sur les manières dont les usagers de l’espace s’en saisissent, en portant un regard sur leurs interactions dans le cadre de visites guidées.

Pour le premier versant, celui du travail que je réalise dans les balades, on peut prendre le cas d’une instance comme la métropole du Grand Lyon qui décide de produire un objet tel que la tour In City, en collaborant avec d’autres acteurs (architectes, urbanistes, entreprises de BTP…). Cela, elle le fait alors que d’autres objets et discours sont déjà là (comme la tour du Crédit Lyonnais et la tour Oxygen) : qu’est-ce qu’un tel « geste » peut-il bien signifier ? qu’est-ce qu’on cherche à dire par cette énonciation particulière ? à qui s’adresse-t-on et par rapport à qui ?

Pour le deuxième versant, celui de mon travail de thèse, je m’attarde sur les discours qui portent sur cet objet architectural qu’est la tour In City et qui sont produits par d’autres acteurs que ceux qui en sont à l’origine. Dans ce cas-là, il s’agit pour moi d’appréhender la place que tient un objet, dans l’environnement urbain et à un moment donné, pour des usagers. Comment oblige-t-il à reconcevoir ou invite-t-il à modifier les pratiques quotidiennes de ces usagers ? Comment des personnes se l’approprient-elles ? Comment leurs représentations sont-elles modifiées par des discours et des pratiques de la ville qui viennent s’ajouter à d’autres et qui les contredisent, les contrastent ou les densifient ?

Voilà quelques questions que je me pose dans mon travail de recherche et auxquelles j’essaie de trouver des réponses, par un regard sur les discours de participants à des visites guidées dans la ville, visites qui correspondent plus ou moins au même type de balade que je fais dans le cadre de ce cycle d’ESOEP avec Antonin Rêveur. En s’attardant sur les interactions interpersonnelles, on peut avoir accès à une signification des objets et des langages de la ville tant au niveau individuel que collectif.

Pop’Sciences :  Chacun vit entouré de ces formes de langage dans la ville. Nous croisons ainsi quotidiennement des inscriptions à la spray (graffs) sur les murs de nos quartiers ou encore les éléments de mobilier urbain (poubelles, trains, …). Que nous disent ces graffitis ? Quelles ambitions peuvent-ils avoir ?

J.T : Lorsque j’aperçois des graffitis dans la ville, ils me renseignent sur une forme de présence particulière, qui diffère d’autres formes d’expression. En quels points des discours sont-ils semblables ? Comment pouvons-nous caractériser un discours et rendre compte de ses spécificités ? On peut le faire en procédant à une analyse des discours dans la ville par un regard différentiel pratiqué dans la méthode structuraliste du langage.

En regardant d’un côté le graffiti dans l’espace public et d’un autre le graffiti dans les galeries ou les musées, par exemple, on peut déjà rendre compte de variations dans ce qui est dit. Ces variations ne dépendent pas seulement du discours lui-même, de la pièce qu’un graffeur fait sur un train en y posant son blaze (pseudonyme), mais également des autres graffitis autour de lui. Dans un premier mouvement, on peut bien apprécier un nom de manière autonome, comme mis dans un cadre, et ainsi le percevoir pour lui-même. Cependant, pour une analyse sémiotique du langage du graffiti, adopter une telle méthode conduirait souvent à passer à côté du propos même. Ces graffitis nous disent non seulement quelque chose d’eux-mêmes, mais aussi des autres types de discours. L’ambition qu’ils pourraient avoir serait celle d’une posture critique et d’une approche poétique de l’environnement. Au-delà de la vie urbaine, les graffitis, comme la photographie ou le cinéma, nous permettent d’avoir accès à un certain rapport à l’environnement et aux personnes toujours présentes ou absentes de l’environnement en question. On trouve ainsi des formes de discours véhiculant des valeurs positives et « euphoriques » tels que la dédicace et l’hommage et d’autres, plutôt péjoratives et « dysphoriques » comme le toy qui consiste à poser son nom sur celui d’un autre en signe d’hostilité. On voit donc sur une diversité de supports des formes qui (me) font comprendre que, dans le graffiti, il est autant question d’une rhétorique de l’espace que d’un rapport affectif et biographique à un environnement et des personnes.

Pop’Sciences :  Les graffeurs dialoguent-ils majoritairement entre eux, comme pour conquérir un territoire par le langage ? Ou bien existent-ils plutôt comme des porte-paroles de la société ?

J.T : Par un regard sur leurs productions, on peut voir que les graffeurs sont présents sur un territoire pour des raisons diverses. Certains sont défiants, d’autres méfiants. Certains sont très déterminés et ne vont pas laisser quelqu’un d’autre les repasser sans représailles, tandis que d’autres ont moins d’attaches à un spot ou un coin particuliers. C’est là un propos qu’on entend souvent à propos de la pratique du graffiti. En revanche, on voit aussi que les graffeurs sont des personnes qui bougent beaucoup et vont à la rencontre des autres tout en représentant leur crew. Le partage est une valeur très présente chez les graffeurs. Je ne pense pas que l’on puisse forcément introduire ici la notion de porte-parole pour référer aux graffeurs. Souvent des graffitis sont posés lors d’un moment passé à plusieurs sous une pluie qui entrave leur réalisation, sous un soleil qui réchauffe ou sous la lune éclairante et puis à d’autres moments où le plaisir et la douleur se trouvent dans une relation d’opposition complémentaire et où le graffiti est un exutoire. Certains graffitis peuvent aussi être vus sous un aspect inchoatif, c’est-à-dire comme une invitation à poursuivre un geste qui marque le commencement d’une parole à plusieurs, augmentée au fil du temps à la manière d’un cadavre exquis qui ne repose pas seulement sur la mobilisation du graffiti : on voit des collages, des installations des peintures au pinceau se côtoyer et se répondre pour l’élaboration d’un discours collectif. Si vous voyez votre porte d’immeuble du XVIIIème siècle recouverte de graffitis ou de tags, ce n’est pas parce que les graffeurs n’ont aucun « goût » ni même aucune sensibilité esthétique, au contraire, en atteste la diversité des lettrages et le plaisir à faire glisser et courir son marqueur sur les surfaces lisses ; il s’agit plutôt là d’une forme de réunion discursive où s’échangent des paroles et se manifestent des présences.

Pop’Sciences :  Y-a-t-il une spécificité au territoire lyonnais, concernant la présence de graffitis ?

J.T : À mes yeux, le territoire lyonnais, comme tout territoire, repose sur des valeurs et des pratiques qui lui sont propres, tout autant qu’il en partage avec d’autres territoires. Si on s’intéresse aux pratiques de municipalités, on peut voir qu’il y a une tendance à ouvrir des murs d’expression libre et tolérée (comme à Nantes). Si l’on s’intéresse aux initiatives associatives, on voit qu’il y a des supports qui fleurissent où sont invités des artistes et des graffeurs à venir poser une pièce qui restera un mois ou plus, c’est selon. C’est par exemple le cas de l’association le Modulable Urbain Réactif (le M.U.R.) à Paris, ou du MUR 69 dans le 4ème arrondissement de Lyon. À l’échelle de la région et de la Métropole du Grand Lyon, on peut voir qu’il y a cependant une spécificité au territoire lyonnais qui repose sur une forme de pratiques presque opposées ou contradictoires. En effet, contrairement aux villes de Villeurbanne ou d’Oullins, par exemple, les propriétaires de biens immobiliers peuvent souscrire à « contrat façade nette » proposé par la municipalité de Lyon et ainsi faire appel à un service dédié à la suppression de graffitis, de tags ou d’autres inscriptions. Dans le même temps, la municipalité propose et participe à la création et au financement d’événements qui valorisent la pratique et la culture graffiti. Si cela paraît schizophrénique, c’est en fait une stratégie tout à fait contrôlée qui permet à chacun de trouver sa place dans une hétérogénéité de manières de faire co-présentes et d’agencer une multiplicité de pratiques de l’espace et du territoire.

Pop’Sciences : Concernant les autres formes de langages urbains : En voyant un panneau de signalisation ou bien un simple banc public – devons-nous les comprendre comme des significations injonctives (« empruntez cette voie pour vous rendre là-bas » / « Si vous souhaitez-vous asseoir, c’est ici ») ?

J.T : La construction du territoire est une chose très complexe qui nécessite de prendre en compte sa dimension spatio-temporelle, mais aussi qui fait appel à divers domaines de la culture tels que l’économie, les arts, la religion… Il y a bien des signes dans la ville qui renvoient à d’autres objets immédiatement co-présents, c’est le cas, par exemple des panneaux de signalisation qui nous indiquent de tourner à tel endroit, qui nous informent que l’on peut de s’asseoir ici, qui nous renseignent qu’il est interdit de prendre telle rue dans telle direction ou de nager et de pêcher dans le Rhône. On voit là qu’il y a une diversité de modalités qui se déploient par les panneaux : on a alors des articulations du type pouvoir/ne pas pouvoir ; devoir/devoir ne pas qui relèvent du conseil ou de l’ordre, entre autres.

À un autre niveau de la culture, on voit que la ville n’est pas qu’un support d’inscription, mais qu’elle est bel et bien un objet à part entière. Formée par une diversité de discours, elle est composée d’une diversité d’objets présents en tout ou en partie. Par exemple, on voit qu’il y a des bâtiments qui ont traversé les siècles dont il n’y a aujourd’hui que quelques rémanences ou qui ont été reconvertis ; les pratiques que l’on s’en faisait alors ont évoluées et ne correspondent plus à celles qu’on s’en fait ici et maintenant. C’est ainsi qu’on voit, par exemple, sur quelques bâtiments des croix anciennement érigées pour indiquer et signaler qu’il s’agissait de bâtiment religieux mais qui, aujourd’hui, ne sont plus tenus par l’Église ou quelque autre institution religieuse que ce soit.

C’est cette approche pragmatique et située des objets de la ville qui permet de saisir qu’un signe peut bien signifier quelque chose à un niveau et à un moment donné. Cependant, une fois qu’on l’articule à d’autres signes, le même signe peut revêtir d’autres valeurs : les signes ne sont pas monolithiques et on peut en donner une diversité d’interprétation, le tout est de définir à quel niveau on les appréhende et de rendre compte des articulations opérées.

Pop’Sciences : Y a-t-il une tendance à l’uniformisation des langages dans la ville ? Avec la globalisation des systèmes de communication et d’information, devons-nous craindre la disparition des langages sensibles, spontanés ou artistiques (affichage libre, graffs, craie…), pour d’autres paroles plus institutionnalisées ?

J.T : Je ne sais pas si la réponse que je vais formuler à une telle question fera de moi un conservatiste/conservateur ou un progressiste, mais je peux avancer que de nombreux travaux rendent compte du fait que l’on peut voir, dans des villes, une uniformisation de leur organisation urbanistique. En effet, à Lyon ou dans d’autres villes, on passe d’un espace urbain monocentré et qui repose sur le schéma concentrique centre-périphérie à un espace polycentré où sont créés des centres spécialisés qui correspondent à des pratiques particulières. C’est ainsi que l’on voit à Lyon un centre de commerce et un centre commercial (Part-Dieu), un centre artistique (Confluence), un centre politique et institutionnel (Terreaux). À un niveau inférieur, qui ne s’est pas fait l’expérience de prendre le train ou l’avion dans une ville et d’arriver à destination en ayant le sentiment que les points de départ et d’arrivée ne diffèrent pas ? Cette uniformisation top-down des espaces, c’est-à-dire une homogénéisation organisée par les institutions qui s’impose aux usagers et aux habitants d’un espace particulier, n’est pas nouvelle ; la construction de la ville s’est souvent faite de manière descendante en ce qu’elle a été organisée par les institutions politiques et économiques. Or, on voit qu’il y a toujours une vitalité langagière et culturelle au sein des villes du monde. Peut-être les villes partagent-elles de plus en plus de traits et de caractéristiques, mais il me semble qu’il y a également une forme de résistance à des pressions qui permettent de préserver des valeurs qui leurs sont propres : fast food, bouchon lyonnais, et restau bobo cohabitent !

Il ne faut cependant pas perdre de vue que tous les territoires ne sont pas les mêmes ; les gouvernements ou les institutions (politiques) n’exercent pas leur pouvoir avec les mêmes armes et les habitants ou usagers ne répondent pas de la même manière : démocratie « participative » ici, dictature là-bas. Que faire d’une telle situation ? Je n’ai pas de réponse, ci ce n’est que l’on peut observer des pratiques dans un moment donné et voir en quoi elles convergent ou divergent, pour une forme de cartographie de la culture. Pour ce qui est des langages, la question reste ouverte de déterminer la teneur de l’évolution des langages en fonction de la trajectoire empruntée vers une globalisation de l’information et de la communication. Toujours, les langues se trouvent dans une dialectique d’union et de séparation, de normalisation et de variation, il reste à savoir comment cette conjonction ou cette disjonction est opérée : à quel point sont-elles contingentes ou volontaires ? quels sont les motifs de telle union ou telle séparation opérées par les langages ? Par les notions de dialogisme et d’appropriation, centrales dans mon travail de thèse, on approche les langages de la ville, leurs perméabilités, et les réappropriations que s’en font des acteurs d’un espace, par un regard sur des pratiques langagières dans l’interaction. Les langages ne sont pas qu’information et communication ; la dimension passionnelle et éthique des pratiques langagières est alors fondamentale pour saisir les spécificités d’un territoire, il me semble.

Pop’Sciences : Qu’est-ce-qui vous passionne le plus dans votre travail ?

J.T : La possibilité d’un échange de savoirs et de points de vue, qu’il soit dans le présent des énonciations ou dans des archives, et la rencontre de nouvelles paroles, toujours mouvantes, et, parfois, de personnes émouvantes. Le travail de recherche et de remédiation culturelle que je réalise n’aurait pas la même densité si je le menais seul. Aussi, tant pour ma formation disciplinaire qu’au-delà de ce cadre strictement universitaire, je suis influencé par des personnes qui m’ont fait goûter des choses chouettes dans telle perspective, qui m’ont fait percevoir telle manière de faire ou telle manière d’appréhender l’espace et ses pratiques. Si je ne sais pas encore qui je serai amené à rencontrer par l’avenir, tout me porte à croire que, comme pour les langues, la vitalité et l’énergie ne manqueront pas !

 

 

Dans le cadre des 11es rencontres « Et si on en parlait », cycle de rencontres intégré aujourd’hui au Forum Pop’Sciences (qui a lieu 2 fois par an), J. Thiburce a animé et accompagné deux balades urbaines sur Lyon et ses graffitis ; puis sur les signes poétiques et signalisations pratiques dans la ville.

Pop’Sciences Forum

Soirée de sensibilisation sur la dyslexie

SSoirée de sensibilisation sur la dyslexie

Vous êtes curieux ? Vous souhaitez mieux connaître ce trouble ? Vous souhaitez mieux le comprendre ? Que vous soyez dyslexique ou pas, venez à la soirée « dyslexie à l’université, (se) comprendre pour mieux réussir » !

Rendez-vous dès 17h avec :
– des animations jusqu’à 18h30,
– puis des conférences interactives jusqu’à 20h,
– avec des spécialistes, des témoignages, et surtout des échanges avec vous ! A la fin de la soirée, vous repartirez surpris par ces découvertes nouvelles !

Invités :

Audrey Mazur-Palandre, Ingénieure de Recherche au laboratoire ICAR

Bruno Sarrodet, orthophoniste

Agnès Witko, orthophoniste et Maître de Conférences au laboratoire DDL

Etudiantes dyslexiques de l’UCLy

 

Partenaires :

Université de Lyon

Institut Catholique de Lyon – UCLy

Université Lyon 2

Laboratoire ICAR

LabEx ASLAN

CNRS

ENS de Lyon

URPS Orthophonistes Auvergne Rhône-Alpes

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Utiliser la musique pour augmenter les performances cognitives : ça sera peut-être notre quotidien demain.

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Une dizaine de babylabs en France font avancer la recherche sur l’apprentissage chez le nourrisson. Des maths au langage, les expériences imaginées par les chercheurs mettent en lumière les surprenantes capacités cognitives des bébés.

Jean-Rémy Hochmann et Olivier Mascaro, chercheurs à l’Institut des sciences cognitives Marc-Jeannerod présentent le dernier-né des babylabs français, ouvert en décembre 2016.

Pour consulter l’intégralité de l’article, rendez-vous sur le site de CNRS le Journal

Le langage : des origines à Twitter

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Depuis que des êtres vivants communiquent oralement sur Terre, une formidable vague de diversification a traversé les âges en accompagnant l’évolution des espèces. Aujourd’hui, le langage, tel qu’il se reflète dans une multitude de langues, est intimement lié à l’humanité. Pourtant une langue, l’anglais, semble massivement dominer la communication sur la planète.

Quelles conséquences cela a-t-il sur les autres langues ?

Cette question peut être replacée dans un ensemble d’interrogations plus vaste sur les processus d’émergence du langage et de transmission des langues. Le langage est-il inné ou acquis ? Comment évolue-t-il ? Comment et pourquoi des langues apparaissent ou disparaissent-elles ? Quelles conséquences les nouvelles technologies de communication ont-elles sur ces changements ?

«L’homme n’est pas le seul animal capable d’utiliser un langage pour exprimer ce qui est en train de se produire dans son esprit et capable de comprendre plus ou moins ce qui est exprimé de cette manière par un autre.»

En écrivant ces lignes en 1871, Darwin traduisait une réflexion qui touche chacun d’entre nous : d’où vient ma capacité à exprimer une pensée, à comprendre l’autre ? Le langage est-il le propre de l’espèce humaine ? Qu’est-ce qu’une langue ? Et « Twitter », c’est du langage ?

En quatre temps, découvrez des éléments de réponse à ces questions sur les origines du langage, sur l’impact des changements technologiques et sociaux sur la diversité et les usages des langues, ainsi que sur ce qui lie le langage humain à la communication à l’œuvre chez d’autres espèces.

  • Florence Levrero est enseignante-chercheure en communication animale, Neuro-PSI (Université Paris Sud, CEA, INRA, INSERM, CNRS, Université Jean Monnet Saint-Étienne) >Langage humain et communication animale : Quelles similitudes, quelles différences ?
  • Christophe Coupé travaille sur les origines du langage et de la cognition humaine, chargé de recherche au Laboratoire DDL (LabEx ASLAN/ CNRS, Université Lumière Lyon 2) >Aux origines du langage humain
  • Colette Grinevald est spécialiste des Langues en Danger et de leur revitalisation, professeure émérite de l’Université Lumière Lyon 2 et membre du Laboratoire DDL (LabEx ASLAN/ CNRS, Université Lumière Lyon 2) >Aujourd’hui des milliers de langues ; et demain ?
  • Jean-Philippe Magué travaille en sociolinguistique des réseaux sociaux numériques. Il est enseignant-chercheur de l’ENS de Lyon et membre du Laboratoire ICAR (LabEx ASLAN/ CNRS, ENS de Lyon, Université Lumière Lyon 2) >Les langues à l’ère de Twitter

Animation : Raphaël Ruffier-Fossoul (rédacteur en chef du mensuel Lyon Capitale)

Partenaires :

   newgiantlogo  

 

Découvrez d’avantage de ressources sur le langage, ses origines, ses mutations et ses pratiques sur le blog Et si on en parlait

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Mathématiques & langages

MMathématiques & langages

Vidéos de 5 conférences réalisées par la MMI dans le cadre de la 2nde édition du Forum Mathématiques vivantes organisée à Lyon par la MMI, le 18 mars 2017, à l’Académie des sciences, sur le thème « mathématiques et langages ».

Les conférences

  • Les mathématiques sont-elles un langage pour le cerveau ? par Jérôme Prado, Institut des sciences cognitives Marc Jeannerod
  • Les machines sont-elles analphabètes ? par Julien Velcin, Université Lyon 2
  • Littérature et mathématiques par Stefan Neuwirth, Université de Franche-Comté
  • Comptons (sur) les langues ! par François Pellegrino, Université Lyon 2, Labex Aslan
  • Nombres et calculs : des Babyloniens aux ordinateurs par Nathalie Revol, ENS de Lyon

Pour visionner toutes les conférences, rendez-vous sur la chaine Youtube MMI

 

En savoir plus sur le Forum Mathématiques vivantes 2017