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EN SAVOIR PLUS

Archi’visite Hôtel-Dieu

AArchi’visite Hôtel-Dieu

Comment la ville réagit-elle face aux épidémies qui la frappent ? Quels hôpitaux existent déjà et comment sont-ils construits ? Déambulons à Lyon de la Renaissance et à l’époque moderne !

Cette visite proposée par le Musée de sciences biologiques Dr Mérieux part à la découverte de l’Hôtel-Dieu, lieu important tant pour son architecture et que pour les soins apportés aux malades lorsqu’il était encore un hôpital.

>> Pour en savoir plus : 

musée de sciences biologiques Dr Mérieux

 

affiche visité guidée Hôtel-Dieu par le Musée de sciences biologiques Dr Mérieux

©Musée de sciences biologiques Dr Mérieux

Tissons des solidarités : entre Lyon et l’Afrique, mémoires de révolte et solidarité entrelacées

TTissons des solidarités : entre Lyon et l’Afrique, mémoires de révolte et solidarité entrelacées

Cette exposition explore l’art du tissage comme langage collectif : entre les traditions africaines et celles des canuts lyonnais, elle interroge la mémoire des gestes, la force du fil qui relie, et la solidarité des ouvriers face à l’industrialisation.

« Quand le tisserand lève un pied, son autre pied descend. Quand l’un de ses pieds cesse de bouger, le mouvement s’arrête, le tissage s’interrompt. La navette passe d’un geste adroit de l’une à l’autre de ses mains, mais aucune d’elles ne pourrait assurer seule ce mouvement. Tout comme les gestes du tisserand, c’est l’union des contraires qui tisse nos vies. » Adage traditionnel peul
Entre fil de soie et fil de coton, canuts lyonnais et tisserands africains sont des créateurs et des passeurs de mémoires, mémoires de révoltes et de solidarités. L’art de filer, d’entrelacer des éléments bigarrés et disparates pour que la chaîne et la trame puissent composer un tissu, le tissu de nos vies en commun : voilà le défi pour faire société ! »

À travers outils, matières et voix, cette exposition dévoile comment le tissu devient à la fois œuvre, résistance et parole partagée.

En partenariat avec : la Maison des Canuts.

Commissaire d’exposition : Cyrille Aristide – Avec la participation de : Régine Rouch, Carrefour des Cultures Africaines, Pascal Janin, Maison Internationale Missionnaire de Lyon, Marlène Racault, bibliothécaire du Carrefour des Cultures Africaines – CCA

Pour en savoir plus :

Carrefour des cultures africaines

 

L’art peut-il être numérique ? | Cycle « Où va la ville ? » édition 2026

LL’art peut-il être numérique ? | Cycle « Où va la ville ? » édition 2026

Qu’est-ce que l’art numérique ? D’où vient-il ? De quoi est-il fait ? Quelle est sa spécificité ? Où et comment le rencontrer ? Autant de questions qui émergent à l’heure où la création se réinvente sur écrans, réseaux et dispositifs immersifs.

La Documentation régionale de la Bibliothèque municipale de Lyon poursuit sa programmation Où va la ville ? avec des nouvelles dates. Pour son dernier rendez-vous 2026, L’art peut-il être numérique ?, la BML reçoit David-Olivier Lartigaud, professeur à l’école d’art de Saint-Étienne (Esadse) et de Lyon (Ensba), et coordinateur du labo NRV, qui viendra retracer l’histoire de l’art numérique, tandis que Maxence Grugier, chargé de projet arts hybrides et numériques au Pôle Pixel, et coordinateur de la communauté PR.A.L.I.N.E et du Pôle Ressource Régional de la Création Numérique, présentera des démarches d’artistes contemporains et des lieux où découvrir les œuvres.

> Pour plus d’information rendez-vous sur la page de :

L’AGENDA CULTUREL DE LA BML

Sur les flancs de Lyon | Cycle « Où va la ville ? » édition 2026

SSur les flancs de Lyon | Cycle « Où va la ville ? » édition 2026

Nous vivons une époque où la ville, rassemblant plus de la moitié de la population mondiale et plus de 80% de la population française, est remise en question. Elle doit être pensée différemment à la lumière de l’urgence climatique et de nouvelles attentes sociales et démocratiques de la part des populations.

La Documentation régionale de la Bibliothèque municipale de Lyon poursuit sa programmation Où va la ville ? avec des nouvelles dates. Pour son premier rendez-vous 2026, Sur les flancs de Lyon, la BML reçoit Claire Clément, responsable du service Constructions-Balmes et Stéphane Gaillot, géoarchéologue, pour vous parler des balmes, de leur histoire et de la gestion des risques liées à cette topographie remarquable à Lyon.

> Pour plus d’information rendez-vous sur la page de :

l’agenda culturel de la BML

Vallée de la chimie, quelle place pour les écosystèmes fluviaux ?

VVallée de la chimie, quelle place pour les écosystèmes fluviaux ?

À l’origine d’une largeur de presque deux kilomètres au Sud de Lyon, le Rhône a été canalisé afin de le domestiquer, au détriment des zones humides riches en biodiversité, qui s’en retrouvent asséchées. Les rejets des activités pétrochimiques participent également à polluer les sédiments, et plus généralement toute la vie du fleuve.

Ainsi, si les acteurs industriels souhaitent verdir leurs activités, comment repenser le rôle d’écosystème vital du fleuve ? Comment reconsidérer la place du Rhône dans une région qui multiplie les impacts à son encontre ?

Découvrez cette émission abordant les différents enjeux autour de la Vallée de la Chimie.

Intervenants :

Animation : Florian Fomperie, directeur d’antenne et journalise chez Radio Anthropocène

Écouter l’émission

Parlez-nous de… Lyon et ses livres. L’arrivée de l’imprimerie au XVe siècle

PParlez-nous de… Lyon et ses livres. L’arrivée de l’imprimerie au XVe siècle

À quoi ressemblait l’objet livre au début de l’imprimerie à Lyon qu’il soit manuscrit ou imprimé ? Qui possédait ces ouvrages et comment étaient-ils conservés, échangés et transmis ?

Une rencontre organisée à l’occasion de la parution de l’ouvrage Entre manuscrits et imprimés, Lyon et ses livres (1470-1520) de Jean-Benoît Krumenacker (Lyon : ENS Éditions, 2025).

Intervenant : Jean-Benoît Krumenacker, enseignant-chercheur Université Lumière Lyon 2, CIHAM, Centre Gabriel Naudé ; spécialisé dans l’histoire du livre et de Lyon à l’époque médiévale.

Animée par : Francesco Montorsi, maître de conférences en Langue et Littérature médiévale, Université Lumière Lyon 2, CIHAM.

Pour en savoir plus, consultez le site de :

Bibliothèque Diderot

L’histoire des religieuses au cœur du développement hospitalier Lyonnais | REPORTÉE

LL’histoire des religieuses au cœur du développement hospitalier Lyonnais | REPORTÉE

©Confluence des savoirs

La conférence est reportée à une date ultérieure

La Confluence des Savoirs, a le plaisir de vous informer qu’elle reprend ses cycles de conférences sur un thème général « Santé, Arts, Sciences, Société ».

Elle vous invite à la prochaine conférence sur « L’histoire des religieuses au cœur du développement hospitalier Lyonnais ». À l’heure où les systèmes de santé se questionnent sur leur capacité à conjuguer efficacité et humanité, Jean Freney, professeur des Universités et praticien hospitalier à l’Hôpital Édouard Herriot de Lyon, s’est penché sur l’histoire de celles qui, dans l’ombre des hôpitaux, ont incarné la vocation de soigner : les sœurs hospitalières.

Jean Freney met en lumière le rôle essentiel que ces femmes ont joué dans la construction de l’hôpital tel que nous le connaissons aujourd’hui. À travers leurs gestes quotidiens, leur foi active et leur sens du devoir, elles ont posé les bases d’une relation soignante empreinte d’écoute, de respect et de dignité.

En partenariat avec : l’IFROSS et la Fondation Bullukian.

>> Pour plus d’informations rendez-vous sur le site : 

Confluence des savoirs

 

 

Les balades de Sauvegarde et Embellissement de Lyon

LLes balades de Sauvegarde et Embellissement de Lyon

Les balades urbaines organisées par la Sauvegarde et Embellissement de Lyon – SEL vous invitent à plonger au cœur de la richesse patrimoniale lyonnaise.

Ces promenades sont l’occasion de partager des savoirs, de découvrir des lieux souvent méconnus, et de vivre un moment convivial en explorant les rues et quartiers chargés d’histoire.

>> Le programme de juillet : 

  • Mardi 1er juillet 

Sur les pas de .. » Étienne Mazade marquis d’Avèze, de la Joliette à Fond Rose par la plaine de la Caille » 

©SEL

Départ : 09h30
Rendez-vous : à l’angle de la rue Hermann Sabran et du chemin du Vallon
Fin : Fond Rose – quai de Saône

Il ne s’agit pas d’une boucle. Cette balade dure 2h-2h30 environ, sans difficulté de parcours particulière. Chaussures de marche recommandées. 

S’inscrire

 

  • Mercredi 9 juillet

Les pentes de la Croix-Rousse : du temps des clos religieux à celui des Canuts

©SEL

Départ : 9h30
Rendez-vous : place de la Croix-Rousse, Lyon 4e
Fin : place Tolozan, Lyon 1er

Cette balade dure environ 2h30, nombreuses marches à descendre (peu à monter).

 

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  • Mardi 15 juillet

Du bourg Saint-Vincent au quartier de la Martinière (1) : Le quartier Saint-Vincent et la place Sathonay 

©SEL

Départ : 9h30
Rendez-vous : Place Sathonay, Lyon 1er
Fin : Clos Saint-Benoît, Lyon 1er

Cette balade est sans difficulté de parcours particulière.

 

S’inscrire

 

  • Jeudi 17 juillet

Du bourg Saint-Vincent au quartier de la Martinière (2) : le quartier de la Martinière

©SEL

Départ : 9h30
Rendez-vous : Place de la Paix angle de la place Tobie Robatel – Lyon 1er
Fin : Place de la Paix – Lyon 1er

Cette balade est sans difficulté de parcours particulière.

 

S’inscrire

 

>> Pour plus d’informations sur le programme, consultez le site du : 

SEL

Festival entre Rhône et Saône | Édition 2025

FFestival entre Rhône et Saône | Édition 2025

©Festival entre Rhône et Saône

Un festival à la découverte de l’eau ! Nous traversons leurs ponts, nous flânons le long de leurs berges, nous empruntons leurs quais.

Mais que savons-nous vraiment du Rhône et de la Saône ?

Leur prête-t-on toute l’attention qu’ils méritent ?

Le Festival Entre Rhône et Saône invite à les observer de plus près pour mieux les célébrer, les découvrir et les protéger.

Lyon est née de la confluence entre le fleuve Rhône et la rivière Saône. De cette ligne de vie devenue une voie de communication majeure, Lyon a tissé son histoire, tirant avantage de cette double ascendance pour devenir un carrefour économique, industriel et culturel.

Le Festival Entre Rhône et Saône est l’occasion de retrouver cette histoire, de renouer avec des traditions ou des usages, festifs ou rituels, de redécouvrir l’histoire de Lyon à travers ses cours d’eau, en remontant le temps jusqu’à Lugdunum.

>> Retrouvez nos partenaires lors d’activités organisées pour ce festival :

Tout au long du week-end, 18 associations adhérentes de la Maison de l’Environnement les accompagneront pour présenter leurs actions et proposer des animations. Venez  échanger et partager des bonnes idées pour agir concrètement dès maintenant.

Pour en savoir plus, consultez le site de la Maison de l’environnement

 

 

 > Lyonnais d’eau douce ! Exposition « Les pieds dans l’eau »

2021 musee gadagne ©muriel chaulet

Ils coulent en silence… mais portent en eux mille récits.
Laissez-vous surprendre par ce que le Rhône et la Saône murmurent depuis des siècles, au fil d’une expo qui retrace, salle après salle, l’influence des cours d’eau sur la vie des Lyonnais d’hier et d’aujourd’hui.

Dimanche de 11h à 12h | Durée : 1h | Lieu : Musée Gadagne – 1 place du Petit Collège, Lyon 5e

Réservation  

> Vivre avec les cours d’eau

2025 Saône vieux lyon5 Muriel Cholet VdL ©M Chaulet

Depuis l’Antiquité, les fleuves rythment la vie des Lyonnais et des Lyonnaises.
Des enjeux commerciaux aux défis urbains du XIXe siècle, découvrez ces histoires fascinantes !

Vendredi de 18h à 19h30 – Samedi et dimanche de 15h à 16h30 | Durée : 1h30 | Départ : 2 quai Victor Augagneur, Lyon 3e – Arrivée : Place du Change, Lyon 5e

Réservation 

> Vogue la ville, Lyon et son fleuve

2025 Photo 050©Terence O’Neil

Entre quais et souterrains, marchez sur les traces d’un passé fluvial insoupçonné… et remontez le temps jusqu’au XVIIIe siècle. Vous ne rêvez pas, c’est bien une barque de 8 m de long qui vous attend dans les sous-sols du parking de la Fosse aux Ours !

Samedi et dimanche de 10h à 12h | Durée : 1h | Départ : Place Raspail, Lyon 7e – Arrivée : aval du pont Morand

Réservation

©2025 FNE69 Petit Peuple

Castor et Ragondin, des cousins (re)venus de loin, comment vivre en harmonie avec ses voisins ? En apprenant à les connaître… surtout quand ils ont des moustaches et une passion pour les berges du Rhône. Une promenade pédagogique pour ouvrir l’œil et le bon lors de vos prochaines balades.

Vendredi 27 juin 2025, de 10h à 12h | Durée : 2h | Départ : Arrêt Halle Tony Garnier du Tramway T1 – Lyon 7e

Réservation

©DR

L’eau, bien commun sous tension : conflits d’usages, nouvelles gouvernances, alliances territoriales. Cette table-ronde réunit acteurs publics, usagers et chercheurs pour aborder les tensions autour de l’eau et explorer des solutions de gouvernance coopérative.

Vendredi de 17h à 18h30 | Durée : 1h30 | Lieu : Hôtel de la Métropole de Lyon, salle C

©Cosmos

Anita Conti, la Dame de la mer, première femme océanographe, aventurière, écrivaine, poétesse, photographe, réalisatrice, journaliste, pionnière de l’écologie, lanceuse d’alerte sur l’exploitation des océans et la surpêche… Partons à la rencontre d’Anita Conti, une femme marquante du XXe siècle, au destin extraordinaire, et pourtant encore méconnue !

Samedi de 14h à 16h | Durée : 2h | Lieu : UGC Confluence, 112 Cr Charlemagne, 69002 Lyon

réservation

 

>> Consultez le programme complet : 

Festival entre Rhône et Saône

Rendez-vous chez Les Grandes Voisines, tiers-lieu social et solidaire | Triptyque

RRendez-vous chez Les Grandes Voisines, tiers-lieu social et solidaire | Triptyque

Invitation… pour une visite ! Laquelle ? Les Grandes Voisines ! Mais qui sont-elles ?

Et bien Les Grandes Voisines, c’est un Tiers lieu orienté vers le social et le solidaire, car c’est le sujet de notre nouveau triptyque. Et dans ce premier podcast,  nous découvrirons ce que sont les Tiers lieux en général, Les Grandes Voisines en particulier, mais aussi pourquoi les institutions publiques s’impliquent dans ce type de projet. Pour en discuter, nous sommes avec Salomé Cousinié, doctorante en 4e année à Triangle, dont le sujet de thèse est « Les Grandes Voisines, un tiers lieu redéfinissant le rapport au politique et à l’engagement des participants« .

Vous venez ? On vous emmène chez Les Grandes Voisines, à Francheville, dans le Rhône.

> Écoutez le podcast :

> Lire la retranscription des propos de l’interview :

Vous vous intéressez à un Tiers lieu : les Grandes Voisines. Pouvez-vous nous expliquer tout d’abord ce que sont les Tiers lieux en général. En effet, depuis combien de temps existent-ils, pourquoi se sont-ils développés… ? Et quant aux tiers lieux sociaux et solidaires, en existe-t-il beaucoup en France, dans le Rhône, et enfin, bien sûr qu’est-ce que « les Grandes Voisines » ?

Salomé Cousinié – La notion de tiers-lieu aujourd’hui est surtout utilisée pour désigner des projets dits « coopératifs » et « alternatifs », dans le sens où ils émergeraient du rassemblement de personnes d’univers sociaux parfois différents qui souhaitent repenser des fonctionnements sociaux, de travail, aussi d’organisation de la société démocratique. Ce terme regroupe par exemple des fablabs (laboratoire de fabrication), des espaces de coworking, de partage d’outils et de savoirs informatiques, mais aussi des tiers-lieux dits « universitaires » ou de « formation », d’autres culturels et artistiques et enfin d’autres considérés comme « solidaires » puisqu’ils proposent des activités et des services à destination de quartiers de la ville ou de publics en situation de vulnérabilité. On voit donc que c’est un terme aux contours vastes, puisque de nombreux projets peuvent se réclamer de « l’appellation » tiers-lieu.
L’idée la plus répandue derrière le tiers-lieu c’est de permettre la création de lien entre des personnes dans une société qui serait considérée comme atomisée, individualisée. Il n’existe pas beaucoup de tiers-lieu comme « les Grandes Voisines » qui est très spécifique puisqu’il comprend de l’hébergement d’urgence et d’insertion pour personne en situation de précarité. Il y en a eu d’autres comme les « Cinq Toits » et « les Grands Voisins » à Paris, qui sont maintenant fermés, « Coco Velten » aussi à Marseille, aussi fermé, et récemment « L’auberge marseillaise » qui est encore ouverte à ce jour.

Pourquoi les Grandes Voisines se sont installées sur ce site à Francheville ?

S.C. – Les Grandes Voisines ont été installées sur le site de l’ancien hôpital gériatrique Antoine Charial parce que les hospices civils de Lyon ont déménagé cet hôpital, laissant donc des locaux vacants à occuper en attendant le rachat du terrain. Les grands espaces, le nombre important de mètres carrés et l’architecture permettaient d’en faire un centre d’hébergement (même s’il a fallu bien sûr effectuer plusieurs travaux).

© Les grandes voisines

Donc c’est un site appartenant aux Hospices Civils de Lyon en attente d’être racheté ? De ce fait, il n’est pas voué à la pérennité. Aussi, est-ce que la vocation des tiers lieux sociaux et solidaires est d’être pérenne ? Et pourquoi ?

S.C. – En effet, en attendant le rachat, ou en tout cas de savoir ce qu’il allait advenir de ce site, en fait le terrain et les bâtiments ont été « prêtés » par les Hospices civils de Lyon. C’est à dire qu’il y a un accord qui a été passé avec la DDETS (Direction Départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités) qui a ensuite lancé un appel à projet, et deux associations la Fondation Armée du Salut et le Foyer Notre-Dame des Sans-Abris ont eu la charge de gérer 475 places d’hébergement sur trois ans, de 2020 à 2023, renouvelable une fois, jusqu’en 2026 donc. Attention toutes ces places n’ont pas été créées en plus de celles déjà existantes dans le Rhône, certaines oui, mais il s’agissait aussi de déménagement de services déjà existants.
Alors ce projet s’est fait avec l’aide de « Yes We Camp » au départ, qui ne fait plus partie du projet aujourd’hui et de « Plateau Urbaine qui lui est toujours présent sur le site, qui sont donc deux structures spécialisées dans l’urbanisme transitoire et la création de tiers-lieux. Par conséquent, c’est un projet temporaire, mais ce n’est pas le cas de tous les tiers-lieux sociaux et solidaires, cela dépend de nombreux facteurs, comme le site (s’il s’agit d’une occupation temporaire ou non, s’il s’agit d’un achat), les types de subventions aussi (étatiques ou des collectivités territoriales ou privés sur plusieurs années ou par appels à projet), etc. En tout cas, nombre d’entre eux sont quand même temporaires aujourd’hui : selon France Tiers-lieu 70% des tiers-lieux sont locataires ou occupants et 47% ont signé un contrat ou une convention d’occupation temporaire de moins de 4 ans. France Tiers-lieu c’est un groupement d’intérêt public créé pour permettre le développement des tiers-lieux.

Parlons des Grandes Voisines : comment est organisé ce type de lieu ? Combien de personnes y vivent, y travaillent, quels sont les différents publics, ou encore les chantiers qui y sont mis en place… ?

S.C. – Alors on y trouve cinq services d’hébergement, gérés par FADS (Fondation armée du salut) et FNDSA (Foyer notre dame des Sans Abris), qui accueillent au total 475 personnes en situation de précarité et la majorité migrante. Il y a aussi tout un pan d’insertion par l’activité économique qui emploie donc des personnes pour s’occuper notamment du ménage des locaux, de la maintenance, de la banque alimentaire, de l’épicerie sociale et la blanchisserie. Il y a aussi une entreprise d’insertion qui gère un hôtel trois étoiles à destination de tout le monde. Puis une quarantaine de porteurs de projet, ces sont des artisans, artistes, petites entreprises ou associations) qui louent à prix réduits des espaces afin de pouvoir lancer leur activité en limitant leurs frais. Il y a aussi un pôle santé solidaire ouvert au public, une ludothèque, un restaurant social et toute une programmation culturelle et artistique proposée à tout un chacun. Tout ce monde cohabite sur le site qui a quand même 8 hectares de terrain et 22000m2 de bâti, donc il y a de la place. Et pour faciliter cette cohabitation, des instances comme des comités de vie sont organisés pour que les personnes vivant et / ou travaillant sur le lieu puissent échanger sur les enjeux d’organisation de la vie du site.

Est-ce qu’il existe des liens avec l’environnement extérieur ? Et lesquels ? D’ailleurs comment furent reçues les Grandes Voisines par la population vivant alentour ?

S.C. – Oui, il existe des liens avec l’environnement extérieur puisque le site est ouvert au grand public. Toute personne qui le souhaite peut venir lors d’évènements culturels (concerts, spectacles, marchés de noël, brocantes, etc.) mais aussi il y a un pôle santé solidaire, une ludothèque, une ’épicerie sociale qui sont ouverts pour les riverains. Un des objectifs du lieu est justement de permettre la rencontre entre des personnes hébergées, des travailleurs, et des visiteurs. Puis sur un versement plus d’accompagnement social, il existe aussi des liens avec les structures sociales du territoire comme les maisons de la métropole, les centres communaux d’action sociale, les écoles, etc. Alors concernant l’accueil de ce tiers-lieu, il ne s’est pas fait sans difficultés au départ : il faut imaginer la crainte que peut susciter l’arrivée d’un grand centre d’hébergement sur un même territoire qui ne se sentait pas forcément bien préparé pour accueillir autant de monde. Depuis les relations se sont apaisées, notamment à partir du moment où des services ont aussi été proposés aux riverains et que le temps a passé, aussi tout simplement des rencontres ont pu se faire et les craintes liées au public accueilli ne semblaient plus fondées.

Qui finance les Grandes Voisines ?


S.C. – En majorité l’État puisque toute la partie hébergement est prise en charge par l’État, il s’agit d’une de ses prérogatives et il en donne la gestion à des associations comme FADS et FNDSA. Puis, il y a des financements aussi de la métropole de Lyon et des collectivités territoriales. Et enfin, pour toute la partie qu’on pourrait considérée comme « tiers-lieu » (donc les événements culturels, la location des salles par les porteurs de projet, etc.), ce sont des subventions très diverses, beaucoup par projets donc ponctuelles, et il y a un petit revenu généré par la location des salles des porteurs de projet.

Donc les institutions publiques les soutiennent-elles ? Et en général, est-ce qu’elles s’impliquent dans ce type de projet en France ? Comment et pourquoi ?


S.C. – Oui, les institutions publiques soutiennent « les Grandes Voisines », en tout cas au niveau étatique via la DDETS, et à des échelons plus locaux comme la métropole de Lyon et les villes. De manière générale, les tiers-lieux solidaires fonctionnent en majorité à l’aide de subventions publiques en France. On constate un véritable engouement depuis une quinzaine d’année pour ces tiers-lieux par les pouvoirs publics qui y voient probablement une nouvelle manière de faire l’action publique.


> À suivre…

Notre prochain podcast dont le triptyque concerne les Grandes Voisines nous permettra de partir à la rencontre des personnes qui y travaillent, les enjeux auxquels elles sont confrontées, leur difficulté, leur utilité également…Rendez-vous donc jeudi prochain !

>> Pour en savoir plus :

Triptyque – Laboratoire Triangle