LLes trésors de Lyon 1 Université – Récits de collections | Collections & Patrimoine Dans des tiroirs ou derrière des vitrines se conservent des trésors du patrimoine scientifique de Lyon 1 Université. Leur histoire est souvent passionnante, leur apport à la recherche parfois inestimable. Ils traversent le temps pour éclairer la science d’aujourd’hui. À travers la série Les trésors de Lyon 1 Université ‒ récits de collections, l’université vous ouvre les coulisses de ses collections et met en lumière certaines de ses pièces les plus remarquables.DDécouvrez ces trésors :Objet n°1 : Le baquet de MesmerLe baquet de Mesmer est conservé au sein du Musée d’histoire de la Santé – Alexandre Lacassagne, cet objet insolite nous plonge au siècle des Lumières, quand certaines pratiques thérapeutiques suscitaient fascination et soupçons de charlatanisme.©Alexandra Narbonnet / Musée d’histoire de la SantéÀ propos du Musée d’histoire de la Santé – Alexandre LacassagneLe Musée d’histoire de la Médecine et de la Pharmacie est considéré comme l’un des plus anciens musées d’histoire de la médecine en France. Fondé en 1896 par Alexandre Lacassagne, il prend place au sein de la nouvelle faculté de médecine du quai Claude Bernard à Lyon. Son fondateur y réunit une collection particulièrement riche et hétérogène : tableaux, bustes, instruments scientifiques et documents écrits s’y côtoient. Père de l’anthropologie criminelle, Alexandre Lacassagne perçoit très tôt l’intérêt de la conservation de ces pièces. Il les destine à illustrer, auprès des étudiants en médecine et en pharmacie, l’évolution historique de leurs futures professions. En 1914, il fait don de l’ensemble de ses collections à l’Université, en précisant leur vocation pédagogique. À sa réouverture, le musée adoptera le nom de Musée d’histoire de la Santé – Alexandre Lacassagne.Parmi ces collections, il est un objet qui retient particulièrement l’attention : le baquet de Mesmer. […]en savoir plusObjet n°2 : Le crâne de félin à dents de sabreAu sein des collections de paléontologie – géologie reposent un crâne (de 30 cm de long) et une mandibule d’Homotherium crenatidens, puissant carnivore préhistorique. Ces os fossilisés appartiennent à l’un des squelettes de félins à dents de sabre les plus complets au monde. Ce spécimen occupe une place centrale dans la compréhension de l’anatomie de la famille des Machairodontidae et de l’histoire évolutive des Felidae, grâce à la datation précise de son gisement d’origine, à 2,11 millions d’années.©Eric Le RouxÀ propos de la collections de paléontologie – géologiePremières collections universitaires de géosciences, les collections de paléontologie – géologie de Lyon 1 Université rassemblent une impressionnante diversité d’animaux et de végétaux fossiles et actuels, ainsi que des roches, minéraux, et vestiges archéologiques. Provenant du monde entier, ces échantillons couvrent l’ensemble de l’histoire de la Terre et du vivant, du Précambrien à l’Holocène. Chaque année, ces collections accueillent de nombreux scientifiques internationaux et contribuent à d’importants ouvrages et publications.Dans l’un des 26 000 tiroirs qui composent ce vaste ensemble, reposent un crâne et une mandibule de félin à dents de sabre : ceux d’Homotherium crenatidens (Fabrini, 1890), puissant carnivore de la Préhistoire. […]En savoir plusObjet n°3 : Les carnets de tatouages d’Alexandre LacassagneDans ces trésors, nous retrouvons également sept carnets rassemblant plus de huit cents tatouages collectés à la fin du XIXe siècle par Alexandre Lacassagne. Longtemps tenus pour disparus, ces carnets, aujourd’hui conservés parmi les fonds anciens de la Bibliothèque universitaire Lyon 1, offrent un regard singulier sur les corps, les imaginaires et les méthodes du père de l’anthropologie criminelle.©Céline Chagnard BU Lyon 1À propos des fonds anciens des BU Lyon 1 : une mémoire savante à feuilleterDans les réserves de la bibliothèque universitaire Lyon 1, reposent des dizaines de milliers de documents antérieurs à 1920, les plus anciens datant du début du 16e siècle. Provenant de la création de l’Université de Lyon en 1896, ces fonds anciens ont été enrichis au fil du temps par les acquisitions faites au XIXe siècle, les dons de nombreux professeurs et médecins lyonnais, des transferts de collections ou des confiscations consécutives à la loi de séparation de l’Église et de l’État en 1905. Aujourd’hui, ces collections connaissent une seconde vie grâce à leur mise en ligne.Parmi ces trésors figure un ensemble aussi singulier que troublant : les carnets de tatouages d’Alexandre Lacassagne.En savoir plusObjet n°4 : Aquarelle d’Iris nudicaulis Lam. réalisée par Aurélie Favre Hénon© Mélanie ThiébautLes collections de l’Herbier de Lyon 1 abritent les œuvres de la nature, dont la beauté a été saisie par le talent de la peintre et botaniste Aurélie Favre Hénon. Depuis 2004, la collection d’illustrations botaniques de cette artiste, dont l’Iris nudicaulis Lam. (ou I. aphylla L.), est conservée à l’Herbier. Réalisé au crayon et à l’aquarelle, ce spécimen montre une tige fleurie, la plante entière et les détails de pétales et organes reproducteurs. La plante ayant servi de modèle à l’aquarelliste est conservée dans l’herbier de son mari avec sa dissection; la présence de ces deux objets dans la même collection constitue une richesse patrimoniale rare.Mariage entre botanique et art à l’époque du mouvement impressionnisteDes excursions botaniques, en compagnie de son mari, Jacques- Louis Hénon ‒ célèbre homme politique lyonnais, maire de Lyon (1870 -1872) ‒ ou d’autres scientifiques comme Sisley, Seringe, Timeroy ou Jordan, ont probablement inspiré cette artiste qui produira, en 1856, la longue série des Narcisses et des Iris qui vivaient à l’état spontané dans le jardin familial de Cormières, près de Ville-la-Grand (Haute-Savoie). […]En savoir plus>> Pour découvrir les autres trésors :Les trésors de Lyon 1 Université
FFestival entre Rhône et Saône | Édition 2026 Lyon, un fleuve, une rivièreLyon est née de la confluence entre Rhône et Saône. De cette ligne de vie devenue une voie de communication majeure, Lyon a tissé son histoire, tirant avantage de cette double ascendance pour devenir un carrefour économique, industriel et culturel. Le festival Entre Rhône et Saône est l’occasion de retrouver cette histoire, de renouer avec des traditions ou des usages, festifs ou rituels, de redécouvrir l’histoire de Lyon à travers ses cours d’eau, en remontant le temps jusqu’à Lugdunum. Durant 3 jours et soirées, le Festival entre Rhône et Saône investit la ville avec une programmation foisonnante, à l’image de l’écosystème associatif de la ville, de la créativité des acteurs culturels et socio-culturels, et du soutien des entreprises du territoire. DDécouvrez quelques événements du festival :Fleuves de demain : à la confluence science et sociétés | Organisé par Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves et la Mairie de Lyon – 25 juin de 19h à 21h à l’Hôtel de Ville de LyonLongtemps perçus comme immuables, les fleuves changent aujourd’hui de rythme, de comportement et de rôle. Changement climatique, pression des usages, enjeux de biodiversité, risques de crues ou de sécheresses : le Rhône, la Saône et, à travers eux, les fleuves du monde entier, sont au cœur de transformations profondes qui interrogent nos modèles de développement et notre manière d’habiter les territoires. Penser les fleuves de demain, c’est à la fois mobiliser les connaissances scientifiques les plus récentes et écouter les savoirs d’usage, les expériences locales et les attentes de la société. À la croisée de la rigueur scientifique, du dialogue démocratique et du récit, cette rencontre sera ponctuée par le regard et la parole d’Erik Orsenna, grand témoin, qui nous invitera à replacer les fleuves au cœur de notre imaginaire commun et de nos responsabilités collectives.> Sur inscription Film et rencontre : Bonjour le monde ! d’Anne-Lise Koehler et Eric Serre | Organisé par Cosmos – 27 juin à 16h au Palais de la mutualitéDes animaux naissent, vivent et s’apprivoisent les uns les autres le long d’une rivière. Parmi eux : le hibou moyen-duc, le martin-pêcheur, la tortue cistude, la noctule de Leisler, le castor d’Europe, la salamandre tachetée, le brochet… Une merveille du cinéma d’animation, créée à partir de sculptures et de marionnettes animées, fabriquées en papier mâché. Une plongée pleine d’émerveillement à la rencontre de la beauté de la nature, de la faune et de la flore des rivières. Le film sera suivi d’un échange avec Quentin Brunelle, de l’association naturaliste Des Espèces Parmi’Lyon, animé par Cosmos.> Entrée libre, inscription recommandéeDans les canaux, les supers pouvoirs des petites bêtes de l’eau ! | Organisé par Arthropologia, le 27 juin de 10h à 12h à la Maison de l’EnvironnementNotonecte, éphémère, gerris, dytique… l’association Arthropologia vous invite à plonger dans le monde foisonnant des insectes aquatiques. Ces espèces représentent le groupe animal le plus important et le plus diversifié sur Terre ! Alexandre vous propose une balade participative rythmée de jeux, d’observations et d’anecdotes naturalistes au bord des canaux de Gerland afin de découvrir les supers pouvoirs de ce peuple de l’eau. À vos épuisettes !> Entrée libre et gratuiteLa science de l’eau | Organisé par EbulliScience, le 27 et 28 juin de 11h à 19h sur les Berges de la GuillotièreManipulez les expériences EbulliScience autour de l’eau :– les différentes propriétés de l’eau faisant le lien avec ses différentes utilisations dans notre quotidien, encourageant la manipulation en famille des petits comme des grands ;– les notions de flottabilité et d’équilibre pour questionner l’utilisation de nos fleuves dans le transport de marchandises. Une expérience particulièrement adaptée au très jeune public ;– un poste d’observation microscopique de la biodiversité de nos berges, pour vous reconnecter à la faune et flore locales.Toutes les expériences ont pour objectif de s’amuser à faire des sciences, de comprendre les enjeux liés à l’eau et de développer son esprit critique, à tout âge.> Entrée libre et gratuiteTableau à bâbord ! | Organisé par le Musée des Beaux-Arts de Lyon, le 28 juin de 10h30 à 12h et de 14h30 à 16h au Musée des Beaux-Arts de LyonPlongez, avec les artistes, dans les flots tumultueux et vivants du Rhône et de la Saône. Suivez le fil de l’eau, imaginez votre bateau !L’accès au musée est gratuit dans le cadre du festival Entre Rhône et Saône. > Sur inscriptionBalade urbaine « Entre Rhône et Saône, vivre avec les cours d’eau » | Organisé par le Musée d’Histoire de Lyon – Gadagne, le 26 juin de 18h à 19h30, le 27 et 28 juin de 10h à 11h30 au départ : 2 quai Victor AugagneurLes Lyonnais ont su, depuis l’Antiquité, vivre avec leurs cours d’eau et en tirer profit. Voies de communication essentielles, ils ont permis le développement du commerce mais aussi de nombreuses autres activités et métiers. Partez à la découverte de cette vie sur et en bord de fleuve où l’on travaille mais où l’on se divertit également. Vivre en bord de fleuves, c’est aussi accepter certains risques que les Lyonnais ont essayé de dépasser par de nombreux aménagements urbains, notamment la construction des quais et de nombreux ponts au 19e siècle. Et aujourd’hui, quelle relation avons-nous avec nos cours d’eau, quels sont les enjeux ?> Sur inscription>> Pour en savoir plus sur la programmation du festival : Entre Rhône et Saône ©Festival entre Rhône et Saône
LLa Nuit européenne des musées 2026 La Nuit européenne des musées est de retour pour sa 22e édition ; l’occasion d’arpenter les musées entre amis ou en famille à la tombée de la nuit.DDécouvrez les musées participants dans la région lyonnaiseMuMo – musée des moulages de l’Université Lumière Lyon 2 | De 18h à 21hLe MuMo – musée des moulages – présente plusieurs siècles de sculpture classique, exposant dans une grande halle industrielle convertie en musée les plus grands chefs d’œuvre connus de l’Antiquité greco-romaine, et de nombreuses œuvres des périodes médiévales et Renaissance tout aussi admirées. Pour la Nuit des musées, Le MuMo présente l’exposition frontière(s). En ce quart du 21e siècle, les élèves de terminales option Arts Plastiques et les étudiants de CPES CAAP sont invités à réinterroger les références artistiques des œuvres présentées au musée à l’aide des technologies, des médiums artistiques et des préoccupations qui sont les nôtres aujourd’hui. Leurs travaux sont exposés le long du parcours de visite, comme un écho contemporains au Laocoon, à la Vénus de Milo et autre Porte du Paradis…Zoom sur la collection et visite libre du Musée de sciences biologiques Dr Mérieux | De 18h30 à 22h Le Musée de sciences biologiques Dr Mérieux ouvre exceptionnellement ses portes pour une soirée placée sous le signe de la découverte. Après le renouvellement des salles d’exposition en 2024, venez (re)découvrir la collection dans une ambiance nocturne unique ! Venez visitez en autonomie les salles d’exposition ou participez à l’activité « Zoom sur la collection » où les médiatrices du musée vous invitent à découvrir une thématique spécifique des salles à travers la présentation d’un objet issu des collections. Ce temps de médiation est conçu comme un moment d’échange et de discussion autour de l’histoire de la lutte contre les maladies infectieuses.Musée des Beaux-Arts | De 19h à minuitL’École Supérieure des Arts et Métiers de la Mode de Lyon (ESMOD Lyon) fait dialoguer l’art et la mode au musée des Beaux-Arts. À partir d’un choix d’œuvres des collections, de l’Antiquité égyptienne à l’art moderne, les étudiants de 3e année du cursus Fashion Design ont créé en miroir des costumes réalisés par la technique du moulage sur buste à l’épingle. Pendant la soirée, découvrez 21 projets de création donnant la parole à la matière, soit tout un ensemble de pièces de textile upcyclées et revalorisées issues des stocks des maisons de textiles lyonnaises Sfate & Combier et Guigou. Dans la galerie des peintures italiennes, les étudiants de 1ère année dévoilent 13 silhouettes textiles, concrétisations d’une collaboration avec le collectif omart. En écho aux grands formats du XVIIe siècle, 3 pièces créées à l’occasion de la dernière édition du festival Silk in Lyon à partir de chutes offertes par les maisons de soieries lyonnaises Tissages Denis & Fils, Cheval et Proverbio, soulignent l’héritage vivant d’une industrie séculaire entre Rhône et Saône. Enfin, 3 ateliers animés par les étudiants sont proposés aux visiteurs dans le Réfectoire baroque du musée : coloration d’un tableau du Salon des fleurs par apposition de textiles, broderie personnalisée d’un marque-page en toile et initiation à la technique du moulage à l’épingle.Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation – CHRD | De 19h à minuitPour la Nuit des musées, le CHRD vous propose de découvrir le musée autrement en participant aux différentes animations proposées tout au long de la soirée.Au programme :> Performance – Ces histoires sont notre histoire, dans le cadre de l’exposition La guerre en jeux, performance théâtrale et musique live.> Visites Flash – Faites le tour de l’objet, un exposition permanente.> Visites Flash – La parole aux jouets, une exposition temporaire.> Visite à jouer – La guerre en jeux, une exposition temporaire.Musée des Confluences | De 19h à minuitLe musée des Confluences invite les visiteurs à expérimenter plusieurs façons de vivre le son. Chut, ça va faire du bruit ! De nombreuses animations autour de ce thème seront proposées : silent party, immersions sonores, concert participatif, dispositifs de médiation… Une soirée qui s’annonce également propice à la découverte et à la redécouverte des expositions temporaires, du parcours permanent et de la Galerie Émile Guimet, en profitant gratuitement des nombreuses animations.Musée Claude Bernard | De 17h à 21hQu’est-ce que le goût ? Quels sont les mécanismes en jeu quand nous mangeons ? À travers plusieurs petites expériences gustatives, découvrez les mécanismes du goût. Les plus téméraires pourront tenter des dégustations à l’aveugle… Prolongez votre expérience et visitez la maison natale avec les Amis du musée Claude Bernard.>> Pour en savoir plus : Nuit des musées
CCycle sur l’histoire de Lyon | Conférences Découvrez un cycle de conférences sur l’histoire de Lyon, pour les passionnés et les curieux, en écho avec l’exposition Merveilleux Moyen Âge.>> Les conférences : Les fantômes de Saint-Nizier | Le 27 mai 2026, de 18h00 à 19h30L’église Saint-Nizier de Lyon a été reconstruite aux 15e et 16e siècles sur l’emplacement d’une église funéraire d’époque mérovingienne. Selon une organisation des travaux habituelle au Moyen Âge, cette dernière a été conservée intacte le plus longtemps possible au milieu du chantier pour abriter les cérémonies religieuses pendant les travaux. La vieille église n’a été démolie que progressivement, tandis que la nouvelle s’étendait par étapes successives depuis l’est. Pendant une ou plusieurs décennies, elles ont formé ensemble un édifice hybride composé du sanctuaire neuf et de la nef ancienne, avant que cette dernière ne cède finalement la place à une nef toute neuve.Cette organisation des travaux est encore lisible dans Saint-Nizier. Elle a laissé dans les maçonneries tardo-médiévales des traces qui hantent toujours l’église actuelle, comme un fantôme monumental prêt à raconter son histoire aux archéologues du bâti. La confrontation des données archéologiques avec des textes du 14e-16e siècles a fait réapparaître toute l’organisation de l’espace ecclésial ancien : la position des tombeaux des évêques du 6e siècle, le lieu de l’autel majeur, les formes d’une crypte d’origine antique, l’organisation du pèlerinage à saint Edmond et l’emplacement de l’autel dédié à Notre-Dame-de-ce-côté-ci-des-Alpes (une mystérieuse figure de la Vierge que saint Pothin, premier évêque de Lyon, aurait apporté de Smyrne au 2e siècle).Cette conférence est animée par Nicolas Reveyron, historien de l’art, spécialiste du Moyen Âge et professeur à l’Université Lumière Lyon 2.Amédée Cateland et le concours de l’Île-Barbe | Le 10 juin 2026, de 18h00 à 19h30En 1902, le jeune Amédée Cateland remporte avec brio le concours organisé par la Société Académique d’Architecture de Lyon portant sur la reconstitution de l’Île-Barbe à l’époque médiévale. Le musée d’histoire de Lyon conserve un fonds de plus de 500 documents de sa main, permettant de reconstituer sa méthodologie et son interprétation du site à une époque charnière pour l’évolution des sciences historiques.Son travail, source précieuse pour les chercheurs et archéologues contemporains, est présenté au sein de l’exposition temporaire Merveilleux Moyen Âge. Il fait aujourd’hui l’objet de nouvelles études pour en apprécier toute la richesse.Cette conférence est animée par Margaux Ruaud, chargée des collections archéologiques et arts graphiques de Gadagne.>> Pour en savoir plus : Gadagne
NNature subaquatique : Lyon et le continuum du Rhône, de fabuleux écosystèmes Une exposition Odysseus 3.1, organisation lyonnaise de protection de l’eau et d’investigation scientifique.Depuis 6 ans, aux côtés des membres bénévoles « terrestres », ses plongeurs et plongeuses explorent les milieux subaquatiques de Lyon et ses alentours, et tout au long du continuum du Rhône, que ce soit dans le cadre d’opérations de dépollution, de référencement de la biodiversité ou de missions scientifiques.Depuis la source du Rhône à la Furka jusqu’au centre-ville de Lyon, dans la Saône ou le Rhône, dans les lacs du Parc de la Tête d’Or, de celui de Miribel Jonage et d’autres, ces territoires recèlent d’une riche biodiversité subaquatique, faune et flore, qui cohabite avec une pollution due à des macro déchets (plastiques…) et des substances nocives (Pfas, pesticides…). La résilience dont font preuve ces milieux ne doit pas faire oublier leur fragilité et Odysseus 3.1 s’est donné la mission de les protéger et d’en faire découvrir non seulement les dommages subis mais aussi leurs surprenantes merveilles auprès du grand public.À travers cette exposition collective des photos de six des photographes de l’organisation, nous vous invitons à plonger avec les hommes et les femmes d’Odysseus 3.1 et de découvrir la complexe et fascinante beauté des milieux subaquatiques qui sont à notre porte.Beau voyage en bas de chez vous !>> Pour en savoir plus : Grand Parc©Grand Parc
MMonnaies locales : ont-elles un avenir ? | Triptyque Monnaie locale : après leur essor, les monnaies locales connaissent une phase de légère décroissance. Aussi, dans ce troisième et dernier podcast, dont le triptyque est consacré aux monnaies locales, nous nous poserons la question de l’avenir des monnaies locales.Pour en parler nous accueillons Marie Fare, maîtresse de conférences en sciences économiques à l’Université Lumière Lyon 2 et Jérôme Blanc, professeur de sciences économiques à Sciences Po Lyon et bien sûr membre de TRIANGLE.>> Écoutez le podcast :https://popsciences.universite-lyon.fr/app/uploads/2026/02/tri9-3_jerome-blancmarie-fare.wav> Lire la retranscription des propos de l’interview :Peut-on considérer les monnaies locales comme une réponse à des crises économiques ? Jerôme Blanc – En France, elles émergent après 2008, et ce n’est pas une coïncidence : elles se construisent en réponse à une menace de crise financière, bancaire, monétaire, mais également, à l’époque, à une menace de crise énergétique liée à la raréfaction supposée du pétrole. Et les objectifs sont souvent ceux d’une résilience territoriale : il s’agit d’absorber des chocs à venir en transformant progressivement l’économie locale. Aujourd’hui la menace financière s’est un peu éloignée, mais peut resurgir à tout moment, et concernant la menace énergétique du pic pétrolier, elle s’est transformée en menace climatique qui devrait conduire à réduire préventivement le recours aux énergies fossiles. En revanche, la faible taille des monnaies locales reste bien sûr à ce jour un obstacle pour en faire des réponses efficaces à des crises. Sauf dans quelques cas – cf la monnaie Mumbuca dans la ville de Maricá qu’on a évoquée précédemment. Le Mumbuca a notamment été émis pendant le Covid sous forme d’un revenu de base protecteur des populations et de leurs activités économiques.Les monnaies locales se positionnent généralement comme des réponses possibles à des polycrises (économique mais aussi sociale, écologique) supposant de déployer une palette de solutions nouvelles.Les monnaies locales ont-elles un avenir ? Lequel ? Marie Fare – Les monnaies locales ont connu une forte croissance en France depuis 2010, année de lancement des premières d’entre elles sous leur forme actuelle. Leur nombre a atteint un plateau depuis 2019 et il y en avait 73 en circulation fin 2022. Parmi elles, un nombre croissant est mis en veille sans toutefois être fermées. En les excluant du décompte, on constate un plateau de 63-64 monnaies locales depuis 2020. On observe par ailleurs un processus de fédération d’associations autour d’une monnaie locale commune ainsi que des fusions, donnant lieu à des territoires de circulation plus étendus. Il y a donc actuellement un certain tassement et une recomposition du paysage. L’ampleur des monnaies locales a continué à s’accroître significativement au début de la décennie. En 2022, la masse monétaire à l’échelle nationale dépassait 7,3 millions d’euros et il y avait autour de 36 700 particuliers et 10 100 professionnels adhérents dans toute la France. Mais ces chiffres masquent une forte concentration autour de l’eusko, dont la masse monétaire représentait près de 50 % de la masse totale de monnaie locale en circulation. Cette grande monnaie locale n’a pas d’équivalent ailleurs en Europe, mais il y a au moins un cas de monnaie locale beaucoup plus étendue au Brésil, dans la ville de Maricá (État de Rio de Janeiro), dans un contexte assez différent.Est-ce que les monnaies locales sont reconnues au plan légal ? Et qu’en pensent ces pouvoirs publics ? M. F. – En France, elles ont été intégrées dans la Loi sur l’économie sociale et solidaire votée en 2014, qui ouvre une nouvelle catégorie juridique leur faisant une place dans le Code monétaire et financier. Le cadre juridique a aussi été modifié par une loi en 2016 qui a ouvert la possibilité que les « prestataires de services de paiement » développent des paiements numériques sans autorisation ou dérogation autorisée, avec quelques conditions.Cette institutionnalisation est de nature à faciliter le déploiement des monnaies locales sur le terrain, mais il faut que les collectivités locales s’en emparent également en tant qu’outils de développement territorial, ce qui suppose qu’elles les appuient mais les laissent émerger en tant que dispositifs citoyens qui leur sont aussi extérieurs. Cependant, il s’agit d’une institutionnalisation partielle dans la mesure où l’intégration des monnaies locales au code monétaire et financier ne permet toujours pas leur usage direct en paiement par les collectivités locales. Ce point permet de comprendre qu’il y a encore des obstacles réglementaires à un usage plus développé des monnaies locales. Cela conduit le Mouvement Sol, qui est l’organisation de promotion des monnaies locales la plus active en France, à poursuivre un travail institutionnel pour obtenir des avancées législatives.L’économie locale, voir nationale, connaît-elle une revitalisation du fait de l’existence de monnaies locales ? J. B. – Parler de revitalisation supposerait qu’il y a un manque de vitalité. C’est le cas dans certains territoires, certains étant ruraux, mais pas dans d’autres (comme à Lyon par exemple). Au Brésil, il s’agit notamment de développer des activités économiques dans des territoires fragiles et pauvres, comme dans la banlieue de Conjunto Palmeira, à Fortaleza, où la première d’entre elles a été établie en 2002.En tout cas, pour avoir un effet significatif sur les dynamiques économiques territoriales, il faut un niveau de circulation monétaire relativement important. L’eusko, (monnaie locale du Pays basque), plus grande monnaie locale de France et d’Europe selon ce critère, dispose d’environ 4 millions d’équivalents euros en circulation et touche environ 1% de la population du Pays basque français. Au niveau de la France dans son ensemble, on atteint autour de 7-8 millions d’euros de masse monétaire au total. Les effets sont donc limités. Mais ils sont visibles à une certaine échelle. La thèse d’Oriane Lafuente-Sampietro, qui a été soutenue à Lyon en 2022 avec une cotutelle québécoise, montre ainsi que le chiffre d’affaires des entreprises participantes augmente de 8 à 16% (selon leur taille) par rapport à celles, de type équivalent, qui ne participent pas.Oriane Lafuente-Sampietro observe également dans sa thèse un effet de mise en réseau des professionnels utilisateurs de la monnaie locale : dans le cas de l’eusko, un tiers des entreprises déclarent qu’elles ont créé de nouveaux liens avec en moyenne 3,5 nouveaux prestataires ou fournisseurs.Imaginons qu’à l’avenir on développe beaucoup une monnaie locale, risque-telle de perdre sa raison d’exister…et de finalement basculer dans un système traditionnel ? M. F. – Une monnaie locale ne peut que rester locale, sans quoi elle perd effectivement sa raison d’être. Cela ne dit cependant rien sur la taille pertinente qu’elle devrait atteindre pour satisfaire ses finalités notamment d’un point de vue géographique. En effet, un des enjeux des monnaies locales consistent à réunir suffisamment d’utilisateurs (des professionnels, des consommateurs, des organisations de l’ESS, des acteurs publics, etc.) de monnaie locale pour favoriser l’accès à une diversité de biens et services au sein du réseau monétaire local. Cela suppose donc de diversifier et de densifier l’usage ce qui relève d’une forme de changement d’échelle et donc de développement tout en maintenant un ancrage local en reliant les différents acteurs de son territoire.Aussi ce que l’on observe parfois ce sont des logiques d’interconnexion (Brésil et e-dinheiro) qui compliquent la donne. Au Brésil, les usages du e-dinheiro restent locaux même s’il est utilisable plus largement puisqu’il s’agit de la monnaie numérique commune aux monnaies locales.En France, il existe des projets de monnaie numérique à l’échelle régionale qui serait utilisée par les monnaies locales de cette région tout en conservant les monnaies locales papierOn observe par ailleurs un processus de fédération d’associations autour d’une monnaie locale commune ainsi que des fusions, donnant lieu à des territoires de circulation plus étendus.Quels sont les principaux défis et perspectives des monnaies locales ? M.F. – En interne, les principales difficultés portent sur les ressources humaines et financières. Les monnaies locales indiquent des difficultés à recruter et mobiliser des bénévoles, un gros manque de moyens humains voire un turnover important ainsi que des ressources financières limitées qui engendrent un manque de travail salarié apte à entretenir et développer le réseau d’utilisateurs et la circulation monétaire.Elles ont aussi des difficultés à mailler leur territoire de circulation pour permettre une circulation de la monnaie, et des difficultés à créer un véritable réseau entre professionnels pour limiter la reconversion. Cela traduit la faiblesse de leurs interactions avec les acteurs du territoire, au-delà de l’adhésion d’entreprises, d’associations et parfois de collectivités, celles-ci ayant alors un rôle de soutien symbolique plus qu’effectif.Face à cela, les associations de monnaies locales sont en quête d’un nouveau souffle pour renforcer le dynamisme de leur monnaie. La première perspective relevée a ainsi pour objectif de faire croître le nombre d’adhérents particuliers et/ou professionnels et/ou associatifs, ainsi que de recruter et remobiliser des bénévoles,Elles cherchent également à développer le dynamisme de leur territoire de circulation (groupes locaux, intégration de nouveaux territoires, attention aux territoires un peu délaissés actuellement, etc.)Pour cela, elles visent à créer ou approfondir des partenariats avec des collectivités territoriales ou avec des acteurs institutionnels ou associatifs, et de prendre part à des « actions » (sécurité alimentaire, transition écologique et sociale, ESS, etc). Citons par exemple les initiatives autour de l’articulation avec des expérimentations inspirées des propositions de sécurité sociale de l’alimentation. L’objectif de ces expérimentations consistent à verser une allocation (dans certains cas en monnaie locale) aux participants pour qu’ils achètent des produits alimentaires auprès de partenaires conventionnés, sur la base de cotisations différenciées selon les niveaux de revenus.Ces perspectives traduisent un saisissement limité mais croissant de la part des acteurs territoriaux. Il peut refléter un défaut de perceptions de la transversalité dans l’approche du développement territorial portée par les monnaies locales (économique, sociale, culturelle, etc.). Si les monnaies locales souhaitent être reconnues comme des acteurs en capacité de fédérer et d’initier des dynamiques de développement territorial spécifique, elles ont besoin de renforcer leur ancrage territorial et les dynamiques de coopération entre acteurs afin d’en faire un réel levier de transition.PrécédemmentPourquoi un tel essor des monnaies locales ?Monnaie locale : quel place dans un système financier ?> À suivre…Le triptyque dont le sujet est « les monnaies locales » est terminé. Nous vous donnons rendez-vous pour un nouveau triptyque , avec un tout autre sujet, jeudi prochain. >> Pour en savoir plus :Triptyque – Laboratoire Triangle
AArchi’visite Hôtel-Dieu Comment la ville réagit-elle face aux épidémies qui la frappent ? Quels hôpitaux existent déjà et comment sont-ils construits ? Déambulons à Lyon de la Renaissance et à l’époque moderne !Cette visite proposée par le Musée de sciences biologiques Dr Mérieux part à la découverte de l’Hôtel-Dieu, lieu important tant pour son architecture et que pour les soins apportés aux malades lorsqu’il était encore un hôpital.>> Pour en savoir plus : musée de sciences biologiques Dr Mérieux ©Musée de sciences biologiques Dr Mérieux
TTissons des solidarités : entre Lyon et l’Afrique, mémoires de révolte et solidarité entrelacées Cette exposition explore l’art du tissage comme langage collectif : entre les traditions africaines et celles des canuts lyonnais, elle interroge la mémoire des gestes, la force du fil qui relie, et la solidarité des ouvriers face à l’industrialisation.« Quand le tisserand lève un pied, son autre pied descend. Quand l’un de ses pieds cesse de bouger, le mouvement s’arrête, le tissage s’interrompt. La navette passe d’un geste adroit de l’une à l’autre de ses mains, mais aucune d’elles ne pourrait assurer seule ce mouvement. Tout comme les gestes du tisserand, c’est l’union des contraires qui tisse nos vies. » Adage traditionnel peulEntre fil de soie et fil de coton, canuts lyonnais et tisserands africains sont des créateurs et des passeurs de mémoires, mémoires de révoltes et de solidarités. L’art de filer, d’entrelacer des éléments bigarrés et disparates pour que la chaîne et la trame puissent composer un tissu, le tissu de nos vies en commun : voilà le défi pour faire société ! »À travers outils, matières et voix, cette exposition dévoile comment le tissu devient à la fois œuvre, résistance et parole partagée.En partenariat avec : la Maison des Canuts.Commissaire d’exposition : Cyrille Aristide – Avec la participation de : Régine Rouch, Carrefour des Cultures Africaines, Pascal Janin, Maison Internationale Missionnaire de Lyon, Marlène Racault, bibliothécaire du Carrefour des Cultures Africaines – CCAPour en savoir plus :Carrefour des cultures africaines
LL’art peut-il être numérique ? | Cycle « Où va la ville ? » édition 2026 Qu’est-ce que l’art numérique ? D’où vient-il ? De quoi est-il fait ? Quelle est sa spécificité ? Où et comment le rencontrer ? Autant de questions qui émergent à l’heure où la création se réinvente sur écrans, réseaux et dispositifs immersifs.La Documentation régionale de la Bibliothèque municipale de Lyon poursuit sa programmation Où va la ville ? avec des nouvelles dates. Pour son dernier rendez-vous 2026, L’art peut-il être numérique ?, la BML reçoit David-Olivier Lartigaud, professeur à l’école d’art de Saint-Étienne (Esadse) et de Lyon (Ensba), et coordinateur du labo NRV, qui viendra retracer l’histoire de l’art numérique, tandis que Maxence Grugier, chargé de projet arts hybrides et numériques au Pôle Pixel, et coordinateur de la communauté PR.A.L.I.N.E et du Pôle Ressource Régional de la Création Numérique, présentera des démarches d’artistes contemporains et des lieux où découvrir les œuvres.> Pour plus d’information rendez-vous sur la page de :L’AGENDA CULTUREL DE LA BML
SSur les flancs de Lyon | Cycle « Où va la ville ? » édition 2026 Nous vivons une époque où la ville, rassemblant plus de la moitié de la population mondiale et plus de 80% de la population française, est remise en question. Elle doit être pensée différemment à la lumière de l’urgence climatique et de nouvelles attentes sociales et démocratiques de la part des populations.La Documentation régionale de la Bibliothèque municipale de Lyon poursuit sa programmation Où va la ville ? avec des nouvelles dates. Pour son premier rendez-vous 2026, Sur les flancs de Lyon, la BML reçoit Claire Clément, responsable du service Constructions-Balmes et Stéphane Gaillot, géoarchéologue, pour vous parler des balmes, de leur histoire et de la gestion des risques liées à cette topographie remarquable à Lyon.> Pour plus d’information rendez-vous sur la page de :l’agenda culturel de la BML