#FDS2021 | Fête de la science – Édition 2021 : du 1er au 11 octobre – 30 ans !

##FDS2021 | Fête de la science – Édition 2021 : du 1er au 11 octobre – 30 ans !

La Fête de la science fête ses 30 ans !

Initiée par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la Fête de la Science est la plus importante manifestation dédiée à la recherche et à l’innovation. La 30e édition se déroulera partout en France en octobre.

📆  Du 1er au 11 octobre 2021

🚩 Sur la Métropole de Lyon et le département du Rhône

Comme en 2020, la Fête de la science s’adapte au contexte sanitaire et continue d’innover en proposant pour la première fois des animations 100 % numériques (ateliers, conférences live, visites virtuelles…) ou en présentiel et plus intimistes. La programmation spéciale « anniversaire 30 ans » est en cours…

Toutes les animations sont dédiées à la découverte des sciences et totalement gratuites.

Tentez l’expérience !

Toutes les informations par ici…

 

Dans la métropole lyonnaise et le département du Rhône, cet évènement est coordonné par Pop’Sciences – Université de Lyon avec le soutien financier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, de la Métropole de Lyon, de la ville de Villeurbanne, et le soutien de l’État et de l’Académie de Lyon.

Entreprises : participez à la Fête de la Science 2021 !

EEntreprises : participez à la Fête de la Science 2021 !

Fête de la Science 2021 : le grand rendez-vous autour des sciences !

Tous les ans, plus d’un millier de chercheurs, scientifiques et professionnels du territoire vont à la rencontre des étudiants, familles et habitants des quartiers voisins. Cet événement culturel, scientifique, populaire et gratuit, permet de rendre accessible innovations et laboratoires à un public de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Du vendredi 1er au lundi 11 octobre 2021, la Fête de la Science investira la métropole lyonnaise et le département du Rhône pour une édition prometteuse et riche en découvertes.

Cette édition particulière célébrera 30 ans de rencontres entre le public et les grands acteurs du réseau scientifique et culturel. Pour rendre cette occasion mémorable, le thème de l’émotion de la découverte sera mis à l’honneur.

Rejoignez des acteurs engagés dans la construction du monde de demain !

Pourquoi vous investir ? 




Comment vous investir ?

En proposant des activités sur site ou en vous associant à un Village des Sciences. Conférences, ateliers, jeux, ciné-débat… permettent d’aborder de nombreux enjeux de société : transition énergétique, intelligence artificielle, alimentation, biodiversité…

Organisée par l’Université de Lyon et ses partenaires la Fête de la Science est initiée et soutenue par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

PARTICIPEZ À L’APPEL À PROJET jusqu’au 16 MAI

Les effets du tourisme sur le récit de la ville. Lyon entre symboles et clichés

LLes effets du tourisme sur le récit de la ville. Lyon entre symboles et clichés

Pour attirer plus de touristes, les villes construisent des récits et se mettent en scène dans des stratégies publicitaires. Elles se saisissent d’images et de symboles pour promettre aux visiteurs une expérience urbaine singulière.

Entretien croisé proposé par Pop’Sciences en collaboration avec le Musée d’histoire de Lyon – Gadagne, enregistré le 5 mars 2021.

Le récit des villes, celui de Lyon particulièrement, est de plus en plus emprunt d’une visée touristique. De Guignol à la Fête des Lumières, en passant par les bouchons ou son nouveau grand stade, l’identité et l’image de la capitale des Gaules, se construisent autour de nombreux symboles et clichés, savamment sélectionnés, entretenus et construits. Les pouvoirs publics s’en saisissent pour dresser des stratégies publicitaires destinées à attirer de nouveaux habitants, de nouvelles entreprises, mais aussi – et donc surtout – des touristes.

Ce marketing territorial et touristique ne s’appuie pas seulement sur des éléments patrimoniaux ou identitaires pré-existants. Il est aussi à l’origine de nouveaux aménagements et de nouvelles organisations urbaines destinés à satisfaire l’expérience touristique de la ville. Comment et pourquoi ces symboles et clichés sont préférés à d’autres pour intégrer le récit « publicitaire » de la ville ? Et en quoi l’industrie touristique a-t-elle bousculé les codes et participé à redessiner le portrait d’une ville comme Lyon ? Deux universitaires décryptent le phénomène de marketing touristique :

  • Isabelle Lefort, géographe, Professeure des universités (Université Lumière Lyon 2, Institut Universitaire de France)
  • Julien Thiburce sémioticien*, chercheur post-doctoral (LabEx ASLAN, Laboratoire ICAR)

Un entretien animé par Samuel Belaud, rédacteur en chef de Pop’Sciences Mag et enregistré au cœur de l’exposition Portraits de Lyon, proposée par le Musée d’histoire de Lyon – Gadagne.

* : linguiste, spécialiste de l’étude des signes, des symboles et de leur signification

Les rendez-vous Pop’Sciences d’ici l’été

LLes rendez-vous Pop’Sciences d’ici l’été

PROGRAMMATION FÉVRIER – JUILLET 2021


💬 RENCONTRE-DÉBAT

 Un événement Pop’Sciences en collaboration avec le musée des Confluences

📅 25 février 2021

Plus vert, plus solidaire, plus durable… Un tourisme responsable est-il possible ?

Dialogue avec un historien spécialiste des mobilités et du tourisme, dans le cadre de l’exposition « Makay, un refuge en terre malgache » du musée des Confluences

🌐 EN LIGNE

VOIR LA REDIFFUSION

 


📢 ÉVÉNEMENT : CONFÉRENCES, TABLES-RONDES…

 Pop’Sciences : partenaire de la semaine du cerveau

📅 Du 16 au 25 mars 2021

Semaine du Cerveau – 23e édition

« Moi, mon cerveau et les autres » : 11 conférences et tables rondes, gratuites et ouvertes à toutes et tous pour en apprendre plus sur cet organe mystérieux !

🌐 EN LIGNE

PLUS D’INFORMATIONS


🔘 ENTRETIEN CROISÉ

 Un événement Pop’Sciences en collaboration avec le musée d’histoire de Lyon – Gadagne

📅 18 mars 2021

Les effets du tourisme sur le récit de la ville

Entretien croisé entre deux universitaires lyonnais, au cœur de l’exposition « Portraits de Lyon »  de Gadagne

🌐 EN LIGNE

ACCEDER A LA VIDEO

 


📢 ÉVÉNEMENT : RENCONTRES, BALADES URBAINES, EXPOSITION…

Pop’Sciences : partenaire de l’association la Géothèque

📅 9 avril 2021

Nuit de la géographie

Des animations ouvertes et multiformes pour (re)découvrir le temps d’une soirée la géographie sous toutes ses formes !

🌐 EN LIGNE

PLUS D’INFORMATIONS

 


👁‍🗨 MAGAZINE

Une publication Pop’Sciences

📅 21 mai 2021 | 15h

Pop’Sciences Mag « Les nouveaux imaginaires du tourisme » 

Parution de Pop’Sciences Mag : 56 pages de découvertes scientifiques

🌐 À feuilleter EN LIGNE ou à commander gratuitement

Découvrez le Pop’Sciences Mag en ligne


📻 RENCONTRES et CONFÉRENCES

Un événement Pop’Sciences

📅 21 mai 2021 | 18h

Tourisme : vers de nouveaux imaginaires

Un événement proposé à l’occasion de la sortie de Pop’Sciences Mag qui invite à imaginer comment le tourisme, ébranlé par la crise du Covid-19, peut se réinventer. Une soirée pour penser le voyage de demain, à hauteur de touriste.

📍 À la Bibliothèque Municipale de la Part-Dieu (à confirmer) Lyon 3e – Sur inscription

PLUS D’INFORMATIONS

 


👁‍🗨 DOSSIER THÉMATIQUE : ARTICLE, INTERVIEW ET PODCAST

Une production Pop’Sciences, en collaboration avec le Master Information et Médiation Scientifique et Technique (IMST) de l’Université Claude Bernard Lyon 1

📅 4 juin 2021 | 15h

De la variole à la Covid, les vaccins : entre peurs, espoirs et raison

De la paillasse au blister, comment concevoir un vaccin ? Peut-on garantir sa sécurité ? Que nous réservent les vaccins du futur ? Voici quelques-unes des questions abordées dans notre dossier sur les vaccins, mêlant articles, interviews et podcasts.

🌐 À consulter EN LIGNE

DOSSIER A DECOUVRIR SUR POP’SCIENCES


 

📢  ÉVÉNEMENT : JEUX, EXPOSITIONS, ATELIERS, BALADES URBAINES, CONFÉRENCES

Un événement Pop’Sciences organisé en collaboration avec le département du Rhône, son Musée et site archéologique et Vienne Condrieu Agglomération

📅 9, 10 et 11 juillet 2021

FESTIVAL POP’SCIENCES – 3e édition

Trois jours intenses de rencontres et d’animations : ciné-débat, expositions, balades urbaines, jeux, ateliers, conférences…
Une centaine de rendez-vous pour tous les goûts, autour de toutes les sciences et abordant de nombreux sujets de société : astronomie, histoire, géographie, biologie, intelligence artificielle etc.

📍 Au Musée et site archéologique de Saint-Romain-en-Gal | Dans quelques lieux historiques de la ville de Vienne

PLUS D’INFORMATIONS

 


Toute l’année, les scientifiques et experts du territoire, les partenaires du réseau Pop’Sciences proposent de nombreux rendez-vous à Lyon et dans les alentours.

POUR RESTER INFORMÉS :


Ils soutiennent Pop’Sciences :

  

 

Géo-archéologie des risques naturels à Lyon

GGéo-archéologie des risques naturels à Lyon

Public : Dès 11 ans

Conférence sur les recherches paléoenvironnementales à Lyon.

Les Lyonnais ont toujours dû s’accommoder des caprices du climat, tels que crues, orages dévastateurs, tempêtes, canicules, grands froids… Des événements moins connus tels que les tremblements de terre et… le volcanisme (!) ont également touchés la ville.

Une conférence de 35 minutes, par Stéphane Gaillot, géo-archéologue au Service archéologique de la Ville de Lyon.

 

Retracez les événements climatiques lyonnais à travers le temps !

Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020

 

SERVICE ARCHÉOLOGIQUE DE LA VILLE DE LYON

Retrouvez les autres activités de la Fête de la science 2020 à revivre depuis chez vous

Lyon : le confinement, une parenthèse propice aux innovations sociales dans l’alimentation ?

LLyon : le confinement, une parenthèse propice aux innovations sociales dans l’alimentation ?

S’il est encore difficile d’affirmer qu’une modification durable dans la structuration des activités agroalimentaires et des comportements des consommateurs a été enclenchée avec le confinement, cette situation inédite, bien que malheureuse, a permis de voir émerger un certain nombre d’initiatives. Les acteurs du territoire, professionnels comme particuliers, ont dû et su agir à leur échelle pour contrer la vulnérabilité du secteur.

Prenant des formes variées, comme nous avons pu l’observer lors de nos travaux menés dans le cadre du projet ASIS, ces initiatives observées à Lyon et ses alentours illustrent tout à fait le concept d’innovation sociale, tel que défini par les chercheurs Nadine Richez-Battesti, Francesca Petrella, Delphine Vallade, à savoir « le processus par lequel des acteurs s’organisent pour apporter des réponses nouvelles à des besoins sociaux peu ou mal satisfaits ».

La crise sanitaire que nous traversons représente ainsi une opportunité critique pour saisir la capacité des acteurs à s’organiser dans la contrainte, à répondre à une problématique sociale immédiate et cruciale et à déclencher des processus d’innovation sociale.

Plans d’adaptation

En première ligne de l’approvisionnement de fruits et légumes en circuit court, les distributeurs de produits locaux ont vu fortement leur activité impactée. Beaucoup ont d’ailleurs été submergés par les demandes de nouveaux consommateurs, comme Alter-Conso, qui distribue des paniers de produits locaux, bio ou issus de l’agriculture paysanne et qui a dû faire face à une augmentation sans précédent de son activité. Mais continuer une activité de distribution alors que les mesures sanitaires s’intensifient n’est pas simple.

Samuel Hévin, salarié de la coopérative, explique :

« Au départ, on se dit qu’on va tout arrêter mais rapidement, que ça n’est pas possible… Les paysans avec qui on travaille, qu’est-ce qu’ils font faire de leur came ? Et les consommateurs, ils vont aller où ? On se positionne comme une alternative à la grande distribution et si on arrête, ils vont y retourner et on n’a pas envie de ça. »

En 24 heures, différents plans d’action sont échafaudés pour être parés à toutes les éventualités. La structure a su remettre en cause une organisation du travail pourtant bien huilée. Une leçon d’adaptation efficiente qui prouve la capacité de résilience de cet acteur local de l’alimentation.

L’épicerie Scarole & Marcellin, quant à elle, a dû adapter ses pratiques de distribution au cours du confinement après avoir réalisé la complexité de la situation. Pour concilier une équipe en sous-effectif, une demande croissante et des précautions sanitaires toujours plus exigeantes, c’est un système de commande à distance et de drive qui a été favorisé :

« On arrivait à faire 60 paniers par jour mais, c’était trop peu par rapport à la demande. On savait qu’on allait se priver d’une partie de la clientèle, mais on n’arrivait plus à faire face ! »

Les acteurs traditionnels de la distribution alimentation en circuits courts ont répondu au risque de manque de débouchés des producteurs, puisant dans leur capacité interne d’adaptation. D’autres initiatives ont été organisées, cette fois par des acteurs n’appartenant pas au champ de l’alimentation ou de l’agriculture, mais mobilisant les outils numériques, technologiques et collaboratifs.

Au cœur des initiatives, les réseaux sociaux

Parmi les solutions, le groupe Facebook Marchés Solidaires #69 a fait preuve de grande réactivité. À la suite de l’exemple donné à Montpellier, un groupe de Lyonnais a ouvert un groupe pour en faire un espace de rencontre entre producteurs en recherche de débouchés et consommateurs à la recherche de produits locaux.

Chloé Frézouls, une citoyenne lyonnaise, précise :

« Le 25 mars, donc c’est allé vite, on a lancé le projet des Marchés Solidaires à Lyon. On a eu 2 000 membres en 24 heures, donc on a doublé le score de Montpellier. Et finalement, sur le groupe de Lyon, à la mi-mai, on était 12 800, donc en un mois et demi ! »

Ce groupe à destination des maraîchers et producteurs commercialisant sur les marchés de plein vent, mais a été conçu sans que les initiateurs·trices ne disposent de réseau dans le domaine, comme en témoigne Chloé :

« Moi j’ai recensé des producteurs. Je leur ai envoyé un mail pour voir s’ils avaient des alternatives, si ça marchait pour eux ou s’il falltriceait qu’on les aide. Le but c’était qu’ils arrivent à poursuivre leur activité ».

Sur le groupe, se côtoient virtuellement producteurs et consommateurs, et les propositions d’action sont nombreuses : commandes de paniers, propriétaires de locaux qui profitent de leur fermeture pour accueillir des distributions, relais d’annonces Facebook, de groupes WhatsApp, initiatives de quartier et même parfois distribution « sauvage » dans la rue pour ceux qui n’ont pas d’autre choix…

Le groupe Facebook Marchés Solidaires #69.
Capture d’écran

Le groupe permet visibilité et débouchés assurés. Les consommateurs formulent également leurs demandes : certains recherchent un produit particulier dans leur quartier, d’autres leur producteur habituel… Au bilan, les initiateurs·trices ont donc surtout facilité la rencontre entre l’offre et la demande.

Quand le groupe fait la force

Dès le début du confinement, la jeune association lyonnaise BelleBouffe a établi une carte en ligne et participative qui permet d’identifier les points de rencontre où il est possible de consommer local, bio et raisonné dans la métropole de Lyon.

Marie-Amandine Vermillon, co-fondatrice de l’association, précise pourquoi ils ont eu l’idée d’agir :

« On commençait à voir émerger des choses où les gens se passaient des informations à propos des producteurs. On s’est dit, là, il faut un truc qui centralise tout ça parce que dans le flux continu des réseaux sociaux où tu perds l’information en moins de deux, ça va pas le faire ».

La première étape est plutôt artisanale : un tableur collaboratif permet à tout internaute d’ajouter une référence. Le succès est immédiat et la mise en place d’un outil plus complet devient nécessaire, BelleBouffe s’allie alors avec l’association Zéro Déchet Lyon pour aller plus loin. Ainsi est née l’initiative de la plate-forme Manger local à Lyon durant le Covid.

En moins de deux mois, ce sont près de 50 000 internautes qui consultent la carte, 650 solutions qui y sont référencées et de nombreux témoignages qui mettent en avant l’impact positif de cet outil sur les pratiques…

Carte participative de l’association BelleBouffe.
Capture d’écran

Avec BelleBouffe, Marie-Amandine Vermillon et Martin Cahen, autre co-fondateur, veulent promouvoir à plus long terme la transparence alimentaire :

« On veut utiliser le numérique pour voir à quel point ça peut être un levier pour la transition alimentaire et pour orienter nos actions. Notre objectif, c’était vraiment de faire en sorte que les données soient sous licence ODB (open database), donc sous format ouvert qui puisse être réapproprié par d’autres. Ces données, ce sont des communs qui permettent d’accéder à une ressource vitale : une alimentation de qualité ».

Avec une démarche collaborative qui se veut la plus exhaustive possible et qui vit grâce à l’implication des bénéficiaires, BelleBouffe et sa carte ont permis de réagir rapidement grâce à la force du collectif et d’un outil construit par et pour tous.

Une difficile institutionnalisation

L’approvisionnement de biens alimentaires rendu complexe par la crise sanitaire a favorisé le développement d’innovations sociales qui ont émergé en réponse à une demande sociale apparue de façon immédiate et brutale. Elles se sont donc déployées dans l’urgence et avec des ressources limitées.

Sans être nullement représentatives, nous en avons pointé certaines aux caractéristiques singulières : capacité des acteurs traditionnels de la distribution en circuits courts à maintenir leurs activités sous contraintes au moyen d’une forte flexibilité organisationnelle interne, inventivité de réseaux de citoyens et de nouvelles associations ancrées dans le champ de l’environnement, capacité à mobiliser les réseaux sociaux et les technologies du numérique.

Après quelques mois de cette parenthèse confinée, on constate à présent un déclin voire un abandon de ces nouvelles pratiques. Les acteurs de la distribution semblent avoir retrouvé un nombre raisonnable de consommateurs, les outils de communication déployés sont moins utilisés. Si nous avons constaté une capacité à répondre à un besoin urgent, caractéristique des premières étapes d’un processus d’innovation sociale, la phase de l’institutionnalisation de ces nouvelles pratiques semble plus difficile à atteindre.

Cela confirme d’une part la complexité et la centralité de la fonction d’intermédiation dans l’organisation des systèmes alimentaires localisés qui est évidemment accentuée en période critique. Les agriculteurs inscrits dans ce type de réseau semblent d’ailleurs avoir bien mieux réussi à traverser la période.

D’autre part, à propos du processus d’innovation sociale, le cas extrême du confinement montre qu’il importe bien de distinguer les situations de demande sociale forte (apparue en urgence) et les situations de non-satisfaction durable de besoins sociaux qui, si elles sont critiques en période extrême, demeurent quand la situation se rétablit.

Reste encore de la place pour des processus d’innovation sociale répondant aux besoins ardents de justice alimentaire de certains territoires. Le besoin est tout aussi urgent, extrême et nécessaire.

Auteure : Emilie Lanciano, Professeure des Universités, chercheure au laboratoire Coactis, Université Lumière Lyon 2

Co-rédigé avec : Pauline Remaud, chargée de mission ASIS, laboratoire Coactis.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons – 12-10-2020 >>> Lire l’article original.

Il est publié dans le cadre de la Fête de la science 2020 (du 2 au 12 octobre en métropole et du 6 au 16 novembre en outre-mer et à l’international) et dont The Conversation France est partenaire. Cette édition a pour thème : « Planète Nature ? ».

Covid-19 : l’indispensable apport de la science des données

CCovid-19 : l’indispensable apport de la science des données

Avec des milliers de publications, la bibliographie sur les traitements contre le Covid-19 n’est plus abordable sans l’aide de l’informatique. Le projet Covid-nma permet, en intégrant plusieurs sources de données, d’établir une carte dynamique et interactive des essais cliniques.

A Lyon, cette démarche implique le Laboratoire d’Informatique en Image et Systèmes d’Information – LIRIS (CNRS / Université Claude Bernard Lyon1 / Université Lumière Lyon2 / INSA / ECL).

Lire l’article intégral sur :

CNRS Le Journal

Prévention et réactions face au coronavirus. Étions-nous prêts ?

PPrévention et réactions face au coronavirus. Étions-nous prêts ?

En septembre 2016, l’Université de Lyon s’associait au Lyonbiopôle pour une consultation citoyenne de grande ampleur sur les épidémies – en simultané dans 8 pays européens. Au regard de la crise sanitaire actuelle, les résultats de l’époque sont éloquents.

L’objectif de la consultation était que, dans chacun de ces 8 pays, des groupes de citoyens représentatifs de la population fassent remonter aux autorités leurs recommandations liées à la prévention et la réaction des autorités publiques lors d’un risque épidémique et d’une épidémie. 425 personnes ont participé à ces journées dans toute l’Europe et l’ensemble des résultats de la consultation sont accessibles ici.

11 mai 2020, par Samuel Belaud

Photo by Martin Sanchez

La consultation citoyenne, qui s’inscrivait dans le cadre du projet européen ASSET, visait à identifier l’approche que les citoyens européens considéraient la meilleure pour communiquer sur les épidémies et gérer une crise sanitaire de grande ampleur. Près de quatre ans plus tard, les opinions et les attentes qui étaient ressorties de l’étude sont très riches d’enseignement. Au regard de ce que la population espérait de la gestion de crise épidémique, quelles sont les réussites et les échecs actuels des modes de gouvernance de la crise du Covid-19 ?

Annuler les J.O ? Oui !

Les participants étaient invités à se prononcer sur l’équilibre entre sécurité, santé publique et libertés individuelles. Globalement, l’ensemble des citoyens s’entendait sur l’importance de réduire l’activité et les déplacements, bien que 30% des français se prononçaient a priori contre la fermeture des services publics (contre 14% dans les autres pays européens). Conscients des grands principes de sureté publique en cas d’épidémie, les répondants affirmaient quasiment d’une seule voix la primauté des soignants et des plus fragiles dans l’accès aux soins spécifiques à la / aux maladie/s causée/s par le virus.

Suivant l’intuition des participants à la consultation de 2016, les olympiades japonaises initialement prévues à l’été 2020 ont bel et bien été déprogrammées du calendrier des grands événements internationaux.

Informer sur le nombre de cas et de décès ? Certainement pas….

En temps de crise, difficile de conjuguer : communication, information et transparence. Pour éviter certains écueils dans les stratégies d’information actuellement à l’œuvre, les enseignements de cette consultation n’ont d’ailleurs pas tous été tirés dès lors qu’on se penche sur l’ordre d’importance des informations que les répondants s’attendaient à recevoir en cas de crise. Pour seulement 2% des répondants (0% pour la France), il s’agissait de connaître la quantité de contaminations et de décès… Loin des décomptes et classements quotidiens – télévisés et très largement commentés – actuellement à l’œuvre un peu partout autour du globe !

Un des objectifs de l’exercice de consultation était de dresser un panorama des sources d’information et des canaux de communication à privilégier en cas de crise et des niveaux de confiance qui leur étaient accordés. Malgré certaines faiblesses, alors récentes, dans les process d’information sanitaire (en septembre 2016, l’épidémie d’infections liées au virus Zika battait son plein et les critiques sur la gestion de crise de la grippe H1N1 de 2009 n’étaient pas retombées – en particulier en France), les répondants affichaient une meilleure confiance dans les relais d’informations classiques : grands médias, organismes de santé publique et médecins généralistes.

Une confiance à rebâtir autour des acteurs de santé publique et de recherche

La figure tutélaire du médecin généraliste reste pour une grande majorité d’européens la porte d’entrée vers une information de santé la plus fiable. Mais cette confiance s’effrite au fur et à mesure que l’on remonte la chaine de responsabilité sanitaire : vers les autorités étatiques et les organismes de recherche. Le souhait d’avoir affaire à des institutions de santé publique totalement indépendantes est d’autant plus important que la méfiance des lobbies est grande. Dès lors, à la lecture détaillée des résultats, les gouvernances européennes ont eu tout intérêt à développer des processus d’informations clairs, transparents et moins basés sur de l’immédiateté anxiogène que sur le temps long de la réflexion et de la concertation.

Tiraillés entre le temps long de des recherches scientifiques et l’impatience du résultat.

Un paradoxe surgit entre la volonté (affichée en 2016) de se fier au temps long de la recherche scientifique et l’insoutenable effort (actuel) d’être contraints d’attendre les résultats scientifiques sur des traitements ou des vaccins. Hydroxychloroquine en tête, nombre de sondés contemporains souhaitent accélérer les processus classiques de la science et outrepasser quelques étapes pourtant indispensables à la fiabilité du-dît traitement. En 2016, alors non concernés directement par l’urgence pandémique, les répondants n’en attendaient pas tant :

Les niveaux d’appréciation des risques et de confiance différaient parfois beaucoup entre la France et l’Europe. Les vaccins en particulier faisaient l’objet d’une défiance plus forte chez certains français, rassemblant, selon-eux, des risques à la fois sanitaires et sécuritaires qui ne prévalent pas sur les bénéfices que nous pourrions tirer d’une couverture vaccinale généralisée. Pourtant dans le cas du Covid-19, l’immunité de groupe (le virus circule et atteint au moins 70% de la population, de telle sorte que la propagation du virus s’interrompt) tant convoitée par l’ensemble des états ne pourra pas être atteinte de si tôt. Tant et si bien que l’immunité collective vaccinale demeure pour l’instant l’échappatoire le plus fiable… Mais il faudra patienter au moins 18 mois avant d’espérer qu’un vaccin efficace et fiable soit proposé.

De quoi relativiser certains résultats de 2016 :

Le pionnier de la radiothérapie anticancéreuse était lyonnais

LLe pionnier de la radiothérapie anticancéreuse était lyonnais

La première radiothérapie anticancéreuse «validée par des publications et des faits pratiques incontestables » a été réalisée en juillet 1896 par le Lyonnais Victor Despeignes. Une révolution au regard de ce qu’on considérait jusque là être une invention américaine.

Nicolas Foray, radiobiologiste et responsable du groupe de radiobiologie du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (Centre Léon Bérard / Inserm/CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1), a reconstruit une biographie de ce « premier radiothérapeute de l’Histoire » qui devrait selon lui être « une de nos gloires nationales ». Plusieurs faits méconnus amenèrent ce médecin hygiéniste à créer ce traitement unique, né de la conjonction des idées pasteuriennes, de la découverte des rayons X et de l’aide technique probable des frères Lumière.

©Graeme Bartlett

François-Victor Despeignes est né à Lyon le 14 février 1866, au 14 de la rue de Bourbon, actuelle rue Victor-Hugo. Suite à ses études en médecine, il intègre un laboratoire de recherche et est accueilli dans différentes sociétés savantes de Lyon dès les années 1890. Au sein du laboratoire de parasitologie du Professeur Louis Lortet, il travail de 1890 à 1893 sur deux sujets majeurs de l’époque : la salubrité des eaux de ville et la tuberculose.

Plusieurs séries d’expérimentations le conduisent en 1896 à analyser le potentiel des rayons X pour détruire les bacilles tuberculeux. Nommé chef des travaux dès 1892, Victor Despeignes pouvait prétendre à l’agrégation et à la direction du laboratoire. Pourtant, en dépit du soutien de Louis Lortet, c’est René Koehler, docteur en médecine de Nancy, et surtout gendre de Louis Lumière, qui est désigné directeur. D’un caractère impétueux, Victor Despeignes renonce alors sur un coup de tête à son avenir lyonnais, et quitte la recherche universitaire pour un poste de médecin praticien.

Médecin de canton à Buis-les-Baronnies (Drôme) puis peu après aux Échelles (Savoie), entre 1894 et 1907, c’est dans le cadre de cette fonction qu’il réalise la première radiothérapie anticancéreuse.

Alors que le Professeur Lortet vient de faire connaître ses premiers résultats obtenus en soumettant à l’action des rayons Roentgen des cobayes auxquels avaient été inoculés des substances tuberculeuses, Victor Despeignes est convaincu du potentiel des rayons X pour traiter le cancer qu’il imagine être «une maladie parasitaire sinon microbienne». Pour soulager un de ses patients souffrant de ce qu’il nomme cancer de l’estomac, Victor Despeignes décide de mettre en œuvre un traitement aux rayons X à l’aide d’une instrumentation spécifique. Il combine alors savamment une source d’électricité (pile ou machine électrostatique), avec une bobine d’induction permettant l’augmentation du voltage et un tube à rayons X. Il ajoute au traitement radiothérapique, un traitement dit «accessoire» : «J’ordonnai le régime lacté, le vin de condurango et je continuai les injections de sérum artificiel» écrira-t-il.

Entre le 4 et le 12 juillet 1896, huit jours de ce traitement conduisent à une diminution considérable de la douleur du patient. A tel point qu’il pouvait se passer de l’emploi de narcotiques et que le volume de la tumeur avait sensiblement réduit.

Victor Despeignes écrit « constater une amélioration sensible permettant quelque espoir là où il n’y en avait plus » . Il ajoute qu’« en présence de ces résultats, et quoique la terminaison ait été funeste, nous nous demandons si ayant affaire à une affection cancéreuse moins avancée et à marche moins rapide, on ne pourrait pas espérer, sinon une guérison, du moins une survie considérable en employant le traitement que nous avons inauguré ».

À la suite des deux articles du Lyon Médical des 26 juillet et 2 août 1896, les faits furent mentionnés dans l’Indépendance Médicale du 5 août 1896, dans la Médecine Internationale d’octobre 1896 et dans l’Officiel Médical du 15 octobre 1896.

Victor Despeignes est nommé en, 1907, directeur du bureau d’Hygiène de Chambéry.

S’occupant seul du fonctionnement du laboratoire de bactériologie, de l’analyse bactériologique des eaux comme des examens et analyses dans le diagnostic des maladies, il est aussi à l’origine d’un système éducatif pour promouvoir les idées pasteuriennes sur l’asepsie. Combattant « les négligences », il est de nombreux combats parfois incongrus, à la frontière entre l’hygiénisme et de la morale. Il veut par exemple dissuader du port des jupes longues qui « soulèvent et ramènent à la maison des poussières pas toujours inoffensives », ou mettre en place la désinfection de tous les manuels scolaires durant les vacances. Il milite également pour la gratuité ou le remboursement des billets de train pour l’accès à une auscultation dans le service de vénérologie qu’il a créé à Chambéry. Aussi, envisage-t-il le « cinématographe au moyen duquel pourraient se faire des séances récréatives auxquelles on mêlerait des numéros instructifs ». En septembre 1907, Victor Despeignes est le président-fondateur de « La Savoisienne », « coopérative d’habitations hygiéniques à bon marché », ancêtres de nos HLM, et s‘engage dans la construction de 24 premières maisons individuelle.

En dépit du fait qu’entre le 4 et le 23 juillet 1896, Victor Despeignes ait effectué la première radiothérapie anticancéreuse validée par des publications et des faits pratiques incontestables, il ne participa à aucune discussion sur les essais cliniques de radiothérapie qui se sont déroulées dans les années 1930. Fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1935, Victor Despeignes décède le 30 juillet 1937 à son domicile de Chambéry.

Bien que le supposé cancer de l’estomac fut, de l’avis des experts, plutôt un lymphome gastrique, un évidence surgit : à l’heure du 120ème anniversaire de ce qui marqua la naissance de la radiothérapie, l’œuvre de Victor Despeignes semble ne pas être citée à sa juste valeur, que ce soit pour la prescience de sa tentative de juillet 1896 ou pour son action en faveur de l’hygiène publique.


Pour aller plus loin :

 

#FDS2019 | Racontez-nous votre expérience de la Fête de la Science

##FDS2019 | Racontez-nous votre expérience de la Fête de la Science

Votre avis sur cette édition de la Fête de la Science nous intéresse !

Rendez-vous incontournable entre scientifiques et citoyens, la Fête de la Science se tient cette année du 3 au 13 octobre 2019 sur la métropole lyonnaise et le département du Rhône pour, sous la thématique :

Raconter la science, imaginer l’avenir

Afin d’améliorer la prochaine édition donnez-nous votre avis s’il-vous-plaît !

  • Avez-vous aimé cette édition de la Fête de la Science ? Pourquoi ?
  • Racontez-nous une anecdote !

 

Questionnaire en ligne

(Ce questionnaire vous prendra deux minutes à remplir)

 

 

 

Sur la Métropole de Lyon et le Rhône, la Direction Culture, Sciences et Société de l’Université de Lyon coordonne la Fête de la Science.