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Quand les mathématiques chantent : la musique juste et le tonnetz | ANNULÉE

QQuand les mathématiques chantent : la musique juste et le tonnetz | ANNULÉE

CONFÉRENCE ANNULÉE

Dans le cadre de l’Université Ouverte, nous avons le plaisir d’accueillir un musicien, un ingénieur de recherche informatique et un mathématicien pour une conférence originale au croisement de la musique et des sciences : Quand les mathématiques chantent : musique juste pour le tonnetz avec un tempérament adaptatif.

La « musique juste », style de musique très ancien que l’on retrouve dans de nombreuses cultures, consiste à utiliser les intervalles entre les harmoniques de la voix humaine. Une difficulté pour jouer avec la musique juste vient du fait que ces intervalles justes engendrent un espace infini de notes appelé tonnetz (en mathématiques, c’est l’espace des nombres rationnels).

Nous proposons un nouvel instrument qui permet de jouer les notes de cet espace et d’y voyager librement grâce au « tempérament adaptatif ». Cet espace est infini, de dimension infinie, car engendré par les nombres premiers. Chaque nombre premier semble apporter une couleur ou une saveur particulière. La nouveauté de ce « tempérament adaptatif » assisté par ordinateur est qu’il calcule et propose en temps réel les notes les plus résonnantes proches des notes jouées. Il permet de garder l’infinité des choix : c’est un tempérament ouvert, non refermé sur l’octave.

Intervenants :

  • Malik Mezzadri, Alias Magic Malik, musicien ;
  • Alexandre Ratchov, ingénieur de recherche informatique (ARVerb, Grenoble) ;
  • Frédéric Faure, mathématicien, enseignant-chercheur, Institut Fourier, Université Grenoble Alpes.

>> Pour en savoir plus :

Maison des mathématiques et de l’informatique

La Gazette de la Fête de la science #4

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<#4 – Quand la musique fait vibrer le vivant

Végétaux, animaux et cellules : toutes les formes de vie réagissent aux sons et aux vibrations de la musique. © Image générée avec Canva par Sabrina Chabbi

Des oiseaux aux cellules, les sons organisés influencent toutes les formes de vie. Pendant sa conférence lors de la Fête de la Science, la professeure Claire Brun, experte en biologie cellulaire à l’Institut Catholique de Lyon, explore les effets insoupçonnés de la musique sur les plantes, les animaux et même les organismes unicellulaires.

Avant d’être une émotion, la musique est un phénomène physique : une onde acoustique qui se propage par des vibrations mécaniques. Ces pressions traversent l’air, l’eau ou les tissus vivants. « La musique ne se limite pas au plaisir humain. Elle agit sur tous les organismes capables de percevoir ou de subir une vibration », explique la biologiste. Les recherches montrent qu’elle influence aussi le vivant, selon la fréquence, le rythme et l’intensité des sons.

Plantes et animaux à l’écoute de la musique

Chez les animaux, le son est un moyen de communication essentiel. Les insectes émettent des vibrations continues, les grenouilles coassent par impulsions, et les oiseaux composent de véritables phrases musicales. Le chant de ces derniers sert à défendre un territoire, attirer un partenaire ou reconnaître les siens. Le rythme, la répétition et la hiérarchie des notes créent des effets émotionnels comparables à ceux que la musique provoque chez l’homme.

Les plantes, même sans oreilles, réagissent étonnamment aux sons et aux vibrations de leur environnement. Des expériences ont montré qu’un bruit d’eau douce attire les racines du maïs, ou que certaines fleurs exposées au bourdonnement d’une abeille augmentent la quantité et la teneur en sucre de leur nectar. Les pétales se comporteraient comme de petites antennes acoustiques, capables de capter les vibrations utiles à la pollinisation. À l’inverse, certaines plantes libèrent des toxines dès qu’elles perçoivent le son d’une chenille. Chez elles, la musique n’est pas une mélodie, mais un signal biologique vital.

Quand la musique influence la vie microscopique

La musique agit aussi au niveau cellulaire. Les globules rouges s’agrègent moins en présence de musique classique, et certaines cellules immunitaires augmentent leur activité. Ces effets semblent liés aux vibrations de la membrane, qui transmettent le signal à l’intérieur de la cellule. Les microbes, qui sont, eux aussi, des unicellulaires, ne font pas exception. Comme les bactéries et les levures qui réagissent aux sons : leur croissance, la production de métabolites ou la sensibilité aux antibiotiques varient selon le type de musique, son rythme, sa fréquence et son intensité, comme si chaque cellule possédait sa propre « oreille ».

De la grenouille aux bactéries, la musique semble constituer un langage universel, fondé sur la vibration. Loin d’être un simple divertissement humain, elle révèle une continuité entre culture et mécanismes biologiques. Pour Claire Brun, tout est une question de fréquence : « Chaque type de cellule possède sa propre sensibilité vibratoire. Quand la fréquence est juste, elle résonne. » Cette résonance pourrait expliquer pourquoi certaines musiques stimulent la croissance, la germination ou l’immunité, tandis que d’autres n’ont aucun effet.

Par Sabrina Chabbi, étudiante en Master 1 Information et Médiation Scientifique et Technique, Université Claude Bernard Lyon 1

 

 

 

 

Planète minimaliste- Session d’écoute minimaliste et voyageuse

PPlanète minimaliste- Session d’écoute minimaliste et voyageuse

Examen d’une conscience sonore mondiale

On présente souvent la musique minimaliste comme une esthétique américaine, au risque de minimiser ses liens profonds avec les musiques non-occidentales. Née entre New York et la Californie, elle surgit aussi de Bali, du Japon, de l’Inde ou d’Afrique de l’Ouest. Le minimalisme est peut-être ce que l’exotisme nous a donné de meilleur : une conscience sonore mondiale, aussi riche qu’ambiguë.

Une heure pour tenter d’en faire le tour, entre tourisme sonore et ethnomusicologie, et arpenter l’imaginaire musical new-yorkais et californien des années 1960 et 1970, du gamelan indonésien aux pygmées de République Centraficaine en passant par les percussions du Ghana, la musique de cour japonaise et les rituels du bouddhisme tibétain.

Intervenant : Camille Rhonat, philosophe

Pour en savoir plus :

La Trinité Lyon

Musique en transition : l’impératif écologique

MMusique en transition : l’impératif écologique

En 2023, le Conservatoire national supérieur musique et danse – CNSMD – de Lyon s’est doté d’une feuille de route écologie avec l’ambition de favoriser l’émergence « d’une génération d’artistes conscients des limites planétaires, acteurs du changement de leurs propres pratiques et créateurs de nouveaux récits, en transformant nos formations et en prenant part à la réflexion collective au bénéfice d’une société résiliente attachée à nous connecter au vivant et à le protéger. »

Le CNSMD Lyon vous propose d’aborder l’impératif écologique par le prisme de la musique avec deux journées de colloque de la recherche les lundi 17 et mardi 18 novembre, et un concert de l’Orchestre du CNSMD Lyon en introduction dimanche 16 novembre.

Rite annuel bien installé, le concert de l’Orchestre du CNSMD Lyon nous transporte cette saison dans de magnifiques paysages et vient interroger notre rapport à la nature avec une création des étudiant·es en composition.  >> Sur réservation

Avec près d’une trentaine d’invités, chercheuses et chercheurs, compositrices et compositeurs, interprètes et professionnels du secteur, le colloque abordera plusieurs thématiques.  >> Sur insciption

Pour en savoir plus, consultez la page :

Musique en transition

 

 

Hormones en folie ! Digressions biologiques et musicales

HHormones en folie ! Digressions biologiques et musicales

Imaginé par une chercheuse en biologie de l’ENS de Lyon, ce spectacle mélange deux ingrédients que tout oppose à priori : le chant lyrique et la biologie, en les mettant à portée de tous. 

Car sans l’amour, pas plus d’opéras que d’êtres vivants ! Nous découvrirons donc comment des millions d’années d’évolution ont façonné nos hormones pour nous pousser à nous reproduire… nous offrant au passage l’émotion amoureuse, et bien plus encore, l’émotion musicale ! Ceci nous sera illustré par une variété d’airs d’opéra et chansons, connus ou moins, du baroque au contemporain, et d’amusantes découvertes des chercheurs, éclairant d’un autre jour tous nos chambardements émotionnels.

Venez partager tout à la fois le plaisir de la musique et le plaisir de comprendre !

Intervenants :

  • Compagnie l’Opéra Domestique avec Sophie Pantalacci, soprano et directrice de recherche au CNRS/ENS de Lyon ; Charlotte Labaki, mezzo-soprano ; Sébastien Torchet, piano ; Magali Devance, récitante.

Le spectacle est proposé gratuitement en clôture de la conférence Evo-Lyon et en OFF du Festival Arts Sciences et Sociétés – FASSIL – de l’INSA de Lyon.

>> Regarder la bande-annonce : ici

Pour en savoir plus :

Hormones en folie !

 

Archéologie des claviers

AArchéologie des claviers

Organetto, clavicymbalum, clavicyntherium… autant de noms étranges qui portent la mémoire oubliée de la musique médiévale. Comment sonnaient ces instruments disparus ? Comment les réinventer ?

Une heure à la découverte de ces anti-héros de l’histoire du clavier et à la recherche de nos mondes sonores perdus. On y découvrira peut-être un peu de la musique de l’avenir !

Intervenants :

  • Olivier Féraud, archéo-luthier ;
  • Anastasia Volchenkova, étudiante en culture musicale au Conservatoire nationale supérieur de musique et danse – CNSMD –  de Lyon

Pour en savoir plus, consultez le site :

Trinité Lyon

Neurodiversité : la musique pour rassembler | « Dis pourquoi ? »

NNeurodiversité : la musique pour rassembler | « Dis pourquoi ? »

©RCF radio

Dis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche.

> Émission du 2 septembre 2025

Et si le chant choral permettait de rassembler au-delà des problèmes de santé ? Nicolas Petit est orthophoniste, docteur en sciences cognitives à l’Université Claude Bernard Lyon 1 et au Centre hospitalier Le Vinatier. Il a contribué numéro 15 du Pop’Sciences Mag En quête de l’intelligence de l’Université de Lyon, sorti en juillet 2025.

Un numéro qui explore la pluralité des formes d’intelligence, autant chez les animaux, les plantes que chez les humains. Ses travaux de recherche portent particulièrement autour de la communication dans les troubles du neurodéveloppement, et en particulier dans les troubles du spectre de l’autisme.

Écoutez le podcast :

>> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site :

RCF Lyon

Swinging the brain

SSwinging the brain

« On dit souvent que la musique adoucit les mœurs, mais on est loin d’imaginer tous les effets qu’elle peut avoir sur le cerveau. » La Société Française d’Étude et Traitement de la Douleur – SFETD – organise son congrès annuel et le termine en beauté avec un opéra scientifico-rock en 3 actes, avec dans les rôles principaux l’oreille, la musique et le cerveau.

Récitatifs scientifiques et airs instrumentaux alternent ici pour expliquer et faire ressentir les effets de la musique sur votre cerveau. L’objectif est de partager sur un mode ludique et joyeux des informations scientifiques simples sur les bienfaits de la musique sur le cerveau. La musique et le spectacle y jouent un rôle important, mais sans concession avec la rigueur scientifique. 

La musique est au service de la science … la science est au service de la musique, dans un duo gagnant.

Concert soutenu par la Fondation APICIL.

> Le programme de la conférence concert :

  • Acte I : La musique : une symphonie neuronale

Pour se venger du cerveau, l’oreille a décidé de tronçonner les notes de musique en tout petits morceaux et de les envoyer dans le désordre au cerveau : c’est la panique dans le cortex auditif, et il va falloir être très intelligent pour résoudre ce puzzle sonore.

 

 

  • Acte II : La musique à l’origine du langage humain

Il y a plus de 40 000 ans, l’homme de Néandertal devait faire face à de nombreux défis. Pour quelles raisons s’est-il mis à faire de la musique ? Celle-ci a-t-elle pu transformer son cerveau et favoriser le développement d’aptitudes cognitives, le langage notamment ? La musique joue-t-elle un rôle comparable chez les nourrissons aujourd’hui ?

 

  • Acte III : La musique : si vous saviez tout ce qu’elle peut faire pour vous

Dans le hall d’un grand hôpital, des patients incapables de parler, de marcher, de se souvenir de leur vie attendent sans espoir une amélioration de leur état.  Un neurologue explique comment la musique contribue à développer les connexions entre neurones dans le cerveau. L’un des malades demande alors si la musique pourrait contribuer aussi à améliorer leur état.

>> Pour plus d’informations rendez-vous sur le site : 

swinging the brain

Le Rolling String Quartet :

©Rolling String Quartet

Du son au soin : quand l’IA décompose le monde | Podcast « Qu’est-ce que tu cherches ? »

DDu son au soin : quand l’IA décompose le monde | Podcast « Qu’est-ce que tu cherches ? »

Qu’est-ce que tu cherches ? C’est le nom de la série de podcasts lancée par le CNRS. Au micro : des scientifiques racontent leurs quotidiens, expliquent leurs avancées, et vous font pénétrer dans les coulisses de la recherche. Prêts pour une immersion sonore inédite aux côtés de ces experts ?

Du son au soin : quand l’IA décompose le monde | Avec Jérémy Cohen (CNRS)

©CNRS

Que ce soit dans des algorithmes pour décortiquer la musique ou dans des équations pour lire les images médicales, les mathématiques sont partout et permettent d’extraire des informations cachées dans des données complexes. Dans cet épisode de « Qu’est-ce que tu cherches ? » Jérémy Cohen, mathématicien CNRS au Centre de recherche en acquisition et traitement de l’image pour la santé (CREATIS, CNRS | Université Claude-Bernard Lyon | INSA de Lyon | Inserm) vous plonge au cœur de l’invisible pour montrer l’impact des mathématiques dans notre quotidien.

>> Écoutez cet épisode sur la plateforme :

 Qu’est-ce que tu cherches ?

Sciences et BD à l’Université Lumière Lyon 2

SSciences et BD à l’Université Lumière Lyon 2

La BD est un outil puissant pour transmettre des idées, raconter des découvertes et susciter l’intérêt d’un large éventail de lecteurs. Mêlant narration et illustration, elle offre un moyen ludique et innovant de vulgariser des recherches complexes, permettant ainsi de mieux transmettre les savoirs.

L’Université Lumière Lyon 2, par le biais de sa Direction Sciences et Société, a collaboré avec l’Épicerie Séquentielle et des chercheurs et chercheuses pour rendre la science accessible grâce à la bande dessinée. Chaque projet résulte d’un travail collectif entre scientifiques, scénaristes et illustrateurs alliant rigueur scientifique, narration visuelle et accessibilité.

>> Découvrez les BD :

  • AUTODRIVE : une étude du lien entre l’humain, la machine et son impact sur le cerveau.

Coordonné par Jordan Navarro, chercheur en psychologie ergonomique et illustré par Bastien Castres.

  • DYSSUCCESS : présente un modèle pour anticiper la réussite scolaire des lycéens dyslexiques.

Coordonné par Eddy Cavalli, chercheur en sciences cognitives et illustré par Léonore Stuckens.

  • RECUPERTE : explore comment récupérer la chaleur des industries pour l’utiliser en énergie urbaine.

Coordonné par Laurence Rocher, chercheuse en urbanisme et illustré par Camille Mertz.

  • REFLECTOR : une étude sur comment le cerveau gère et conserve les informations en mémoire.

Coordonné par Gaën Plancher, chercheuse en psychologie cognitive, scénarisé par Damien Martinière et dessiné par Alexandra Lolivrel.

  • REMEMUS : explore comment le partage de la musique intensifie le plaisir de l’écoute.

Cordonné par Laura Ferreri, chercheuse en psychologie et Neurosciences cognitives, scénarisé par Tam Jouvray et illustré par KiWeen.

  • TRAPLANUM :  une étude du phénomène du micro-travail (ou « crowd-working ») sous l’angle de droit du travail.

Cordonné par Emmanuelle Mazuyer, chercheuse en droit, scénarisé par Benoît Connin et illustré par Marianne Tesseraud.

Pour en savoir plus, consultez le site de :

Université Lumière Lyon 2