PParlez-nous de… L’économie de la violence En 2024, plus d’un quart de la population mondiale a vécu un événement politique violent à proximité immédiate.La guerre pétrifie. Elle soulève d’innombrables questions politiques, éthiques – et économiques. Car les conflits ne sont ni aléatoires, ni inéluctables. Ils prennent racine dans des facteurs multiples que cet essai se propose d’analyser : frustrations économiques, tensions identitaires, crise écologique… Mais comprendre les causes ne suffit pas, il faut aussi interroger la cyclicité des violences, mesurer leurs effets sur la scolarisation des enfants, la santé des populations, la confiance dans les institutions, et envisager les solutions afin d’y mettre fin. Comprendre les ressorts économiques de la guerre, c’est déjà choisir d’œuvrer contre sa reproduction. C’est agir pour une paix durable. Un essai nécessaire et rigoureux sur l’économie de la violence, mêlant travaux de recherche les plus récents et observation des conflits de notre temps.À travers son ouvrage L’Économie de la violence, publié le 1er octobre 2025 aux éditions Les Léonides, Mathieu Couttenier propose un éclairage concret et des outils de lecture pour mieux comprendre les conflits dans le monde et leurs enjeux économiques.En savoir plus :Parlez-nous de…
PParlez-nous de… Nos paroles empêchées Nourrissons et jeunes enfants, personnes âgées atteintes de troubles neurologiques, individus porteurs d’un handicap… nombreux sont ceux pour qui parler ou être entendu ne va pas de soi. En réalité, chacun de nous se heurte aux limites du langage.Traduire sa pensée en termes clairs, savoir écouter l’autre, le comprendre au-delà d’un niveau de langue ou d’une élocution inhabituelle : nous travaillons tous à nous faire entendre, constamment, à chaque interaction. Comme le rappelle Anne-Lyse Chabert : « la parole est toujours ambiguë ; deux interlocuteurs ne coïncident jamais. »Cet outil précieux qu’est la parole demeure pourtant l’un des fondements de notre fragile humanité. Lorsqu’elle est entravée, refusée ou empêchée, l’échange devient aisément le lieu du malentendu, voire du conflit. L’absence de dialogue nous renvoie à notre solitude intérieure, voire au solipsisme et à l’obscurantisme. Car que ce soit au travail, dans la vie politique ou au sein de la sphère intime, l’autre est à la fois le miroir de notre humanité et une porte d’entrée vers des mondes uniques et des ressources irremplaçables.Dès lors, comment exister dans le monde quand on ne peut pas parler ? Comment s’exprimer, partager ses idées, faire valoir son opinion ? Dans le fond, comment persévérer dans notre quête d’humanité, lorsque notre parole est empêchée ? Et si cet empêchement, loin d’être un obstacle, révélait un trésor caché ?À l’occasion de la parution du livre Nos Paroles Empêchées (Éditions de l’Aube, 2026) co-écrit par les philosophes, Gabrielle Halpern et Anne-Lyse Chabert, cette dernière évoquera le sujet à la Parenthèse et échangera avec le public.Pour en savoir plus :Parlez nous de…Ill. La Tour de Babel de Pieter Brueghel l’Ancien, 1563. (Domaine public
PParlez-nous des… étrangers dans la Résistance (1940-1944) Cette soirée invite à aller à la rencontre des étrangers qui se sont battus en France pour la liberté.Qui étaient ces combattantes et combattants ? Quelles étaient leurs origines et leurs motivations ? Comment se construit cette définition/délimitation de l’étranger ? Des historiennes et historiens retraceront différents parcours individuels qui se sont illustrés en France et à Lyon dans la lutte contre l’oppression nazie. Seront ainsi abordés le rôle essentiel des FTP-MOI dans les opérations de sabotage et de guérilla urbaine ainsi que leur contribution à l’insurrection de Villeurbanne du 24 au 26 août 1944. La place souvent méconnue des étrangers dans les maquis sera également développée. Enfin, seront interrogés les engagements respectifs des femmes et des hommes dans cette résistance étrangère. Nouveau thème 2026-2027 du Concours national de la Résistance et de la Déportation, cette soirée s’adresse autant au grand public, aux étudiants et qu’aux enseignants.Pour en savoir plus :Parlez-nous de…
PParlez-nous de… Scènes féministes La rencontre prend appui sur la publication récente de deux ouvrages.Le premier, Scènes théâtrales émancipatrices, n°62 de la revue Clio – Femmes, Genre, Histoire (hiver 2025) co-dirigé par Lorraine Wiss, Olivier Neveux en collaboration avec Michelle Zancarini-Fournel, aborde depuis les scènes comiques de la Grèce antique aux scènes queers d’aujourd’hui, la vie théâtrale à travers les âges et les genres. Il met l’accent sur les questions d’émancipation et la manière dont le théâtre offre des espaces et des rôles pour déjouer les normes de genre. Le second, Scènes féministes : histoire d’un théâtre militant dans les années 1970, (ENS Éditions – février 2026) écrit par Lorraine Wiss, expose une analyse des enjeux esthétiques et politiques des théâtralités féministes en France, au cours de la décennie 1970 : une histoire des pratiques spectaculaires des militantes féministes ainsi qu’une histoire féministe des metteuses en scène, des comédiennes et des compagnies de théâtre de l’époque.Pour en savoir plus :Parlez-nous de…
PParlez-nous de… Bruits du récit dans l’Ancien Régime La parution du volume collectif Bruits du récit sous l’Ancien Régime aux éditions Garnier invite à réécouter la bande son des fictions et à prendre la mesure de la part qu’occupent les signes sonores sur la partition des fictions d’Ancien Régime.Quels perturbations et parasitages les bruits entraînent-ils ; quels suppléments de signification engendrent-ils ? Quelles scènes éventuellement spécifiques suscitent-ils et alimentent-ils ? Timbres de voix, cris ou murmures, expressions du corps passionnel ou humoral, rumeur confuse, éclats de rire, objets entrechoqués, sons de la nature, tapage, silence… : qu’enregistre la fiction d’Ancien Régime du bruissement du monde, sensible et social, de son rythme sonore ou de sa cacophonie ?Pour en savoir plus :Parlez-nous de…
PParlez-nous de… Scènes de viol dans les littératures européennes (XVIe-XVIIIe siècles) De l’Italie de la Renaissance à la France révolutionnaire en passant par l’Espagne du Siècle d’or, se construit un héritage littéraire européen où les violences sexuelles sont omniprésentes, mais où la force des personnages féminins, qui prennent la parole, et l’invention de scénarios qui déjouent les scripts dominants ouvrent la voie à l’attention au consentement des femmes et à la prise en compte de la souffrance des victimes.Lire les scènes de viol permet de déployer de nouvelles potentialités de sens et de découvrir de nouvelles dimensions dans des œuvres qu’on croyait connaître. Il s’agit à la fois d’analyser comment et pourquoi les textes donnent à voir le viol, d’interroger les réactions du public qui regarde ces scènes et de souligner le rôle joué par les interprètes, qui les ont parfois rendues invisibles.La rencontre réunit quatre chercheuses spécialistes de la littérature de la première modernité qui ont contribué à Scènes de viol dans les littératures européennes (XVIe-XVIIIe siècles) – Éditions Hermann, 2025. Cet ouvrage propose de relire les œuvres du passé à partir des débats de notre temps non seulement pour mesurer leur participation à l’élaboration d’une culture du viol, mais aussi pour mettre en évidence leur pouvoir de critique et de dénonciation face à des abus qui demeurent largement tabous dans la société.En savoir plus :Parlez-nous de…
PParlez-nous de… cellules de religieuses en miniature Du XVIIIe siècle aux années 1960, des milliers de religieuses en Europe ont fabriqué des modèles réduits de leur cellule dans des boîtes vitrées, des œufs ou des coques de noix. Elles s’y représentaient en miniature, sous la forme de poupées de cire, de silhouettes de papier et de photographies, au travail ou en prière, entourées des objets de leur quotidien. Elles les offraient à leur famille et à leurs bienfaiteurs, afin de donner à voir leur vie derrière les murs du couvent.Si ces « boîtes de nonnes » ont suscité l’intérêt des ethnographes, des collectionneurs et des artistes, elles ont été peu étudiées par les historiens et les historiennes, alors même que leur confection était massive au XIXe siècle. À la croisée de l’histoire des femmes, du travail, de la culture matérielle et de l’enfermement monastique, cette table-ronde entend éclairer ces objets méconnus.Intervenants :Élisabeth Lusset, chargée de recherche au CNRS, elle travaille sur le gouvernement de l’Église, les ordres religieux et les justices au Moyen Âge ;Antoinette Guise-Castelnuovo, directrice pédagogique de la 3e année de la licence d’Histoire à l’Institut catholique de Lyon – UCLy ;Bernard Hours, professeur d’histoire moderne à l’Université Jean Moulin Lyon 3 et directeur de l’UMR 5190 LARHRA – Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes ;Paul Chopelin, maître de conférences, Religions et croyances, Université Jean Moulin Lyon 3, LARHRA.Pour en savoir plus, consultez le site :Bibliothèque Diderot
PParlez-nous de… Gadda et Mussolini S’inscrivant dans le sillon du plus célèbre pamphlet Eros et priape, Les Mythes du Baudet, inédits en français, en constituent en quelque sorte le laboratoire à la fois linguistique et psychanalytique ; un libelle dans lequel éclate la prodigieuse fureur gaddienne contre le mythe factice du fascisme et de son baudet de représentant : Mussolini.Une traduction inédite en français : I miti del somaro en édition bilingue annotée et commentée.Intervenants : Jean-François Lattarico, professeur des universités en études italiennes, Université Jean Moulin Lyon 3, membre du laboratoire IHRIM UMR 5317.Animé par : Stéphanie Lanfranchi, maîtresse de conférences en études italiennes, ENS de Lyon, membre du laboratoire Triangle UMR 5206. Pour en savoir plus :Bibliothèque Diderot
PParlez-nous de …deux agents littéraires dans le siècle américain. William et Jenny Bradley, passeurs culturels transatlantiquesQui fit connaître les grands auteurs américains aux lecteurs français dans la période de l’entre-deux guerres ? Qui œuvra à diffuser la littérature française aux États-Unis ? Parmi les artisans de ces circulations transatlantiques, deux figures méconnues : William et Jenny Bradley, qui fondèrent la première agence littéraire en France et se mirent au service de Clemenceau, Cendrars, Colette, Gide, Malraux, Sartre et Camus, mais aussi de Dreiser, Hemingway, Faulkner, Stein, Dos Passos, Chandler et Baldwin.Laurence Cossu-Beaumont, Professeure à la Sorbonne Nouvelle, consacre un ouvrage au destin de ce couple hors norme et pionnier. En conversation avec Jean Kempf, Professeur émérite à l’Université Lumière Lyon 2, elle évoquera la place complexe de Paris, capitale internationale de la littérature, au cœur des sociabilités mondaines. Revenant sur les archives inédites explorées dans son livre, elle proposera d’éclairer d’un jour nouveau l’histoire littéraire et l’histoire du livre et de l’édition, en même temps que l’équilibre de ce siècle vu comme celui de la domination culturelle américaine.Pour en savoir plus :Parlez-nous de…Timbre français représentant le paquebot transatlantique Normandie, dessiné et gravé par Albert Decaris, émis en 1935.Timbre américain représentant un biplan Curtiss JN-4H, avion de l’armée américaine qui a inauguré le service de courrier aérien en 1918. Ce timbre a été émis en 2018 pour célébrer le 100e anniversaire du service postal aérien des États-Unis. / © Adobe Stock
PParlez-nous de… la misère du XVIᵉ siècle à nos jours La misère a-t-elle engendré par le passé des économies particulières ? Quels étaient les dispositifs mis en place pour l’éradiquer ? Qui étaient ceux qui la subissaient et ceux qui en profitaient ? Quelle analyse en faisaient les différents groupes sociaux, et quel regard on posait sur les pauvres ? A quelle aune s’est mesurée la misère à travers l’histoire ?C’est à toutes ces questions que Natacha Coquery et Alain Bonnet apporteront des éléments de réponse le mardi 13 décembre, lors d’une présentation de leur ouvrage à la Bibliothèque Diderot de Lyon.Rencontre autour de l’ouvrage de Natacha Coquery et Alain Bonnet, Les marchés de la misère : contrôle, exploitation et représentation des classes miséreuses du XVIe siècle à nos jours (Mare & Martin, 2022).Pour en savoir plus :Parlez-nous de…