Journées européennes du patrimoine 2020

JJournées européennes du patrimoine 2020

Patrimoine et éducation : apprendre pour la vie !

Les Journées européennes du patrimoine, JEP, sont l’occasion de poser un autre regard sur le patrimoine à travers des visites et des balades urbaines inédites. Cela passe aussi par la découverte de lieux de science et la rencontre avec des chercheurs de tous horizons…

Nous vous proposons :

L’exposition Carnets de sciences en Terre du milieu sur l’univers du Seigneur des anneaux, vient compléter cette exploration. Ouverture exceptionnelle de la maison natale de Claude Bernard.

>> Renseignements au : 04 74 67 51 44 / 04 74 68 23 08 | Musee.claudebernard@agglo-villefranche.fr | Pas de réservation 

>> Mesures COVID 19 : port du masque obligatoire, jauge limitée, file d’attente à l’extérieur, parcours adapté, distanciation physique à respecter.

 

Toute la programmation des JEP en métropole lyonnaise et ailleurs :

JEP de la Métropole de Lyon

JEP nationales

Tony Garnier… Et maintenant ? | Collections & Patrimoine

TTony Garnier… Et maintenant ? | Collections & Patrimoine

En 1918, l’architecte Tony Garnier publie l’ouvrage La cité industrielle qui influencera plusieurs générations de concepteurs dans le monde entier. Il y projette une ville moderne où tous les équipements collectifs nécessaires à la vie d’une grande agglomération sont mis en place, jetant ainsi les bases de l’urbanisme contemporain. Mais il n’est pas seulement un concepteur, il est aussi un bâtisseur.

Ses principes de La cité industrielle sont testés, avant et après la Première Guerre mondiale, à Lyon. La production de cet architecte y est presque exclusivement concentrée, encouragée par le maire de l’époque, Édouard Herriot.

Cette exposition veut favoriser une prise de conscience plus forte de la valeur de ce patrimoine architectural et urbain, qui pourrait faire la fierté de la ville à l’image de celui d’Auguste Perret au Havre ou de Gaudi à Barcelone. Même s’il est partiellement protégé, il s’agit de lutter contre tout risque d’effacement, urbain comme symbolique. Ce travail photographique propose donc un regard contemporain de l’œuvre bâtie de Tony Garnier à Lyon. Il met en valeur à la fois sa beauté et sa fragilité, ainsi que son actualité du point de vue des propositions architecturales et urbanistiques.

Auteure : les photographies présentées sont issues du fonds réalisé par Anne-Sophie Clémençon, historienne des formes urbaines et de l’architecture, chercheure-photographe à l’Université de Lyon. Elle est associée au Laboratoire Environnement Ville Société (CNRS, ENS de Lyon), après avoir été chercheure au CNRS à l’École normale supérieure de Lyon. Depuis la fin des années 1970, elle documente les transformations urbaines de l’agglomération lyonnaise et, plus généralement, la culture architecturale et urbaine de nombreuses métropoles, constituant un fonds de plusieurs milliers d’images argentiques puis numériques. Elle a toujours associé à son activité de chercheure la photographie, qu’elle considère comme un langage indispensable pour comprendre et percevoir de manière sensible l’architecture.

Inauguration, table ronde et visites guidées à partir de septembre 2020.

Voir l’exposition en ligne :

Tony Garnier… Et maintenant !

Recherche participative et sociétés savantes

RRecherche participative et sociétés savantes

Retour sur la journée d’étude « La recherche participative : quelle place pour les sociétés savantes ? » organisée le 7 février par le Comité des travaux historiques et scientifiques de l’École Nationale des Chartes. L’occasion de réfléchir au rôle de ses acteurs de la recherche et à leurs évolutions.

Les sociétés savantes sont des acteurs importants de la recherche, en particulier en histoire et dans une moindre mesure en géographie. Problème : leur image (et leur public) vieilli et semble avoir des difficultés à se renouveler. Pourtant, leur origine même reflète des enjeux très contemporains comme la place des amateurs dans la collecte, l’analyse et la capitalisation de données précieuses pour les chercheurs et la société dans son ensemble. Sur cette journée, un riche programme a donc permis de se questionner sur les liens entre recherche participative et sociétés savantes. Les sciences participatives, qui sont de plus en plus d’actualité dans les programmes et institutions de recherche sont en fait l’ADN des sociétés savantes, peuplées traditionnellement de notables locaux et aujourd’hui de nombreux passionnés de divers horizons qui souhaitent mettre leur temps et leurs savoirs au service de l’intérêt général.

Plusieurs projets innovants et passionnants ont ainsi été présentés, qui peuvent inspirer peut être des sociétés savantes, associations ou acteurs scientifiques de notre région ! Nous retenons en particulier :

  • L’Atelier des jours à venir, Le programme des Nouveaux Commanditaires Sciences et le questionnement sur le patrimoine | Une démarche de co-construction du savoir avec des citoyens, accompagné par la Fondation de France
  • Marc Renneville, Sophie Victorien (Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice), Un service ouvert dédié au patrimoine judiciaire | Une plateforme documentaire sur le patrimoine des prisons et lieux de justice, alimenté en partie par des « amateurs »
  • Jean-Marie Holderbach (Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace), L’inventaire participatif du petit patrimoine rural | Un projet qui démontre l’intérêt de faire participer la population à un travail d’inventaire d’un patrimoine oublié et dispersé
  • Romain Dugast (Archives départementales des Yvelines), Animer une communauté, les projets collaboratifs des Archives départementales des Yvelines Adoptez un poilu | Comment « Adopter un poilu » a permis d’aider des archives départementales à explorer et sensibiliser à ses ressources foisonnantes

Des limites et problèmes ont été discutés : besoin de médiation et d’accompagnement, réticences face au numérique, nécessité de formation et d’ouverture des différents acteurs impliqués. Autant de projets qui questionnent notre rapport à la production des savoirs et encouragent à participer, qu’on soit chercheur ou curieux, passionné ou néophyte, dans l’intérêt de l’agrégation et de la diffusion des connaissances !

L’intégralité des échanges est disponible sur le canal Youtube du CTHS :

La recherche participative c’est aussi ce que propose la Boutique des Sciences aux associations du territoire de l’Ain, du Rhône et de la Loire. Cette démarche vous intéresse ? Renseignez-vous sur notre appel à projets 2020 !

Gerland, l’ère de l’excellence

GGerland, l’ère de l’excellence

Autrefois quartier des abattoirs, Gerland est aujourd’hui le lieu d’installation des acteurs majeurs de la santé.

Venez découvrir lors de cette visite comment ce quartier s’est transformé au cours du temps et est actuellement symbole du pôle de compétitivité de santé lyonnais.

En savoir plus :

Musée de Sciences biologiques Dr Mérieux

 

Comment les acousticiens peuvent reconstruire le « son » de Notre-Dame

CComment les acousticiens peuvent reconstruire le « son » de Notre-Dame

Depuis l’incendie qui a dévasté la cathédrale Notre-Dame de Paris, la reconstruction de ce site du patrimoine mondial a fait l’objet de nombreuses discussions. Parmi celles-ci, la question de la grande acoustique de la cathédrale.

Contrairement à la pierre, au bois et au verre de la construction et décor, qui sont des entités solides, l’acoustique d’un espace est un produit de ces éléments, à la fois de leur forme et de leurs propriétés matérielles. Cependant, bien qu’intangible, ce n’est pas mystique. Grâce à la technologie et de la puissance de calcul modernes, des connaissances historiques, et quelques gouttes d’inspiration, deux équipes de chercheurs français se sont penchées sur la manière de recréer l’acoustique des sites historiques.

[…]

Auteurs :

  • Brian FG Katz , acousticien, Directeur de recherche CNRS à Sorbonne Université
  • Mylène Pardoen, archéologue du paysage sonore, expert scientifique pour la restauration de Notre-Dame, Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH) – USPC  Université de Lyon

Lire la suite :

The Conversation

Journées européennes du patrimoine

JJournées européennes du patrimoine

La 36e édition des Journées européennes du patrimoine se décline cette année autour du thème « Arts et divertissements ». Les lieux de science et d’enseignement ne sont pas en reste, avec de nombreux sites à découvrir sous forme de visite guidée…

Près de 400 événements rien que sur Lyon et Villeurbanne, alors n’hésitez pas à consulter le programme pour découvrir un lieu à visiter près de chez vous !

Programme complet des Journées du patrimoine

Il existe un Musée des moulages à Lyon. Le saviez-vous ? | Collections & Patrimoine #3

IIl existe un Musée des moulages à Lyon. Le saviez-vous ? | Collections & Patrimoine #3

On compte quatre musées universitaires de moulages en France, dont un se trouve à Lyon. Les trois autres sont à Bordeaux, Montpellier et Strasbourg. Inauguré il y a plus d’un siècle, le Musée des Moulages lyonnais (MuMo), conservé et administré par l’Université Lumière Lyon 2, a rouvert ses portes en mars 2019, après une grande campagne de rénovation des œuvres et du lieu.

L’engouement pour l’archéologie du XIXe siècle, favorisé par les grandes découvertes dans ce domaine, amène les universités à acquérir de nombreuses copies d’œuvres. Utilisées d’abord comme supports pédagogiques pour les étudiants et d’études pour les chercheurs, elles permettent d’étudier les œuvres, de les comparer entre elles, de les manipuler au sein d’un lieu unique. Pour les chercheurs, les étudiants et le grand public, elles assurent le témoignage d’œuvres originales, dont certaines peuvent avoir été dérobées, détruites ou endommagées au cours de l’Histoire.

La collection du MuMo abrite près de 1 600 moulages d’œuvres antiques, médiévales et modernes. Il serait d’ailleurs plus juste de parler de tirages puisque le moulage est l’acte de mouler ou de créer un moule alors que l’objet reproduit, par le moule, est un tirage.

Si, jusqu’à présent, l’intérêt du moulage portait essentiellement sur son caractère de copie fidèle de l’œuvre originale, on s’entend aujourd’hui pour dire que le moulage est bien plus que ça. Il possède son propre récit, témoigne de son temps et notamment des techniques et savoir-faire remarquables.

En effet, toute la difficulté du moulage réside davantage dans la fabrication du moule que dans celle des tirages. Pour le moulage par moule à pièces par exemple, ce sont souvent des centaines de pièces que le mouleur réalise. Elles sont ensuite assemblées les unes aux autres, comme un puzzle, et maintenues par une chape, ce qui constitue le moule. Ce n’est qu’alors qu’on tapisse de plâtre l’intérieur du moule en vue du tirage.

Cette technique de moule à pièces n’est pratiquement plus utilisée aujourd’hui, remplacée depuis les années 1970 par les moules en élastomère de silicone et plus récemment par des techniques issues du numérique.

La photogrammétrie est l’une d’entre elles. Par exemple, dans le cas de la Koré (sculpture grecque archaïque de jeunes femmes), elle consiste à prendre 200 à 300 photographies de l’objet selon tout autant de perspectives différentes.

Les photos sont importées sur un logiciel qui les lie entre elles pour reconstruire un modèle 3D. Celui-ci peut permettre de lancer des impressions 3D en vue d’une production multiple ou bien d’un seul modèle sur lequel il est ensuite possible d’utiliser la technique du moule à pièces. L’avantage est alors de ne plus avoir à toucher l’œuvre originale et, ainsi, de ne pas risquer de l’altérer.

La technique du scanner 3D à lumière structurée ressemble à celle de la photogrammétrie : le scanner projette un motif lumineux sur l’objet et en observe la déformation. L’objet scanné est reconstitué simultanément en 3D sur le logiciel. La suite possible, vous la connaissez maintenant.

Petits et grands ont justement pu observer et comprendre ces différentes techniques de moulage lors des Journées Nationales de l’Archéologie auxquelles le Musée des Moulages a participé les 14, 15 et 16 juin derniers. Les ateliers étaient animés par Shadi Shabo, doctorant au laboratoire Archéorient et Fabien Bièvre-Perrin, archéologue et chercheur à l’Institut de Recherche sur l’Architecture Antique (IRAA).

Le MuMo se situe au 87 cours Gambetta, dans le 7e arrondissement de Lyon. Lieu d’apprentissage, de médiation et de diffusion des savoirs pour l’Université et la population, il est ouvert les mercredis et samedis de 14h à 18h. L’entrée du MuMo est gratuite.

 

Aller plus loin :

 

Cet article a été réalisé dans le cadre du projet Collections & Patrimoine mené par la Direction Culture, Sciences et Société de l’Université de Lyon. Il est le troisième d’une série d’épisodes qui ont pour intention de donner à voir les collections et patrimoines scientifiques et artistiques des établissements d’enseignement supérieur. Plus d’informations auprès de camille.michel@universite-lyon.fr

Crédits photographiques : Vincent Noclin

Collections en réserve … richesses insoupçonnées | Collections & Patrimoine

CCollections en réserve … richesses insoupçonnées | Collections & Patrimoine

Connaissez-­vous les collections des universités et grandes écoles de Lyon ?

Faites-­vous partie des quelques privilégiés qui ont pu arpenter les arrière-­salles, sous-­sols, greniers, recoins et autres coulisses de ces établissements qui font modestement et discrètement réserve de quelques millions de pièces scientifiques remarquables, insolites, précieuses, uniques…?

Propos écrit par Danielle Boissat, Sauvegarde & Embellissement de Lyon

Droguier de la Faculté de pharmacie- Université Claude Bernard Lyon 1 / © Danielle Boissat

Je ne sais pas vous, mais moi ce qui m’intéresse le plus dans un musée quel qu’il soit, ce sont les réserves. C’est là qu’on peut avoir le privilège de découvrir des œuvres et des pièces de collections singulières qui, ayant peu de chance d’être exposées et connues du grand public, acquièrent de ce fait, qualités et valeurs hors du commun.

C’est à l’occasion d’une alerte patrimoniale qui concernait, en 2015, au moins trois musées que l’association S.E.L. – Sauvegarde & Embellissement de Lyon, en est venu à s’intéresser au sort et à la constitution de leurs collections :

  • le musée Testut-­‐Latarjet, invité à quitter les locaux du 4e étage du bâtiment Rockefeller, de l’Université Claude Bernard Lyon 1
  • le musée des Moulages, fermé pour cause de travaux d’édification d’un nouveau bâtiment, rue Rachais, dédié au département de musicologie, de l’université Lumière Lyon 2 – Le musée a réouvert depuis sous le nom de MuMo
  • le musée des Hospices Civils de Lyon (labellisé Musée de France) déménagé, pour cause de travaux à l’Hôtel-­Dieu, dans des entrepôts inaccessibles au public,

Par la suite, l’association a entrepris d’explorer plus amplement l’ensemble des richesses muséales de l’Université de Lyon, puis d’autres collections scientifiques, techniques et médicales conservées à Lyon, Marcy‐l’Étoile, Bron, Écully, St-­Cyr au Mont-­d’Or… dans une partie de cache-­cache pleine de surprises.

De Anatomie à Zoologie en passant par …

Pour les mordus des sciences de A à Z et les passionnés d’histoire des Sciences, 3 universités et 5 grandes écoles métropolitaines nous ont ouvert leurs abris, dépôts, magasins … de curiosités, qui nous ont permis bien souvent de (re)découvrir des chercheurs-­collectionneurs et des érudits méconnus ou oubliés de l’histoire savante de Lyon et de sa région : Jordan, Rouy, Michel Gandoger (médecin et botaniste), Maurice Holleaux (historien, archéologue et épigraphiste), Alexandre Lacassagne (médecin, fondateur de l’anthropologie criminelle), Edmond Locard (professeur de médecine légale), Lortet, Freiberg, Charles Depéret (géologue et paléontologue), Koehler, Rebours, Falcoz, Sollaud, Auguste-Antoine Dériard (pharmacien, botaniste et naturaliste), Abrial, Brunner, Emptoz, Devars, André Leroi-­‐Gourhan (ethnologue, archéologue et historien), Pravaz, Lesbre, Petit, Ollier, Destot…

Anthropologie, Anthropométrie, Archéologie, Art du Moulage, Botanique, Criminalistique, Cristallographie, Dentaire, Entomologie, Ethnologie Coloniale, Géologie, Médecine, Minéralogie, Mycologie, Paléontologie, Pharmacie, Physique, Science & Médecine Vétérinaire, Tératologie, les fonds de collections de l’Enseignement Supérieur ont ainsi fait l’objet d’une présentation dans un bulletin de S.E.L. D’autres espaces muséaux mieux connus et moins menacés, tels que le musée de Sciences biologiques Dr Mérieux et les réserves du Musée des Confluences, ont complété ce paysage scientifique métropolitain

Retrouvez toutes ces découvertes dans le bulletin n°109 de l’Association Sauvegarde & Embellissement de Lyon, édité en septembre 2015 :

Musées et collections cherchent visibilité et espace de re-naissance.

> Lire le bulletin

En savoir plus sur l’association Sauvegarde & Embellissement de Lyon :

S.E.L.

Un sommeil troublé | Collections & Patrimoine #2

UUn sommeil troublé | Collections & Patrimoine #2

Il était une fois une Belle Dormante qui, entre 1920 et 1970, était loin de l’être, dormante. Métier à tisser de type Bobin-Jacquard, la majestueuse dame a participé aux heures de gloire internationales de la dentelle lyonnaise. Sauvée in extremis de la casse par des veilleurs de patrimoine, l’association Dentelles Vivantes, elle sommeille depuis 10 ans au sein des locaux du Silk me Back, dans l’ancienne usine de Textiles Artificiels du Sud-Est (TASE) à Vaulx-en-Velin.

Aujourd’hui, à l’aube de ses 100 ans mais loin d’être un objet muséal, la Belle Dormante fait l’objet d’un programme d’études. Autour d’elle se retrouvent 10 étudiants en 3e année du département Génie Mécanique de l’INSA Lyon, leur directrice Emmanuelle Vidal-Sallé et les descendants des fondateurs-ingénieurs du procédé Bobin-Jacquard, Jean-Claude Dognin et François Isaac.

Fondée au début du 19e siècle, à Lyon, la Maison Dognin se lance dans la fabrication de tulle, utilisant pour cela des métiers Bobin. Puis, en 1834, l’inventeur Augustin Isaac conçoit un procédé qui associe le procédé lyonnais Jacquard au métier Bobin. La nouvelle méthode permet d’entrelacer les fils de manière à créer des motifs. La Belle Dormante mesurant près de 7 mètres, elle est en capacité de produire en grande largeur de très grands motifs et c’est là sa spécificité qui assurera son succès. Ces métiers, fabriqués à Villeurbanne par A. Johnson Fils et Cie, produiront durant des décennies la fameuse « Dentelle de Lyon ».

Cette rencontre, organisée par Isabelle Moulin du Silk me Back et Emmanuelle Vidal-Sallé de l’INSA Lyon s’inscrit dans un projet de transmission du patrimoine immatériel, de conceptualisation et d’ingénierie. Le projet pédagogique a pour but la réalisation d’un relevé de plan de la machine, sa modélisation en 3D et l’écriture d’une notice d’utilisation de la Belle Dormante. En effet, nous ne disposons plus aujourd’hui de documents techniques et seuls les mécaniciens-garreurs qui travaillaient sur ce type de métiers peuvent nous transmettre le secret de leur fonctionnement. A la fin du XXe siècle, les dernières industries dentellières lyonnaises ont cessé de produire, la plupart des machines ont été détruites, oubliées aux fonds des ateliers et le savoir-faire pour les faire fonctionner a commencé à se perdre.

Avec l’ambition rêvée de pouvoir, un beau jour, initier la mise en route de la Belle Dormante, les étudiants ingénieurs s’affairent autour de la géante de 15 tonnes. Ils observent, ils circulent, ils saluent la complexité de la mécanique. Ils questionnement Messieurs Dognin et Isaac pour savoir, pour comprendre. Ils manipulent, s’essayent à des raisonnements. S’ils appréhendent sans peine le fonctionnement du Jacquard et du Bobin, il n’est pas si facile de pénétrer les coulisses de l’articulation entre les deux.

Pourtant, l’assurance d’y arriver est partagée et perceptible. Dans les Hauts-de-France, à Caudry, la Maison Bracq a remis en route, en 2014, trois des sœurs de notre Belle Dormante, dont l’une fonctionne pleinement aujourd’hui. Une belle réussite pour la conservation du patrimoine industriel.

 

Aller plus loin :

 

Cet article a été réalisé dans le cadre du projet Collections & Patrimoine mené par la Direction Culture, Sciences et Société de l’Université de Lyon. Il est le second d’une série d’épisodes qui ont pour intention de donner à voir les collections et patrimoines scientifiques et artistiques des établissements d’enseignement supérieur. Plus d’informations auprès de : camille.michel@universite-lyon.fr

Crédits photographiques : Vincent Noclin

Balade « Le fleuve Rhône »

BBalade « Le fleuve Rhône »

Découvrez le Rhône avec l’association Promenades & Santé

En juin, laissez vous porter par le fleuve et découvrez ses trésors !

Une promenade de la Passerelle de la Paix jusqu’au Pont de la Guillotière pour découvrir l’influence du fleuve Rhône sur l’urbanisation et l’économie lyonnaise.

Retrouvez toute la programmation de la Maison de l’Environnement et les activités de nos associations membres sur www.maison-environnement.fr à la rubrique « Agenda«