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EN SAVOIR PLUS

Les paysages sonores naturels dans l’anthropocène comme reflets de la biodiversité

LLes paysages sonores naturels dans l’anthropocène comme reflets de la biodiversité

Découvrez une science nouvelle, la bioacoustique, à l’aide du biologiste stéphanois Nicolas Mathevon…

Tout paysage sonore peut être décrit en termes de géophonie, biophonie et anthropophonie.

La géophonie est l’ensemble des bruits provoqués par les phénomènes naturels non vivants. Comme le coup de tonnerre, le bruissement du vent dans les arbres, le grondement d’une cascade.

La biophonie regroupe l’ensemble des productions sonores des êtres vivants. À l’exception de celles de l’espèce humaine qui constituent l’anthropophonie.

Phénomène nouveau à l’échelle des temps géologiques, l’anthropophonie est à considérer comme une pollution, au même titre que les pollutions chimiques. Elle affecte les communications des animaux, leur répartition dans l’environnement, leur comportement alimentaire et, bien sûr, leur état physiologique et leur survie. Tant dans l’air que dans l’eau. Évaluer l’impact de l’anthropophonie sur le monde vivant, utiliser les paysages sonores pour mesurer la biodiversité sont les défis actuels d’une science récente, la bioacoustique.

Avec :

  • Nicolas Mathevon, professeur à l’Université Jean Monnet, de Saint-Étienne et membre senior de l’Institut universitaire de France, ancien professeur invité à l’University of California-Berkeley (2008-2009) et à la City University of New York (2015-2016)
  • Arnaud Tételin, illustrateur scientifique, artiste.

La collection des « portraits d’espèces » présentés lors de la semaine « A l’École de l’Anthropocène 2022« , propose de découvrir des êtres vivants autrement : une façon inédite d’envisager la biodiversité :

>> Découvrir la collection complète

Pour aller plus loin

Le son comme révélateur des inégalités sociales

LLe son comme révélateur des inégalités sociales

Extrait introductif

Bienvenue dans ce documentaire audio qui va mettre la lumière sur le son. Objet de notre attention et de nos vies quotidiennes il traduit différentes manières d’être humain. Le son permet de s’exprimer pour tous ceux qui le peuvent par le biais de la parole, du chant, du murmure, du cri, du pleur, etc. Plus encore, notre voix peut prendre différentes intonations selon nos sentiments.

Le son, l’un de nos sens les plus utilisé quotidiennement est pourtant peu présent dans les sciences ou dans les débats de société en tant que tel. Bien que l’ouïe soit un repère important dans nos vies : discussions orales, programme radio, conversation téléphonique, bruits de pas sur le sol, bip du micro-onde ou d’une badgeuse, bruit du métro, de l’avion, du train, du tram, clic de la souris, alarme incendie, bruit du chauffage, on ne l’interroge finalement pas très souvent.

Il est l’un des vecteurs  d’une certaine manière de penser, de communiquer et de traduire des images mentales. Ce billet a été imaginé dans le cadre d’un dossier thématique sur le droit à la ville avec l’université de Lyon et le master Ville et Environnement Urbains soutenu par la jeune école urbaine de Lyon. Pour continuer ce voyage dans les matières sonores cliquez sur l’extrait suivant !

Partie 1

Partie 2

Partie 3

 

Script du billet sonore – (PDF)

 

Crédits sonores :

Introduction :
Clair De Lune (Synth Arr.) de Podington Bear, album Clair De Lune Variations, 04:48, 2017.

Partie 1 :
Clair De Lune (Wurly, Drum Machine and Bucket Arr.) de Podington Bear, album Clair De Lune Variations, 04:49, 2017.

Partie 2 :
Clair De Lune (Wurly, Drum Machine and Bucket Arr.), de Podington Bear, album Clair De Lune Variations, 04:49, 2017.
Street signature de Les cartes postales sonores, piste n°11, album NOISE ON EARTH Vol.2 BANGLADESH, 01:12, 2017.

Partie 3 :
Beethoven – Bagatelle op.119 nº9, de Circus Marcus, album Divers Classiques, 00:45, 2014.
Last One, de Small Tall Order, album Easily, piste n°11, 02:46, 2018.
Moonlight Reprise, de Kai Engel, album Irsen’s Tale, piste n°4, 03:01, 2015.

Lucas Hurstel

Rencontre avec une chercheure archéologue-musicologue !

RRencontre avec une chercheure archéologue-musicologue !

Mylène Pardoen, archéologue-musicologue, fait écouter la ville du passé !

Archéologue du paysage sonore, cela consiste en quoi ?
L’archéologie du paysage sonore consiste, pour des époques plus ou moins éloignées, à pister les traces sonores sur tous types de documents, puis les analyser afin de comprendre les articulations, les rythmes et les porosités qui existent. Dans une toute dernière étape, l’archéologue propose des restitutions (des modèles virtuels) en s’appuyant sur des enregistrements de sons réels – des sons du passé encore présents de nos jours.

>> Mylène Pardoen, archéologue-musicologue, fait écouter la ville du passé, article du LabEx IMU, déc. 2017

 

A l’occasion du festival Science et Manga 2021 ayant pour thème « Tout est virtuellement possible », une interview de Mylène Pardoen nous éclaire sur la façon dont elle étudie et analyse les ambiances sonores du passé à partir de différentes sources, et propose des modèles virtuels qui permettent de recréer les ambiances sonores du passé :

>> Archéologie du paysage sonore : la réalité virtuelle pour vivre l’histoire

PPour aller plus loin

  • Retrouver le son de Notre-dame, une interview Pop’Sciences, Collections & Patrimoine, 2020
  • Mylène Pardoen était l’invitée de Science en direct lors de la Fête de la science 2020 >> https://www.facebook.com/fetedelascience/videos/1881128625357593/