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Le processus de co-création artistique

LLe processus de co-création artistique

Créer de l’art à l’université n’est pas un acte anodin. La parole d’enseignants-chercheurs et d’artistes ouvrent quelques pistes de réflexion à ce sujet au travers du documentaire LE PROCESSUS DE CO-CRÉATION ARTISTIQUE réalisé par Vincent Noclin.

Accueillir un artiste à l’université est bien plus que la mise à disposition d’un lieu : il s’agit d’accompagner l’artiste avant, pendant et après sa résidence. Cet accompagnement redistribue les cartes du projet initial, de sa réalisation et in fine de la création artistique. De nombreuses parties prenantes internes et externes à l’institution accueillante interviennent dans la mise en place du projet : les services supports techniques (immobilier & logistique, informatique, audiovisuel & multimédias, édition, sécurité, évènementiel) mais aussi administratifs (juridiques, financier, etc), le service coordinateur (affaires culturelles  &  équipe d’étudiants médiateurs) et pour ce dernier, sa capacité à fédérer toutes ces énergies. Mais si le projet existe grâce au soutien politique et institutionnel, il ne saurait exister sans l’engagement individuel des femmes et des hommes ; ils sont le socle et les leviers indispensables. Ce sont elles et eux qui font le projet.

L’accueil d’un artiste à l’université se pense, s’organise, se réoriente et se co-construit. Ce que les regardeurs, de l’ objet final, matériel ou immatériel, n’a pas obligatoirement conscience et ne voit pas nécessairement. Accueillir l’artiste consiste donc à lui faciliter l’accès à des espaces, mais surtout à créer du lien, à mettre en relation et travailler avec des étudiants, des enseignants, des enseignants-chercheurs, à mobiliser les différentes forces vives de l’université : politique, pédagogique, juridique, technique, administrative… Cet accueil est donc protéiforme, multitâche, spécifique et exigeant.

En résidence à l’université Jean Moulin Lyon 3 durant l’année universitaire 2021-22, dans le cadre du partenariat de l’établissement à la Biennale Hors Normes – 9e édition, Catherine Ursin a investi le campus universitaire de la Manufacture des Tabacs et partagé son univers artistique, ses œuvres et performances aux étudiants, aux personnels et au grand public devenus spect(acteurs) des installations, performances et créations.

Durant un an et demi, Vincent Noclin s’est immergé dans l’univers de Catherine Ursin, afin de retranscrire à travers ce documentaire le processus de co-création artistique qui s’est construit durant cette résidence à l’Université Jean Moulin Lyon 3. De son atelier à Paris à la salle d’exposition de la Manufacture des Tabacs, ce film évoque les questionnements, doutes et engagements de l’artiste qui s’est lancée dans cette aventure mouvementée avec une grande bienveillance et générosité.

Le documentaire est accompagné d’un livret rédigé par le professeur Lawrence GASQUET, conçu et réalisé par Catherine URSIN qui invite à prolonger et élargir la réflexion à travers écrits, croquis, notes et photographies, CATHERINE URSIN, L’EMPRISE DES SENS :

 

« Sans relâche, Catherine Ursin questionne le vivant. Au-delà du bien et du mal, aux prises avec la matière, l’artiste plasticienne interroge ses sensations, ses intuitions et sa raison. Les corps qu’elle façonne sont des corps souffrants, désarticulés, fragmentés, désublimés ; à la fois singuliers et universels, ils semblent s’abîmer dans la douleur, avant qu’elle puisse les réparer, les suturer, et les faire revivre. Catherine Ursin sculpte, peint, pratique l’art vidéo et la performance, et donne à voir ce qu’il y a de plus secret en nous, ce qui nous habite, ce qui nous hante, ce que nous incorporons et ce qui paradoxalement nous incorpore. »

Lawrence GASQUET

Article rédigé par Vincent Noclin

>> Retrouvez le documentaire ici :

Les oiseaux du Mississippi

LLes oiseaux du Mississippi

Projection du film Birds of America, 2022, 1h24

Au début du 19e siècle, un peintre français, Jean-Jacques Audubon, parcourt la Louisiane pour peindre les oiseaux du nouveau continent. L’œuvre d’Audubon constitue aujourd’hui une extraordinaire archive du ciel du Mississippi avant l’ère industrielle.

En présence du réalisateur Jacques Loeuille.

 

Plus d’informations sur le site du :

MUSÉE DES CONFLUENCES

(La Bande à) Laura

((La Bande à) Laura

(La bande à) Laura vient coudoyer Olympia, un tableau peint par Édouard Manet en 1863. On connaît plus ou moins le scandale qu’il provoqua au Salon de 1865 à Paris, mais l’histoire de l’art s’est surtout attachée à décrire la figure allongée au premier plan – une certaine Victorine – et plus rarement celle qui tend un bouquet de fleurs à l’arrière du lit – une prénommée Laure, qui vivait 11 rue de Vintimille, près de la place Clichy, à vingt-six minutes à pied de l’atelier de Manet, 81 rue Guyot dans le 17e. Le regard frontal de la femme blanche a en effet produit plus de littérature que le geste de la femme noire. Même le chat et les fleurs ont été plus commentés.

Il s’agit, avec (La bande à) Laura, d’inverser la tendance. C’est-à-dire de produire un récit où Laure et Victorine sont nommées, d’inventer des images où les deux modèles sont à égalité non pas seulement vis à vis de l’autre, mais aussi vis à vis du peintre et de l’histoire de l’art – qui a consciencieusement laissé les femmes tomber.

Distribution

Compagnie Os
Conception et récit : Gaëlle Bourges

Interprètes : Carisa Bledsoe, Helen Heraud, Noémie Makota et Julie Vuoso
Costumes et accessoires : Gaëlle Bourges et Anne Dessertine
Robes : Anne Dessertine
Lumière : Abigail Fowler
Musique : Stéphane Monteiro, dit XtroniK
Chanson : Stéphane Monteiro et Julie Vuoso, d’après Atraente de Chiquinha Gonzaga (Ô Abre Alas!, Original Recordings)
Guitare classique : Julie Vuoso
Chœurs : Carisa Bledsoe, Helen Heraud, Noémie Makota et Julie Vuoso
Musiques additionnelles :
Giuseppe Verdi, La Traviata, Acte III, Prélude – Interprétation de Carlos Kleiber, éd Deutsche Grammophon (DG)
Marie Jaëll, Les ombres ; Métamorphose ; Pas trop lentement – Interprétation Cora Irsen Klavier, Complete Works for Piano, Vol. 1, éd Querstand
Régie générale, son et lumière : Guillaume Pons
Répétition chant : Olivia Denis

Photo © Danielle Voirin

L’impressionnisme : mini-série en Histoire de l’art, offerte par Laura Foulquier

LL’impressionnisme : mini-série en Histoire de l’art, offerte par Laura Foulquier

Une nouvelle mini-série en Histoire de l’art, spéciale “confinement” offerte par Laura Foulquier : L’impressionnisme

<épisode n° 1/6 : Femme à sa toilette, Impression, soleil levant, …

Claude MONET et Berthe MORISOT à l’honneur dans ce premier chapitre de notre série

Découvrez le premier épisode

<épisode n° 2/6 : Les coquelicots, Les Nymphéas, …

A la découverte des œuvres de Claude MONET et William TURNER

Découvrez l’épisode 2

<épisode n° 3/6 : Baigneuse dans les bois, Boulevard Montmartre, …

Camille PISSARRO, Edgar DEGAS, … à découvrir dans ce 3ème épisode

Découvrez l’épisode 3

<épisode n° 4/6 : Les raboteurs de parquet, Le Matador, …

Poursuivons notre voyage avec Gustave CAILLEBOTTE, Édouard MANET, Auguste RENOIR et Mary CASSATT

Découvrez l’épisode 4

<épisode n° 5/6 : Néo-impressionnisme, Les Poseuses, L’entrée du port de Marseille, …

5ème étape avec Paul SIGNAC et Georges SEURAT

Découvrez l’épisode 5

<épisode n° 6/6 : Néo-impressionnisme,Bateaux à vapeur dans le port de Rouen, La ferme, soir, …

6ème épisode pour découvrir ou redécouvrir Camille PISSARRO et Henri-Edmond CROSS

Découvrez l’épisode 6

<La série complète

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L’autoportrait : affirmation, refus, construction de soi ?

LL’autoportrait : affirmation, refus, construction de soi ?

Cheminons entre images et récits à travers les identités et leur plasticité…

Par le biais de l’autoportrait, l’artiste est confronté à sa propre vérité. Entre rejet, acceptation et fabrication de son identité, l’autoportrait est avant tout une création.

Mais quel rapport entretient l’artiste avec son image ? En quoi l’art de l’autoportrait permet-il de saisir le dialogue entre l’artiste et le public ? Ce cheminement entre images et récits ne pourra qu’avoir de multiples issues, la plasticité de l’identité étant telle qu’elle offre une pluralité d’interprétations…

Dans le cadre de :  Magnifique Printemps 2020 – Les )Identité(s ?

En partenariat avec : Espace Pandora

En savoir plus :

Université Jean Moulin Lyon 3