FETE DE LA SCIENCE DU 6 au 14 OCTOBRE : consultez le programme !

Le temps du temps

LLe temps du temps

Animé par Jean-Philippe Pierron (Philosophe /Université Jean Moulin Lyon 3)

« Pas plus que les anthropologues ne savent ce qu’est un Homme, les historiens ne savent ce qu’est le temps. C’est leur impensé, peut-être même leur point aveugle : ils font avec, et voilà tout. Fernand Braudel disait du temps des historiens qu’il collait à ses instruments d’analyse comme la terre à la bêche du jardinier. Les historiens doivent donc trahir le temps — telle est la sagesse de leur indiscipline. »
Patrick Boucheron

« Nous répétons souvent que le temps est cette sorte de fluide qui transporte tous les objets, qui vieillit les êtres, altère et use les choses, ronge les roches, améliore parfois les sociétés et plus sûrement les vins. Mais dire cela ne suffit guère à révéler sa véritable nature. Qu’est-ce donc, au fond, que le temps ! Comme se le représentent les physiciens, qui en ont fait une variable mathématique, abstraite et neutre ? Comme le pensent les philosophes, pas toujours d’accord entre eux ? »
Etienne Klein

Villa Gillet

 

Festival de Philosophie 2018

FFestival de Philosophie 2018

Le Festival de Philosophie, c’est quatre journées et deux soirées qui permettent de transgresser les normes philosophico-universitaires et de dépasser les frontières entre les différentes disciplines afin de promouvoir une approche interdisciplinaire des thèmes abordés.

C’est aussi l’occasion de rencontrer des étudiants issus de différentes filières, des enseignants-chercheurs, des professionnels praticiens et d’autres étudiants autour d’un projet commun : élaborer ensemble des réponses aussi complètes que possible à des problèmes ancrés dans l’actualité et notre quotidien.

Placé au cœur des échanges, le public est immergé dans un univers philosophique fait de conférences, de tables-rondes, de projections cinématographiques, de soirées et de déambulations entre des activités variées. Cette année, le Festival met l’accent sur des activités ludiques et dynamiques et sur la participation du public à celles-ci.

 

<Le programme en bref : 

Mercredi 3 octobre

Nous retrouverons Maxime Mariette dès 19h à De l’Autre CôTé Du PonT (25 cours Gambetta, Lyon 3e) pour sa conférence gesticulée Transclass Express : Histoire sociale d’un professeur qui déraille.

Plus de places réservées disponibles. Les personnes n’ayant pas réservé pourront accéder à l’événement mais leurs places ne seront pas garanties.

Jeudi 4 octobre

Sur le thème Identité(s), la journée se tiendra principalement à la Maison Internationale des Langues et de la Culture (MILC, 7 rue Raulin, Lyon 7e) et à la Maison des Etudiants (MDE, 90 rue de Marseille, Lyon 7e).

  • 9h30 : petit-déjeuner d’acceuil (hall de la MILC).
  • 10h00 : « Peut-on se passer de la notion d’identité en politique ? » conférence de Charles Girard (amphithéâtre de la MILC).
  • 12h00 : buffet (hall de la MILC).
  • 14h00 : Adopte une identité ! Activité de réflexion participative sur l’identité avec Laurent Chapuis, Wendy Hammache et Jean-Baptiste Joinet. Vous avez une question à propos du thème ? Envoyez-la nous dès maintenant en cliquant ici et une réflexion sera menée lors de l’activité ! (Amphithéâtre de la MILC).
  • 17h00 : présentation de la consultation philosophique par Oscar Brénifier.
  • 19h00 : Philociné. Projection de I am not your negro (2016) de Raoul Peck et intervention du Collectif des raciné.e.s (amphithéâtre de la MILC).

 

 

Vendredi 5 octobre

Cette fois-ci sur le thème Art et engagement(s), la journée se déroulera à la Faculté de Philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3 (15 quai Claude Bernard, Lyon 7e) puis au musée des Beaux-Arts (20 place des Terreaux, Lyon 1er) !

  • 10h00 : discussion entre art et esthétique avec Mauro Carbone et Alexandre Chèvremont.
  • 16h00 : parcours de pensée dans le musée des Beaux-Arts avec Olivier Davenas. Sur inscription au 0608414864 ou à lesmediationsphilosophiques@gmail.com.

 

Samedi 6 octobre

Pour commencer le week-end Imaginaire(s), c’est le plan individuel qui sera abordé à la Faculté de Philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3 (15 quai Claude Bernard, Lyon 7e).

  • 11h00 : conférence introductive de Jean-Jacques Wunenburger (amphithéâtre Huvelin).
  • 12h30 : buffet.
  • 14h00 : table ronde sur l’imaginaire avec Ginger Force, Sylvie Lainé-Cruzel, Raphaël Luis et Jean-Jacques Wunenburger (amphithéâtre Huvelin).

Retrouvez-nous plus tard dans la soirée pour une soirée de projections ! Plus d’informations à suivre.

Dimanche 7 octobre

Pour conclure le Festival, c’est le plan collectif d’Imaginaire(s) qui sera au rendez-vous au bar Les Arpenteurs (13 rue Lanterne, Lyon 1er) !

  • 14h00 : discussion sur les légendes urbaines avec Max Heratz et Walid Nazim.
  • 16h00 : goûter.
  • 16h30 : jeu de rôles grandeur nature en partenariat avec l’association GN afron.

 

 

Philo’ciné : À mort l’arbitre (1984), de Jean-Pierre Mocky

PPhilo’ciné : À mort l’arbitre (1984), de Jean-Pierre Mocky

Dernière séance de l’année pour le Philociné !

Venez clôturer la saison avec nous, parce que ça va schtroumpfer pour l’arbitre !

Ce qu’on projette : « A mort l’arbitre », de Jean-Pierre Mocky (1984)

Avec qui on en parle : Raphaël Verchère, Professeur de Philosophie au lycée et chargé de cours à l’Université Lyon 1

Déroulé :
18:30 – Projection
20:00 – Intervention de Raphaël Verchère : « Le sport nous guérit-il de la violence ? »
20:20 – Discussion

Les Médiations Philosophiques

Repenser les situations morales

RRepenser les situations morales

Les situations dans lesquelles l’agent moral agit appellent-elles une seule réponse qui puisse se dire morale ? On part souvent de l’évidence, insuffisamment interrogée, qu’il y a dans chaque situation une réponse valide d’un point de vue éthique, qui serait la bonne réponse et qu’il s’agirait seulement de découvrir.

« C’est ce présupposé que je voudrais mettre à l’épreuve. Non seulement il peut se faire que nous n’ayons pas de réponse satisfaisante à apporter, le thème est bien connu,  mais il peut également se faire que nous disposions de plusieurs solutions concurrentes, discordantes et qui peuvent pourtant toutes prétendre avoir une valeur éthique. Dans ce cas-là, sommes-nous systématiquement face à un cas problématique ?

Si on prend au sérieux cette propriété des situations que je propose de mettre à jour, et qui serait donc de laisser émerger plusieurs solutions pratiques différentes, on est amené à repenser le concept de situation et à voir en lui un vague que je m’attacherai à envisager. Il ne s’agira  pas de l’éliminer mais de le mettre en évidence et de modifier la conception que nous nous faisons de l’articulation entre l’agir et le monde.

Je défendrai en effet la thèse que les situations dans lesquelles nous agissons sont fondamentalement des objets vagues, et qu’à ce titre, elles peuvent appeler des réponses différentes, et néanmoins toutes valables d’un point de vue éthique. Cette diversité des résolutions éthiques d’une même situation sera au centre de mon analyse, non pas comme conflit de devoirs, mais comme paradigme de la situation de l’agent dans le monde complexe auquel il doit répondre.

L’enjeu est ici, très généralement, de faire le lien entre l’éthique et la métaphysique, de montrer l’importance du concept d’objet vague en philosophe pratique, concept que j’emprunte à la métaphysique analytique, et d’interroger ce qui doit être l’objet de la philosophie pratique : doit-elle énoncer des normes et des valeurs ? Je montrerai à l’occasion de cette analyse qu’il est possible de ne pas la restreindre à une énonciation de solutions, toutes par essence contestables.  »

Propos de Isabelle Pariente-Butterlin, Professeure au Département de Philosophie de l’Université Aix-Marseille – Intervenante de la conférence

 

Site de la Société Rhodanienne de Philosophie

Lyon sur le divan

LLyon sur le divan

Qui sont les parents de Lyon ? Quels sont ses complexes et névroses ? Une guérison est-elle en cours ?

Le Musée d’Histoire de Lyon a confronté les regards d’historiens, de scientifiques, de témoins et d’autres artistes à une psychanalyse de terrain, drôle et pertinente…

En savoir plus : site Gadagne Musées

Les espèces stellaires sont-elles des espèces naturelles ?

LLes espèces stellaires sont-elles des espèces naturelles ?

Stéphanie Ruphy

Stéphanie Ruphy

Intervention de Stéphanie RUPHY , Professeur à la Faculté de philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3 où elle enseigne la philosophie des sciences.

Dans le cadre des conférences de l’Université Jean Moulin Lyon 3, organisée par la Société rhodanienne de Philosophie.

 

 

 

« Comme tout amateur des merveilles célestes ne manquerait pas de le confirmer, rien ne ressemble plus à une étoile qu’une autre étoile, même observée avec un télescope. C’est peut-être la raison pour laquelle les classifications stellaires n’ont guère reçu d’attention philosophique, en dépit de leur riche histoire et du rôle crucial qu’elles jouent en astrophysique : la diversité des étoiles est loin d’être aussi manifeste et immédiatement accessible que celle des plantes, des animaux, des minéraux ou encore des substances chimiques. Il n’est dès lors guère surprenant que les discussions philosophiques portant sur l’existence, ou non, d’un « ordre naturel » aient principalement concerné la biologie ou la physique-chimie.

Comme je m’efforcerai de le montrer dans cette intervention, la pratique et les succès de la taxinomie stellaire posent pourtant de fructueuses questions aux principales positions philosophiques actuelles sur les classifications et les espèces naturelles (e.g. réalisme/antiréalisme ; monisme/pluralisme). Je serai alors conduite à rejeter toute lecture essentialiste ou même réaliste de la notion d’espèce naturelle en science, et à offrir une interprétation essentiellement pragmatique de la stabilité des systèmes taxinomiques dans les sciences physiques. Je conclurai par quelques remarques générales concernant l’impact des pratiques taxinomiques scientifiques sur les doctrines philosophiques des classifications et des espèces naturelles. » Stéphanie Ruphy

En savoir plus : site de l’Université Jean Moulin Lyon 3

La technologie au service du corps

LLa technologie au service du corps

Cette journée s’inscrit dans le cycle national de séminaires transdisciplinaires « Corps et prothèses : vécus, usages, contextes ».

Le rapport entre corps et technologie, les thématiques de l’humain augmenté et du transhumanisme prennent depuis plusieurs années une place conséquente dans l’arène médiatique et dans les débats universitaires mais au travers d’une focalisation basée sur certaines représentations et perspectives souvent très éloignées des réalités de terrain. L’enjeu principal de ce séminaire est d’ouvrir des fenêtres de discussions sur les diverses expériences avec ces différentes technologies à partir de la notion de terrain, de vécus subjectifs et dans une approche transdisciplinaire aux croisements de la sociologie, l’anthropologie, la philosophie, l’éthique, l’ingénierie médicale, la médecine et les sciences de la santé.

Plus d’infos sur le site du Musée des Confluences

L’influence de Darwin sur la philosophie

LL’influence de Darwin sur la philosophie

Conférence-débat : « question(s) de société »

Lundi 12 février 2018 sera la journée Darwin, l’occasion d’évoquer les nombreux travaux de Monsieur Madelrieux sur le pragmatisme et ses publications sur John Dewey. Il évoquera l’influence de Darwin sur la philosophie et autres essais de philosophie contemporaine.

Intervenant : Stéphane Madelrieux, Maître de conférences en philosophie contemporaine à l’Université Jean Moulin – Lyon 3 / Equipe d’accueil : l’IRPHIL, membre de l’Institut Universitaire de France et responsable du Master 2 Philosophie contemporaine.

Entrée gratuite sur inscription préalable obligatoire : lionel.mignot@univ-lyon3.fr

Organisé par les bibliothèques universitaires. Les BU ont pour mission de participer aux actions culturelles de l’université, coordonnées par le Service des Affaires culturelles,
et proposer des actions qui encouragent l’ouverture au monde des étudiants et favorisent la curiosité intellectuelle.

En savoir plus

FESTIVAL INTERFÉRENCES CINÉMA DOCUMENTAIRE DÉBAT PUBLIC

FFESTIVAL INTERFÉRENCES CINÉMA DOCUMENTAIRE DÉBAT PUBLIC

LE CHAMP DES POSSIBLES

Post-humanisme, bouleversements climatiques, mutation des espèces, la science et sa technologie nous déstabilisent chaque jour un peu plus. La frontière qui sépare la science-fiction de la réalité sociale n’est-elle qu’une illusion ?
Provocatrice, Donna Haraway, chercheure d’un nouveau genre, milite pour fabriquer de nouveaux récits SF (scientific fact, speculative fabulation, social feminism…). Elle bouleverse ainsi tous les paradigmes et réduit certaines de nos croyances à néant.

LE FILM :
DONNA HARAWAY : STORY TELLING FOR EARTHLY SURVIVAL
de Fabrizio Terranova, 2016, Belgique, 81′

Donna Haraway, éminente philosophe, primatologue et féministe, a bousculé les sciences sociales et la philosophie contemporaine en tissant des liens sinueux entre la théorie et la fiction. Elle s’est fait connaître à partir des années 1980 par un travail sur l’identité qui, rompant avec les tendances dominantes, œuvre à subvertir l’hégémonie de la vision masculine sur la nature et la science. L’auteure du Manifeste Cyborg est aussi une incroyable conteuse qui dépeint dans ses livres des univers fabuleux peuplés d’espèces transfuturistes. Le réalisateur Fabrizio Terranova a rencontré Donna Haraway chez elle en Californie. À partir de discussions complices sur ses recherches et sa pensée foisonnante, il a construit un portrait cinématographique singulier qui immerge le spectateur dans un monde où la frontière entre la science-fiction et la réalité se trouble. Le film tente de déceler une pensée en mouvement, mêlant récits, images d’archives et fabulation dans la forêt californienne.

INVITÉ :
Fabrizio Terranova

ANIMÉ PAR :
Jean-Marc Grefferat

 

INFOS PRATIQUES

Le site du festival

Réservez votre place

ENTRÉE LIBRE

Organisé par l’association Scènes publiques

 

Les écrans nous emprisonnent

LLes écrans nous emprisonnent

« Idée reçue : Les écrans sont une prison. Mauro Carbone, professeur d’Esthétique à l’Université Jean Moulin Lyon-3, auteur du livre Philosophie-écrans (Vrin, 2016), explique que, depuis Platon au moins, une peur ancestrale à la base de notre culture nous fait nous méfier des images, donc craindre que les écrans ne puissent nous emprisonner. […] » The Conversation

Dans le cadre du partenariat Fête de la Science 2017 et The Conversation

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